Saint Martin Lys - Presse

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Articles triés par dates

1706
Recueil des édits, déclarations, arrêts et ordonnances de l'année 1706 pour la province de Languedoc2
ARREST DU CONSEIL D'ESTAT DU ROY,
Du vingt-troisiéme Février 1706.
QUI modère le Prix du Sel dans le païs des Corbieres & autres lieux des Diocèses de Narbonne, Allet, Limoux & Mirepoix.
Extrait des Regifires du Conseil d'Etat.
LE ROY ayànt esté informé que les Habitans du Païs des Corbieres & autres des Diocéses de Narbonne, Allet, Limoux & Mirepoix, dont tout le Commerce est de nourrir du Bestail, se trouvent peu en estat par la fertilité du terroir & les mauvaises récoltes qu ils ont eu depuis quelques années, d'acheter sur le pied du prix ordinaire, le Sel qui leur est necessaire pour entretenir leurs Troupeaux ; Sa Majesté aprés avoir fait examiner les différents moyens de soulager lesdits Habitans, afin qu'ils puissent continuer un Commerce si nécessaire, tant pour la fourniture des Boucheries de Languedoc, que des Manufactures de ladite Province : auroit trouvé que le plus convenable, estoit de leur faire délivrer à un prix médiocre, le Sel qu'ils sont obligés de donner à leurs Bestiaux, en prenant les précautions nécessaires pour empêcher l'abus qu'on pourroit en faire ; Sur quoi, veu l'Avis du Sieur de Basville, Conseiller d'Etat ordinaire, Commissaire départi en ladite Province ; Et oüi le Raport du Sieur Chamillart, Conseiller ordinaire au Conseil Royal, Controlleur genéral des Finances : SA MAJESTE' EN SON CONSEIL a ordonné & ordonne ce qui en suit.
I.
Qui le prix du Sel demeurera réduit & moderé à dix livres le minot pour les Lieux & Communautés ; Savoir, du Diocése de Narbonne, Lastours, Villeseque , Fraisse, Fulia, Treilles, Saint Jean de Barrou, Embres, Castelmaure, d'Urban, Jonquieres, Fonjoncouse, Albas, Quintilla, Cascatel, Villeneuve, Paleyrac, Felines, Villerouge, Talaitac, St. Pierre Deschamps, Davejean, la Roque de Fa, Termes Vignevielle, Montumet, Salza, Lanet, Montioy, Lairiere, Maironnes, Lacaunette, Bouisse, Albieres, Auriac, Fourtou, Cubieres, Canis, Soulages, Ruffia, Duliac, Cugugnian, Paders, Paziols, Saint Martin Dupuis, Tournissan, Saint Laurens, Coustouge, Tuehau, Nouvelles, Segure, Montgaillad, Maisoux, Palairac, Derne, Cuillette, Massac & leurs Dépendances, ou autres Lieux situez dans le païs des Corbieres, & pour les lieux du Diocése de Limoux dépendant dudit Diocése de Narbonne, qui font, Cepian, Saint Policarpe, Belvese, Senouillet, la Courtette Hounoux, Clermont, Greffeil, Villardubelle, Missegre, Valmigere, Nôtre-Dame de Saleles, Belcastel, & Buc, Saint Martin de Villereglan, le Villa, Saint Anselme Villarsel, Magrié, Bougueirolles, Cailhau, Cambieure, Caliaval, la Serre, Bresillac, Ferran, Gramasier, Lemazel, Mongradel, Bellegarde, Esculliens, Saint Just, Pierre Fitte, Monjaud, Pomys, Loupia, Villelongue, Alaignie, la Digue d'Aval, la Digue d'Amon, Lauraguel, Ajac, Castelren & Toureille, dans le Diocése d'Alet, pour Alet, Couysa, Bougarach, St. Paul, Maury, Latour, Prunianes, Leguerde, Taisac, Saint Arnac, Laussac, Caissaigne, Rasiguiere, Planesses, Bellesta, Caramain, Trevilhiac, Montalbat, Trilla, Ausigna, Pesilla, Polhuns, le Vivier, Fosse-Vira, Esperasa, Fa, Campagne, Sauzils, Brenac, Saint Martin, Pierolis [Bien que St Martin et Pierolis soient séparés par un virgule Pierolis est trop proche de Pierre-Lys. est-ce une erreur ? N'est Pas Peyrolles ici], Axat, Connosouls, Sainte Colombe, Rocquefort, Cailla, Artigues, Laval, Saint Julia, Saint Feriol, Granes, Rennens, le Besu Saint Just, Parahon, Saint Loüis, le Bouys, Fenouillet, Caudies, Puylaurens, Luc Coustausa, Castaignies, Serres, Peyrolles, Terrolles, Brasse, Carnavel, Rocquetaillade, Saint Sernin, Bourigeolle, Tournebois, Saint Covat, la Serpent, Connilhac, Bouriege, Montasel, Feste, Auntunhac, Croux, Villapomene, Perles, Guiela, Montfort, Pratz, Rabouillet, Campoucy, Sournia, Quillan, Ginoles, Belbianos, Rourenac, Cabirac, Laprade, Arques, les Bains & Sousgranié ; & dans le Diocése de Mirepoix & Lieux qui en dépendent pour Saint Benoît & Courtaulin, Labastide de Casaux, Corbieres, Seignalens, Lignerolles , Canderal, Camon, Queilhe, & Saint Quintin, Belloc Troye, Labastide de Mirepoix, Lagarde de Mirepoix, Leran, Labastide du Peyrar, le Villaret, & Vilhac, la Roquedolmes, Aiguesvives , & Regat, Lavelanet, Villeneuve Dolmes, Lagulhon, Belesta, Faugan, Benais, Malgondes, Mirepoix, Saint Genes, Manses, Lapenne, Tilhet & Valz, Saint Aulin, Saint Felix, Derournegat, Gaudiers, Montferrier, Montsegur, Perilhe, Izhat, Lieuzat & Carla de Roquefort, Dun, Saint Pastou, le Sautel, l'Imbrassat, Saint Jullia Desenesse, Sainte Croix, Ventenac, Malleon, Gudas, Dalen, Segura, Saint Félix des Grenouilles, les Allemans, Villeneuve la brûlée, Labastide de Tremolat & le Carlaret, les Pujols, Saint Amadou, les Issars, Autignac, Calzan, Vira, Celles, Rivieres, & Belpech, & ce non compris les dix sols d'augmentation, attribués aux Visiteurs des Gabelles par Edit du mois de Decembre mil sept cens quatre, & les trois sols par minot attribués aux Controlleurs desdites Gabelles, par Edit du mois de Février mil sept cens quatre, lesquels dix sols & trois sols seront levés separement & au-dessus desdits dix livres.
II.
VEUT Sa Majesté, que dans quinzaine après la Publication du prêtent Arrêt, les Habitans desdits Lieux s'assemblent pour regler & déterminer la quantité de bétail gros & menu, qui peut estre nourri dans les terroirs & pâturages communs desdites Communautés de, l'étendue & contenance desquels ils donneront une déclaration exacte & precise, & une designation par Conrons dans la délibération qui sera par eux remise audit Sieur de Basville Conseiller d'Etat ordinaire, Commissaire départi en la Province de Languedoc.
III.
ORDONNE qu'immédiatement aprés la quinzaine de Pâques les Consuls de chaque Communauté feront un denombrement exact de tout le bêtail qui est actuelement nourri & entretenu dans lesdites Communautés, en presence des Curés & des Maires Consuls desdits Lieux, qui certifieront ledit dénombrement.
IV.
LE Dénombrement contiendra le nom & surnom des Habitans dont le bétail aura este compté & dénombré, & la quantité du bestail de chacun d'iceux, article par article, sur lequel le Sel qui leur est necessaire pour l'entretien dudit bétail leur sera délivré à raison d'une livre par bête à laine, & chevres, & de trois livres pour chaque bête à corne pour toute l'année.
V.
IL sera remis, a la diligence des Consuls, un double Original du dénombrement, signé & certifié par les Curés, dans le grenier où la Chambre à Sel qui sera la plus proche desdits Lieux, dans lequel grenier ou Chambre, & non ailleurs, lesdits Habitans pourront prendre le Sel jusqu'à la concurrance de ce qui leur sera necessaire pour les bestiaux, à peine d'estre punis comme Fauxsauniers ; sans qu'ils puissent estre poursuivis pour avoir pris une quantité de Sel moindre que celle qui sera Portée par ledit dénombrement : & sans que la déclaration qu'ils donneront du nombre desdits bestiaux puisse estre tirée à consequence, pour les contraindre à prendre la mesme quantité de Sel l'année suivante.
VI.
LES Commis ou Preposez dans les Greniers ou Chambres, où les habitans seront obligés de prendre leur Sel, tiendront un Registre exact, contenant la quantité de Sel qui sera fourni ausdits habitans, & ne pourront leur en delivrer au-delà de la quantité portée par ledit dénombrement, à peine d'en répondre en leurs propres & privés noms.
VII.
S'IL arrivoit que les Consuls des lieux vinssent à prevariquer dans leur ministere, en augmentant dans le dénombrement, par fraude ou par intelligence, le nombre de bestail desdits Habitans ; ils seront punis comme Fauxsauniers, sans que la peine puisse estre remise, moderée ni estre reputée comminatoire ; Auquel effet, & pour découvrir lesdites fraudes, permet Sa Majesté aux Commis de l'Adjudicataire, de se transporter, toutes les fois & quantes qu'ils le jugeront necessaire, & sur les avis qu'ils auront, dans les lieux où les habitans jouiront du Privilege de la modération du Sel, pour verifier si le nombre des bestiaux qui aura esté declaré se trouvera veritable & conforme à la Declaration ; & de dresser des Procès verbaux desdites contreventions, les Maires & Consuls dûëment appellés, lesquels Procés verbaux seront portés, en premiere instance, devant les Visiteurs des Gabelles, & par Apel à la Cour des Aydes.
VIII.
ET pour éviter que les Habitans des Lieux circonvoisins qui ne participent point audit Privilege, ne prêtent leurs Troupeaux, pour augmenter le nombre du bétail dans les Lieux où on fera ledit dénombremenr ; Veut Sa Majesté que tout le bétail étranger qui se trouvera compris par ledit dénombrement, dans un lieu autre que celui ou il doit être nourri pendant le reste de l'année, sans avoir été dénoncé aux Consuls aux Commis du Fermier, avant le dénombrement dudit bétail, soit & demeure saisi & confisqué ; Savoir, la moitié au profit de l'Adjudicataire, & l'autre moitié au profit du Dénonciateur ; & outre ce, tant le Propriétaire dudit bétail, que celui du Troupeau dans lequel il aura été recelé, condamnez chacun en cent livres d'amende, qui ne pourra estre remise ni moderée.
IX.
DANS les Lieux, où lesdits Habitans ont accoutumé d'affermer une partie de leurs Herbages pendant l'été, les Consuls seront tenus de faire un dénombrement exact dudit bétail étranger, dont ils remettront un double Original, certifié par le Curé des Lieux, dans le Grenier ou Chambre ou lesdits Habitans seront obligés de prendre leur Sel, dans lequel il en sera vendu une quantité proportionnée ausdits Troupeaux étrangers, & au tems qu'ils resteront ausdits pâturages, sans que lesdits Consuls puissent augmenter le nombre dudit bétail sous les peines portées par le present Arrêt.
X.
CEUX qui feront à l'avenir le Fauxsaunage dans lesdits Lieux & Communautés, soit par le transport du Sel, soit par le versement, dans les autres Lieux de ladite Province, de celui qui leur aura été fourni pour leurs bestiaux, en vertu du present Arrêt, leurs Adherans, Fauteurs & Complices, encore que le Fauxsonnage soit fait sans attroupement & sans armes, seront condamnés, pour la premiere fois, au Foüet & à cinquante livres d'amende, pour la seconde, aux Galeres pour dix ans & en 300. livres d'amende, en cas de recidive, aux Galeres à perpetuité & leurs biens acquis & confisqués au profit de Sa Majesté ; & si le Fauxsaunage est fait avec armes & attroupement, ils seront punis suivant la Declararation du cinq Juillet mil sept cens quatre, qui fera exécutée selon sa forme & teneur.
XI.
SERONT censez Adherans, Fauteurs & Complices ; tous ceux, qui d'intelligence avec les Fauxsauniers, donneront des voitures pour le transport desdits Sels, qui logeront, nourriront, guideront, ou conduiront les Fauxsauniers, qui receleront le Sel, avec lequel ils feront le Fauxsaunage, ou qui généralement leur prêteront aide, secour& ou mainforre, directement ou indirectement, de quelque maniere & sous quelque prétexte que ce soit.
ET sera le prêtent Arrêt executé tant pour la présente année que pour la prochaine mil sept cens sept, sauf à continüer s'il y échet. Enjoint Sa Majesté audit Sieur de Basville, & à tous autres qu'il apartiendra d'y tenir la main, & pour cét éfet seront toutes Lettres necessaires expediées. FAIT au Conseil d'Etat du Roy, tenu à Versailles le vingt-troisiéme jour de Février mil sept cens six. Collationné. Signé, GOUJON.

NICOLAS DELAMOIGNON CHEVALIER, Comte de Launay-Courson, Seigneur de Bris, Vaugrigneuse, Marquis de Lamothe-Chandenier, Beuxe & autres Lieux, Conseiller d'Etat ordinaire , Intendant de Justice, Police & Finances, en la Province de Languedoc.
VEU l'Arrêt du Conseil d'Etat ci dessus.
NOUS ORDONNONS que ledit Arrêt sera executé selon sa forme & teneur, lu, publié & affiché par tout où besoin sera. FAIT à Montpelier le dix neuf Avril 1706
Signé, DELAMOIGNON : Et plus bas ; Par Monseigneur, CAROUGE.
Collationné.

1715
Recueil des édits, déclarations, arrêts et ordonnances de l'année 1706 pour la province de Languedoc2
ARREST DU CONSEIL D'ESTAT DU ROY,
Du vingt-sixiéme Novembre 1715.
QUI modère le prix du Sel dans le Païs des Corbieres, à seize livres le Minot.
Extrait des Registres du Conseil d'Estat.
SUR ce qui a été representé au Roy étant en son Conseil par l'Article septiéme, du Cayer presenté à Sa Majesté par les Députez des Estats de la Province de Languedoc, la presente année, qu il auroit plû à Sa Majesté par Arrest du Conseil d'Estat du 23. Fevrier 1706. réduire le prix du Sel qui doit etre donné aux Bestiaux de plusieurs Communautez de ladite Province, dénommées audit Arrest pendant deux années, à dix livres le Minot, pour ce qui se leve au profit de Sa Majesté , en consideration de ce que ces Communautez sont situées dans un Païs ou les Habitans n'ont point d'autre moyen pour subsister & pour payer les Impositions, que le profit qu'ils peuvent faire par la nourriture des Bestiaux, pour laquelle le Sel leur est absolument necessaire, à cause de l'aigreur & de l'âpreté des Herbes qui naissent dans cette Contrée ; après lesquelles deux années Sa Majesté auroit continué la même grace par autre Arrest de son Conseil pendant les années 1708. & 1709. y auroit encôre ajouté les Parroisses de Mazerolles & de Routier au Diocése de Limoux ; ensuite dequoi, Sa Majesté auroit prorogé cette diminution par autre Arrest du Conseil du 14. Janvier 1710. pendant les années 1710. & 1711. & depuis pour les années 1712. & 1713. mais ce dernier Arrest est demeuré sans execution depuis le premier Octobre de ladite année 1713. Sa Majesté ayant trouvé à propos de revoquer cette grâce, & de réduire le prix du Sel dans tout le Languedoc à vingt livres le Minot, pour ce qui se leve au profit du Roy par Arrest du 19. Aoust 1713. Que ces Communautez se trouvent par la révocation de cette diminution de prix, dans la necessité d'abandonner le commerce & la nourriture du Béstail, qui ne peut subsister sans Sel, parcequ'elles n'ont pas dequoi leur en donner à vingt livres le Minot. Que les Habitans desdits Lieux se trouvent exposez au Fauxsaunage, étant voisins du Roussillon où le Sel se livre à un prix beaucoup inferieur à celui de Languedoc. Que si Sa Majesté a été portée à la revocation de cette grâce, par quelque contravention qui ait été commise de la part de quelque Particulier, ils esperent qu'Elle voudra bien n'en pas faire ressentir la punition à tous les autres qui n'y ont point eu de part: A CES CAUSES, requeroient lesdits Députez, qu'il plût à Sa Majesté de vouloir continuer ausdites Communautez la diminution portée par lesdits Arrests ; & que pour éviter les difficultez qui pourroient naître à l'avenir, de ce que l'on prendroit pour les hommes le Sel à diminution de prix, qui ne devroit être donné qu'aux Bestiaux, il plut encore à Sa Majesté d'étendre la même grace pour les Habitans desdites Communautez, & leur faire donner le Sel necessaire pour leur famille & pour leurs Bestiaux, à raison de dix livres le Minot , en prenant des justes précautions pour empêcher qu'ils prennent du Sel à ce prix, en plus grande quantité que celle qui leur est necessaire ; la réponse faite sur ledit Article : Oüi le Rapport, & tout consideré. LE ROY ESTANT EN SON CONSEIL, a ordonné & ordonne que le prix du Sel demeurera réduit pour les Communautés ; Savoir, du Diocése de Nar bonne, Lastours , Villeseque, Fraisse , Feuilla, Treilles, Saint Jean de Barron, Ambres, Castelmaure, Durban, Jonquieres, Fonjoncouse, Albas, Quintilia, Cascastel, Ville-neuve, Palairac, Felines, Ville-rouge, Talairan, Saint Pierre-des-Champs, Davejan, la Roque-de-fa, Termes, Vignevielle, Montumet, Salse, Lanet, Monjoy, Layriere, Meironnes, la Caunette, Boisse, Albieres, Auriac, Fourion, Cubieres, Cannes, Soulages, Ruffiac, Duliac, Cuquignan, Paders, Passoils, Saint Martin de Pons, Tournissan, Saint Laurent, Coustouge, Tuchan, Nouvelles, Segures, Montgaillard, Maisons, Palairac, Darnacuillette, Massac & leurs dépendances, situées dans le Païs de Corbieres. Et pour les Lieux du Diocèse de Limoux, dépendans dudit Diocése de Narbonne, qui sont Cepian, Saint Policarpe, Belvesé, Fenouillet, Lacourtet, Honoux, Clermont, Griffeil, Villar-du-bel, Missegre, Valmigiere, Nôtre Dame de Salelles, Belcastel, & Bue, Saint Martin de Villereglan, le Villa - Saint-Anselme, Vilarsel, Magrié, Brugueirolles, Caillan, Cambieure, Caillavel, la Serre, Bressillac, Ferran, Gravasié, le Mazet, Mongrail, Bellegarde, Esculliens, Saint Just, Pierrefitte, Monjau, Pomy, Loupia, Villelongue, Alaigne, la Digue d'Aval, la Digue d'Amont, Lauraguel, Ajac, Calstelrenc, Tourreille, Masserolles & Routier. Dans le Diocése d'Allet : Pour Allet, Coüissa, Bugarach, Saint Paul, Maury, la Tour, Pruguianes, les Querde, Teissac, Saint Arnac, Laussac, Cassaigne, Rassiguiere, Planese, Belestat, Caraman, Truilla, Montalba, Trilla, Aussignia, Pessilla, Polliens, le Viviers, Fossé, Vira, Esperaza, Fa, Campagne, Saussils, Brennac, Saint Martin, Peiroles, Axat, Conossouls, Sainte Colombe, Roquefort, Cailla, Artignes, Laval, Saint Julia, Saint Feriol, Gravés, Rencs, le Bessu, Saint Just, Paraou, Saint Loüis-les-Bains, Fenouillet, Caudiez, Puilaurens, Luc, Constanssa, Cassaigne, Serres, Peirolles, Terrolles, Brasse, Carnavel, Roquetaillade, Saint Sernin, Bourigiol, Tournebouis, Saint Coüat, la Serpent, Connillac, Bourriege, Montazel, Feste, Autugnac, Croux, Villapomene, Perles, Gujella, Montfort, Pratraboutet, Campoussy, Sournia, Quillan, Gignolles, Belvianes, Roubenac, Cabirac, Laprade, Arques, les Bains & Sousgramay. Et dans le Diocése de Mirepoix, & Lieux qui en dépendent: Pour Saint Benoist & Courtaulin, la Bastide de Caquaux, Corbieres, Signialens, Lignerolles, Caudaval, Camoul, Queille & Saint Quintin, Belloc, Troüez, la Bastide de Mirepoix, la Garde de Mirepoix, Leiran, la Bastide du Peyrat, le Villaret & Villac, la Roque Dolmes, Aigues vives & Regat, Lavelanet, Ville-neuve Dolmes, Laquillon, Belestat, Fougan, Banais, Malgoudes, Mirepoix, Saint Banez, Manses, Lapeine, Tillet & Vals, Saint Aulin, Saint Felix de Tournegat, Gaudies, Montferrier, Montsegué, Perille, Illiac, Lieussac, & Carla de Roquefort, Dun & Saint Pastou, le Sautel, Lambrassac, Saint Julia de Senesse, Sainte Croix, Ventenac , Maleau, Gudas, Dallene, Segura, Saint Felix-de-Grenouilles, les Allemans, Ville-neuve la Bruslée, la Bastide de Tremonlac & Carlaret, Lespujols, Saint Amadou, les Issarles, Autignac, Calzan, Vira, Celles, Rivieres & Delpech, pendant les années mil sept cens seize & mil sept cens. dix-sept, à seize livres le Minot, tant pour les hommes que pour les Bestiaux; & pour empêcher que lesdites Communautez n'abusent de cette grace , & qu'après avoir pris une quantité de Sel plus grande que celle qui leur est necessaire, ils ne la vendent aux Habitans des Lieux où le Sel est à plus haut prix, Sa Majesté ordonne que la quantité de Sel qui sera délivrée par grace , & sans tirer à consequence, aux Parroisses & Communautez ci-dessus nommées, à commencer au premier Janvier. mil sept cens seize, demeurera fixée ; savoir, pour celles dépendantes du Grenier à Sel de Narbonne, à la quantité de cinq cens Minots pour chacune année ; à celles dépendantes du Grenier à Sel de Candies, la quantité de cinq cens Minots ; à celles dépendantes du Grenier de Limoux, la quantité de sept cens cinquante Minots; à celles dépendantes du Grenier de Mirepoix, la quantité de sept cens cinquante Minots, lesquelles quantitez seront délivrées dans chacun desdits Greniers en deux termes, chaque année, pour toutes les Parroisses qui en dépendent, à celui qui sera à cet effet nommé & proposé par le Sieur de Basville Conseiller d'Estat ordinaire, & Commissaire départi pour l'execution des ordres de Sa Majesté en Languedoc, & payées à raison de seize livres le Minot, a quoi Sa Majesté en a réduit & moderé le prix, au lieu de vingt livres ; en ce non compris les deux sols pour livre ordonnez être levez par Arrest du quatre Juin mil sept cens quinze, & les Droits manuels acquis par differens Particuliers, qui seront payez outre & par-dessus lesdires seize livres ; & seront lesdites quantitez ensuite distribuées aux Habitans desdites Parroisses sur les Estats de repartition, qui seront à cet effet arrêrez par ledit Sieur de Basville, par proportion du nombre des Bestiaux & des personnes qui seront dans lesdites Parroisses, sans que la fixation de ladite quantité de Sel puisse être regardée aprés ledit temps de deux années expiré, comme une obligation aux Habitans desdits Lieux, de lever chaque année la même quatité de Sel, leur étant libre d'en prendre moins si bon leur semble; & au cas qu'ils en voulussent prendre davantage, ils le payeront au prix de vingt livres le Minot. Fait Sa Majesté défenses aux Habitans desdits Lieux & Parroisses, de faire aucun commerce ni trafic du Sel, qui leur sera délivré en la maniere Cy-dessus portée, à peine d'être punis comme Fauxsauniers ; ensemble leurs Fauteurs & Adherans, conformément à ce qui est porté par l'Arrest du Conseil du vingt. trois Fevrier mil sept cens six, qui sera à cet égard executé; & d'être en outre privez pour toujours d'aucune diminution de prix pour le Sel qui sera pris, tant pour eux que pour leurs Bestiaux. Enjoint Sa Majesté audit Sieur de Basville Commissaire, départi pour l'exécution de ses ordres en Languedoc, de tenir la main à l'exécution du present Arrest. FAIT au Conseil d'Estat du Roy, Sa Majesté y etant, Monsieur le Duc d'Orléans Regent, present, tenu à Vincennes le vingt. sixiéme jour de Novembre mil sept cens quinze. Signé, LOUIS : Et plus bas, PHELYPEAUX.

NICOLAS DELAMOIGNON CHEVALIER, Comte de Launay-Courson , Seigneur de Bris, Vaugrigneuse, Marquis de Lamothe-Chandenier, Beuxe & autres Lieux , Conseiller d'Estat ordinaire, Intendant de Justice , Police & Finances en la Province de Languedoc.
VEU l'Arrest du Conseil d'Estat cy-dessus ;
NOUS ordonnons que ledit Arrest du Conseil sera executé sélon sa forme & teneur. FAIT à Montpellier le dix-sept Decembre 1715. Signé, DELAMOIGNON : Et plus bas par Monseigneur, SIRIE'.
Collationné.

1753
Le royaume de France, et les etats de Lorraine - Pierre Doisy4
S. Martin de Taissac - 28 feux - Généralité : Toulouze - Elections : Diocèse d'Alet
[De ce que je vois dans cet ouvrage et le suivant, la confusion entre St Martin Lys et St Martin de Fenouillet est déjà effective - il n'y a qu'un seul Saint martin dans le diocèse d'Alet - il y a un Taissac avec 25 feux dans ces 2 ouvrages - Aujourd'hui Taissac est un hameau dépendant de Saint Martin de Feunouillet - les 2 communes avaient quasiment le même nombre d'habitants à 3 feux près...]

1761, 1762 et 1763
>Historique et politique des Gaules et de la France - Abbé Jean-Joseph EXPILLY4
Dénombrement du diocèse d'Aleth y compris le District de Limoux : St. Martin de Taissac 28 feux.

1801-09
Bulletin des lois de la République française - troisième série - tome quatième, contenant les lois et arrêtés rendus pendant le premier trimestre de l'an X.2
(N.° 1019,) ARRÊTÉ portant réduction des justices de paix du département de l'Aude, Du 13 Brumaire. LES CONSULS DE LA RÉPUBLIQUE, vu la loi du 8 pluviôse an IX ordonnant la réduction des justices de paix ; Sur le rapport des ministres de la justice et de l'intérieur ; le conseil d'état entendu , ARRÊTENT :
ART. I° : Les justices de paix du département de l'Aude sont fixées au nombre de trente, et distribuée ainsi qu'il suit ; SAVOIR:[...]
4e Arrondissement communal. L 1 M O U X. Chefs-lieux des justices de paix , et communes dont elles sont composées.[...]
QUILLAN.: Autugnac. - Belvianes. - Brenac. — Cabirac. — Campagne-sur-Aude. — Condons. — Esperaza. — Fa. — Ferréol (Saint). — Ginoles. — Granes. — Juiia-de-Bec (Saint). — Just-de-Belengard (Saint). — Louis-de-Pharaon (saint). - Martin-de-Teissac (Saint). — Marsa. - Montazels. — Nebias. - Quillan. - Quirbajon. — Rouvenac. — Serpente (La).

1802-01-11
Gazette nationale ou le Moniteur universel2
Paris, le 20 nivôse
ACTES DU GOUVERNEMENT.
Arreté du 13 brumaire an 10.
Les consuls de la République, vu la loi du 8 pluviôse an 9, ordonnant la réduction des justices de paix ; sur le rapport des ministres de la justice et de l’intérieur, le conseil-d’état entendu, arrêtent : Art. Ier. Les justices de paix du département de l'Aude, sont fixées au nombre de trente, et distribuées ainsi qu’il suit :
NOMS DES CHEFS-LIEUX des justices de paix.
NOMS DES COMMUNES composant chaque justice de paix.
suite 4° arrondissement.
Quillan......... Autugnac, Belvianes, Brenac, Cabirac, Campagne-sur-Aude, Condomes, Esperaza, Fa, Ginoles, Granes, Marsa, Montazels, Nébias, Quillan, Quirbajon, Rouvenac, Saint-Feréol, Saint-Julia-de-Bec,Saint-Just-de-Bellengard, Saint-Louis-de-Pharanon, Saint-Martin-des-Teissac[sic], Serpent (la). [...] II. Les ministres de l’intérieur et de la justice sont chargés de l’exécution du présent arrêté qui sera inséré au Bulletin des lois. le premier consul. signé Bonaparte. Par le premier consul, Le secrétaire d'état, signé, H. B. Maret.

1802
Géographie de la France, d'après la division actuelle de son territoire, Volume 1 - De Amand Du Couëdic4
X I. DÉPARTEMENT DE L'AUDE (3o).
Dixième division militaire. Ce département est un des sept que forment le Languedoc, Comminges, Nébousan et Rivière Verdun.
Il est borné, au N., par les départemens de l'Hérault, du Tarn et de la haute-Garonne ; à l'E. , par la Méditerranée; au S., par les départemens des Pyrénées orientales et de l'Arriège ; à l'O, par ceux de l'Arriège et de la haute-Garonne. ll a quatre arrondissemens communaux, 3o cantons, 31 justices de paix, et 438 communes. Sa population est de 219,101. La préfecture et le tribunal criminel sont à Carcarsonne. En même-tems évêché. Le tribunal d'appel est à Montpellier.
LIMOUX, 4° arrondissement.
QUILLAN.— Autugnac. — Belvianes.— Brenac.— irac. —Campagne-sur-Aude. — Condons. — Esperaza. —Fa.— Ferréol ( saint).- Ginoles. - Granes.-Julia-de-Bec(saint). —Just-de-Belengard (saint). -Louis-de-Pharaon (saint). - Martin-de-Teissac ( saint). —Marsa. — Montazels. - Nebias.— Quil lan -Quirbajon. — Rouvenac.— Serpente (la).

1803-09-12
Gazette-nationale-ou-le-moniteur-universel2
Rectification de la nomenclature des communes de l'Aude
Quillan : Nom des communes (1 Au lieu de :) | (2 Lisez :) - (1)Autugnac | (2)Antugnac - (1)Condons | (2)Coudons - (1)Saint-Ferreal | (2)Saint-Ferriol - (1)Granes | (2)Granès - (1)Saint-Louis-de-Pharaon | (2)Saint-Louis-et-Parahon - (1)Saint-Martin-de-Teissac | (2)Saint-Martin-de-Taissac - (1)Quirbajon | (2)Quirbajou - (1)La Serpente | (2)La Serpent

1812
Tables des rapports des anciennes mesures agraires avec les nouvelles, précédées des éléments du nouveau système métrique, par F. Gattey... 3e édition augmentée d'une instruction sur les nouvelles mesures usuelles et de tables pour faciliter la réduction de ces mesures avec les mesures légales2
DÉPARTEMENT DE L’AUDE.
MESURES DE LONGUEUR. (Valeur en Mètres) La Toise 1949, La Canne de Carcassonne 1785, — de Narbonne 1967, — de Montpellier 1988
(Mesures agraires - valeurs en ares) La séterée de 1600 cannes carrées de Carcassonne, cantons de Quillan, Puivert, Sainte-Colombe ; communes de Saint-Denis, Fontiés, Laprade, Fenouillet, Courtauly, Lignerolle, Signalens, Saint-Just, Marsa, Saint-Martin, Quirbajou, Coudons 50.964

1813-01-20
Gazette-nationale-ou-le-moniteur-universel2
SECTION XI. — Département de l’Aude. 35. Le nombre des routes départementales de l’Aude est fixé à vingt ; et leur classification est réglée ainsi qu’il suit, conformément au vote du conseil-général : N°[...] 17 de Quillan à Roquefort, par Belvianes, Saint-Martin-lès-Axat, et Sainte-Colombe

1813-01
Bulletin des lois de la République française2
BULLETIN DES LOIS.
N.° 478.
(N.° 8764.) DÉCRET IMPÉRIAL relatif à la Perception de Centimes additionnels pour la réparation et l'entretien des Routes départementales dans cent-vingt-deux Départemens.
Au palais des Tuileries, le 7 Janvier 1813.
NAPOLÉON, EMPEREUR DES FRANÇAIS, ROI D'ITALIE, PROTECTEUR DE LA CONFÉDÉRATION DU RHIN, MÉDIATEUR DE LA CONFÉDÉRATION SUISSE, &.c. &c. &c.
Vu l'article 7 du titre II et le titre V de notre décret du 16 décembre 1811 pour l'entretien des routes; Vu les délibérations des conseils généraux des départements[...], de l'Aude[...] ; Sur les rapports de notre ministre de l'intérieur ; Notre Conseil d'état entendu, Nous AVONS DÉCRÉTÉ et DÉCRÉTONS ce qui suit:[...]
SECTION XI. — Département de l’Aude. 35. Le nombre des routes départementales de l’Aude est fixé à vingt ; et leur classification est réglée ainsi qu’il suit, conformément au vote du conseil-général : N°[...] 17 de Quillan à Roquefort, par Belvianes, Saint-Mariin-lès-Axat[sic], et Sainte-Colombe

1817
Dictionnaire des postes aux lettres du Royaume de France - tome 3 - Q-Z4
Saint-Martin-de-Taissac, Aude ; Bureau de poste le plus proche : Quillan 6 km.

1818-09
COLLECTION GÉNÉRALE DES LOIS, DÉCRETS, ARRÊTÉS, SÉNATUS-CONSULTES, AVIS DU CONSEIL D’ÉTAT ET RÉGLEMENS D ’ADMINISTRATION, PUBLIÉS DEPUIS 1789 JUSQU'AU 1er AVRIL 1814 PAR L. RONDONNEAU - TOME HUITIÈME - II. PARTIE - GOUVERNEMENT CONSULAIRE. 25 SEPT. 1801 [ 3 VEND. AN 10 ] - 18 JUIN 1802 [29 PRAIR. AN 10 ]. - III. SÉRIE DU BULLETIN DES LOIS.4
ARRÊTÉ portant Réduction des Justices de paix du Département de l’Aude.
Du 4 Novembre 1801 ( 13 Brumaire an 10). — (III.B.134 ,n.° 1019.)
Les justices de paix du départementde l'Aude sont fixées au nombre de trente , et distribuées ainsi qu'il suit ; savoir :
[...]-4 . ARRONDISSEMENT COMMUNAL. - LIMOUX.
[...]Quillan. – Autugnac , Belvianes, Brenac , Cabirac , Campaur-Aude , Condons, Esperaza, Fa, Saint-Ferréol, Ginolles, Granes, Saint-Julia-de-Bec, Saint-Just-de-Belengard, Saint-Louis-de-Pharaon, Saint-Martin-de-Teissac, Marsa, Montazels, Nebias, Quillan, Quirbajon, Rouvenac, la Serpente.
[ce décret serait, selon Sabarthès, à l'origine de l'erreur sur le nom de St Martin, de ce que j'ai vu plus haut l'origine serait antérieure et pas forcément une erreur (?), l'appelation "Teissac" deviendra 2 ans plus tard "Taissac"]

D'autre recueil de loi portent ce même article par exemple :
1818 - Code général français, contenant les lois et actes du gouvernement ..., Volume 2(1818)
1826 - Collection complète des lois, décrets, ordonnances, réglemens et avis du conseil d'état, Volume 13 - par Jean Baptiste Duvergier42
1863 - Corps du droit français, ou Recueil complet des lois, décrets, ordonnances, arrêtés, senatus-consultes, règlemens, avis du conseil d'État, publiés depuis 1789. Tome 2 / mis en ordre et annoté par C.-M. Galisset2

1823
Essai sur la constitution géognostique des Pyrénées, par J. de Charpentier2
SAINT-MARTIN (village de), au-dessus de Quillan, dans la vallée de l'Aude. — Roche du défilé près de Saint-Martin, 386
Depuis Quillan jusqu'au delà d'Axat, la vallée est creusée dans le terrain de transition dont la roche dominante est du calcaire gris compacte.
Seulement, auprès de la forge de M. Varnier, à peu de distance au-dessus de Quillan, le gneiss se montre sur une très petite étendue, et il se cache bientôt sous le calcaire, auprès de Balbianes, village remarquable par un grand nombre de superbes figuiers qui y forment une espèce de petite forêt. Entre Balbianes et Saint-Martin, la vallée de l'Aude présente un défilé tortueux, long d'une demi-lieue et extrêmement étroit, semblable à une crevasse profonde dont les parois présentent des rochers calcaires taillés à pic, et d'une hauteur prodigieuse.

St Martin Lys, Carte géognostique de 1823

Extrait de la Carte des Pyrénées apparaissant en fin de cet ouvrage (après la page 632)

1824
Bulletin des lois de la République française2
ORDONNANCES du Roi qui autorisent l'acceptation de dons et legs faits aux pauvres de Satillieu, de Saint-Martin-Lis, de Beauregard, de Firminy et de Montliard ; aux hospices de Saint-Cyprien, de Pont-Audemer, de Pezenas, de Roanne et du Puy aux églises de Saint-Cyprien et de Coux

1831 - 1834
Dictionnaire complet de tous les lieux de la France - P.-M. Barbichon4
MARTIN-DE-TAISSAC (Dt), vil. et Com. du dép. de l'Aude(Languedoc), canton de Quillan, arr. et à 11 k 1/2 de Limoux. Pop. 205h. ||Par Quillan

1831 - 1834
Dictionnaire complet, géographique, statistique et commercial de la France et de ses colonies - De Briand de Verzé4
Martin-de-Taissac (St.), vge.(Aude) arr. 11 l. 1/2 S. de Limoux, c. et poste de Quillan. 165 hab.

1834
Bulletin des lois de la République française, Table générale des matière depuis 1824 à 18332
Apendice - St-Martin-Lis, sér. 7, t. XVIII, p, 383,

1836
Dictionnaire français et géographique : contenant outre les mots de la langue française... la nomenclature de toutes les communes de France et des villes les plus remarquables du monde.... I-P / par M. Babault2
Martin-de-Taissac (St.-), s. m. Com. du dép. de l'Aude, cant. de Quillan, arr. de Limoux. == Quillan.

1837
Revue étrangère de la littérature, des sciences et des arts. Choix d'articles2
LA PIERRE-LISSE.
En remontant la rivière de l'Aude, au-dessus de Quillan après avoir parcouru dans leurs capricieux détours les paisibles vallées qu'elle arrose, où mûrissent hâtivement d'excellents fruits abrités du vent du nord; après avoir joui du spectacle de tant de jolis sites, de la forge de Quillan et de sa verte montagne, du laminoir avec ses hautes cheminées en feu, du château pittoresque de Belviane, le regard, accoutumé aux découvertes lointaines de ces charmants paysages, vient se briser tout à coup contre un mur de rochers que rien ne faisait pressentir, rempart immense, couronné de sapins séculaires qui, ressemblant à de longues piques, atteignent et déchirent les nuages. Tel est du moins l'aspect qu'offrent les montagnes des Fanges et de Quirbajou, lorsqu'à la sortie de Belviane elles paraissent mêler leurs forêts et ne faire qu'une même masse de pierre, du sein de laquelle s'élance la rivière en bouillonnant. Ce n'est qu'en arrivant au pied de ces montagnes à pic qu'on voit entre elles une large crevasse, par où passe l'Aude.
L'entrée de cette gorge est d'un effet admirable. A une grandeur sauvage elle joint le caractère des monuments gothiques. Des rochers blancs s'élancent en aiguilles; d'énormes blocs aux angles vifs et dentelés, qu'on prendrait pour des tours carrées couronnées de créneaux, commandent le passage. Vous marchez quelques pas sur un chemin étroit, mais solidement construit, sur la rive gauche de la rivière, et vous arrivez à la porte de la Pierre-Lisse, percée dans le roc. Dès que vous en avez franchi le seuil vous vous sentez accablé par la majesté du lieu qui de toutes parts vous enserre. Le regard plonge en avant dans les sombres profondeurs de la gorge; sur les côtés s'élèvent des escarpements gigantesques aux parois lisses et noires où le plus petit arbuste n'a pu prendre racine, et sur les bords desquels vous apercevez confusément suspendus des débris de rochers; mais un ciel pur parait au-dessus de votre tête, et si le soleil éclaire ces roches brisées, vous croyez voir des châteaux d'or d'une structure bizarre qui se projetent sur l'azur. Le passage a trois quarts de lieue de long, et à chaque pas on rencontre un objet qui frappe d'étonnement. C'est un torrent qui sort de la montagne de droite, tombe en hurlant dans un gouffre, passe sous vos pieds, et vient mêler ses eaux blanches d'écume aux eaux jaunâtres de l'Aude; ce sont des grottes ténébreuses, abîmes inconnus qui ont leur gueule béante sur un abîme, des rochers qui pendent sur la route pour la défendre de ceux qui roulent du haut de la montagne; puis l'Aude, qui tantôt passe rapide comme un trait, grondant au fond de la gorge étroite et profonde et tantôt s'épanche doucement de chute en chute comme une cascade. Vous étes enivré du bruit, de la solitude du désert, de la poudre des torrents que les vents engouffrés vous jettent au visage. L'imagination se perd au sein de cette nature sauvage et des vestiges des vieilles révolutions du globe. Vous croiriez que la terre tremble encore autour de vous de la secousse qui a soulevé les montagnes; mais l'aspect de la jolie route sur laquelle vous marchez, solide et pittoresquement attachée comme un balcon aux flancs de Quirbajou, vous rassure. Elle fuit un instant et s'échappe dans les sinuosités du détroit; puis bientôt elle reparaît au loin comme un ami qui marche devant vous, et vous guide au milieu des précipices.
Le génie et la puissance de l'homme se révèlent là d'une manière éclatante. Ce passage semblait lui être interdit, et il le traverse d'un pas ferme et sans crainte. Mais ce n'est point un sentiment d'orgueil qui doit exalter l'âme à la vue de cette route; ce n'est point la vanité qui a présidé à sa construction, c'est la plus pure charité d'un prêtre, du curé d'un pauvre village situé à la sortie de la gorge, dans une vallée triste et stérile, où il était enfoui et séparé du monde. Au milieu des sublimes beautés qui remplissent la Pierre-Lisse, cette simple route, monument de la vertu d'un prêtre, me paraît encore la plus sublime. En sortant de la gorge, j'aperçus le village de Saint-Martin, pour lequel le chemin que je venais de parcourir, avait été construit. J'arrivai au village, et je m'y arrêtai un moment. Le bon curé était mort; il reposait humblement dans un coin du cimetière. La pierre qui le couvrait ne portait pas même son nom; mais ce nom était profondément gravé dans le coeur des habitants. Je l'avais entendu prononcer avec amour et respect par tous ceux que j'avais interrogés depuis Quillan. Je ne vis que des femmes dans les rues de Saint-Martin et je fus touché de l'expression de tristesse et de douceur, peinte dans leurs grands yeux, qui ressortaient singulièrement sur leurs visages noircis par le charbon. Ce ne fut qu'à grand'peine que je trouvai un guide en l'absence de tous les hommes du village, occupés à faire du charbon dans la forêt des Fanges. Cependant, grâce à la complaisance et à l'honnéteté de l'aubergiste chez, lequel je m'étais arrêté, je parvins à m'en procurer un, et je partis avec lui pour Gincla. Comme je me plaignais qu'il me conduisît par un étroit sentier, où mon cheval butait, à chaque pas « Mon Dieu, me dit-il, il n'y a pas d'autre route. Ah! si notre curé vivait encore, tout cela serait changé! Des hommes comme celui-là ne devraient pas mourir. Avez-vous entendu parler de notre curé ? » Moi, qui ne me lassais pas d'ouïr l'éloge du saint homme, je ne demandai pas mieux que d'engager mon guide dans le sujet de conversation qu'il ouvrait, et j'oubliai, en l'écoutant, le mauvais chemin. Il me dit d'abord ce que je savais déjà; mais sa naïve admiration était si vraie, ses paroies partaient si bien du fond de l'ame, où était vivante l'image de son curé, que j'éprouvai un inexprimable plaisir à l'entendre me répéter dix fois la même chose. Il y avait dans ce qu'il me disait un mélange de fierté et d'émotion profonde. Le curé était la gloire du pays ; mon guide en parlait d'abord avec enthousiasme, avec une sorte d'orgueil, et bientôt avec attendrissement. Il me fit connaître d'ailleurs, mieux que tous ceux qui m'avaient donné des renseignemens sur le chemin de la Pierre-Lisse, toutes les circonstances de sa construction, et il mêla à son récit l'histoire d'une jeune femme de Saint-Martin qui m'intéressa, vivement. Cette touchante histoire résumait pour moi la vie forte des populations montagnardes, cette vie de travail et de paix, de peines et de consolations. Nous parcourions une vallée terne et stérile, ensevelie sans cesse dans les ombres des montagnes; eh bien! en écoutant le récit des vertus du curé et de la pauvre femme, il me semblait qu'une douce clarté se répandait dans la vallée, qu'un parfum s'exhalait du sein de la terre. Un moment le pays ne me parut pas aussi stérile que je l'avais cru d'abord. L'air était doux et serein, un vent frais balayait du ciel quelques légers nuages; des faisceaux de rayons du soleil couchant s'échappaient entre deux montagnes, et éclairaient trois ou quatre maisons éparses sur le penchant d'une colline, entourées d'arbres; des fleurs écloses entre les fentes des rochers se balançaient aux brises du soir. Ce tableau riant fut pour moi comme l'image du bonheur qui m'apparaissait par lueurs dans l'existence des habitants de ces montagnes; et dès-lors je ne trouvai, plus-cette vie aussi triste et aussi obscure. Arrivé à Gincla, je voulus me rappeler ce que m'avait raconté mon guide, et voici ce que j'écrivis.
Le village de Saint-Martin, bati sur les bords de l'Aude, fait, de loin, l'effet d'un amas de roches calcinées qui auraient roulé de la montagne des Fanges; sa population entière est composée de charbonniers; et, avant qu'un chemin fût pratiqué dans la Pierre-Lisse les femmes de Saint-Martin étaient obligées de franchir la haute montagne de Quirbajou pour aller vendre du charbon et du bois à Quillan, et y faire leurs provisions; car le sol ingrat qui entoure le village ne peut rien produire de ce qui est nécessaire à la subsistance des habitants; il n'y a pas un seul morceau de terre où l'on puisse gratter et semer. Que dans la belle saison ces pauvres femmes fussent condamnées à gravir la montagne deux ou trois fois par jour, cela n'était que pénible pour elles; le travail est la loi de l'humanité et le pauvre est habitué à arroser son pain de sa sueur. Mais, dans l'hiver, lorsque la montagne était couverte de neige lorsque le vent glacè du nord soufflait à déraciner les sapins, qui n'aurait plaint cette malheureuse population forcée, par la faim, de quitter le toit où s'abritait son indigence; d'affronter la tempête, les frimas et les mille dangers dont était semé le chemin de la montagne? La vie, dans ce triste village, n'était pas supportable; la misère et le désespoir y étaient à leur comble, quand le curé Armand vint porter quelque soulagement à la dértresse des habitants. ll ne leur donna pas de l'or, il n'en avait pas; mais il leurdonna sa vie. Pour les rendre moins misérables, il chercha à les rendre meilleurs; et il sut leur inspirer cet esprit d'ordre et de prévoyance qui féconde le travail. Telles furent les merveilles de sa charité, les heureux effets de ses bons conseils et de son exemple, que bientôt l'hiver, si redouté des habitants de Saint-Martin, se passa en attendant patiemment la saison des travaux, dans la paix et la consolation. Le curé Armand fut la providence non-seulement de ce village, mais encore de tout le pays. Son presbytère était connu à dix lieues à la ronde; et les pauvres, descendant en foule des montagnes, venaient, à, certains jours, s'asseoir sur le seuil de sa porte. Sa charité était inépuisable ; mais elle ne se répandit pas sur des ingrats.
Parmi les jeunes filles de Saint-Martin, il y en avait une nommée Catherine, qui, à seize ans, douée d'une beauté remarquable, était un modèle de patience, de modestie et de douceur. Elle n'avait qu'une, mère infirme, dont la maison délabrée touchait le presbytère. Le curé l'avait toujours chérie entre toutes, d'abord à cause de son indigence, plus tard pour ses vertus. L'enfant avait grandi sous ses yeux, et presque avec le lait de sa mère, elle avait reçu, par les soins du bon prêtre, le plus doux et le plus pur aliment de l'ame; aussi, était-elle devenue la plus aimable et la meilleure fille du pays. Dès qu'elle avait été assez forte pour aller au bois et traverser la montagne, elle avait nourri sa mère; l'aisance peu-à-peu était venue sourire au foyer de la pauvre infirme toujours triste et souffrante depuis la mort de son mari. C'est que Catherine ne craignait pas la peine; quelque temps qu'il fit, on la voyait, par la montagne, conduisant son ânesse chargée de charbon à la forge de Quillan, marchant toujours d'un même pas, vive et légère, le front riant d'innocence et de grâce. Elle ne s'arrêtait pas, comme faisaient ses compagnes, à jaser sur la route; si elle partait de Saint-Martin avec elles, elle était bientôt devant; et arrivait avant elles à la forge. Elle savait trouver, dans la journée, assez de temps pour faire trois voyages au lieu de deux que faisaient seulement les autres. On ne la voyait pas s'amuser aux doux propos des nombreux amoureux qu'elle rencontrait. Ses longs cils baissés, rougissant au moindre mot, elle s'échappait de leurs mains, ne riant avec eux, et ne leur répondant que de bien loin. « Marche! marche! lui disait une voix qui parlait dans son coeur, ta mère t'attend, et ses paroles sont plus douces à entendre. » Avec un soleil brûlant, par la pluie, le vent ou la neige, elle allait toujours; et, pour soutenir son courage: « Marche! marche ! lui criait encore son coeur, et tanière aura du pain. » Les charbonniers, qui savaient que tout ce qu'elle gagnait était pour sa mère, ne la faisaient jamais attendre à la forêt. Les forgeurs auraient eu du plaisir à la voir ; mais, sachant aussi pourquoi elle avait hâte de s'en aller, ils la retenaient le moins qu'ils pouvaient. Elle ne perdait pas un moment; il n'y avait pour elle ni repos ni cesse; à l'aube du jour, elle était sur la montagne, et le crépuscule du soir souvent l'y voyait encore; tous les jours que Dieu faisait, elle gagnait son salaire. Aussi sa mère ne manquait plus de rien; elle était même devenue riche, car alors il y avait toujours quelque chose à donner dans la maison. Catherine était citée pour la fille, non-seulement la plus jolie et la plus sage du pays, mais encore pour celle qui avait le meilleur coeur. Ceux qui auraient voulu trouver une tache à cette ame si pure lui reprochaient de trop courtes apparitions à l'église. Mais quelle longue prière eût valu l'oeuvre de chaque jour? Cette éternelle pensée du bonheur de sa mère ne venait-elle pas d'un coeur plein de piété? Sa prière dans son sein était comme l'encens des fleurs qui s'exhale sans cesse de leurs calices; et Dieu, satisfait de cette suave offrande, suivit sans doute du regard la courageuse fille, lorsque, souffrant la chaleur ou le froid, elle traversait, solitaire, la rude montagne en pensant à sa mère. Quant au curé, il disait que Catherine était un ange de vertu et de piété, que le chemin du ciel pour elle était celui de la montagne. Combien de fois, se promenant sur les bords de l'Aude, et voyant de loin la bonne fille apparaître au haut de la côte, puis en descendre la pente rapide et glissante, il s'est arrêté à la regarder et à l'attendre les yeux pleins de larmes. Il commençait souvent par lui faire un tendre réproche. « Catherine, lui disait—il", tu travailles trop, il faut te réposer mon enfant; ta mère ne veut pas qu'avec le mauvais temps tu ailles à la forgé; on ne doit pas abuser de la force que Dieu nous a donnée. » Et s'il voyait ses mains rouges de froid : « Tu es une brave fille, lui disait-il en essuyant une larme. Tu as froid, pauvre enfant; va te réchauffer sur le sein de ta mère, et que la bénédiction du ciel descende sur vous deux. »
Catherine eût été un vrai trésor dans un ménage avec mari et enfants : c'était ce que tout le monde disait; aussi avait-elle un grand nombre de soupirants. Un jeune homme riche, de Belviane, en la voyant passer, en était devenu amoureux. II avait bien essayé d'abord de l'attendre sur la route et de l'arrêter pour lui parler, en riant, de son amour; mais il s'était bientôt aperçu que Catherine ne s'amusait guère à l'écouter, qu'elle devenait sérieuse et fière à la plus légère intention un peu douteuse, et que, fouettant impitoyablement son ânesse, elle partait, le laissant jeter au vent ses belles paroles. Il y avait dans toute sa personne quelque chose de si véritablement chaste, que le jeune homme sentit bien tôt un profond respect se mêler à son amour, et qu'éperdument épris de l'honnête et jolie fille, il la demanda en mariage. C'était un excellent parti pour elle, si bien que, malgré l'intérêt qu'on lui portait généralement, cette fortune inespérée excita l'envie. "Le curé approuvait fort ce mariage, heureux de voir la vertu de Catherine récompensée, car le prétendu n'était pas seulement riche, c'était un brave garçon. Mais Catherine n'était pas destinée au bonheur.
Il y avait, dans le voisinage, un jeune homme à peu près de son âge, qui l'aimait dès l'enfance comme un frère aime une soeur. Leur mutuelle affection avait presque commencé avec leur vie, et ce sentiment qui unissait leurs coeurs était si pur, qu'ils n'en connaissaient pas la nature, ne s'en rappelant pas l'origine; Ils avaient semblé, jusque-là, n'y voir tous les deux qu'une douce habitude de s'aimer. Mais lorsque le bruit du mariage de Catherine se répandit dans le pays, André, cet ami d'enfance, devint si chagrin, qu'il en tomba malade. Il ne jouissait pas d'une bonne santé; sa mère était morte poitrinaire, et sa vie avait donné plusieurs fois de vives inquiétudes. Cet état de faiblesse et de souffrance, qui dans les villages inspire une frayeur superstitieuse, une espèce d'éloignement pour ceux qui en sont frappés, comme ferait un signe de réprobation céleste, n'avait pas peu contribué, au contraire, à toucher le coeur de Catherine. La tendresse et la pitié qu'elle éprouvait pour lui n'avaient peut-être qu'une même source. André était seul à la maison; son père travaillait à la forêt; depuis plus de vingt-quatre heures le jeune homme n'était pas sorti. On l'ignorait dans le village, parce qu'on le croyait au charbon; mais rien n'avait échappé à la tendre sollicitude de Catherine. Le soir, lorsqu'elle revint de la forge, elle vit de la lumière qui sortait par une fente de la porte d'André. — Pauvre André ! pensa-t-elle, il est donc malade. Elle dit en entrant à sa mère, avec sa chaste candeur :
— André est resté enfermé tout le jour, sans doute il est souffrant ; il est seul; qui donc pourra le soigner ?
— Eh bien ! lui répondit sa mère, va voir, ma fille, s'il à besoin de nous.
Alors l'excellente créature, le coeur doucement agité,'traversa la rue et vint frapper à la porte d'André. Aucune voix ne répondit de l'intérieur; effrayée de ce silence, elle ouvrit la porté et entra.
La chambre était éclairée par la lueur du feu de la cheminée où flambaient quelques morceaux de bois. André, assis sur une chaise près du foyer, avait les coudes appuyés sur ses genoux, le front pâle et pensif, penché vers la flamme que ses yeux fixes regardaient tristement. C'était dans le mois de septembre, la soirée n'était pas froide; mais André se chauffait parce qu'il avait la fièvre. Tournant le dos à la porte, il ne vit pas entrer Catherine, et, profondément absorbé dans sa rêverie, il ne l'avait pas entendue. Catherine fit quelques pas vers lui, et d'une voix ému l'appela : — André ? — Cette voix le fit tressaillir sur sa chaise; il se redressa comme un homme éveillé en sursaut; il détourna vivement la tête, et, voyant Catherine qui s'avançait, il jeta du fond de sa poitrine un cri de joie et de surprise, qui retentit aussi bien avant dans le coeur de là jeune fille. Il fit un effort pour se lever, mais, soit émotion, soit faiblesse, il retomba éperdu sur sa chaise, les bras défaillants, les yeux levés vers Catherine, le visage empreint d'un indicible mélange de plaisir et de douleur. Elle s'approcha de lui, avec ce naïf abandon d'une soeur, sans baisser les yeux, sans rougir.
— André, lui dit-elle, si tu es malade, je te servirai.
Ces simples paroles pénétrèrent comme un trait dans le coeur d'André, et vinrent y toucher je ne sais quoi de tendre, d'où s'échappa une source de larmes. Il ne put proférer un seul mot; il prit la main de Catherine, la serra avec force et l'inonda de pleurs. Ils restèrent longtemps muets tous les deux. André pleurait, le front appuyé sur la main de la jeune fille, et Catherine, debout près de lui, lui abandonnant sa main, laissait aussi couler ses larmes en silence sur la tête de son ami. André les sentait tomber une à une avec bonheur.
— pourquoi, dit enfin Catherine, pourquoi es-tu triste depuis quelques jours? Pourquoi n'es-tu pas venu nous dire que tu étais malade? Tu sais bien que ma mère t'aime. Qu'as-tu, André ?
— Oh! rien à présent, rien, répondit le jeune homme en relevant la tête; Je suis heureux, puisque je te vois. Tiens, regarde j'essuie mes larmes. Cependant il dit cela avec un reste de tristesse. Il avait beau essuyer ses yeux, de grosses larmes reparaissaient toujours aux bords de ses paupières; ses regards interrogeaient avec inquiétude les regards de la jeune fille, et des soupirs qu'il ne pouvait étoufer sortaient de sa poitrine.
— Eh bien ! lui disait Catherine, si tu es content de me voir , pourquoi pleures-tu? Pourquoi ne me souris-tu pas?
André essaya de sourire, mais son sourire mélancolique attristait encore la jeune fille.
— Allons, André, lui dit-elle, en laissant tomber sur lui un regard caressant, parle-moi; dis-moi ce que tu as sur le coeur.
Le visage d'André changea tout à coup. Un éclair de désespoir passa sur son front, son œil s'anima d'un feu sombre, et il dit d'un ton de voix déchirant :
— Oh! si cela est, Catherine, je n'ai pas besoin de ta pitié; laisse-moi mourir.
— Non, André, cela n'est pas, s'écria vivement la jeune fille, et avec tout l'élan de son ame, elle jeta les bras autour du cou de son ami et pressa sa tête contre son sein.
— Cela n'est pas, répéta André hors de lui, ressaisissant avidement l'espoir de son bonheur, cela n'est pas? Oh pardonne-moi Catherine. Mais expliquons-nous; m'as-tu bien compris? Une fausse joie, vois-tu me rendrait encore plus misérable.
Il l'éloigna un instant de son coeur, et contenant la joie prête à éclater sur son visage, prenant les deux bras de Catherine avec un frémissement passionné:
— Parle, lui dit-il d'une voix tremblante; est-il vrai que tu te maries avec M. Auguste de Belviane?
— Non.
— N'a-t-il pas demandé ta main?
— Je l'ai refusée.
— Pour qui donc?
— Pour toi.
Un cri de bonheur retentit dans la maison, André, dont tous les traits respiraient le délire de la joie, attira Catherine sur sa poitrine, et l'y retint dans un long embrassement, comme s'il avait voulu confondre leurs cœurs.
— Tu me veux donc moi, pauvre André? lui dit-t-it en baisant sa tête et ses vêtement avec ne sorte d'adoration. Mon Dieu, mon Dieu! pourquoi ne m'avez-vous pas fait riche? Oh Catheriue, ce n'est que pour toi que j'ai désiré la fortune pour vous rendre heureuses ta mère et toi. Combien de fois j'ai rêvé que je trouvais un trésor, et que je venais l'apporter à tes pied!... et tu m'as aimé sans cela, moi pauvre, faible, malade... Catberine ne répondit qu'en le pressant doucement dans ses bras, et disant d'une voix attendrie :
— Cher André!
— Oh! Catherine, s'écria le jeune homme avec exaltation, tu m'as donné plus que ma mère, tu m'as donné une nouvelle vie. Avec toi je serai fort. Regarde un seul mot de toi m'a guéri.
André se leva, il était d'une grande taille, et son corps, en se redressant plus que de coutume, sembla encore grandi; son visage, doux et languissant, resplendit d'une beauté mâle, sa tête secoua ses grands cheveux noirs avec le sentiment d'une nouvelle puissance et à travers les longs cils de ses paupières brilla une flamme qui echauffa le cteur de Catherine. Ravie, elle le regarda cette fois avec toute l'ivresse de l'amour. André la saisit dans ses bras, l'enleva pour la baiser au front comme il eût enlevé un enfant. Ah que Catherine aimait à présent à sentir sa faiblesse, elle qui s'était toujours crue plus forte qu André !
— Oh oui puisque tu m'aimes, lui dit le jeune homme je sens que je vaux quelque chose; viens à présent, j'aurai du courage et de l'orgueil; viens, je vais te demander à ta mère.
Ils sortirent en se tenant par la main.
La mère de Catherine s'était bien aperçue dès leur enfance de leur attachement; mais elle avait toujours repoussé toute idée de mariage entre eux parce qu'André n'avait pas de santé. Cependant, ne voulant que ce que désirait sa fille elle renferma ses craintes dans son sein, et embrassa André comme son fils. L'heureux jeune homme était à ses pieds lui prodiguant toutes les expressions de tendresse que pouvait lui dicter sa reconnaissance et, voyant tout dans l'avenir aussi beau que celle qu'il aimait, il prédisait pour tous trois une éternité de bonheur.
— Mon Dieu! lui disait la vieille femme attendrie, je sais bien que ce n'est pas un bon coeur qui te manque.
— Oh! ni la force non plus, s'écria André en se levant, ne le craignez plus, ma mère, – et s'exaltant de nouveau avec cette pensée que l'amour de Catherine lui donnait une nouvelle vie: – Dieu a permis ce miracle, disait-il; vous le verrez; je ne veux plus qu'elle travaille; il est temps qu'elle se repose; je travaillerai pour vous deux.
— Oh! je sais bien, disait encore la vieille en hochant la tête, que si tu pouvais tout ce que tu désires, je sais qu'elle serait heureuse.
Elle le sera, répondit André avec un irrésistible accent de confiance, qui étonna la mère de Catherine; et comme il invoquait le nom de Dieu, elle espéra dans cette protection d'en haut, dont un rayon semblait briller sur le front du jeune homme.
Il fut arrêté que le mariage aurait lieu sous peu de jours, et André rentra heureux chez lui. Mais ce qu'il avait pris pour la force n'était que l'excitation de la fièvre; l'accès l'ayant quitté tout à coup, il se trouva d'une extrême faiblesse et il se mit au lit, en disant: - Mon Dieu m'avez-vous déjà abandonné? Cependant, délivré du poids douloureux qui l'oppressait depuis quelques jours, il reposa en paix. Avec la joie de l'ame, dans cette chambre encore pleine de la présence de Catherine, respirant l'air qu'elle avait respiré, il recouvra bientôt la santé. Ce mariage fit beaucoup parler dans le pays. Ceux qui voulaient réellement du bien à Catherine, ne l'approuvaient pas, parce qu'ils croyaient y voir un grand malheur pour elle. Le curé était de ce nombre; il lui fit d'abord quelques observations sages, mais connaissant l'amour vrai et pur des deux amants, dès que leur union parut une chose irrévocable, il partagea leur bonheur et bénit leur joie, mettant sa confiance pour l'avenir dans la Providence.
En moins de trois années, Catherine eut deux enfants. Le bonheur des deux époux ne fut pas un seul instant troublé; ils vécurent tout ce temps dans la douce possession d'eux-mêmes, d'amour, de travail et d'espoir; mais la quatrième année, ce qu'on avait craint arriva. La santé d'André s'altéra. Alors on vit entre eux une lutte touchante de dévouement. André dissimulait son mal; mais Catherine, dont la vive tendresse veillait, tout en lui cachant ses inquiétudes, employait tous les moyens qu'elle pouvait imaginer pour empêcher d'aller travailler à la forêt. Lui, de son côté, voyant sa femme affaiblie par l'allaitement de ton dernier enfant, ne voulait pas lui permettre d'aller à la forge, et il s'échappait de la maison avant le jour, redoublant d'ardeur pour le travail. Mais ses forces secondaient mal sa volonté; plusieurs fois on l'emporta évanoui de la forêt. Catherine voulait alors se servir, avec une sorte d'autorité, de l'ascendant qu'elle avait sur son mari pour le retenir au village; de là de légères contestations dans lesquelles le curé intervenait toujours heureusement, car dès qu'il paraissait, la paix était faite. La querelle des époux finissait chaque fois par de saints embrassémens; leurs malheurs ne faisaient qu'accroître leur amour.
André fut bientôt forcé de se soumettre, et l'épuisement où il était l'obligea à s'aliter. Catherine eût soutenu avec courage tout le poids de la maison et peut-être l'eût-elle trouvé léger ; mais ce qui rendait sa tâche plus pénible, c'était de cacher ses efforts à André, c'était de chercher des prétextes à ses absences, profitant du sommeil de son mari pour aller gagner de quoi subvenir aux frais de sa maladie. Elle avait la douleur de voir qu'elle ne le trompait pas. André se taisait, mais le chagrin qu'il éprouvait de n'être qu'un sujet de peine pour ses enfants le rt de misfre pour ses enfants le rongeait intérieurement plus que son mal et avançait l'instant de sa mort. Les dernières heures de son agonie furent bien tristes. Cattierine avait jusqu'au dernier moment étouffé sa douleur; sa bouche souriait et parlait d'espérance, pendant que son coeur était livré au désespoir. Mais lorsqu'elle vit qu'elle avait beau faire, qu'André s'en allait, elle voulait s'attacher à lui; elle l'entoura de ses bras, et passant d'une force d'ame héroïque à tout l'abandon de la douleur, ne pouvant plus le retenir, elle voulait le suivre. Quand elle reçut sur sa bouche son dernier soupir, on crut qu'elle allait expirer avec lui.
Lorsque Catherine revint de son évanouissement, elle vit à côté du lit funèbre deux petits enfants assis sur une misérable couche, la larme à l'oeil, le sourire à la bouche; elle vit sa vieille mère brisée par la douleur; ces trois êtres chéris avaient les yeux levés vers elle, leur seule espérance, elle comprit leurs regards — Tu as besoin encore de tout ton courage, pauvre femme, — se dit-elle. Relevant ses longs cheveux épars, essuyant ses larmes, elle alla presser ses enfans et sa mère contre son coeur, et trouva dans son courage des paroles consolantes. Sa constance dans son malheur fut aussi admirable que l'avait été son dévouement. Au milieu de l'émotion générale que causait son infortune, elle fut un modèle de force et de résignation. Deux jours après la mort d'André, temps nécessaire pour lui rendre les derniers devoirs, elle prit le chemin de la montagne. Les forgeurs la virent venir avec un sentiment profond de respect et de compassion. Ces hommes rudes n'osaient lui parler, de peur de s'attendrir et de l'attrister. — Pauvre femme dirent les habitants de Belviane en se mettant sur leur porte pour la voir passer, et la suivant tristement du regard. Son malheur fut ressenti comme une calamité qui aurait pesé sur tout le pays. Quand elle paraissait avec ses habits noirs sur la montagne, elle semblait jeter sur la vallée une ombre de tristesse. Elle reprit son train de voyages de la forêt à la forge de Quillan avec plus d'ardeur que jamais, et, malgré ses fatigues, sa santé et ses forces ne s'affaiblirent pas. Elle avait alors vingt-deux ans; beaucoup la trouvaient plus belle qu'avant son mariage; seulement son front était resté pâle depuis la mort d'André, et c'était un rare bonheur pour ceux qui l'aimaient de la voit sourire.
Il y avait un an environ que Catherine portait le deuil de son mari, c'était à la fin du mois de novembre, au temps des premières neiges, qui chassent les charbonniers de la forêt et retiennent les femmes de Saint-Martin au village. Les grues passaient depuis quelques jours par bandes nombreuses, annonçant un rude hiver. Cependant l'arrière-saison avait été belle; le mauvais temps n'était pas encore tout-à-fait arrivé; les travaux n'avaient pas cessé à la forêt, et Catherine continuait d'aller à la forge. Un jour que le vent du nord soufflait avec violence et durcissait la neige tombée la nuit en abondance, Catherine à la prière de sa mère qui se sentait troublée par une tristesse vague, resta toute la matinée à la maison. Mais, vers midi, le ciel s'éclaircit, l'air devint plus doux; et voyant les moineaux quitter leurs toits et courir sur la neige, elle eut envie de se mettre en route. — Il fait beau, dit-elle en regardant la montagne où brillait un rayon de soleil qui semblait l'appeler, je pourrai faire un voyage. Elle devait d'ailleurs toucher à la forge le salaire de plusieurs jours dont elle avait besoin, et il était à craindre que le lendemain le temps ne fût encore plus mauvais. Elle embrassa sa mère et ses deux enfants; une charge de charbon était toute prête chez elle; choisissant celle de ses deux ânesses qui avait le pied le plus sûr, elle partit pour la forge.
Comme elle voulait gagner du temps parce que la nuit arrivait vite dans cette saison, elle prit le chemin le plus court, mais aussi le plus dangereux, un étroit sentier qui courait le long de la crête de la montagne escarpée, sur les bords de Pierre-Lisse. Le curé qui, pour profiter du soleil, se promenait sur les bords de l'Aude où il venait souvent étudier un projet, sujet constant de ses préoccupations, apercevant Catherine au haut du précipice, frémit à l'idée du danger qu'elle bravait; mais, comme il la voyait aller d'un air libre et assuré; il la suivit des yeux jusqu'au détour de la gorge avec une sorte d'admiration, et se tranquillisa uu peu. Cependant, sur le soir, le temps s'assombrit tout a coup ; un ciel gris et morne s'abaissa sur la montagne, et il tomba du verglas. Le curé, déjà rentré chez lui, voyant arriver subitement la nuit et entendant cette pluie glacée qui fouettait les vitres, pensa à la pauvre Catherine, et alla s'informer chez sa mère si l'imprudente fille était revenue de la forge. Il trouva la vieille femme en prières et en larmes, agitée d'un cruel pressentiment; Catherine n'était pas encore de retour. Ne pouvant lui-même maîtriser un trouble secret, malgré le vent et la neige, il s'en alla vers la rivière, suivi bientôt d'un grand nombre de femmes, qui s'émurent comme lui en apprenant que Catherine, à cette heure, traversait sans doute la montagne. Le ciel était tout-à-fait noir; les flots rapides de l'Aude, qu'on apercevait à peine, se précipitaient vers la Pierre-Lisse; on entendait venir de l'abîme un bruit semblable au sourd grondement de la mer, et par intervalles les rugissemens des raffales qui s'engouffraient dans la gorge. L'oeil habitué à saisir les formes de la montagne pouvait seul distinguer, comme une ligue à demi effacée, le sentier tracé au-dessus de la Pierre-Lisse. Le curé et les femmes qui l'avaient accompagné avaient constament les regards fixés sur ce sentier presque imperceptible, attendant avec anxiété qu'il y parût une ombre, et se livrant tour à tour à mille conjectures toutes différentes les unes des autres.
— Elle aura vu le mauvais temps, disait une femme; elle sera restée à Belviane.
— Oh non disait une autre, elle n'aura pas voulu laisser sa mère dans la peine.
— Elle sera passée au moins par l'autre chemin.
— Mais la pluie n'est venue que lorsqu'elle avait déjà pris celui-ci.
Pendant ces alternatives de craintes et d'espérances, on vit plusieurs fois remuer quelque chose le long du sentier de la Pierre-Lisse; on crut que c'était Catherine : plusieurs voix l'appelèrent, mais les sifflements d'un vent furieux, échappé de la gorge répondaient seuls à ces voix; le point noir se fondait dans la teinte uniforme de la nuit; ce n'était sans doute qu'un nuage qui, en passant, avait rasé la montagne. A chaque méprise les alarmes augmentaient, l'effroi gagnait tous les cœurs; le vent, les flots, l'air, le ciel, étaient remplis de terreurs. Les ténèbres s'épaississaient de plus en plus; on ne distinguait plus rien, ni rivière, ni montagne; on gardait un morne silence dans l'espoir de saisir pendant une lugubre pause des raffales, quelque bruit qui annonçât l'arrivée de Catherine. Après une heure d'angoisses, en effet le braiement de son anesse se fit entendre dans l'éloignement. – La voilà, la voilà, crièrent alors toutes les femmes avec des transports de joie, et plusieurs d'entre elles se précipitèrent sur un mauvais pont en bois sans garde-fou, au risque de tomber dans l'eau car elles ne voyaient pas où elles mettaient les pieds, et coururent vers le sentier de la montagne. Un moment après elles revinrent consternées; elles ramenaient bien l'ânesse, mais Catherine, elles ne l'avaient pas vue. – La malheureuse; elle sera tombée dans la gorge s'ecria-t-on avec un sentiment de terreur. Puis l'effroi fit place à la douleur; des larmes coulèrent de tous les yeux, des gémissements remplirent l'air et se mêlèrent aux sifflements du vent. On attendit long-temps, on appela de nouveau aucune voix humaine ne répondit; Catherine ne vint pas. Il n'y avait parmi cette foule éplorée, aucun homme qui pût se dévouer pour aller la chercher; tous les hommes jeunes de Saint-Martin étaient encore à la forêt. Muettes de frayeur, immobiles toutes ces femmes seraient restées jusqu'au lendemain à écouter, dans une sorte d'anéantissement, les bruits lugubres de cette épouvautable nuit. Le curé les tira de leur stupeur. A l'église ! à l'église! cria-t-il, que la cloche appelle au village tous les habitants !
On courut à l'église et la cloche fit entendre des sons précipités, comme des voix d'hommes en peril qui répandirent l'alarme dans la forêt des Fanges. Les charbonniers arrivèrent; le curé demanda des hommes de dévouement; il s'en offrit un grand nombre et, trop âgé lui-même pour les suivre, il organisa du moins leurs bandes, dirigea leurs recherches. Ils partirent armés de flambeaux et de bâtons ferrés; bientôt on entendit le nom de Catherine retentir sur la monontagne, et l'on vit les flambeaux, qui jetaient des lueurs rouges sur là neige, courir çà et là comme des météores. Ils parcoururent tous les chemins, pénétrèrent dans toutes les cavernes, mais ils ne trouvèrent pas la malheureuse Catherine; ils ne pouvaient pas méme apercevoir la trace de tel pieds; la neige qui tombait couvrait leurs propres pas à merure qu'ils avançaient. Ils arrivèrent à Belviane et demandèrent si on ne l'avait pas vue; On l'avait vue passer un peu avant la nuit, se dirigeant vers le sentier de la Pierre-Lisse. La nouvelle de sa disparition se répandit rapidement dans le village et émut tous les hàbitans; les maisons, qui s'étaient déjà fermées, se rouvrirent comme-en plein jour; les rues se remplirent de monde. On n'était que trop persuadé que Catherine était tombée dans la gorge ; déjà un pareil événement était arrivé, il y avait une dizaine d'années, et avait laissé dans le pays une douloureuse impression. Si une mort imprévue cause de l'émotion dans les villes, que ne doit-elle pas faire dans les campagnes, lorsqu'elle frappe une personne aimée et connue de tous, lorsque cette mort funeste finit une misérable existence, dont les dangers et les peines sont communs à tous! Il est difficile de se faire une idée de l'état d'agitation des esprits, depuis Saint-Martin jusqu'à la forge de Quillan. Une troupe de femmes s'était réunie dans une maison située tout près de la rivière, et demandait à grands cris que, vivante ou morte, on leur apportât Catherine. Des hommes parcouraient les bords de l'Aude, et, lorsqu'ils passaient devant cette maison, ils étaient assaillis par d'amères plaintes, de la part de ces femmes, qui s'en prenaient à eux de ce qu'on ne la trouvait pas. Leur sensibilité s'exaltait de plus en plus, et bientôt trop émues pour attendre, elles coururent elles-mêmes vers la rivière et se répandirent sur les bords.
Toute la nuit se passa en inutiles recherches ; mais le matin, dès qu'il fit jour, des forgeurs trouvèrent le corps près de la prise d'eau de l'usine, dans un coin où la rivière était calme. Il fut retiré de l'Aude et porté sur la route. En un instant, toute la population de Belviane accourut. Les femmes se jetaient en pleurant sur le corps de Catherine et voulaient toutes le porter à l'église de Belviane. Ce transport se fit dans le désordre et l'égarement delà douleur. Le calmene se rétablit un peu dans les esprits que lorsqu'on vit Catherine déposée sur des bancs au milieu de l'église. Un Christ fut placé sur son sein, et Chacun put repaître ses yeux du spectacle déchirant de la pauvre Catherine morte. L'infortunée, en tombant dans la Pierre-Lisse, avait sans doute frappé de la tête contre un rocher, le sang souillait son visage; une femme le lava et l'on vit sur son beau front un trou saignant encore qui en altérait la pureté. Mais il y avait dans le reste des traits une sublime beauté qu'on était avide de contempler, un mélange de souffrance et de douceur, touchante empreinte que son ame, en prenant son essor avait laissée sur son visage, comme l'image de toute sa vie. La majesté de la mort entourait de tout son éclat cette vie si pure. Chacun s'approchait du corps avec une sorte de vénération, secouait sur lui le buis bénit, et s'agenouillait en versant des larmes. Le corps resta exposé plus de deux heures, durant lesquelles on alla prévenir le curé de Saint-Martin et on fit la bière. Lorsque cette bière entra dans l'église, lorsqu'on vit déployer le linceul qui devait envelopper Catherine, lorsqu'elle disparut dans ses plis et fut déposée dans le cercueil, ce fut une désolation qu'on ne saurait dire. Le curé de Saint-Martin arriva dans ce moment; en voyant une si grande affliction il ne put retenir sa douleur et mêla ses larmes à celles de la foule. On découvrit à ses yeux le visage de Catherine; il jeta sur lui un dernier et tendre regard où se peignirent des regrets amers et une douce espérance divine. Ce beau visage disparut pour toujours sous le linceul, et une planche fut clouée sur la bière en présence de tous les assistants. Des cierges s'allumèrent autour du cercueil; l'office des morts commença, mais des sanglots au lieu d'hymnes funèbres remplirent l'église.
On fit à Catherine un convoi qui n'avait jamais eu d'exemple; personne n'y manqua des populations de Saint-Martin et de Belviane et, bien que la route de la montagne fût longue et pénible, le corps fut porté à bras par des femmes. Le soleil ne brillait pas au ciel, mais une lumière douce et mélancolique était répandue dans l'espace, réfléchie par la neige de la montagne. La nature entière était tendue de blanc. Des bandes de noirs corbeaux qui planaient dans l'air ou se posaient sur des roches faisaient seules des taches dans le ciel et sur la terre. Le cortège cheminait avec recueillement et gravissait lentement la montagne de Quirbajou. Les chants des morts s'élevaient de moments en moments, et dans les intervalles régnait un morne silence. A l'impression triste de la cérémonie se joignait l'émotion que faisait naître la vue du curé déjà vieux, qu'il fallait soutenir et aider à monter. Parvenu au sommet de Quirbajou, le convoi s'arrêta un moment pour reprendre haleine. On apercerait de là les deux églises de Saint-Martin et de Belviane; les cloches balancées dans l'air pleuraient Catherine et leurs sons plaintifs venaient se méler sur la montagne; on pouvait voir aussi la route entière où s'était renfermée la vie de la pauvre femme; cette route qu'elle avait parcourue si souvent seule, elle la suivait, hélas ! pour la dernière fois, accompagnée d'une nombreuse population que sa mort avait plongée dans le deuil.
On arriva à Saint-Martin avant la nuit; le convoi passa devant maison de Catherine. Les cris de ses malheureux enfants en sortirent; les infortunée demandaient leur mère; un douloureux intinct leur disait sans doute que c'était elle qu'on portait en terre. Quant à la vieille infirme, on ne l'entendit pas; ellr était étendue depuis le matin sur son lit, privée de sentiment. Après ses premiers élans, la douleur publique avait été muette et recueillie pendant la route; mais au cimetière, lorsque la bière fut descendue dans la fosse, elle éclata de nouveau. Le curé ayant élevé la voix, les gémissements cessèrent et sa parole fut écoutée dans un religieux silence.
« Mes enfants, dit-il d'abord d'un accent plein de l'émotion commune, mais bientôt d'une voix ferme qui releva les âmes de leur abattement, vous pleurez tous Catherine, comme une sœur bien-aimée que vous auriez perdue et moi aussi, je l'ai pleurée avec vous, comme un père pleurerait la fille de son cœur. Vous donnez tous vos regrets à la créature de Dieu la plus parfaite et la plus aimable. Mais Catherine doit être quelque chose de plus sacré pour vous qu'un objet de votre humaine affection. Dieu vous l'avait donnée comme l'exemple de la vertu la plus pure; Dieu a voulu qu'elle fût chère à vos cœurs pour que la douleur de sa perte ne fût point stérile pour vous, pour que sa mort portât son fruit comme sa vie. En voyant périr si misérablement celle que vous aimiez comme une soeur, vous penserez aux dangers que courent tous ceux que vous chérissez car le gouffre est là qui hurle encore et demande une nouvelle proie. Pendant que votre douleur est encore saignante, prenez la résolution courageuse de les arracher à ces périls qui les menacent. Mes enfants vous savez ma tendre sollicitude et mon amour pour vous, vous savez combien j'ai souffert en voyant vos femmes et vos filles gravir la montagne pour gagner un morceau de pain souvent au péril de leur vie. Mon Dieu ! disais-je, si je pouvais l'abaisser cette rude montagne, pour les femmes qui allaitent leurs enfants, pour les filles qui nourrissent leur mère, anges du ciel, donnez-leur la main. Je demandais à Dieu qu'il fit pour vous un miracle, et celui qu'on n'invoque jamais en vain m'a envoyé une bonne pensée. Votre chemin sera aplani, les pierres rudes à vos pieds en seront ôtées, tous les obstacles s'évanouiront. J'ai étudié les lieux, j'ai médité un projet, et ce sera vous qui l'exécuterez sans effort. Pous cela, il ne faut qu'un peu de courage, un léger sacrifice au bien public; il ne faut pendant quelques jours que le concours de vos bras. Une route peut s'ouvrir dans l'intérieur de la Pierre-Lisse. Il n'est point d'abîme qu'avec l'aide de Dieu l'homme ne puisse combler, point de roc immense qu'il ne puisse renverser de sa base et semer sous ses pas en poussière. Cette route est possible, je vous le garantis, j'y sacrifierai tout ce que je possède et ce qui me reste de vie. Vous, mes enfants, vous me promettez de me seconder. Habitants de Belviane, ne ferez-vous rien pour vos frères de Saint-Martin ? Vous vous réunirez tous à moi, j'en ai l'assurance, j'en crois l'émotion de vos cœurs, les mots confus qui sortent de votre bouche; demain matin, rendez-vous à l'église; après la messe, nous irons à la Pierre-Lisse, et nous ouvrirons cette route qui doit finir votre misère. »
Ce discours produisit sur l'assemblée tout l'effet que le curé pouvait en attendre. Quand il eut cessé de parler, un long murmure d'approbation et de dévouement s'éleva. On voulait aller à l'instant à la Pierre-Lisse; mais comme la nuit arrivait, l'ouverture de la route fut remise au lendemain. Le silence se rétablît, et la fosse de Catherine se ferma dans le deuil et le recueillement; les larmes étaient séchées tous sortirent du cimetière le cœur rempli de généreuses pensées.
Le lendemain, l'église de Saint-Martin ne pouvait pas contenir la foule qui s'y rendit. Il vint un grand nombre d'habitants de Quillan de Daxat et de tous les endroits environnants où la nouvelle de la mort de Catherine et du projet du curé s'était répandue. Ou assista à la messe avec des pics, des pioches et des pinces. Instruments et hommes furent bénis; et après une courte et chaleureuse exhortation, qui remplit tous les assistants de l'esprit de Dieu, ils partirent, le curé à leur tète, armé lui-même d'une pioche, et s'en vinrent à la Pierre-Lisse. Le roc fut entamé. Ainsi s'ouvrit cette route, œuvre non moins digne d'admiration, pour le mérite de son exécution que pour les généreux sentiments qui la firent entreprendre.
Le curé Armand eut le bonheur de la voir achevée et il jouit encore quelques années de la reconnaissance du pays. Cette route n'apporta pas la richesse dans le village de Saint-Martin, mais elle y fit naître du moins une grande sécurité et bientôt même on y ressentit quelque aisance. La vie y devint plus facile; les femmes s'en allèrent à Quillan sans danger et sans fatigue; leurs voyages, si pénibles auparavant, ne furent qu'un jeu pour elles. Il semblait à ces pauvres gens qu'on leur eût ôté la montagne de dessus la tète. Le contentement qu'éprouvait le curé d'avoir soulagé la misère de son pauvre troupeau, la seule satisfaction de se dire que son bien-être était son ouvrage, ce doux prix de la conscience eût suffi à son coeur, cependant une récompense plus éclatante lui était due: il obtint celle qui aurait pu le mieux flatter sa vanité (s'il avait eu la moindre vanité), l'insigne honneur d'entendre son éloge de la bouche même de l'empereur. Quoiqu'il n'eût jamais eu d'autre mobile de ses actions que la plus pure charité, il dut lui être doux de se voir honoré par celui qui était la gloire de la France; il dut lui être doux au moins de reconnaître dans le chef d'une grande nation un homme sensible et juste, dont la faveur allait chercher les bonnes oeuvres dans les coins les plus reculés de l'empire. C'était à l'époque où la France entière ressemblait à un vaste camp tout hérissé de baïonnettes, retentissant d'armes et de roulements de tambours; d'innombrables bataillons traversaient sans cesse nos villes, tous leurs vieux et glorieux drapeaux allant du nord au midi de l'Europe. Napoléon passa avec eux à Toulouse. Un peuple immense était venu pour le voir passer. L'empereur, qui avait craint de ne recevoir qu'un accueil froid dans cette ville, de la trouver rebelle, la vit enthousiaste et asservie à sa gloire. Jamais l'exaltation qu'excitait partout sa présence n'avait eu à ses yeux de plus vifs transports. Il s'en montra reconnaissant, il combla la métropole du midi des marques de sa munificence. Il ne devait s'arrêter que quelques heures à Toulouse; il se trouva si bien au milieu des témoignages spontanés de son dévouement qu'il y demeura plusieurs jours. Ce furent des jours d'une véritable ivresse; les rues plantées d'arbres s'étaient couvertes de tentes, comme aux plus beaux jours de ses fêtes religieuses. Aux premiers rayons du soleil un immense murmure s'élevait dans la ville et parcourait les rues précédant et suivant l'empereur, qui semblait porté par les flots d'un peuple en délire.
Mandé par l'archevêque, le curé Armand arriva à Toulouse au milieu de ces fêtes. Ce n'était pas un prêtre qu'une vertu orgueilleuse élevait au-dessus de tout ce bruit dont la ville était pleine, et qui, pour la première fois, frappait son oreille, mais un homme simple de cœur, sensible et bienveillant à tous. En entendant ces cris d'amour et de joie, il fut profondément ému et il ressentit quelque peu de frayeur en lui-même, en pensant qu'il allait être présenté à celui qui était l'objet de cette sorte de culte. Lorsqu'il se trouva au palais au milieu de la brillante élite du pays, il se tint humblement de côté, se demandant ce que lui, pauvre curé de hameau, y était venu faire. Mais dès que l'empereur parut, au moment où les premiers rangs s'inclinaient devant lui, il sut d'un coup d'œil embrasser toute l'assemblée et y découvrir le modeste et respectable curé. D'un regard il lui ouvrit un chemin au milieu de cette foule de gens titrés, d'un mot il lui fit un piédestal, et la tête blanche du vénérable curé rayonna près de la sienne; la vertu et le génie confondirent un moment leur auréole.
— Monsieur le curé, dit l'empereur, j'ai su ce que vous avez fait; vous avez mérité toute mon estime. C'est ainsi que j'entends et que j'aime la religion, toute de charité active et utile. En présence de tous comme en particulier, il lui donna le plus haut témoignage de sa satisfaction. Il offrit une noble récompense à ses vertus. Désirant ouvrir un champ plus vaste à l'exercice de sa charité, il voulut le faire évêque mais la générosité et la grandeur de l'empereur ne l'emportèrent pas sur le désintéressement et la modestie du curé Armand. Il s'excusa sur sa vieillesse, sur ses faibles moyens, sur son amour enfin pour ses bons villageois, qu'il ne voulait pas quitter. Il demanda seulement pour réparer son église, quelque peu d'argent que Napoléon lui accorda avec ce sourire sympathique dont il payait les cœurs incorruptibles. L'empereur exigea seulement qu'il acceptât la croix de la Légion-d'Honneur.
— Prenez-la, lui disait-il en lui présentant une croix ; lorsqu'un soldat mutilé la verra sur votre poitrine, il sera plus fier de la sienne.
Le curé Armand sortit du palais plus ébloui de la majesté simple qui l'avait frappé dans l'empereur que de tout ce magnifique appareil qui l'entourait, bien convaincu que ce n'était ni le succès, ni la puissance qui l'avaient fait si imposant à la foule, mais sa propre grandeur.
Quelques hommes de Saint-Martin, venus à Toulouse avec leur curé, l'attendaient à la porte du palais. Quand ils le virent arriver avec sa croix Suspendue sur la poitrine à un beau ruban rouge, ils parurent plus heureux et plus enorgueillis de cet honneur qu'il ne l'était lui-même. Il s'avança cependant, souriant d'aise de les voir tout ébahis; mais en passant devant les sentinelles qui lui portèrent les armes, il montra un modeste embarras pour leur rendre leur salut : il découvrit timidement la tête, et le rouge delà pudeur monta au front du vieillard comme au front d'un enfant.
Tous ces nobles honneurs, ce culte, ce bruit, cette ivresse de la puissance, ne le troublèrent pas. Il aurait pu prendre une place parmi les grands de la terre : il ne la dédaigna pas, il témoignait au contraire tous ses respects pour les renommées honorables, pour les distinctions méritées dans le monde; mais il désirait pour lui moins d'éclat, il voulait une scène moins élevée, où le coeur pût jouer le premier rôle; il préférait l'amour de ses villageois aux hommages des hommes; il revint à Saint-Martin aussi pur de toute ambition, aussi simple qu'il en était parti.
II ne put cependant quoi qu'il fît, se soustraire aux honneurs qui lui furent rendus sur sa route, depuis Pamiers jusqu'à Quillan. Il était connu dans l'Ariége ; il voulut, avant de rentrer dans son modeste réduit, dont il pensait ne plus sortir, car il se faisait bien vieux, dire à ses amis un dernier adieu. Il était venu à Toulouse par la plaine, il s'en retourna à Saint-Martin par la montagne; et comme il n'y avait pas de voitures sur sa route, il s'en alla à cheval à petites journées, passant par Pamiers, Foix, Lavelanet, Chalabre. Des hommes de Quillan et de Saint-Martin se plaisaient à le précéder de quelques heures et à annoncer son arrivée.
Sa bonne renommée comme une douce odeur portée par les brises des montagnes était descendue dans ces villes; on y connaissait sa vie de pieté, d'amour, de bienfaisance, cette vie qui fut une bonne œuvre continuelle; il venait d'ailleurs de voir l'empereur de lui parler; il portait sur lui comme un reflet de sa gloire; c'étaient là des motifs assez puissants pour attirer la foule à sa rencontre, et on lui faisait à son passage dans chacune de ces villes une superbe réception. Mais c'est surtout à Quillan que l'ovation fut complète. Le curé Armand y arriva un jour de fête. Lorsqu'il atteignit le col de la Visla, d'où le regard plonge au loin sur la ville, et découvre la vallée qu'arrose l'Aude, il vit échelonnées sur le chemin sinueux de la montagne les populations de Quillan, Belviane et Saint-Martin qui l'attendaient sans doute, car dès qu'il parut des cris de joie retentirent dans l'air, et tous les bras s'agitèrent pour le saluer. Il descendit la montagne porté plutôt que conduit par tout ce peuple; et monté sur son petit cheval, il fit une entrée vraiment triomphale à Quillan.
Le curé Armand ne quitta plus Saint-Martin. Il vieillit sans que l'ardeur de sa charité s'affaiblît ; les doux rayons de ses yeux gardèrent jusqu'au dernier moment toute la chaleur de son ame; lorsque sa voix et ses mains tremblèrent, sa vie sembla s'être retirée au cœur et jamais peut-être il ne donna plus de preuves de l'excellence de sa nature. Il mourut doucement, en s'éteignant comme le dernier sourire d'un beau crépuscule. Son ame se détacha sans effort de la terre; elle s'en alla un jour qu'il se chauffait au soleil devant la porte du presbytère. Sa tête s'inclina sur sa poitrine avec un petit gémissement. Une femme qui le vit pâlir l'appela : Monsieur le curé ! Il ne répondit pas. Elle toucha sa main; elle était déjà froide. Alors elle jeta de hauts cris, elle appela au secours. D'autres femmes accoururent, elles entourèrent le curé, s'empressèrent auprès de lui avec cette émotion et ce trouble de tendres filles qui voient mourir leur père : elles lui prodiguèrent les soins les plus touchants; mais il était mort.
J.-L. Lugan.

1837
Revue de ParisTome 43 - 2 juillet - J.-L. Lugan2
[même texte que celui de la "Revue étrangère de la littérature, des sciences et des arts" ci-dessus]

1838
Annuaire historique pour l'année ... : publié par la Société de l'histoire de France2
LENENSE ou DE LENIS, S.-Martin de Lez-sur-l'Aude; av. 965. d. Aleth [Aude].

1839
Dictionnaire général de géographie universelle ancienne et moderne, historique, politique, littéraire et commerciale. accompagné d'une introduction à l'étude de la géographie dans ses rapports avec l'histoire. Tome 3 / par Ennery et Hirth ; par Ch. Cuvier,...2
MARTIN-DE-PIERRE-LYS (Saint-). Voyez MARTIN-DE-TAISSAC (Saint-).
MARTIN-DE-TAISSAC (Saint-), vg. de Fr., Aude, arr. de Limoux, cant. et poste de Quillan; 240 hab.

1839
Nouveau dictionnaire complet: géographique, statistique, topographique ... de la France et de ces colonies- De Briand de Verzé4
St-Martin-de-Taissac ou de Pierre-Lys (Aude Languedoc) village sur l'Aude, arr. 5 l. 1/4 de Limoux, c. et poste de Quillan. 235 hab.

1839
Le Livre d'honneur des élèves de l'université : annuaire d'émulation / publié par un professeur de l'Académie de Paris (p125)2
ARMAND (FÉLIX).
voir presse sur Félix Armand

1839
Métrologie de l'Aude, ou Tableau des mesures anciennes en usage dans ce département avec leurs rapports réciproques aux mesures légales... par L.-B.-R. Cantagrel2
St.-Martin-de-Taïssac C f.|Mesures : Longueur anciennes : Cannes de Carcasonne = 1,785 mètres | Agraires - anciennes : Stérée de 1280 c. c. C. = 40,78 ares. | Mesures de capacité pour les grains anciennes : Setier de Carcassonne = 0,86 hectolitres

1840-1846(édition Privat)
Histoire générale de Languedoc : avec des notes et les pièces justificatives, composée sur les auteurs et les titres originaux. T. 2 / par dom Claude de Vic et dom Vaissète, ; commentée et continuée jusqu'en 1830, et augmentée d'un grand nombre de chartes et de documens inédits par M. le chev. Al. Du Mège2
cf abbaye-annexe - Ce commissaire fit rendre à David, abbé de S. Martin de Cauquene ou Cauchenne sur les bords de la mer, les biens qu'on avoit usurpez sur son monastere dans les lieux de S. Marcel de Maximian le bas, et de Maximian le haut dans le Minervois.
C'est le plus ancien monument que nous ayons de cette abbaye située dans une presqu'isle de même nom, entre l'etang de Bages ou de Sigean, celui de Gruissan, la riviere d'Aude et la mer, à deux lieues de Narbonne vers le midi. Ce monastère est different de ceux de S. Martin de Lenis et de S. Martin de Montredon qui étoient aussi dans le diocèse de cette ville, et dont nous parlerons ailleurs. 11 n'étoit plus en 844. qu'un prieuré dépendant de l'abbaye de S. Laurent de Cabreresses...

1841-02-09
Gazette du Languedoc1
Nouvelles des Provinces. Souscription ouverte à Carcassonne, en faveur des départements inondés, et dont le produit a été adressé à M. Champion , notaire à Paris, trésorier de l'un des comités. (4° liste.) Au secrétariat de l’évéché. — Quête dans les églises dont les noms suivent : Trebes, 32 fr. 50 c — Fa , 12 francs. — Puylaurens , 31 fr. — Quillan , 63 fr. — Bellegarde, 24 fr.— Ginoles , 3 fr. — Saint-Martin-Lys, 5 fr. [...]

1841-10
Journal des chasseurs2

AVENTURES DE JEAN BLAIREAU Par Louis Amiel
[J'ai mis tout l'article, mais seulement le début concerne St-Martin - sauter l'article]
I.
A trois milles environ de Quillan, petite ville du Haut-Languedoc, on rencontre, en remontant le cours de l'Aude, un sombre et étroit défilé qui, pareil à une brèche immense, coupe en deux une haute montagne. A l'autre bout de ce défilé, dans lequel la rivière gronde en luttant contre les rochers entassés dans son lit, on découvre le chétif village de Saint-Martin, suspendu sur un versant rapide et couronné au levant et au midi par des rocs gigantesques dont la blancheur contraste avec la sombre verdure des sapins de la forêt royale des Fanges, qui débordent sur plusieurs points leurs sommets aigus. Cette forêt a appartenu, selon les vicissitudes du temps, tantôt aux puissans comtes de Roussillon, qui durent en faire le théâtre de leurs chasses, tantôt aux archevêques de Narbonne, et enfin à l'État, qui l'a exploitée et l'exploite encore pour la marine royale.

Avant la révolution de 93, cette forêt était très peuplée de bêtes fauves, et surtout de sangliers, mais n'en mangeait pas qui voulait, les habitans de Saint-Martin encore moins que les autres, attendu leur voisinage qui les exposait à la surveillance plus immédiate des gardes. Il arrivait bien, par-ci par-là, que quelques sangliers manquaient à l'appel, vu les promenades fréquentes au clair de lune de quelques mauvais gars de Belvianes, village situé à contre-bout du défilé, lesquels, malgré l'exemple récent d'un des leurs pris en flagrant délit et pendu sans rémission, n'en continuaient pas moins leur périlleux métier. Cependant le bruit courait que tous les habitans de Saint-Martin n'étaient pas logés à la même enseigne, et que l'un des plus pauvres, Jean Blaireau, avait dans sa cave une douzaine de jambons fumés de la plus belle venue, et dont pas un des porchers qui traversaient annuellement le village, ne pouvait se flatter d'avoir vendu les individus auxquels ils avaient adhéré naturellement ; mais ce qui ouvrait un champ plus vaste aux conjectures et dépistait complètement les mauvaises langues, c'est que maître Blaireau, outre qu'il était vieux, borgne et boiteux, n'avait, de sa vie, manié un fusil, et encore moins les écus nécessaires à pareil achat ; de sorte qu'à moins de supposer la découverte d'un trésor dans le maigre champ qui l'aidait à peine à vivre lui, son âne et sa femme, car il avait une femme, le cher homme, vérifiant ainsi pour sa part, le proverbe du couvercle qui, si ébréché qu'il soit, trouve toujours sa marmite, il devenait impossible d'assigner un motif raisonnable à cette possession. On fut donc réduit, pour trancher le nœud, à faire intervenir le diable, auxiliaire fort commode, sinon très lumineux, pour les gens dont la sagacité est à bout. Mais Blaireau s'inquiétait si peu du qu'en dira-t-on, qu'il n'avait pas l'air de faire attention aux chuchotemens des commères qui, groupées devant les portes, se signaient charitablement en le voyant passer. Au demeurant la meilleure pâte d'homme, bon, serviable, et ce qui ajoutait encore au louche de ses jambons, si compatissant, qu'il n'eût pas tué une mouche sans nécessité; fuyant quand sa ménagère tordait le cou à quelque poulet, tant il respectait la vie que Dieu fait circuler dans tous les êtres; à ce point qu'ayant un jour rencontré dans une sente un lièvre pris à un collet et se débattant encore, il l'en détacha précipitamment et fut si ravi après, de le voir détaler gaillardement, qu'il lui envoya, Dieu me pardonne, sa bénédiction.
Ce fut par suite du même sentiment qu'il pleura un renard qui mangeait ses raisins et que le jeune marquis d'Axat tua sous ses yeux ; mais c'est là sa seconde aventure : n'anticipons pas.
Un jour donc que, selon son habitude, Blaireau se rendait dès le point du jour, à son champ, clopin-clopant, une bêche sur l'épaule, sa femme à ses côtés et son âne devant, ils rencontrèrent un magnifique troupeau de porcs descendant du côté de Mont-Louis; et comme sa moitié s'extasiait sur leur beauté tout en déplorant la misère qui ne lui permettait pas d'en saler un, à la saint Vincent, comme ses voisines plus aisées, Blaireau s'efforçait en vain de la calmer.
— Songe, femme, lui disait-il, que ce que tu regardes comme un mal est un bien, car Dieu l'a voulu.
— Même la misère, n'est-ce pas?
— Et sans doute, car les pauvres sont ses enfans. Qu'est-ce que ce monde qui fuit comme une ombre en vue de la mort et de l'éternité ! Songe à la parole du Sauveur : qu'il est plus difficile à un riche d'entrer dans le royaume des cieux qu'à un chameau de passer par le trou d'une aiguille.
— Fais-toi curé ! répondit sèchement sa femme.
C'est ainsi qu'ils continuaient à deviser, l'un courant après l'éternité, l'autre après ses porcs, lorsqu'ils furent brusquement interloqués par le son des cors, les abois des chiens et les cris des piqueurs qui éclatèrent inopinément au dessus de leurs têtes, dans la forêt des Fanges, dont les sapins débordaient le faite d'un précipice immense surmonté d'une croix en fer (Cette croix rappelle la mort d'une des plus jolies filles de Saint-Martin. Pendant qu'elle gardait son troupeau, un ours se jeta sur elle et l'enlaçant dans ses bras l'emportait, quand un bûcheron, attiré par les cris de l'infortunée, s'efforça à coups de hache de lui faire lâcher prise ; mais le ravisseur, plus soucieux de sa proie que des coups, l'emportait toujours en reculant, quand il tomba dans le précipice avec la jeune fille, et tous deux furent broyés), au bas duquel leur champ était situé.
— Encore quelque pauvre bête qu'ils vont traquer et mettre à mort, murmura Blaireau en soupirant, et pourquoi, juste ciel ! pour avoir brouté l'herbe, bu de l'eau claire et loué Dieu à sa façon en s'ébattant au soleil.
— Dis, imbécile, pour avoir dévoré nos navets en labourant notre champ de leur groin, comme font les sangliers, vendangé notre vigne comme le renard, pillé nos ruches comme l'ours.
— Eh ! quand cela serait, est-ce une raison pour leur ôter la vie que Dieu leur a donnée?
— Pourquoi pas, s'ils en privent eux-mêmes les chrétiens en leur coupant les vivres ; car enfin, sans leurs ravages.... nous aurions un cochon.
— Elle n'en démordra pas, fit tout bas le bonhomme. Eh bien! ajouta-t-il impatienté, tu en auras un, deux, trois et même cent, s'il plaît à Dieu.
— Ou au diable !
— Miséricorde! fit Blaireau en se signant, tu blasphèmes, malheureuse !
Ici le bruit de la chasse se rapprochant de plus en plus et roulant avec fracas sur les hauteurs environnantes, couvrit la voix de madame Blaireau qui reprit avec un redoublement de fureur :
— Prends garde, vieux fou, qu'ils ne tombent du ciel tout rôtis.
— Rien n'est impossible à Dieu, continua Blaireau qui baissait le ton à mesure que sa moitié enflait le sien.
Il achevait à peine, qu'une masse noirâtre, pareille à un cochon, s'élança du haut du précipice et tomba en sifflant à leurs pieds, un second, un troisième, un quatrième, un sixième enfin suivirent le même chemin avec la prestesse des moutons de Panurge, sans laisser aux époux le temps de respirer.
Six beaux sangliers, ma foi !
Le dernier était tombé depuis quelques secondes, que madame Blaireau, toujours les mains jointes, les yeux en l'air et la bouche béante, semblait attendre une recrudescence de cette manne si peu semblable à celle de l'Exode. Quand elle se fut assurée que le ciel bornait là son présent, elle toisa son homme de la tête aux pieds avec cet étonnement mêlé d'effroi que dut éprouver Balaam en entendant parler son âne, fit un grand signe de croix, puis relevant prestement son tablier, prit un vaste sac destiné à recueillir ses navets, et pendant que son mari, non moins étonné, contemplait dans une muette angoisse tant de victimes, elle déploya de ses mains et de ses dents convulsives l'ouverture du sac, sommant son mari d'un signe énergique d'y introduire au plus vite l'un des sangliers.
Notre homme, malgré sa répugnance, et un peu aussi en considération du danger auquel il s'exposait, si un garde forestier venait à passer et verbalisait contre eux, ce qui aurait pu les mener à la potence, obéit, non sans murmurer, à chaque effort pour ensacher le défunt: Pauvre bête! Quand ce dernier fut dument ficelé, empaqueté et hissé sur le dos de l'âne, madame Blaireau, en femme avisée, joncha de branchages et de feuilles de vigne les cadavres restans, puis, faisant siffler une gaule sur les côtes du baudet, le chassa gaillardement devant elle jusqu'au logis.
C'est ainsi qu'elle les voitura un à un jusqu'au soir sans se donner le temps de boire ni de manger, non plus que son digne conjoint, mais par un motif différent, car la tristesse produisait sur son estomac le même effet que la joie sur celui de sa compagne.
Maintenant, revenons sur nos pas, et voyons comment les males-langues de Saint-Martin étaient parvenues à transformer ce présent du ciel en cadeau du diable.
Le dimanche qui suivit l'événement, quelques habitans groupés devant l'église, après la grand'messe, écoutaient attentivement un piqueur à la livrée du marquis d'Axat.
— C'est un vrai tour du malin, disait-il (ici l'auditoire entier se signa), jamais sangliers en chair et en os n'auraient pu courir de la sorte : de la Pierre-Lis (C'est le nom qu'on donne au défilé dont tous avons parlé au début de ce récit.) au Quirbajou, du Quirbajou à Carach (Nom des montagnes qui avoisinent. mem Saint-Martin et Axat, autre village peu éloigné en amont de la rivière), de Carach à la rivière, six lieues au moins, enfin ils se rembuchent a la Croix de l'ours... - Ah! ah! nous les tenons! s'est écrié notre jeune maître, cornez fanfares! Tayaut ! Tayaut! La meute se précipite comme un ouragan, nous nous lançons après elle, plus d'issue possible, ils sont acculés à la croix, entre nous et le précipice: Tayaut! Tayaut! pieux et fusils sont en arrêt! cornez fanfares!.... Voilà que tout-à-coup nos chiens déchantent et reviennent à nous, la queue et l'oreille basses; nous avançons rapidement, serviteur: pas plus de sangliers que dans mon œil. Que sont-ils devenus? hein !
— Il est de fait, dit un des assistans, que je n'y vois que du feu.
— Et moi donc! fit un second.
— C'est bien pour cela, reprit le narrateur, en baissant mystérieusement la voix, que le diable (nouveaux signes de croix simultanés dans l'auditoire), ainsi que je vous l'ai dit en commençant, était de la partie, car rien, voyez-vous, ajouta-t-il en se frappant le front, non, rien ne me tirera de là qu'ils se soient évaporés dans l'air comme les sorcières au sabbat.
A ces derniers mots, on vit l'un des auditeurs se détacher du groupe, clopin-clopant, non sans cligner de l'œil, en riant dans sa barbe, des sangliers fantastiques dont il allait peut-être en ce moment manger une tranche succulente tête à tête avec sa ménagère.
II.
Nous avons vu que madame Blaireau était loin de partager la sympathie de son bénin conjoint pour les quadrupèdes et volatiles en général, et pour le renard. en particulier, à cause de ses pilleries habituelles dans un petit carré de vigne qu'ils avaient au bout de leur champ. Or, parmi les qualités intrinsèques du renard, Blaireau admirait surtout son museau effilé, son œil luisant et sa belle queue traînante; ce n'est pas qu'il ne trouvât à reprendre un tantinet sur sa moralité, mais il fermait les yeux avec cette indulgence chronique des vieux oncles de comédie pour leurs mauvais sujets de neveux. Voici à quelle occasion ce faible lui était venu.
Au pied de la grande muraille du précipice que les sangliers avaient mesuré si lestement, le digne homme avait bâti, dans un enfoncement exposé au midi, une petite cabane servant à serrer ses ustensiles, à l'abriter en cas d'orage, et souvent aussi à prier Dieu en présence du soleil, des fleurs et des oiseaux qui venaient chanter sur un vaste chêne au tronc creusé par les siècles, dont les vigoureux branchages se projetaient sur son toit. Un jour donc, qu'il se livrait à cet hymne muet du cœur qui est la prière la plus douce et la plus vraie de la créature à son créateur, il en fut brusquement arraché par un nouveau bruit confus de cors, de piqueurs et de chiens venant de son côté. Au même instant il croit entendre un léger frôlement sous les pampres, et voit saillir en face de lui un renard qui, après deux ou trois bonds en zig-zag, suivis de bruyantes et copieuses fusées, s'élança sur un tertre voisin, et de là au pied du chêne, dans le creux duquel il s'insinua comme un ramoneur, car, un moment après, Blaireau le vit reparaître, à son grand étonnement, à l'orifice d'un trou immédiatement au dessous de l'infurcation du tronc, et rester là, comme un paisible bourgeois à sa croisée, peu soucieux des abois furieux de la meute qui, se rapprochant de plus en plus, ne tarda pas à faire irruption dans le champ comme un torrent tumultueux.
En ce moment, Blaireau, qui tremblait déjà pour son voisin, trembla plus fort en voyant les chiens le nez sur sa trace, se ruer en bloc et furieux vers le chêne; cependant le renard, loin d'éprouver la même émotion, gardait toujours sa paisible altitude, contemplant narquoisement de sa lucarne ses persécuteurs qui, avant d'arriver au tertre, rabattirent comme par enchantement leurs grosses voix, reculant la queue basse, non sans éternuer bruyamment, devant les copieuses fumées que le compère avait éparpillées sous sa croisée.
Mais à la vue des chasseurs accourant à leur tour, la terreur de Blaireau s'accrut ; craignant de se trouver placé entre la nécessité de découvrir la retraite du fugitif ou de mentir, il se hâta de rentrer dans sa cabane avant d'être vu, ferma soigneusement la porte au verrou et se tint coi près d'une lucarne latérale faisant face à celle de son voisin. Il y était à peine installé qu'il entendit les chasseurs, jurant et tempêtant après leurs chiens pour leur faire reprendre la voie; mais en vain.
— C'est donc un diable que ce renard, s'exclama l'un d'eux a qu'il reconnut pour le jeune marquis d'Axat. Voilà la troisième fois qu'il nous joue ce tour, et toujours à la même place; je n'en aurai pas le démenti.
A ces derniers mots Blaireau sentit une sueur froide humecter son front et se tourna avec anxiété vers son voisin; mais celui-ci, à sa grande joie, était prudemment rentré dans le tronc; le bonhomme fit de même ; il s'enfonça dans le plus obscur de sa cabane en retenant sympathiquement son souffle, comme si ses propres jours eussent été en péril.
Enfin, après de nouveaux et vains efforts pour faire reprendre la voie à la meute, les chasseurs s'éloignèrent. Alors seulement Blaireau respira plus à l'aise, il remit doucement le nez à sa lucarne et vit son voisin en faire autant de son côté; tous deux avaient l'air d'échanger un regard d'intelligence qui semblait dire : Nous l'avons échappé belle.
Dès ce moment leur connaissance fut faite. Et tandis que l'un ouvrait avec précaution la porte de sa cabane, l'autre se laissait couler de son premier étage au rez-de-chaussée, et de là dans la vigne où, pour se remettre de sa fugue laxative, il happait les raisins à droite et à gauche.
Le croquant s'habitua tellement à l'indulgente hospitalité de Blaireau, qu'il ne se gênait plus même en sa présence, pour fourrager sa vigne : de là, les doléances de madame Blaireau qui, pour couper court au dégât, jeta du poison au pied des souches, mais c'était temps perdu, car à peine avait-elle le dos tourné que Blaireau ramassait jusqu'au dernier atome la perfide amorce, et courait la jeter dans la rivière qui coulait au bas de son champ, non sans s'être demandé après coup, le digne homme, si les truites et les barbillons ne seraient pas victimes de sa partialité pour le renard.
Jusque là tout allait pour le mieux, et l'admiration du bonhomme pour son nouvel ami n'aurait fait que croître et embellir, sans quelques légers écarts qui jetèrent de fâcheuses lumières sur sa moralité. Manger les raisins, se disait-il, rien de mieux; c est le droit de toute créature qui a faim et qui aime les raisins ; mais faire de sa vigne un coupe-gorge pour les oiseaux et les lapins, voilà qui renversait toutes ses notions sur le juste et l'injuste. Il s'était aperçu, en effet, que son ami n'avait de l'anachorète que la cellule, et que, loin de se borner au régime végétal, il empiétait de telle sorte sur l'animal, qu'il ne se passait pas de jour que quelque grive friande ou quelque merle étourdi ne tombât sous sa dent, ainsi que le témoignaient les débris encore frais de plumes et d'os éparpillés autour de sa retraite. Il ne pouvait digérer surtout, ce candide Blaireau, un pauvre Janot lapin, surpris et méchamment étranglé sous ses yeux, pendant qu'assis tranquillement sous le pampre humide de rosée, il procédait de ses pattes de devant à sa toilette matinale ; mais ce qui surtout faillit à combler la mesure, ce fut un infâme guet-apens contre un saint homme de lièvre qui, dès l'aube, regagnait son gîte à petit bruit, tout parfumé des émanations du thym et de la lavande.
Ceci mérite quelques détails.
Un jour donc, Blaireau s'étant rendu à sa vigne dès le Potron-Jacquet (Expression encore en usage dans le siècle dernier : il avançait chemin monté sur son criquet, Se levait tous les jours dès le Potron-Jacquet.( Poème de Cartouche)), voulut s'assurer, avant de se mettre à l'ouvrage, si son voisin l'anachorète dormait encore. Il s'approche du chêne avec précaution, et ne tarde pas à le voir, grâce à la lune qui brillait, se hisser doucement sur l'infurcation du tronc, et là, le cou tendu, les oreilles droites et frémissantes, écouter, non sans se lécher de temps en temps les babines, le chant des coqs de Saint-Martin que lui apportait le vent, musique plus suave à son oreille que la plus belle partition de Rossini; mais soit qu'il n'eût pas saisi son véritable point d'acoustique, soit qu'une nouvelle idée trottât dans sa tête, il se laissa couler au bas de son observatoire, d'où, au lieu de se diriger vers Saint-Martin, il grimpa le long d'un sentier opposé, quêtant comme un chien le nez rez-terre, revint sur ses pas, s'arrêta court non loin de Blaireau qui le regardait faire, puis sauta prestement dans une touffe de buis, s'y blottit comme un chat à l'affût, et ramassant insensiblement, comme ce dernier, les pattes sous son ventre et balançant ses épaules, s'élança au milieu du sentier qu'il venait de quitter et rentra lentement dans sa cachette, comme s'il eût mesuré la distance qu'il venait de franchir. Le drôle répéta plusieurs fois la même manœuvre, sautant du même endroit et retombant à la môme place avec une admirable précision, au grand étonnement de Blaireau, qui de plus en plus émerveillé de cette singulière gymnastique, se perdait en conjectures pour en deviner le but :
- Peut-être, se disait-il, est-ce une danse matinale, utile à la santé de ces bêtes; possible encore qu'il secoue ses puces comme madame Blaireau, quoiqu'à vrai dire elle s'y prenne autrement... ou bien... Le bonhomme eût erré cent ans dans ses interprétations. si le renard n'avait pris soin de l'en tirer lui-même par une explication foudroyante.
Depuis quelques minutes il avait suspendu ses bonds et ne bougeait, non plus qu'un mort, de sa cachette. La lune en ce moment se confondait avec les premières teintes de l'aurore, quand Blaireau crut entendre rouler quelques petits cailloux dans le haut du sentier. Il se tourne et voit un lièvre, les oreilles droites et confiantes, descendant de leur côté : ce fut un terrible éclair pour le digne homme; il aurait voulu douter, mais le renard ne lui en donna pas le temps,
car il tomba sur le râble du levraut comme une bombe, au moment où celui-ci passait sous sa cachette; et quand Blaireau, clopinant, soufflant et pantelant, arriva pour délivrer la victime, il ne trouva plus qu'un cadavre. Il ne perdit pas néanmoins la tête. Craignant que le corps du défunt ne servît de pièce de conviction contre lui, dans le cas où un garde viendrait à passer, il se hâta de l'emporter et de le serrer dans un panier qu'il cacha sous sa vigne.
Une chose le flattait pourtant, malgré son horreur pour le meurtrier, c'était sa docilité à lui céder sa proie: Qui sait, se disait-il, c'est peut-être un présent de sa façon qu'il a voulu me faire; mais notre papelard connaissait son voisin sur le bout du doigt, et savait mieux que normand de Normandie, qu'il faut savoir donner à temps pour mieux reprendre ensuite.
C'est ce qui arriva en effet. Le renard depuis un instant s'était réinstallé dans son observatoire aérien, d'où il suivait de l'œil tous les mouvemens du bonhomme; aussi, à peine le vit-il remis à l'ouvrage et le dos tourné, qu'il descendit et se glissant catimini sous les pampres, s'approcha du panier dont il souleva le couvercle avec son museau, et repêcha son lièvre qu'il fut enterrer à quelques pas de là ; puis, comme le grand jour était venu, il remonta la colline et s'enfonça dans la forêt des Fanges, semblable en cela aux grands scélérats qui, après la perpétration de leur crime, cherchent les ténèbres, redoutant autant l'œil du jour que celui de leur conscience.
Mais enfin allait sonner l'heure du châtiment, qui, bien que boiteux comme Blaireau, au dire des anciens, finit toujours par attraper le coupable.
Les abois de la meute retentirent de nouveau ce jour-là, répétés au loin par les échos de la Pierre-Lis ; soudain un chasseur parut au haut du sentier, théâtre du meurtre récent du lièvre, et se plaça de façon à dominer le point où les chiens étaient constamment en défaut. Blaireau continuait à bêcher son champ, machinalement et comme hébété par la douleur ; quelque chose glisse à ses côtés; il se retourne et voit maître renard fuyant dans la direction du chêne, non sans avoir préalablement lancé au vent ses fusées accoutumées, avec accompagnement de force gambades, mais cette fois en pure perte, car le chasseur en sentinelle, qui n'était autre que le marquis d'Axat, avait tout vu : aussi agita-t il son bonnet en l'air et lit-il signe en riant à ses gens d'approcher.
Le chêne fut cerné de façon à couper toute retraite à l'animal. Blaireau contemplait dans un muet effroi les préparatifs du siège, et quand il vit le marquis commander à ses gens de bourrer le tronc de chaume et de feuilles sèches pour l'enfumer, n'y pouvant plus tenir, il s'approcha de lui le bonnet à la main et la larme à l'œil, le suppliant d'épargner cette pauvre bête, son hôte, son ami... Il l'appela son ami, le brave homme. Mais chacun lui rit au nez. Cependant la fumée commençait à monter, s'échappant en légers filets des fissures de l'arbre. Le renard ne tarda pas à éprouver, comme le pendu de la complainte ( Au Puy donc il fut amené, Et pour si voire condamné A mourir de la courte haleine, Qui n'est pas une chose vaine; Car, messieurs, il faut l'avouer, Il y a du plaisir à respirer.(Complainte du Pendu)), tout le plaisir qu'il y a à respirer. Il se hâta donc, à mesure que la fumée montait, de gagner les étages supérieurs, pressé d'un côté par la vapeur croissante, de l'autre par la crainte de se montrer; il fut contraint néanmoins de mettre le nez à sa lucarne, en éternuant bruyamment au milieu des houras joyeux des assiégeans; enfin, n'y pouvant plus tenir, il sauta sur le haut du tronc d'où, pendant qu'il protestait contre cette violation de domicile, en montrant ses dents aiguës et luisantes, un coup de feu l'étendit mort au pied de l'arbre, sur les débris de ses propres victimes.
Blaireau n'attendit pas la fin de la tragédie pour aller se cacher dans sa cabane; il y resta comme anéanti, la tête entre ses mains; au bruit du coup qui tuait son ami, il fit un soubresaut comme s'il eût été frappé lui-même.
Cependant les chasseurs se retiraient, emportant en triomphe le croquant, dont la peau, pour servir d'exemple à ses pareils, fut clouée prevôtalement à la porte du château d'Axat où, pendant plusieurs hivers, sa queue flottante qui faisait l'admiration de Blaireau, servit d'épouvantail aux oiseaux de nuit.
L. AMIEL.
(Extrait des Souvenirs d'un Chasseur des Pyrenées.)

1842
Musée des familles (p 105) / Le Cabinet de lecture et le cercle réunis: gazette des familles (p 114) / Revue étrangère de la littérature, des sciences et des arts (p284) / 1842-04-12 Supplément du Journal des villes et des campagnes (p2 La nuit de la Saint Nicolas) et 18432
Revue de la presse contemporaine: 1re année - (En 1845 fait partie de : "Les histoires de mon oncle Samuel", réédité en 2016) L'abbé Armand par S. [Samuel] Henry Berthoud.
Voir presse sur Félix Armand

1843
Rapports et délibérations / Département des Pyrénées-Orientales, Conseil général2
SÉANCE DU 26 AOUT 1843.
L'an mil huit cent quarante-trois et le vingt-six août, à neuf heures du matin,
Le Conseil général s'est réuni au lieu ordinaire de ses séances.
Présens : MM. DURAND, SALETA, JAUBERTDE-PASSA, BATLLE, d'Olette, LAZERME, XATART, BARROT, SÈBE, GUITER, VERGÉS, LAFABRÈGUE, D'ANGLADE, LACROIX, CALMÈTES, PLA, BATLLE et NOGUÈRES.
M. le Préfet assiste à la séance.
Route royale n° 117. Changement de direction.
La commune de Caudiès demande au Conseil général de formuler un voeu contraire à celui émis par le Conseil général de l'Aude dans sa dernière session, consistant dans un changement de direction, par la vallée de la Pierre-Lis, de la route royale n° 117, de Caudiès à Quillan, et de solliciter auprès de M. le Ministre des travaux publics la continuation des travaux commencés au col Saint-Louis , conformément au projet de M. Rabourdin.
M. PLA, rapporteur de la Commission nommée pour examiner la pétition de la commune de Caudiès, a fait lecture du rapport suivant :
MESSIEURS,
Votre commission m'a chargé de vous faire un rapport sur la pétition des habitans de Caudiès ; avant de le soumettre à votre appréciation, permettez-moi de vous dire qu'en acceptant cette mission, j'ai particulièrement compté sur votre expérience des affaires pour le compléter, et surtout sur votre bienveillance.
Les réclamations contenues dans la pétition qui vous a été adressée par tous les habitans de la commune de Caudiès, au sujet de la rectification de la route royale n° 117, à partir de Caudiès en passant par la Pierre-Lis, ont fixé l'attention de votre commission et éveillé sa plus vive sollicitude.
Ce projet de rectification, Messieurs, n'a rien de nouveau pour vous ; ardemment désiré par quelques propriétaires de forêts et de forges de l'Aude, l'un d'eux vous demanda, en 1840, un voeu favorable que vous refusâtes jusqu'à plus ample informé.
Voici, Messieurs, le texte de la décision que vous avez prise dans votre session de 1840.
« M. Debosque, membre du Conseil général » de l'Aude, propose le remplacement de la route royale qui passe au col Saint-Louis, par une autre route qui longerait la rive gauche de l'Aude, de Quillan à Axât, franchirait les gorges de la Pierre-Lis, et continuerait d'Axat à Caudiès par les vallées de l'Orbière et de la Boulzane ; ce projet paraît avoir une grande importance et présenter des avantages réels ; mais comme la partie de la route qui doit être faite dans le département des Pyrénées-Orientales est très courte, il convient d'attendre, avant de présenter un jugement définitif, que le Conseil général de l'Aude l'ait soumis à ses investigations et donné son avis. »
Avant cette époque et nonobstant leurs instances, M. Rabourdin, ingénieur en chef des Pyrénées-Orientales, a soumis à M. le Ministre des travaux publics un projet de rectification de cette même route par le col de Saint-Louis, et non par la vallée de la Pierre-Lis. Ce projet dûment approuvé par M. le Ministre des travaux publics, qui avait apparemment de très bonnes raisons pour cela, a été, en partie exécuté ; et s'il n'est entièrement terminé ce n'est pas, comme le prétendent les partisans du projet par la Pierre-Lis, aux difficultés que présente son exécution, mais bien à la mauvaise gestion de l'entrepreneur que la faute doit en être attribuée.
Afin de vous faire mieux apprécier, Messieurs, les motifs qui avaient toujours porté M. Rabourdin à repousser le projet par la Pierre-Lis, il importe de vous donner une idée de cet affreux passage. La tâche sera d'autant plus facile que l'un de nous l'a visité naguères avec le plus vif intérêt, et qu'il a pu se convaincre que la description ci-après extraite de la brochure de M. Lacroix, est de la plus rigoureuse exactitude.
Nous citons textuellement :
» Quand on part de Quillan, et qu'on se dirige vers Saint-Martin, on rencontre d'abord une vaste forge avec ses vergers et ses jardins. Ils contrastent avec les bâtimens des hauts fournaux, quand, au printemps, une belle et fraîche végétation se détache sur leurs teintes noires et enfumées. En poursuivant la route, on est accompagné jusqu'à Belvianes et à son château féodal par des prairies et des arbres chargés de fruits. Le voyageur satisfait jouit encore de cette douce harmonie de l'berbe et du feuillage dont le vert a des nuances si indécises, lorsque tout-à-coup un mur blanc, de la hauteur de 133 mètres se dresse devant lui ; des rochers taillés à pic apparaissent marqués, de loin en loin, de taches noirâtres, qui sont autant de grottes où l'oiseau de proie a seul pénétré. Quelques pieds de buis, de cornouillers et de lauriers sauvages remplacent les tapis de verdure et les touffes de feuillage ; le bruit effrayant d'un torrent qui bouillonne, emprisonné dans un étroit espace, a succédé au doux murmure qu'on entend dans le sentier sinueux qu'on vient de quitter. Ce roc massif, c'est la montagne de Quirbajou ; ce torrent, c'est l'Aude qui, roulant de cascade en cascade, et refoulé par mille barrages naturels, longe le flanc de Quirbajou et vient de baigner Saint-Martin. Il coule pendant une heure au milieu des mêmes obstacles, depuis ce village jusqu'au point où finit la plaine. En ce lieu, l'Aude coule avec fracas dans un espace étroit creusé comme un profond canal, que la nature a miraculeusement laissé entre deux montagnes taillées à pic, et d'une immense élévation. Dans certains points, elles décrivent un arc, et semblent vouloir former une route. S'il était donné de lire dans le secret des temps, on y verrait peut-être une seule montagne fendue dans sa hauteur par une action puissante. Car le premier sentiment qu'on éprouve en traversant cette effrayante crevasse, c'est la crainte que le roc ne se referme sur lui-même. Eh bien ! Messieurs, c'est à travers ces rochers à pic, accessibles seulement pour les oiseaux de proie, comme le dit M. de Lacroix, et dont la longueur est de six milles mètres, que l'on propose d'opérer une rectification à la route royale n° 117.
Certes, votre commission ne dira pas que l'exécution de ce projet soit, impossible, car on lui objecterait peut-être que ce mot est à jamais rayé de notre langue, mais il est évident qu'on ne devrait songer à pratiquer une route à travers des obstacles de cette nature qu'autant qu'elle présenterait plus d'économie, plus de sûreté et un trajet plus court que partout ailleurs. Mais si le projet qui nous occupe n'offre aucun de ces avantages, si déjà nous possédons une route ouverte sur une distance de 14,849 mètres, dont 3,654 seulement sont à terminer et peuvent l'être en trois ans, au moyen de dépenses fort inférieures assurément à celles qu'occasionnerait le projet par la Pierre-Lis ; si surtout l'exécution de ce projet exige un laps de vingt années, pourquoi ne demanderions-nous pas la continuation des travaux commencés au col Saint-Louis, sur une très grande échelle ? et enfin, comment songer à engager l'Etat dans une dépense de plusieurs millions, en présence du déficit malheureusement trop certain de nos finances ?...
Encore si l'intérêt général réclamait, d'une manière impérieuse, cette voie de communication, votre commission concevrait parfaitement que, pour satisfaire à cet intérêt bien reconnu, on laissât de côté la question d'argent ; mais nous ne sommes pas dans cette situation, tant s'en faut, puisque nous avons une route ouverte dépuis plus de soixante ans, pour communiquer avec l'Aude, et que, comme votre commission vous la déjà dit, il y a peu à faire pour tout finir.
Libre au département de l'Aude de poursuivre l'élargissement de sa route muletière départementale par la Pierre-Lis, comme il l'entendra et surtout comme il le pourra. Quil essaie de surmonter, pour l'établissement de sa route, des difficultés que les hommes de l'art regardent comme invincibles, assurément nous n'avons rien a y voir ; mais comme il y a profit pour lui et pertes pour nous, qu'il en supporte les charges. Une dernière observation :
Il résulte des études préparatoires auxquelles on s'est livré, que la commune, de Caudiès, traversée dans toute sa longueur, par la route, actuelle, serait, par le nouveau projet, privée de cet avantage : c'est-à-dire que pour ne pas faire décrire à la route projetée une ligne courbe de 80. à 100 mètres, on ruinerait complètement celte commune, déjà fort malheureuse par suite des pertes quelle éprouva en 89.
En effet, depuis l'ouverture de la route, des minoteries et des usines de toute sorte ont été rétablies, dés établissemens industriels ont été fondés, et concevez-vous, Messieurs, la perturbation qu'apporterait infailliblement dans la fortune privée de ses habitans le projet par la Pierre-Lis ? En vérité, ce serait douter, de vos lumières et de votre sollicitude pour les intérêts de toutes les communes du département, que d'insister davantage sur les inconvéniens sans nombre que présenterait le projet que nous combattons.
Par tous ces motifs, votre commission est unanime pour vous proposer de faire droit à la pétition des habitans de Caudiès, en émettant le voeu :
1°-Que l'intérêt bien entendu du département et du trésor exige la continuation des travaux commencés au col Saint-Louis, d'après le projet de M: l'ingénieur en chef, Rabourdin;
2° Et très-subsidiairement, que, dans aucun cas, la Ville de Caudiès ne puisse être privée d'avoir la route dans son enceinte.
Un membre a dit qu'il conviendrait d'engager le gouvernement à adopter pour la route royale n° 117, de Caudiès à Quillan, le changement de direction par la vallée de là Pierre-Lis, et en attendant de faire tous les travaux nécessaires à la facilité du parcours, depuis le château des Maures jusqu'aux limites du département de l'Aude. Il a justifié sa proposition en disant que le projet de faire passer laroute royale n° 117, par la direction de Pierre-Lis, présentait de grands avantages pour le département.
La route royale, sur ce point, serait affranchie du passage difficile, et dangereux du col Saint-Louis, établi sur une montagne qui ne peut être gravie que par des montées et descentes sur les deux yersans.
Les prix de transport des marchandises dans le département ou exportées du Roussillon, seraient ainsi considérablement réduits, et cette réduction procurerait un bénéfice bien positif dans les transactions au profit de l'agriculture et de nos consommations, dans le commerce des laines, des blés et autres denrées qui nous parviennent ou qui sortent du département par cette voie.
Toutefois, en émettant le voeu que le gouvernement adopte la direction de Pierre-Lis, le Conseil doit seconder la sollicitude de M., le Préfet et demander l'achèvement des travaux indispensables à la route du col Saint-Louis pour améliorer la viabilité de cette route, notamment du point où est établi le pont Viaduc jusqu'aux limites du département de l'Aude.
Le Conseil doit aussi demander que la direction par Pierre-Lis soit adoptée, de manière à traverser la ville de Caudiès, afin de ne pas sacrifier des droits acquis et des intérêts majeurs.
Le rapporteur a répliqué en reproduisant de nouveaux argumens contre la direction par la Pierre-Lis, et a persisté dans les conclusions de la Commission sans aucune modification.
Le Conseil général à décidé , 1° d'adopter la nouvelle direction par la Pierre-Lis ; 2° d'entretenir en attendant le passage du col Saint-Louis ; 3° que, dans aucun cas, la ville de Caudiès ne puisse être privée d'avoir la route dans son enceinte.

1843-18
Biographie universelle ancienne et moderne : histoire par ordre alphabétique de la vie publique et privée de tous les hommes.... 30. Naaman-Noesselt / publ. sous la dir. de M. Michaud ; ouvrage réd. par une société de gens de lettres et de savants2
80° Correspondance pendant le Consulat. Cette partie de la correspondance officielle est marquée au cachet de la grandeur et de l'universalité. Bonaparte se possède bien ; il aborde tous les sujets avec une certitude de coup d'œil remarquable. Rien ne distrait sa pensée ; quant à celle des autres, il la combine et se l'approprie avec talent. Presque jamais il ne répond directement aux observations qui lui sont faites, moins qu'elles ne viennent de très-haut, d'un ambassadeur, ou d'un homme comme Davout, par exemple ou d'un être qu'il affectionne comme son frère Joseph. La teneur des ordres qu'il donne, des dispositions qu'il prend, forme l'accusé de réception des renseignements qui lui sont venus. Dans tel ordre de trois lignes se trouve quelquefois le décalque, l'interprétation on le résumé de cent lettres reçues à différentes époques et de personnages d'opinions souvent opposées. Les lettres de service, d'amitié, les lettres de famille, se ressentent naturellement des préoccupations graves de Bonaparte. Cependant il en est de charmantes, d'affectueuses, empreintes de cette bonhomie bourgeoise qui ne messied pas aux plus grandes destinées. Tout le monde connaît la lettre paternelle écrite par lui à Léon Aulne, simple soldat de l'ancienne armée d'Italie, qu'il fait venir à Paris pour le revêtir des épaulettes d'officier. Au vénérable Arnaud, curé de St-Martin-Lys (Aude), qui, moyennant ses quêtes, était parvenu à percer une montagne pour pratiquer un chemin, Bonaparte adresse une lettre où respire la louange la plus délicate, terminée par cette phrase « Entre vos mains, le billon se change en or. » Nous pourrions multiplier les citations.

1844-12-10
L'Hermès : revue de littérature et de modes / [directeur Prosper Iché]2
Non loin des sources de la rivière d'Aude, qui donne son nom à l'un des plus riches départements du midi de la France, est un petit plateau dont la base dans toute son étendue est formée de roches granitiques de primitive formation. Sa hauteur au-dessus du niveau de la mer, dont les flots baignent les Pyrénées à l'est, doit être considérable à en juger par l'étendue de son horizon et par la longue et rude ascension qu'il faut faire pour y parvenir. Je ne connais rien de plus pittoresque que les divers tableaux qui se déroulent, tantôt gracieux, tantôt sévères, jamais semblables, aux yeux du voyageur qui fait cette ascension du côté de Quillan.
L'auteur de cette histoire est d'autant plus à même de parler de ce principal théâtre des événements qu'il a à raconter, que c'est non loin de là que se trouve l'humble berceau de son enfance ; lieux chéris et sacrés sur lesquels le lecteur nous permettra de jeter en passant un regard d'amour.
Pour monter au plateau dont nous parlions tout à l'heure, on entre d'abord dans le Pays de Saut par la Pierre-Lisse. C'est une gorge étroite et profonde que les torrents de la montagne ont creusée dans le roc qu'ils ont divisé à une hauteur qui étonne les géologues, lorsqu'ils réfléchissent à l'étendue des siècles que les torrents ont dû mettre à corroder si profondément cette montagne de granit ! C'est par cette étroite et solide porte de pierre, que la rivière d'Aude précipite la limpide fraîcheur de ses flots, traverse à la course Quillan, Campagne et Alet, et ne ralentit son impétuosité que dans les plaines de Limoux et de Carcassonne, où elle se brise blanchissante sur les meules des moulins, et sur les grandes roues des manufactures de drap, et arrive plus calme et aussi plus imposante dans les plaines de Narbonne où elle vase perdre dans la Méditerranée.
La main robuste et souvent habile des montagnards traça lentement, mais avec persévérance un sentier dans ce roc, tantôt à droite, tantôt à gauche de la rivière qui gronde et bondit au-dessous, quelquefois à plusieurs centaines de mètres.
Si don Quichotte de la Manche fùt passé par ce sentier, aussi resserré que les flancs de sa Rossinante, sans doute, il eût pris la rivière, vue d'une certaine hauteur, pour un serpent antédiluvien, descendant la montagne à travers les rochers sourcilleux et les forêts vierges qui recouvrent le pays. Ce qui aurait confirmé le preux chevalier dans son illusion, c'est le bariolage qu'affecte le cristal de l'onde où se réfléchit tantôt le bleu du ciel du Midi, tantôt ces magnifiques nuages blancs (appelés lourrougalz en patois), qui s'amoncellent sur la montagne pour y distiller leurs eaux fécondantes ; plus loin, la teinte grise ou noire des rochers ; ici, les vertes collines et les villages de Saint-Martin, d'Axat, de Sainte-Colombe et de Conozouls, qui se penchent sur les bords de l'Aude, à l'instar des simples bergères du pays, qui se regardent dans son miroir. Don Quichotte se rappelant les ravages de l'hydre de Lerne, et voulant imiter les travaux de son aïeul Hercule, aurait piqué des deux contre le monstre et se serait rafraîchi la tête, ou bien aurait disparu dans les flots, sa bête et lui, tandis que Sancho Pança, occupé à vider tranquillement sa gourde, ne voyant plus son maître, l'aurait cru enlevé par Jupiter, pour se faire verser le divin nectar à la place de Ganymède.

1844-1846
Dictionnaire géographique, historique, industriel et commercial de toutes les communes de la France et de plus de 20,000 hameaux en dépendant... Volume 2 / par Girault de Saint-Fargeau2
MARTIN-DE-TESSAC (St-), vg. Aude (Languedoc), arr. et à 45 k. de Limoux, cant. et poste de Quillan. Pop. 226 h
Ce village est situe au confluent de l'Aude et du Rébenti, près de la forêt de Fanges, sur un petit plateau dominé par des montagnes élevées sur lesquelles s'étend cette belle forêt; au bas de ces montagnes boisées, les eaux rapides de l'Aude coulent entre deux rochers immenses taillés à pic, qu'on nomme la Pierre-Lis. Sur ces rochers a été tracé, le long du cours de l'Aude, un sentier étroit et dangereux qui conduit d'Axât à Belvianes : pour continuer ce chemin, on a été obligé de percer une espèce de grotte. On doit cette utile communication au zèle de M. Armand, curé de St-Martin, dont le nom, révéré dans le pays, mérite d'être connu. Cet ecclésiastique sacrifiait chaque année la plus grande partie de ses revenus au soulagement des pauvres et à l'entretien de ce chemin, si nécessaire aux habitants des villages voisins, qui, en reconnaissance, ont doté le passage du nom de Trou-du-Curé, pour perpétuer ainsi la mémoire de ce digne ministre de l'Evangile.

1846 (4ième édition) - 1851
Dictionnaire général des villes, bourgs, villages, hameaux - Duclos4
SAINT-MARTIN-DE-PIERRE-LYS, Aude. Voir SAINT-MARTIN-DE-TAISSAC
SAINT-MARTIN DE-, Aude, Arrondissement de Limoux, Canton Quillan (235 h.) - Quillan.

1850
Rapports et délibérations / Conseil général du département de l'Aude2
Canton Quillan | 1 | Belvianes et C. (ch.l.) St-Martin-Lis [...]

1850
L'Almanach de France : indiquant à tous les français qui savent lire leurs devoirs, leurs droits, leurs intérêts / publié par la Société pour l'émancipation intellectuelle3
LE CURÉ DE SAINT-MARTIN DE LEEZ (AUDE).
Voir presse sur Félix Armand

1851
Dictionnaire de statistique religieuse et de l'art de vérifier les dates : contenant des tables pour calculer les années du pontificat des papes par Louis de Mas Latrie2
Lenense ou de Lenis, S.-Martin de Lez-surl'Aude ; av. 965. d. Aleth [Aude].

1852-07
Journal des haras, des chasses et des courses de chevaux2
LA CHASSE AUX COQS DE BRUYÈRE DANS LES PYRÉNÉES; UN TIRÉ DE CAILLES DANS LE MIDI. (Suite et fin.) Encore vingt-quatre heures dans les montagnes, et je me rends à l’invitation de mon bon ami M. le comte H. de la Rochefoucauld, qui m’attend dans le département de l’Aude. Ma dernière journée fut largement remplie : grâce à la vitesse de ma monture, je pus faire en douze heures deux courses qui prennent ordinairement deux jours entiers, celles du lac d’Oô, de la Cascade-des-Demoiselles et de l’Hospice. Comme tous les chevaux du pays, mon cheval avait le cou à la hauteur du garrot: il était noir, sa maigreur était fabuleuse, sa crinière épaisse; les rênes flottantes, lancé à toutes allures sur des pentes rapides, je devais ressembler à ces cavaliers fantastiques, chevaux idem, dont Granville a tracé, dans le Voyage où il vous pleura, les originales silhouettes. Deux jours plus tard, je joignais mon ami à Quillan, et, par une belle matinée de la semaine suivante, nous prenions la route de Monplaisir, le centre des propriétés de M. de la Rochefoucauld. Le jour commençait à paraître lorsque nous entrâmes dans le défilé de la Pierrelis, où la route, étroite et taillée dans le roc vif, serpente au-dessus de l’Aude, sous des demi-arceaux de rochers. Cinquante pieds plus bas, encaissée entre deux montagnes de granit, la rivière roule sur un lit de caillou au fond duquel baignent les arêtes perpendiculaires de roches énormes qui projettent dans les airs leurs aiguilles majestueuses. J’ai vu bien peu de sites d’une beauté plus sévère et plus solennelle. Cette première partie du voyage se fit dans une petite voiture extrêmement basse que M. le comte de Dax avait bien voulu nous prêter : quatre roues, un petit siège, une place de côté disposée de manière à ce qu’on en puisse toujours retourner le dossier du côté du précipice; enfin une troisième place située à l’arrière, où l’on va à reculons, comme dans les dog-carts, composent le véhicule, qui offre ainsi toute la facilité possible pour descendre au moindre danger. Nous fûmes bientôt à même d’en apprécier la commodité : au sortir de la Pierrelis, et précisément dans un endroit où la route se trouvait privée de toute espèce de parapet, la sous-ventrière s’étant rompue dans une descente, l’un des brancards se releva brusquement entre les jambes de la mule, qui, peu accoutumée à ce nouveau genre d’équitation, lançait des ruades à tout briser, tandis que l’avant-train de la voiture faisait demi-tour à gauche à quelques centimètres du précipice. En un clin d’œil, nous fumes à terre, et, saisissant la voiture par derrière, nous la remîmes au milieu du chemin. Enfin, il fait grand jour : voici les ruines du monastère de Saint-Martin, celles du château d’Axat, vieux manoir des aïeux du comte de Dax ; puis les gorges Saint-Georges, dont les belles horreurs surpassent encore celles de la Pierrelis. Les pieds de nos chevaux (nous avions laissé la petite voiture à Axât) résonnaient sur le roc, et les cingles ou merles d’eau, aux ailes de jais, au poitrail d’argent, s’envolaient devant nous en poussant leur petit cri sauvage. Nous entrions dans un pays où les ours ne sont point un mythe : quelques jours plus tôt, un paysan de Sainte-Colombe en avait rencontré un sur la montagne au pied de laquelle nous cheminions. Ne pouvant, bien malgré moi sans doute, faire assister le lecteur à une chasse à cet animal, je veux lui conter une petite histoire que je tiens de M. de D... Un jour, nous nous promenions dans les gorges Saint-Georges, et la conversation roulait sur les ours et le penchant plus ou moins effréné qu’ils ont, dit-on, pour les jolies femmes. « Vous voyez, me dit mon interlocuteur, cette montagne à pic qui s'élève à notre gauche : il y a quelques années, une jeune fille y faisait paître ses moutons, lorsqu’un ours énorme, sorti de derrière un rocher, s’avança vers elle, debout sur ses pattes de derrière, et l’enlaça de celles de devant. La malheureuse enfant criait de toutes ses forces ; mais l’ours ne lui faisait aucun mal, et ne semblait songer qu’à la rapprocher de lui de plus en plus- Aux cris de sa sœur, le frère de la jeune fille accourut sur le théâtre de cette scène'étrange, et, s’armant d’une pierre, il se mit à frapper de toutes ses forces sur la tête de l’ours. Celui-ci poussait des rugissements effroyables, mais ne lâchait point la jeune fille, à laquelle il continuait à faire ou plutôt à ne faire aucun mal. Enfin, épuisé par la perte de son sang, il chancela sur le bord du précipice, et tomba. Quelques heures après, on trouva les cadavres de l’ours et de la jeune fille tous deux broyés dans leur chute, mais conservant la position de ceux de Quasimodo et de la Esmeralda. Ceci, ajoute M. D..., est arrivé à une demoiselle Roche, à la fille d’un de mes voisins dont je vous ai montré la maison. Voici maintenant une autre histoire qui court le pays ; elle est un peu moins lugubre. Une fermière triait du blé dans une grange. Comme cela se voit souvent dans le Midi, elle n’avait pour tout costume qu’une chemise et un jupon. Elle tournait le dos à la porte, quand tout à coup quelque chose de lourd vint se poser sur ses épaules : elle crut d’abord sentir les larges mains du garçon de ferme, avec lequel, dit-on, elle badinait quelquefois ; mais quelle ne fut pas sa terreur, lorsqu’en se retournant elle aperçut l’horrible figure d’un ours de belle taille ! Celui-ci, sans se déconcerter, se comporta exactement comme eût pu le faire le garçon de ferme, et s’en alla. Ainsi, mesdames, n’allez jamais vous promener sur la mou- tagne, vous pourriez y trouver des ours trop galants.

1852-10-31
Le moniteur universel-Journal officiel de la république française2
Ont voté des adresses au Prince Président les communes dont les noms suivent : Aude-St-Martin-Lys

1854-11-29
Courrier de l'Aude1
VARIETES.
Société des Arts et des Sciences DE CARCASSONNE.
Le Courrier de l'Aude, dans son but constant de mettre en lumière tout ce qui peut intéresser la ville et le département, se fera un devoir de publier à l'avenir les compte-rendus des séances, qui lui paraîtront devoir fixer l'attention, de la Société d'Agriculture et de la Société des Arts et des Sciences de Carcassonne.
Nous rendons compte aujourd'hui de la dernière séance de la Société des Arts et des Sciences, qui nous a semblé digne de quelque intérêt, surtout par son procès-verbal de la séance précédente.
Dans cette séance, qui a eu lieu le 5 novembre et a été présidée par M. le préfet, président-né, la Société a d'abord adopté le procès-verbal qui suit :[...]
M. Dougados dit qu'il a eu récemment l'occasion de remarquer que, dans la collection des Hommes utiles, par la Société Monthyen et Francklin, se trouve le portrait avec la biographie d'un de nos compatriotes, Félix Armand, le vénérable curé de Saint-Martin, qui, par quarante ans de persévérance, ouvrit au pied de nos Pyrénées la route de la Pierre-Lis, et qui, par ce beau travail comme par ses vertus, mérita de recevoir plus d'une fois, sans les rechercher, les félicitations et les encouragements de l'empereur Napoléon et du roi Louis XVIII. M. Dougados propose de placer le portrait de Félix Armand au Musée, et dans la collection iconographique des hommes qui ont honoré le département. M. Fréjacques appuie la proposition de M. Dougados, et après quelques observations de sa part sur l'utilité qu'il y aurait de dresser une liste des hommes dont le portrait devra figurer dans la collection, la Société délibère que cette liste sera dressée, que le nom de Félix Armand y sera inscrit, et que son portrait sera exécuté aussitôt que les ressources financières de la Société le permettront.

1855-07-21
Courrier de l'Aude1
Souscription en faveur de l'armée d'orient - St-Martin-Lys, 1 fr. 50 c.

1855-1858
Revue de l'Académie de Toulouse et des autres académies de l'Empire : recueil mensuel rédigé par une société de professeurs et d'hommes de lettres / sous la direction de M. F. Lacointa2
L'aveugle de St Martin Lys - voir presse

1856-04-05
Courrier de l'Aude1
Nous continuons à publier la liste des Conseils municipaux qui ont voté des adresses de félicitation à l'Empereur, à l'occasion de la naissance du Prince impérial.
...Puyvert, Puilaurens, Quirbajou, Routier, S. Louis et Parahou, S.-Martin-Lys...

1856-04-16
Courrier de l'Aude1
La Société des sciences et arts de Carcassonne, dans son zèle pieux pour tout ce qui fut l'honneur de notre pays, a créé, comme on sait, au sein du musée dont elle a le haut patronage, une galerie iconographique qui est déjà riche de nombreux portraits. Les lettres, les sciences, les arts, la guerre, la justice, l'administration, sont représentés là par de nombreuses figures que nous ont léguées les générations précédentes. Cette galerie, toute riche qu'elle soit, est encore loin d'être complète ; bon nombre de noms y manquent encore et des meilleurs. Parmi ceux-là nous citerons Félix Armand, le vénérable curé de Saint-Martin, qui, après quarante ans de persévérance, parvint à ouvrir le passage de la Pierre-Lis et Mgr Bazin de Bezons. Ajoutons que la Société a déjà résolu de faire exécuter les portraits de ces deux bienfaiteurs de leur pays pour les placer au musée, dans la galerie de nos illustres, et d'ouvrir une souscription à l'effet d'ériger à la mémoire de ce dernier, un monument de la reconnaissance publique.

1856-11-13
Courrier de l'Aude1
en Fait du 15 novembre - cf presse

1856-11-19
Courrier de l'Aude1
cf Presse

1856-11-23
La gazette du Midi2
[article du courrier de l'Aude du 1856-11-13 repris à l'identique avec juste comme accroche "Carcassonne"]

1856-11-25
Le Messager du Midi1
Le Journal de Limoux annonce qu'une souscription est ouverte à l'effet d'élever, sur la place publique de Quillan, la statue en bronze de l'ancien curé de St Martin, Félix Armand, créateur du hardi passage de la Pierre-Lys , et bienfaiteur des contrées où il reçut le jour. Patronné par la municipalité et le conseil de la commune de Quillan, cette souscription se couvre de signatures.

1856
Le Cabinet historique : revue mensuelle contenant, avec un texte et des pièces inédites, intéressantes ou peu connues, le catalogue général des manuscrits que renferment les bibliothèques publiques de Paris et des départements touchant l'histoire de l'ancienne France et de ses diverses localités, avec les indications de sources, et des notices sur les bibliothèques et les archives départementales / sous la direction de Louis Paris,...2
2705. TOME XII. — TOPOGRAPHIE (suite)
5. Notices sur Rabouillet, Raziguieres, Roquefort, Roquetaillade, Rouvenac, Saint-Joulia, Saint-Just, Saint-Louis, Saint-Martin-Lys, Saint-Paul, Sournia, Trilla, Vendemiez, Vira. Fol. 49 à 63.

1857-01-10
Courrier de l'Aude1
SOCIÉTÉ DES ARTS ET DES SCIENCES DE CARCASSONNE.
Présidence de M. le Préfet.
Il (le secrétaire) donne lecture d' une lettre par laquelle M. le Maire de Quillan fait un appel au généreux concours de la Société des Arts et Sciences de Carcassonne, à l' occasion de la souscription ouverte par la ville de Quillan, pour ériger une statue à Félix Armand, curé de Saint Martin-Lys, auteur de la route de ce nom. — La Société vote à cet effet une somme de 100 francs.

1857-12-16
Courrier de l'Aude1
cf presse

1857-12-19
Courrier de l'Aude1
cf presse

1857-1882
Cartulaire et archives des communes de l'ancien diocèse et de l'arrondissement administratif de Carcassonne / par M. Mahul2
(tome 5 1867 p 403) 1045, [...] Même année. — Guifred évêque de Carcassonne, à la prière de Guifred archevêque de Narbonne, consacre l'église du monastère de Saint-Martin de Lenis (Lis) , dans le comté de Fenollet, alors diocèse de Narbonne, depuis diocèse d'Alet (Histoire générale de Languedoc. T. II. édit. in-fol. Preuve ccxc. col. 211. Archives de l'Eglise de Narbonne.).

(tome 6 2ième partie - 1882) 1858, Juin 1er. — Circulaire aux Curés, relative à l’érection d’une statue en l’honneur de Félix Armand, curé de Saint-Martin-de-Lys. (in-4°. onze pages.). — F. Armand , auteur du percement de la gorge de l’Aude , en amont de Qulllan , lieu dit La Pierre-Lys. Ce projet n’a point eu de suite.

1858-01-06
Courrier de l'Aude1
cf presse sur Félix Armand

1858-04-10
Courrier de l'Aude1
cf presse sur Félix Armand

1858-01-08
Le Messager du Midi1
cf presse

1858-01
L'Ami de la religion et du Roi : journal ecclésiastique, politique et littéraire2
Diocèse de Carcassonne
Un arrêté de M. le préfet de l'Aude vient d'instituer une commission chargée, sous la présidence de Mgr l'évêque, de centraliser toutes les mesures propres à assurer l'érection d'un monument en l'honneur de Félix Armand, curé de Saint-Martin-de-Lys.
« L'existence du curé Armand, disent les considérants de l'arrêté préfectoral, exempte de toute ambition personnelle et consacrée entièrement aux modestes et paisibles fonctions de pasteur parmi des populations indigentes, est un touchant modèle de persévérance courageuse et de sublime désintéressement.
Félix Armand, qui est parvenu à fixer une route parfaitement viable sur des rochers où sa position étonna encore la génération présente, a eu l'honneur de concevoir et le mérite d'entreprendre une œuvre immense, si on la compare à la prospérité qu'elle a fait naitre, aux obstacles vaincus, à la grandeur de la conception première et à la faiblesse des moyens d'exécution.
« Il est donc utile et moral, ajoutent les considérants de l'arrêté préfectoral, de perpétuer la mémoire du curé Armand et des services qu'il a rendus à son pays, dans les contrées mêmes où s'écouta sa vie et où s'accomptirent les beaux ouvrages dont elles ressentiront toujours les bienfaits; le département tout entier voudra s'associer avec empressement aux témoignages de gratitude offerts au curé de Saint-Martin-de-Lys par ses compatriotes.
La commission instituée recherchera les moyens les plus convenables d'exécuter ce projet. Elle provoquera les souscriptions, s'efforcera d'obtenir des subventions spéciales, recueuillera les fonds, se mettra en rapport avec les personnes dont le concours lui semblera nécessaire.»
Une telle manifestation honore le zèle que le clergé a toujours montré pour tout ce qui est utile à la société. A ce titre, nous avons dû recueillir l'hommage que le département de l'Aude rend aujourd'hui à l'un des représentants de son ancien clergé.

1858-02-03
Courrier de l'Aude1
Par arrêté de M. le Préfet, en date du 30 janvier 1858,
M. Mateille, instituteur public à St-Martin-Lys, est nommé à Quirbajou.
M. Bernat, instituteur public à Quirbajou, est nommé à St-Martin-Lys.

1858-02-20
Courrier de l'Aude1
cf presse sur Félix Armand

1858-02-27
Courrier de l'Aude1
cf presse

1858-04-12
Le Messager du Midi1
Le Courrier de l'Aude annonce que la commission pour l'érection d'un monument à la mémoire de Félix Armand, ancien curé de Saint-Martin-du-Lys, s'est réunie mercredi dernier, à l'évèché de Carcassonne sous la présidence de Mgr l'évèque. Dans cette séance, les membres de la commission ont résolu les points suivants :
Le monument à élever pour perpétuer la souvenir du curé Armand sera une statue. Cette statue ornera une des places publiques de la ville de Quillan, et une tombe monumentale sera, en même temps, édifiée dans le cimetière de St-Martin-du-Lys , où reposent les restes mortels du vénérable curé. L' exécution de la statue projetée sera confiée à M. Bonassieux, sculpteur à Paris, dont le nom rappelle la belle et colossale statue de Notre-Dame du Puy.
Un appel sera adressé par les autorités religieuses et administratives pour provoquer le concours des populations du département à une œuvre qui perpétuera, parmi les générations futures, le souvenir de la reconnaissance envers le saint prêtre, l'homme de dévouement et de génie qui, le premier, osa frayer un passage à travers les gorges de la Pierre-Lys.

1858-04-14
Courrier de l'Aude1
Le lendemain de ce jour (Jeudi dernier), un jeune-homme de St-Martin-Lys a été victime de son imprudence.
Ce jeune-homme travaillait aux gorges de St-George , où l'on élargit la route départementale de Quillan à Roquefort. Étant monté sur une échelle pour faire un trou de mine, cette échelle qu'il n'avait pas suffisamment assujettie glissa et il fut lui-même renversé sur des quartiers de roc où sa tête ci ses reins reçurent de graves meurtrissures. Transporté à Axat, à l'hôtel Labat, il y reçut les soins empressés d'un homme de l'art qui déclara qu'une congestion cérébrale était seule à craindre.

1858-04-28
Courrier de l'Aude1
Aux termes d'un arrêté préfectoral du 31 mars dernier, M. le Sous-préfet de Limoux et M. Pinet, négociant à Quillan, sont adjoints à la commission formée pour le monument à élever à Félix Armand, ancien curé de St-Martin-Lys. M. le Sous-préfet de Limoux est nommé vice-président de cette commission et présidera ses réunions, lorsquelles auront lieu dans l'arrondissement de Limoux et en cas d'absence de Mgr. l'Evêque.

1858-05-28
Le Messager du Midi1
Nous lisons dans le Courrier de l'Aude : Mgr l'évêque, pendant son dernier séjour à Paris avait appelé la bienveillante attention de Sa Majesté sur la grande œuvre de l'ancien curé de St-Martin-Lys et sur le projet d'érection d'un monument à la mémoire de ce prêtre modeste et si recommandée. L'Empereur voulant encourager, par son concours personnel ce témoignage de la reconnaissance publique, a daigné consacrer à cet objet un don de trois mille francs. Cette somme a été transmise, par ses ordres, à notre vénéré prélat.

1858-06-19
Courrier de l'Aude1
cf presse

1858-06-19
Le Messager du Midi1
Mgr l'évêque de Carcassonne vient d'adresser au clergé de son diocèse une lettre circulaire relative à l'érection d'une statue en l'honneur de Félix Armand, curé de St-Martin-Lys. Les dons que cette lettre a pour but de provoquer devront être remis à M. l'abbé Barthe, chanoine, trésorier de la commission, au petit seminaire de Carcassonne.

1858-06-19
La Voix de la vérité : journal des faits religieux, politiques, scientifiques et littéraire2
Même article que 19/06/1858 -Courrier de l'Aude - Statue de Félix Armand - Lettre de l'Évêque de Carcassonne

1858-06-20
Journal des villes et des campagnes2
- Mgr de la Bouillerie, évêque de Carcassonne, vient d’adresser au clergé de son diocèse une lettre circulaire relative à l’érection d’une statue en l’honneur de Félix Armand, curé de Saint-Martin-Lys. Un décret du 17 octobre dernier a autorisé l’érection du monument, le préfet de l’Aude a nommé une commission pour centraliser toutes les mesures nécessaires. Mgr de la Bouillerie en a été nommé président. C’est à ce titre qu’il écrit pour réclamer à son clergé un concours précieux dans l’œuvre difficile de la souscription. La commission a décidé que cette statue, dont l’exécution est confiée à M. Bonnassieux, serait élevée sur l’une des places de Quillan, en face de la maison où est né le curé de Saint-Martin. Félix Armand, curé de Saint-Martin-Lys, ne fut pas seulement un saint prêtre, mais encore un homme d’action dont la charité a laissé à ses enfants spirituels un souvenir ineffaçable. Il avait 32 ans lorsqu’il fut nommé, en 1774, curé de Saint-Martin-Lys. Dès ce moment sa vie entière fut consacrée à son troupeau. Et quelle vie! zèle, encouragement, activité, pauvrete, dévouement, charité : tels sont les mots qui viendraient sous notre plume si nous avions à la raconter. La révolution française avait éloigné de son village le prêtre fidèle à son évêque, son père spirituel; mais, ainsi que l’ademet Mgr de la Bouillerie, ramené bientôt par les intrépides enfants de la montagne, il reprend au milieu d’eux son périlleux ministère. Tant que la hache de la terreur est levée sur sa tête, un creux de rocher lui sert d’asile; la tendre affection de ses paroissiens pourvoit à sa nourriture, et les ruines d'une ancienne chapelle dérobée au regards des méchants deviennent chaque dimanche le bercail où se réunissent ses brebis dispersées. Certes, tout cela était beau; mais ce n’était pas assez. Le clergé de France compte assez de gloires pour qu'un pareil dévouement chez un de ses membres ne doive pas étonner. Mais ce qui étonne davantage ce qu’on admirera bien plus, c’est le gigantesque travail entrepris par l’humble pasteur du village de Saint-Martin-Lys. Saint-Martin-Lys était une petite paroisse, la plus abandonnée et la plus isolée de tout le diocèse, perdue dans les montagnes et circonscrite par d'inaccessibles rochers. Au milieu de ces gorges affreuses nulle route n’était tracée pouvant faciliter des communications d’où aurait pu ressortir, pour les misérables habitants, une industrie utile, un commerce lucratif. Ils n’avaient d’autre ressource que la coupe des pins dont les rochers sont couverts ; mais encore à quels dangers ne s'exposaient-ils pas lorsque, pour changer de place les arbres qu’ils avaient coupés, ils étaient obligés de les précipiter dans le torrent de l’Aude, qui les conduisait à leur destination, et de lutter pendant tout le trajet contre la fureur des eaux ! et cela pour gagner un maigre salaire. Il fallait donc une autre industrie; pour la fonder dans le pays, il était nécessaire qu’une route fût ouverte : ce fut cette route que Félix Armand voulut tracer. Deux obstacles se dressaient sérieusement devant lui. Le premier, le manque d’argent ; le second, un rocher énorme, connu jusque-là sous le nom de roc maudit, et qui obstruait le passage. Les épargnes du presbytère, jointes à quelques dons, couvrirent les premiers frais. Le prêtre avait fait ses plans comme un ingénieur, et à sa voix ses paroissiens vinrent travailler sous ses ordres. Les bords de l’Aude déblayés, il poussa son travail jusqu’aux grands rochers, et une fois là il vint un jour, revêtu de ses habits sacerdotaux et suivi de tout le village, donner le premier coup de pioche contre le rocher, qui, au bout de six ans, livra le passage si longuement disputé. La révolution interrompit l’œuvre en éloignant l’inspirateur; mais il revint bientôt, et sa présence ranima le courage des travailleurs. Le calme rétabli, Félix Armand reçut quelques secours du gouvernement : ils l’aidèrent à terminer la route qui, en 1821, fut classée parmi celles du département. Deux ans après, l’abbé Félix Armand mourut ; il avait quatre-vingt-un ans. Il laissait dans le département de l’Aude d’impérissables souvenirs. Sa charité inépuisable, intelligente, éclairée et chrétienne, avait tracé derrière elle un lumineux sillon. C’est à cet homme de bien qu’une statue va être élevée. Qui la méritait mieux ? Ainsi que l’a si bien dit Mgr de Carcassonne, Félix Armand n’a point fait reculer les bornes de la science; mais il a été charitable et bon. Sa bonté fut toute sa grandeur, et, pour terminer par un mot emprunté à une inscription gravée pour lui et qui le peint tout entier, sa charité fut son génie.

1858-07-11
Argus Méridional2
["L'aveugle de St Martin Lys" de Vié est paru dans cet hebdomadaire pendant 9 n° : 11, 18, 25 juillet et 1, 8, 15, 22, 29 août]

1858-08-14
Courrier de l'Aude1
A Escouloubre où - l'avait accompagné le premier magistrat de l'arrondissement et un membre du Conseil général, Mgr. de la Bouillerie ne s'occupa pas seulement de son œuvre spirituelle, il voulut consacrer une journée entière à un travail qui a déjà reçu les encouragements de plusieurs sociétés d'agriculture et la haute approbation du Conseil général de l'Aude. On comprend que nous voulons parler du canal d'irrigation d'Escouloubre, œuvre capitale pour la prospérité de ces contrées et dont l'initiative appartient à M. d'Espéronnat, curé de cette paroisse.
Monseigneur suivit le tracé du projet, accompagné de M. le Sous-préfet Aubertin, de M. d'Espéronnat lui-même, d'un grand nombre de desservants des paroisses voisines et de l'entière population de la commune. Arrivés sur les bords du torrent dont les eaux aussi abondantes que limpides doivent alimenter le canal, clergé et montagnards firent halte, et M. le Sous-préfet prenant la parole, fit, dans une chaleureuse allocution l'éloge de cette œuvre, œuvre aussi sainte que méritoire, digne de tous les encouragements et qui rappelle les généreux efforts qui ont illustré le curé Armand.
Monseigneur prit la parole après l'administrateur si dignement placé à la tête de l'arrondissement et nous sommes heureux de pouvoir donner un résumé succint de son discours.
Le prélat commença par remercier M. le Sous-préfet et des témoignages d'affectueuse vénération qu'il avait recueillis de sa bouche et de la démarche importante que ce magistral avait bien voulu faire en faveur de l'œuvre naissante de l'un de ses bien aimés fils dans le sacerdoce. Puis rappelant l'allusion que M. le Sous-Préfet avait faite aux travaux de Félix Armand, Monseigneur ajouta que ce rapprochement se lui avait point échappé lui-même, et que, dans une lettre récente adressée a son clergé, il avait écrit une phrase qui était un voile transparent. Un voile, pour qu'aucune modestie ne fut blessée ; un voile transparent, pour qu'aucun mérite ne lut méconnu.[...]

1858-09-04
Courrier de l'Aude1
Dans sa séance du 27 août, le Conseil a voté une somme de 1,000 francs pour concourir à l'érection d'un monument en faveur de Félix Armand, ancien curé de St.-Martin-Lys ; une somme de 15,000 fr. pour acquisition d'un terrain propre à la construction d'un hôtel de sous préfecture à Castelnaudary ; 1850 francs pour renouvellement du mobilier de la Préfecture, et enfin 3.000 francs pour réparations au même hôtel.

1858-09-08
Courrier de l'Aude1
Voir presse sur Félix Armand

1858-11-05
La Correspondance littéraire : critique, beaux-arts, érudition / M. Ludovic Lalanne, directeur-gérant2
Félix Armand, curé de Saint-Martin-Lys, sa vie et son œuvre. Paris, Ledoyen, Lecoffre, 1859. In-12 de 72 pages.
Saint-Martin-Lys est un pauvre village du département de l'Aude, assis sur le versant français des Pyrénées, et jadis presque isolé de tout autre lieu d'habitation par la difficulté et le péril des communications. Un sentier pratiqué dans le flanc des montagnes, au-dessus du cours de l'Aude, qui traverse en cet endroit un défilé étroit et profond, permettait seul aux habitants de gagner au péril de leur vie la ville de Quillan, pour y vendre leurs denrées et y acheter les outils nécessaires à leurs travaux. Le curé de Saint-Martin, Félix Armand, est parvenu, par des efforts admirables de volonté et de persévérance, à ouvrir à travers ces escarpements rocheux une route sûre et facile, et la reconnaissance publique se propose de lui élever une statue dont le modèle est dû au sulpteur Bonassieux. M. Amiel, dans la notice que nous annonçons, raconte avec chaleur la vie noblement occupée de Félix Armand ; il montre cet homme de bien concertant seul le plan du percement de la route de Saint-Martin à Quillan, dirigeant seul les travaux, triomphant avec les plus minimes ressources d'une nature rebelle, et, l'œuvre accomplie, mourant content au fond de son humble presbytère qu'il n'a pas voulu quitter, à plus de quatre-vingts ans (17 décembre 1823). La brochure intéressante de M. Amiel se vend au profit de la souscription instituée pour l'érection de la statue de Félix Armand (On souscrit chez M. de la Bouillerie, 35, rue Laffite.). F. B.

1859-04-09
La Gazette de France2
Nous avons à faire connaître aujourd’hui une autre œuvre qui, à un point de vue différent, ne mérite pas moins nos sympathies : c’est la souscription récemment ouverte pour ériger dans la ville de Quilîan, diocèse de Carcassonne, une statue monumentale à la mémoire de Félix Armand, curé de Saint-Marlin-les-Lys.
Au fond d’une gorge, perdue au milieu du massif des Pyrénées orientales, se trouve un hameau, agrégagation de masures autour des ruines d’un ancien monastère : c’est Saint-Martin les-Lys. Le regard attristé se repose néanmoins sur une église avec son clocher et sa croix. Les habitans de la contrée ne sauraient demander leur nourriture au sol. Un y voit à peine quelques champs péniblement étagés sur le flanc des montagnes, soutenus par des murailles de pierres mal jointes; d’ailleurs, une température glaciale, l’absence des rayons vivifans du soleil interceptés par les hauteurs dont le hameau est cerné, seraient un obstacle à la végétation. Quelques têtes de bétail, des fagots de bois portés à Quillan, sont à peu près les seules ressources de ces pauvres villageois.
Mais, entre Saint-Martin et Quillan, une montagne abrupte vient s’interposer. Il faut la contourner. Le voyage, aller et retour, exige presque la journée. Cependant, à vol d’oiseau, une lieue mesure à peine la distance qui sépare ces deux ponts ; et une faille transversalle, en livrant passage aux eaux de la rivière, indique une communication directe entre Saint-Martin et Quillan. Elle eût suffi, si, dans l’une de ces crises suprêmes qui soulèvent les montagnes et creusent les vallées, la nature eût plus généreusement élargi les parois de la crevasse.
Or, le chemin qui aurait mis en rapport Saint-Martin avec Quillan, et par là avec le reste du monde, c’eût été toute une fortune, c’eût été la résurrection de ce misérable village. Un enfant de Quillan l’ayant compris en a fait le rêve et la pensée fixe de sa vie.
Félix Armand, né à Quillan en 1742, de parents pauvres, entra dans les ordres sacrés, grâces à la générosité de protecteurs chrétiens. Il obtint dès le début de remarquables succès de chaire. Plusieurs années après, c’était en 1774, Mgr de Chantérac, dans une tournée épiscopale ayant pénétré jusqu’à Saint-Martin-les-Lys fut touché de l'extrême dénumentde ce hameau. Il résolut d’y rétablir un presbytère qui avait existé autrefois, et d’y mettre un pasteur. Armand demande ce poste peu envié, et le voilà désormais fixé à Saint Martin, pouvant se livrer sans partage à l’objet de ses constantes préoccupations : briser la barrière qui cerne les habitans de Saint-Martin, et leur ouvrir une communication directe avec Quillan.
Nous n’entrerons pas ici dans le détail des dillicultés, disons mieux, des impossibilités de l’entreprise. La hardiesse d'un ingénieur eût reculé, devant ce massif de roches à attaquer, l’espace d’une lieue, dans un pays perdu. La charité fait des miracles. Le curé Armand, avec les faibles ressources d’un traitement annuel de 300 fr, à la tête de quelques travailleurs de bonne volonté, s’arme d’une pioche et frappe le premier coup. L’œuvre est commencée. Il ne lui a pas fallu moins de quarante années d’efforts persévérans, interrompus seulement pendant la tourmente révolutionnaire, pour le terminer. En novembre 1814, la roche était vaincue, le chemin était ouvert.
Un jour, il dut se faire attacher avec des cordes et descendre dans l’abime au fond duquel mugissaient les eaux, afin de déterminer la direction à donner aux travaux.
Les secours, toutefois, quoique peu abondans, ne lui firent jamais défaut. Les chefs des divers gouvernemens qui se succéderent en France, Napoléon, Louis XVIII, lui accordèrent des subsides sur leur cassette privée. L’évêque du diocèse, et le préfet du département lui vinrent aussi en aide.
Enfin, le curé Armand eut la joie, en 1821, de voir son chemin classé au nombre des voies départementales, trois ans après, il mourait dans ce même presbytère de Saint-Martin-les-Lys, âgé de quatre-vingt trois ans, tranquille sur l’avenir de l’Œuvre de sa vie. Sa statue en bronze, hommage à une gloire nationale, ne tardera pas à s’élever sur la place publique de Quillan. La souscription que nous annonçons trouve partout faveur. L’exécution de la statue a été confiée au talent de M. Bonnassieux. Déjà le modèle en proportion réduite est terminé; il est digne, assure-t-on, de l’auteur de Notre-Dame de France. Cette exaltation de l’humble curé d’un de nos plus pauvres villages porte une grande leçon. Pourquoi, dirons-nous avec Mgr l’évêque de Carcassonne, ne pas espérer qu’un jour le monde, désabusé des gloires sanglantes et frivoles qu’il a si souvent couronnées, reconnaîtra que la vraie grandeur n’est au fond que la plus parfaite charité ?
DE SELLE.

1859-08-18
Revue de l'instruction publique en France et dans les pays étrangers2
Félix Armand, curé de Saint-Martin-Lys. Sa vie et son œuvre. Par M. L. Amiel. Paris, Jacques Lecoffre, in-12. — Voici un petit livre de soixante pages qui contient plus de vertu vraie et d'héroïsme utile que beaucoup de grosses histoires. C'est la vie d'un simple curé de campagne qui eût été prédicateur habile et chanoine prébendé, s'il n'eût mieux aimé consacrer sa vie, lui pauvre desservant d'une des plus pauvres paroisses de France, à doter ses misérables ouailles d'un de ces bienfaits qui sont œuvre de roi ou de gouvernement.
Saint-Martin-Lys, petit village enfermé par la nature dans le fond d'un étroit vallon du département de l'Aude, entouré de trois côtés par l'abrupt Quirbajou, et de l'autre par les pics pyrénéens qui se dressent en face du Quirbajou, était tout à fait séparé du monde habité. Sa chétive et souffreteuse population, emprisonnée dans un lieu où elle semblait oubliée des hommes et presque de Dieu, car elle n'avait pas même un ministre de sa parole, ne pouvait communiquer avec la petite ville de Quillan, distante, à vol d'oiseau, d'une lieue environ, que par de longs et périlleux sentiers, ou par un de ces défilés alpestres qu'on ne franchit point sans risquer sa vie. C'est ce poste de misères profondes et de rude dévouement que le jeune prêtre sollicita avec cette ferveur que l'ambition la plus ardente ne met pas à conquérir les honneurs et la fortune.
Félix Armand obtint enfin de l'évêque de Carcassone le rétablissement de la cure de Saint-Martin : c'était en 1774, il avait alors trente-deux ans.
Dire les trésors de charité que le bon prêtre a répandus sur ses pauvres paroissiens, les miracles opérés par ses vertus évangéliques, les prodiges de dévouement au moyen desquels il a réussi à ouvrir cette prison, à transformer ce lieu de désolation, à mettre le bien-être à la place de la misère, c'est ce que nous ne pouvons faire ici, et ce qu'a fait M. Amiel avec une chaleur d'âme et une éloquence de langage qui vont au cœur. Cette noble vie ne pouvait rencontrer un historien plus digne de la raconter, ni ces sites sauvages un peintre plus habile à en rendre les effrayants aspects.
Ce bon livre est de plus une bonne œuvre. « Un décret impérial (disent les premières lignes de l'avant-propos) autorise la ville de Quillan (Aude) à ériger une statue à la mémoire de Félix Armand, curé de Saint-Martin-Lys, né en 1742 et mort en 1825. L'exécution en est confiée au ciseau de l'éminent artiste, auteur de la Vierge colossale du Puy, M. Bonnassieux. »
Or c'est au profit de la souscription du monument consacré à ce bienfaiteur de l'humanité que se vend cette biographie de si bel exemple.
M. A.

1859-09-21
Courrier de l'Aude1
Voir presse sur Félix Armand

1859
Le Cabinet historique : revue contenant, avec un texte et des pièces inédites, intéressantes ou peu connues, le catalogue général des manuscrits que renferment les bibliothèques publiques de Paris et des départements touchant l'histoire de l'ancienne France et de ses diverses localités, avec les indications de sources, et des notices sur les bibliothèques et les archives départementales / sous la direction de Louis Paris,...2
— FÉLIX ARMAND, curé de Saint-Martin-Lys ; sa vie et son oeuvre, par M. L. AMIEL, —Paris, G. Lecoffie, 1859, in-12 de 71 p. — Prix, 1 fr.
La charité qui puise son principe dans la religion a produit en tout temps des sacrifices héroïques et des dévouements sans borne. C'est elle qui a inspiré toutes ces institutions consacrées par le christianisme au soulagement de l'humanité, et qui a rendu célèbres les noms de saint Vincent-de-Paul, de Belzunce, de Fénélon et de tant d'autres. Mais à côté de ces grands génies de la bienfaisance, la religion chrétienne a suscité dans un rang inférieur une foule d'hommes forts et dévoués qui ont contribué au bonheur particulier des individus par l'ascendant qu'ils ont pris et surtout par l'influence qu'au nom de la charité ils ont exercée sur leurs contemporains. La vie du pieux et modeste curé de Saint-Martin-Lys (Aude), que nous raconte le livre de M. Amiel, est un exemple de plus de ce dont est capable l'ardente passion du prochain que stimule le sentiment chrétien. —Peu de personnes aujourd'hui soupçonneraient dans un brave curé ne campagne l'homme de dévouement et de génie qui le premier osa frayer un passage à travers les gorges inaccessibles de la Pierre-Lys, oeuvre colossale, accomplie par les soins et uniques efforts de Félix Armand, avec les ressources les plus exiguës, une imperceptible subvention départementale et sans l'intervention d'aucun agent des ponts et chaussées. — C'est pour perpétuer un fait aussi merveilleux que, sur le voeu du conseil général de l'Aude, un décret impérial a récemment autorisé la ville de Quillan à ériger une statue à la mémoire de Félix Armand, curé de Saint-Martin-Lys, né en 1742, mort en 1825. L'exécution en est confiée au ciseau de l'éminent artiste auteur de la Vierge colossale du Puy, M. Bonnassieux, et c'est pour propager la souscription au profit de laquelle se vend son livre, que M. Amiel a raconté cette vie pleine de faits touchants, d'héroïque dévouement, et traversée par tant d'émouvantes péripéties. Nous ne saurions trop louer le travail de M. Amiel, qui d'ailleurs se recommande de lui-même et à tant de titres.

1859 - 1863
Grand dictionnaire de géographie universelle ancienne et moderne ..., Volume 4 - De Louis Nicolas Bescherelle, G. Devars4
TAISSAC, ham. de France, dép. de l'Aude(Languedoc), com. de Saint-Martin-de-Taissac, poste de Quillan. 11 hab. (???)

1860-01-14
Courrier de l'Aude1
Voir presse sur Félix Armand

1860-03-21
Courrier de l'Aude1
Chronique Départementale
S.M. le roi des Belges a donné une somme de 300 francs pour contribuer à l'érection dans la ville de Quillan, de la statue de Félix Armand, ancien curé de St-Martin Lys. De son côté la municipalité de Quillan voulant, autant qu'il est en elle, honorer la mémoire du modeste et saint pionnier de la Pierre-Lys, a décidé que la rue où il est né porterait désormais son nom.

1860-07-11
Courrier de l'Aude1
Noms des industriels et artistes appartenant au département de l'Aude qui ont obtenu des récompenses à l'exposition de l'industrie et des beaux-arts à Montpellier.
Jasques Gamelin, peintre carcassonnais, médaille de bronze
Nous empruntons au livret de notices relatives aux deux peintres carcassonnais.
Jacques Gamelin , conservateur du musée de Carcassone, fils et élève de Jacques Gamelin, professeur de peinture de l'Académie de Saint-Luc de ?me, de Toulouse et de Montpellier.
Vue de la Pierre-Lis, canton de Quillan (Aude), prise à l'entrée de ses immenses rochers d'où la rivière d'Aude coule en torrent.
Au premier plan on voit le portrait d'après naturede Félix Armand , curé de St-Martin-Lis, qui fut l'inventeur et l'ingénieur de la route pratiquée dans cette gorges
La vie de ce vénérable prêtre a été publiée par M. J.P. de la Croix ; Paris, 1837, in 8°

1860
Revue de Toulouse et du Midi de la France2
Romans, Nouvelles : L'aveugle de Saint-Martin-Lys, nouvelle , par M. Henri Vié-Anduze, t. V, p. 335.

1861-03-04
Catalogue d'estampes des écoles italienne, allemande, flamande, francaise & anglaise des XVe au XVIIIe siècle... livres à figures, portraits, dessins anciens et modernes formant la 1ère partie du cabinet de feu M. de Lajarriette... dont la vente aura lieu Hôtel des commissaires-priseurs, rue Drouot, n ° 5... du lundi 4 au samedi 9 mars 18612
1326 MELLING [...]— La forge de Quillan (départ, de l’Aude). — Ruines d’un ancien couvent, près St-Martin-de-Lys. Ces onze dessins à la sépia sont les originaux du Voyage pittoresque dans les Pyrénées. Même dimension que les gravures. Pourront être divisés.

1861-04-24
Courrier de l'Aude1
Chronique Départementale
Par arrêté du 25 mars 1864, M. le Ministre de l'intérieur a réparti une somme de 1,500 francs aux établissements de bienfaisance dont les noms suivent :
Bureau de bienfaisance de St-Martin-Lys. 100 fr.

1861
Compte rendu du concours régional et des expositions de Montpellier en 1860 / par M. Isidore Bonnet...2
GAMELIN, de Carcassonne.
En nommant M. Gamelin, je rappelle le nom d'un artiste célèbre du Languedoc. C'est une heureuse prérogative , Messieurs, que celle d'hériter d'un grand nom ; mais, si l'héritage est doux à accepter, noblesse oblige, et, dans le domaine des arts , le talent seul établit la filiation.
Si, dans le tableau (cf ci-dessous) que nous a envoyé l'estimable conservateur du musée de Carcassonne, fils et élève de J. Gamelin, professeur de peinture de l'Académie de Saint-Luc de Rome, de Toulouse et de Montpellier, on ne retrouve pas la hardiesse de la touche et la fougue d'imagination qui caractérisaient les oeuvres du maître, du moins ce paysage se recommande-t-il par une recherche naïve de la vérité, dans l'oeuvre de reconnaissance publique que l'auteur a voulu élever à la mémoire d'un de ses vénérables compatriotes. C'est un mérite que nul assurément ne voudrait contester à l'auteur de cette intéressante composition.
N° 111.[n°du tableau] Vue de la Pierre-Lis, canton de Quillan (Aude), prise à l'entrée de ses immenses rochers, d'où la rivière d'Aude coule en torrent.
Au premier plan on voit le portrait, d'après nature, de Félix Armand , curé de Saint-Martin-Lis, qui fut l'inventeur et l'ingénieur de la route pratiquée dans cette gorge.
La vie de ce vénérable et savant prêtre a été publiée par M. J.-P. de la Croix. ; Paris, 1837, in-8°.

1863-01
La Presse thermale et climatique : stations thermales, balnéaires, climatiques et touristiques2
[...]De Rennes, j'allai par monts et par vaux rejoindre les gorges de la Pierre-Lys. Ici commencent réellement les montagnes. La rivière, étranglée entre deux remparts de rochers à escarpement droit, brise ses eaux furieuses contre les blocs tombés dans son lit et les couvre d'écume. En quittant le soleil, pour s'engager dans ce défilé, que les habitants du pays appellent la fin du monde, on s'arrête, les yeux pleins d'ombre, les oreilles assourdies par le surcroît de bruit que fait, en se jetant dans l'Aude, un torrent souterrain, Fontmaure. Enfin, revenu de sa stupéfaction première, on se décide à suivre la route à galerie due à la persévérance de Félix Armand, le curé d'un pauvre village, Saint-Martin-Lys, que l'on rencontre au delà de la gorge, à côté des derniers vestiges d'un ancien couvent.
La vallée s'est élargie, on voit une large échappée de ciel, on respire à l'aise, on prend son temps pour examiner les habitants des environs, bergers avec leurs pittoresques bonnets de laine, laitières court vêtues. Ce terrain bizarrement accidenté nous révèle le secret de leur démarche par soubresauts ; les grands bruits de la nature au milieu desquels ils vivent nous expliquent leur voix criarde et trainante.
Traversons Axat, dont les fruits jouissent d'un renom mérité; toutefois, donnons un regard au ruines du vieux château et reposons-nous un instant sous les grands arbres qui sont à la sortie du village, sur les bords de l'eau. J'ai mangé, assis sur l'herbe au pied de l'un de ces arbres, des truites délicieuses qui, pour arriver de la rivière dans mon assiette, n'avaient eu que le temps de passer par la poèle à frire...
Nous voici aux gorges Saint-George. Que parlais-je tout à l'heure de la Pierre-Lys ? Les gorges Saint-George sont ,de beaucoup, plus horriblement belles, si je puis m'exprimer de la sorte. Ici, le bruit de l'eau est semblable à celui d'un vent d'ouragan dans une immense forêt, augmenté du grondement continu de tonnerres lointains. L'Aude et la route ensemble ont à peine un espace de dix mètres. A la sortie, on est comme au fond d'un immense cirque; on a, devant soi, une vaste forêt de sapins, d'une admirable couleur brun foncé. La rivière tourne bientôt à droite, et la route la quitte pour suivre, dans la direction opposée, un torrent appelé La Guette.[...]

1863-03-07
Courrier de l'Aude2
Louis AmielLes habitants de Quillan se félicitaient de compter parmi leurs compatriotes un homme qui, par ses travaux, avait conquis dans le monde littéraire une place distinguée; cet homme portait le nom de Louis Amiel. La mort vient de le leur ravir; il a succombé à une maladie de courte durée dans un âge peu avancé et pendant qu'il jouissait encore de la pleinitude de son talent.
Les quillannais regretteront longtemps la perte de ce compatriote; il le regretteront parce qu'il leur avait permis d'apprécier les ressources variées de son esprit et les qualités éminentes de son coeur. Quelques mots destinés à rappeler les principaux traits de sa vie justifieront cette assertion.
Louis Amiel naquit à Quillan le 6 pluvise an VIII (26 janvier 1800); pendant le cours de ses études classiques dans le collège de Limoux, il annonça d'heureuses dispositions pour la culture des lettres; son père voulant lui ouvrir une carrière, propre à venir en aide aux aptitudes qui se faisaient jour, l'envoya à Narbonne remplir les fonctions de professeur dans une maison d'éducation.
Une position de ce genre pouvait suffire pour un début; mais bientôt un théatre plus important devint nécessaire au jeune professeur; il partit pour la capitale espérant trouver là des moyens plus faciles d'agrandir le cercle des notions qu'il avait acquises en province. Un maître de pension de la rue de l'Estrapole s'empressa de l'accueillir et de le charger même d'un enseignement élevé. Un pareil emploi prenait beaucoup de temps, il exigeait une grande assiduité, par suite M. Amiel se décida à se placer dans une maison particulière.
Le prince de Beaufremont, allié à la famille des ducs de Montmorency, s'estima heureux de confier ses enfants à ce professeur qui, quoique jeune, était déjà habile et dont l'avenir laissait entrevoir de brillantes espérances.
La révolution de 1830 éclata; la transformation gouvernementale qui en fut la conséquence plut au précepteur des enfants du prince de Beaufremont; il trouvait dans la constitution de 1830 une ample satisfaction à ses goûts pour une liberté bien entendue et il se lia avec les chefs du parti orléaniste. M. Guizot, l'un des hommes les plus dévoués à ce parti, ayant eu l'occasion de connaître le précepteur des enfants du prince de Beaufremont, l'attacha à la rédaction d'un journal du Calvados. En faisant un tel choix, l'ex-ministre de Louis-Philippe savait qu'il pouvait compter sur un homme ferme dans ses principes et sur une plume convenablement exercée.
A coté du journal dirigé par M. Amiel, vivait une autre feuille légitimiste avec laquelle il fallait, de temps en temps soutenir des luttes un peu vives. Au milieu de ces combats de plume il était facile de froisser quelque amour propre, et il arriva un jour où les deux rédacteurs des deux journaux du Calvados durent en venir à combattre avec une arme plus meurtrière que celle dont ils faisaient habituellement usage.
M. Amiel fut blessé; soit à cause de cette blessure, soit à cause du dégoût qu'il éprouvait pour les écrits haineux et pleins de fiel, il demanda a échanger la profession de journaliste contre une autre plus pacifique. M. Guizot l'appela a Paris et l'attacha a une commission chargée de colliger et de mettre en ordre une foule de documents inédits sur l'histoire de France. Il fallut s'exercer à lire de vieilles écritures; il fallut aussi s'initier aux détails historiques de la France sous les derniers rois capétiens. Ce travail quoique bien aride pour une imagination poétique comme l'était celle de l'ex journaliste du Calvados, parut cependant lui sourire, et on le vit s'appliquer avec ardeur à classer plusieurs matériaux inédits et notamment ceux qui se rapportaient à la ville de Reims publiés en collaboration avec M. Varin.
M. Amiel avait réalisé une partie des rêves dont il s'était souvent bercé pendant son jeune âge; il était parvenu à se créer une existence calme et studieuse au sein de la moderne Babylone. Il songea alors à ajouter un nouveau charme à cette existence en se donnant une compagne dont les goûts simples fussent en harmonie avec les siens.
Malheureusement cette alliance qui promettait des jours si heureux, ne devait pas durer longtemps, et une imprudence enleva la jeune compagne pendant qu'elle allaitait encore son nouveau-né. Une étincelle jaillit sur ses vêtements au moment où elle dormait seule devant l'âtre d'une cheminée, et quand la douleur vint la réveiller, il était trop lard, les brûlures avaient atteint des organes importants et rien ne put arrêter les progrès du mal. M. Amiel se vit du même coup privé d'une épouse qu'il aimait et d'une mère pour nourrir son enfant. Cette position était cruelle, et il fallut s'aider d'une grande dose de résignation pour ne pas en être accablé. Alors M. Amiel sentit son caractère, jusque-là si gai, prendre une teinte sombre, et pour calmer les déchirements de son coeur il demanda à la philosophie chrétienne les consolations dont il avait besoin.
Dès que le temps eut achevé de tempérer l'excès de cette douleur domestique, l'associé de M. Varin en profita pour écrire une série de feuilletons sur les chasses en usage dans les Pyrénées ; la chasse à l'ours et au loup, la chasse à toutes les bêtes fauves, et même au gibier, offrirent à sa plume des sujets de récits piquants et de descriptions dont le fonds avait toujours quelque chose de vrai. Ces feuilletons furent remarqués et un libraire de la capitale pressa bien souvent leur auteur de les réunir afin d'en faire un volume destiné à figurer dans la bibliothèque des chemins de fer. Il est certain que cette œuvre aurait trouvé là une place bien choisie et que plusieurs lecteurs l'auraient acceptée pour les aider à oublier les lenteurs d'un long voyage.
M. Amiel était aussi poète; pendant ses moments de loisir il avait jeté sur le papier une esquisse en vers des mois, en y faisant figurer seulement les oiseaux qui se montrent d'une manière particulière à l'époque de chaque division mensuelle de l'année. On remarquait dans cette esquisse des détails charmants sur les moeurs de certains volatiles de la campagne. Les fragments qui m'ont été communiqués sont-ils dans ce moment complets ? On peut craindre qu'il n'en soit pas ainsi. M. Amiel n 'avait pas d'ambition ; il ne tenait ni à la gloire que ses talents auraient pu lui donner, ni à la fortune qu'il aurait pu acquérir par ses œuvres. Les amis avec lesquels il aimait à s'épancher l'ont entendu dire fréquemment, la gloire n'est qu'une vaine jouissance dont la durée est si courte qu'il ne vaut pas la peine de la rechercher; quant à la fortune il avait pour elle un profond mépris, et, sous ce rapport, il ressemblait à certains sages de l'antiquité. L'homme, disait-il, vit si peu de temps, qu'il doit lui suffire de pourvoir à ses besoins; tout le reste n'est que du superflu, causant plus de soucis que de véritables jouissances.
Dans un temps où le veau d'or compte tant d adorateurs, on comprend que les maximes austères de M. Amiel devaient produire peu d'impression. Je me rappelle encore que, causant un jour avec lui sur ces matières, en promenant dans le magnifique Jardin des Plantes de la capitale, il combattit mes objections par ces mots : « à quoi me servirait, je vous le demande, d'entasser de l'or, en serais-je plus heureux ? J'ai ici à ma disposition un jardin unique dans le monde, où je puis tout voir, tout étudier sans qu'il m'en coûte un centime. Quel est le nouveau Crésus de province qui, après avoir employé sa vie à conquérir une grosse fortune, pourrait se créer autour de lui les avantages dont je puis gratuitement profiler ? Au plaisir abrutissant d'entasser de l'or, je préfère les jouissances qui élèvent le cœur et enrichissent l'intelligence de trésors que rien ne peut me ravir. »
Pendant son jeune âge le séjour de Paris offrait à M. Amiel un attrait irrésistible; il trouvait là tant d'éléments d'instruction qu'il ne pouvait s'en détacher. Mais lorsque le poids des années se fit sentir, lorsque son fils se fut éloigné de lui pour embrasser la carrière militaire, alors se trouvant seul, isolé dans la moderne Babylone, il pensait au foyer qui le vit naître, et, aussi souvent que ses occupations le lui permettaient, il allait à Quillan respirer l'air pur des montagnes et retremper ses facultés morales.

Pendant son séjour sur les bords de l'Aude, il aimait à faire des excursions fréquentes vers les sources de ce cours d'eau, soit pour y rechercher les paysages qui avaient des formes pittoresques, soit pour découvrir parmi les ruines des habitations féodales les faits historiques ou les traditions qui pouvaient lui servir à composer des feuilletons. C'est en parcourant les gorges si imposantes de la Pierre-Lys, qu'il se sentit pris d'une admiration bien légitime pour le curé qui, le premier, conçut le projet d'y tracer une route dans le but d'abréger les distances et de rendre moins pénibles les fatigues du voyage à travers des rochers abruptes. Lorsqu'il apprit que l'auteur de ce projet, appelé Félix Armand, était originaire de Quillan, il recueillit sur sa vie tous les documents qu'on put lui fournir et il raconta les difficultés de son œuvre dans des notices écrites avec un style des plus attachants. Ces notices étaient destinées à appeler l'attention sur un homme recommandable sous plus d'un rapport et à décider les cœurs généreux à lui élever un monument dans la petite ville qui le vit naître. Il n'eut de repos que lorsqu'il put être convaincu que son but serait atteint. Il espérait qu'en 1863, ou bien en 1864, l'artiste chargé de reproduire les traits de Félix Armand aurait complété son œuvre et qu'il viendrait avec lui inaugurer une statue qu'il avait si vivement désirée. S'il lui avait été donné d'assister à cette fête, sa joie aurait été bien grande ; il aurait été heureux de penser que la ville où il avait reçu le jour pouvait montrer aux nombreux étrangers qui la visitaient pendant la saison des bains, un homme digne d'être honoré et dont les services avaient été apprécies à leur juste valeur par ses compatriotes.
M. Amiel partit de Quillan vers les premiers jours de décembre dernier avec une telle espérance; mais ce voyage devait être fatal; une maladie qui s'agrava en route, le força s'arrêter à Blois. C'est là qu'il a cessé de vivre le 26 décembre à l'âge de 63 ans.
Les Quillanais ne voudraient pas qu'un homme qu'ils se glorifient, à juste titre, de compter parmi leurs compatriotes, put reposer toujours dans une cité lointaine. Ils ont formé le louable projet de le faire transporter auprès d'eux et de le déposer dans un tombeau propre à rappeler la mémoire d'une intelligence d'élite et d'un cœur des plus élevés.
L. A. Buzairies.

le contenu de cet article est paru quasiment à l'identique dans "Biographies Limouxines" notice XXXI p 213 / 221 "Louis Amiel de Quillan, Feuilletoniste" de L.-A. Buzairies - Limoux, Imprimerie de J. Boute, 1865

1863-11-19
Les Veillées chrétiennes : journal illustré2
L'ABBÉ FÉLIX ARMAND
Il y a quelques années, un homme que des travaux prodigieux ont laissé inconnu en dehors de son pays, mourut à Quillan, petite ville du département de l'Aude.
Rien n'apprit à la France qu'elle venait de perdre le bienfaiteur héroïque d'une de ses plus belles provinces. Le nom de celui qui le premier conçut et exécuta la pensée de frayer un passage dans les montagnes du Quirbajou serait resté un souvenir local, que le temps eût effacé, si un décret impérial n'eût autorisé la souscription pour l'érection d'une statue à la mémoire de Félix Armand. Confier l'exécution de ce monument au talent supérieur de M. Bonnassieux, c'était assurer un succès complet à l'hommage de la vénération populaire, et cependant la souscription ouverte en 1859 n'a pas encore produit la somme indispensable pour la réussite de ce projet! Disons-le, toutefois, ce n'est pas la sympathie qui peut manquer à une telle entreprise, mais il lui faut la publicité. Que la publicité fasse donc son devoir et tous les gens de cœur tiendront à honneur de prendre part à la glorification de ce grand homme de bien, dont les sublimes vertus se cachèrent sous les humbles dehors d'un curé de village.
Vers l'année 1770, un jeune prêtre débutait, avec éclat dans le ministère évangélique, à Perpignan. Effrayé des succès qu'il obtint et qui attirèrent sur lui l'attention générale, l'humble jeune homme voulut se recueillir dans la retraite et vint passer quelque temps à Quillan, son village natal. Sa modestie le guidait, à son insu vers le théâtre où son dévouement devait s'exercer ; la situation des lieux va éclaircir ce sujet.
L'Aude qui, comme chacun le sait, prend sa source dans les Pyrénées-Orientales, reçoit près d'Axat les eaux du Rubenti, court dans un lit étroit et arrive à Quillan après s'être creusé un passage entre des rochers parallèles presque perpendiculaires. Là se dresse le Quirbajou, montage escarpée de trois lieues de développement, faisant partie de cet immense appendice des Pyrénées qui part du Mont-Louis, vient en s'abaissant insensiblement s'attacher aux montagnes du département de l'Hérault, près de Saint-Pons et continue la chaîne colossale qui commence dans le fond de l'Espagne et se termine à l'extrémité de l'Asie après avoir parcouru le continent du vieux monde. Les hautes murailles du Quirbajou se perdent dans les nues. Çà et là on voit apparaître quelques sapins à la blanche chevelure de lichen ; de maigres bruyères, des houx décharnés sont les seuls indices d'une triste végétation qui se rabougrit à mesure que l'on se rapproche des Pyrénées. Le Quirbajou se déploie vers Quillan et s'efface tellement derrière ses contre-forts que les arbres des deux versants qui encaissent le lit de la rivière, mêlent leurs branchages au-dessus de ses eaux : à un kilomètre de Quillan se trouve le village de Belvianes ; lorsqu'après avoir admiré l'antique manoir seigneurial, bâti sur un mamelon et restauré avec un art infini par madame la comtesse Favre, le voyageur a tourné la base de ce mamelon, il est saisi d'admiration par un spectacle grandiose ! En face de lui apparaît un rocher gigantesque, fendu du sommet à la base par une brèche béante hérissée de rocs aigus et donnant passage à la rivière qui s'y précipite avec le fracas d'une cataracte. L'espace étroit, laissé à sec pendant les eaux basses de l'été, conduit, après mille dangers, car les rochés glissantes sont suspendues sur un gouffre, à un sentier serpentant le long des flancs de la montagne déchirée. Le froid est intense et l'aigle seul plane au-dessus de l'abîme. Ces lieux âpres et terribles, ont été et sont encore Habités.
Voici les ruines gothiques du monastère de Saint-Martin-du-Lys, dont l'origine remonte aux premiers temps du christianisme ; enrichi par un comte de Barcelone, en 965, doté par les comtes de Roussillon; ce monastère fut détruit par les hérétiques vers la fin du seizième siècle, et de son antique splendeur, de ses nombreux vassaux, il n'est resté qu'un groupe de pauvres demeures, le petit village de Saint-Martin-du-Lys, dont le nom seul rappelle le monastère gaulois.
Les habitants, séparés de Quillan par une lieue à vol d'oiseau, mettaient, à l'époque où commence notre récit, près d'une journée pour franchir le Quirbajou, risquant, au moindre faux pas, d'être lancés dans un précipice de deux cents pieds de profondeur. Le danger s'accroissait, dans la saison des neiges, par la chute de roches qui se détachaient fréquemment de la masse principale pour rouler dans l'abîme. Le village, placé sur le versant de la rive droite, emprisonné, pour ainsi dire, par le Quirbajou au levant et par la forêt domaniale des Fanges au sud, est partagé par un ravin que les orages grossissent à l'improviste, et souvent d'énormes blocs de rochers, entraînés par la violence des eaux, écrasaient masures et habitants.
L'exploitation de la forêt des Fanges pour le service de la marine, seule industrie de ce pays désolé, redoublait encore les dangers au sein desquels végétait sa population. Après avoir abattu les pins de la forêt et les avoir traînés à bras jusqu'au bord de l'abîme, on les précipitait dans la rivière, qui les charriait jusqu'à Quillan ; si, par un accident assez commun, un pin s'accrochant aux anfractuosités des rochers y restait suspendu, il fallait qu'un homme, attaché par une corde, se fit descendre pour le faire tomber. L'opération de la mise à l'eau terminée, les travailleurs, armés de harpons servant d'éperons et de freins, montaient sur les sapins, et, bravant mille périls, les dirigeaient dans le terrible défilé, tantôt s'élançant pour éviter les gouffres où les sapins s'enfonçaient en tournoyant, tantôt hâtant vigoureusement leur course, afin d'éviter les rencontres d'autres arbres dont la réunion formait des barrages malencontreux.
Le spectacle journalier de cette lutte contre une nature sauvage, avait produit une impression profonde sur l'âme de Félix Armand; le défilé du Quirbajou était le but de ses promenades incessantes dès son enfance. De retour à Quillan, le jeune prêtre reprend ses excursions rêveuses vers Saint-Martin-du-Lys ; remontant le cours de l'Aude, il s'avance jusqu'au sombre défilé; pendant des journées entières, il médite, il prie, et son génie lui révèle enfin le plan d'une entreprise destinée à délivrer cette population de ses dangers continuels. Il n'a point d'argent : il ne sait à quels moyens recourir pour s'en procurer.
N'importe, il est sûr de réussir. Celui qui l'a inspiré le soutiendra ; il se sent fort de cette foi qui secoue les montagnes. Qu'il soit curé de Saint-Martin-du-Lys, Dieu fera le reste. C'est là désormais l'objet de ses pressantes sollicitations.
Après une attente de trois années, Mgr de Chanterac cède à ses instances et l'envoie curé à Belvianes, desservant Saint-Martin-du-Lys. Mais les habitants de Belvianes, ne partageant point les dangers des habitants de Saint-Martin, refuseront leur concours à l'œuvre projetée; il faut donc que Saint-Martin soit érigé en paroisse. L'éloquence ardente du jeune curé persuade l'évêque qui lui accorde, en 1774, l'objet de ses vœux.
Aussitôt il communique à ses pauvres paroissiens la foi dont son âme est embrasée; éclairant leur intelligence, échauffant leurs cœurs, il change en une mâle et virile audace leur morne résignation. Il propage la culture de la pomme de terre ; ce sera son auxiliaire en temps, de disette. Puis, il parcourt le pays pour obtenir quelque argent. La charité donne à cet humble prêtre la finesse d'un habile négociateur. S'adressant au seigneur d'Axat, il lui démontre que la route projetée transportera le minerai de sa forge située en amont de Saint-Martin. Et les marchands de bois de Quillan, quels avantages ne tireront-ils pas de cette voie devenue chemin de halage! Et les habitants de Belvianes, qui semblent peu intéressés à cette entreprise, ne verront-ils pas augmenter la valeur de leurs petites propriétés par une route praticable et en tout temps exempte de danger? Chacun se laisse convaincre et veut prendre sa part dans le sacrifice commun. Les travaux commencent; pendant cinq ans, ils marchent avec une persévérance infatigable; enfin la route est tracée; on touche aux masses de rochers qui ferment l'entrée du défilé, et dont l'une d'elles s'avance sur la rivière comme une tour penchée.
Le jeune curé va reconnaître la base avant de se prendre corps à corps avec elle; attaché par une corde, il se fait descendre jusqu'à l'endroit où le rocher, coupant à angle droit la route nouvellement tracée, plonge perpendiculairement dans la rivière. Ainsi suspendu, il détermine le point qu'il faut attaquer pour ouvrir un passage au niveau de la route, cet obstacle vaincu, la voie est ouverte! Mais que de difficultés vont encore surgir ! l'argent manque, la population se décourage. Ces travaux, que le curé poursuit avec tant de feu, lui semblent impossibles; tout est perdu! A quelques jours de là, l'infatigable curé rallie son troupeau et le conduit processionnellement vers le roc maudit. Il parle, il adresse à Dieu une suprême prière, puis, saisissant une pioche, il frappe le premier coup. La foule se précipite sur ses pas : la tranchée est ouverte!
Pendant six ans ces travaux, que l'on trouve miraculeux en songeant aux moyens d'exécution, continuèrent sans interruption. Le rocher est ouvert, et le printemps de 1781 éclaire la victoire remportée par la foi, la charité et le courage de pauvres paysans sur une nature rebelle. L'évêque, auquel son grand âge rendait impossible depuis longtemps l'escalade des rochers, put, grâce au nouveau chemin, accomplir sa visite pastorale. Lorsqu'il fut en face de l'imposante trouée au bas de laquelle mugissaient les eaux, il s'arrêta tout ému, et, prenant la main du curé venu au-devant de lui avec ses ouailles : « Mon fils, lui dit-il, vous avez, comme notre divin Maître, multiplié les pains. » N'était-ce pas une réflexion pleine de justesse, puisque cette route allait faire succéder à la misère la prospérité. L'obstacle majeur franchi, la route était assurée ; cependant, que d'années vont s'écouler avant qu'elle soit tout à fait praticable !
La révolution de 93 place l'abbé Armand dans l'alternative de choisir entre l'exil et un sermert qui répugne à sa foi; il ne peut hésiter, et, malgré ses regrets, il se rend en Espagne. Les habitants de Saint-Martin ne peuvent supporter cette absence ; ils députent à l'émigré l'un d'eux avec une lettre, expression de leur douleur, de leurs supplications pour son retour. Le proscrit ne peut résister à ces preuves d'amour, et il brave l'échafaud pour revenir parmi ses enfants. Les autorités révolutionnaires du département elles-mêmes le protégèrent, et les terribles visites révolutionnaires, toujours annoncées secrètement, le curé put échapper au danger en se réfugiant dans une grotte, qui avait servi déjà à bien des malheureux au temps des guerres de religion. Enfin, le retour du calme permit à l'abbé Armand de reprendre son œuvre. L'ardeur des travailleurs, pour avoir été interrompue, n'en était que plus vive ; mais l'argent manquait. Un événement désastreux fit jaillir une source de secours. Un violent incendie éclate dans la forêt des Fanges ; grâce aux efforts de l'abbé Armand, accouru avec ses paroissiens sur le lieu du sinistre, les progrès de l'incendie sont arrêtés au bout de deux jours. Le ministre de l'intérieur, informé de la courageuse conduite de l'abbé Armand, lui adresse, avec une lettre de remerciements, une gratification qui permet de reprendre les travaux.
La sape étant devenue impuissante, on fait alors jouer la mine. Tout est prêt; la mèche est allumée, on suit ses progrès; tout d'un coup un cavalier apparaît. Ignorant le danger qui le menace, il avance tranquillement; une seconde de plus il est mort... quand un homme s'élance et bondit sur la mèche, qu'il éteint au péril de sa vie!... Est-il besoin de dire que cet homme était notre curé!...
Le premier consul ne pouvait manquer d'apprécier un homme tel que l'abbé Félix Armand. Comprenant la grandeur de cet humble prêtre, il lui envoya de puissants secours avec la lettre suivante: « Les hommes tels que vous, monsieur le curé, sont un éternel honneur pour la religion et pour le pays ; s'il n'est donné qu'à Dieu de récompenser votre admirable dévouement, l'État ne doit point oublier qu'il est en demeure avec vous. Il sera désormais votre trésorier ; car, entre vos mains, le billon se change en or. »
NAPOLÉON BONAPARTE.
Malgré les promesses de Napoléon le moment vint, où l'or cessa d'arriver, l'astre du grand César avait pâli ; des nuages sanglants couvraient la France, elle dut appeler à sa défense tous ses enfants ; les courageux travailleurs quittèrent pour de plus grands devoirs leur cher curé, et pourtant en 1814, alors que la nation payait sa dette de gloire par des malheurs aussi grands qu'avaient été ses victoires, cette route, que quarante ans plus tôt le jeune prêtre avait conçue dans son génie était complètement terminée !... Alors nous voyons le vieux curé du pauvre bourg transformé en village florissant, continuer à l'âge de 80 ans son rôle de solliciteur!, Ne faut-il pas que sa route soit classée parmi les voies départementales? en 1821 il obtient ce résultat et les ingénieurs du département déclarent que le plus habile ingénieur avec tous les secours de son art n'eût pu mieux faire que l'abbé Félix Armand.
Son œuvre terminée, le curé de Saint Martin s'étant assuré un successeur vigilant se prépara avec joie à sa fin. Dans les derniers jours de sa vie Louis XVIII lui envoya la croix, son jeune vicaire venant lui annoncer cette flatteuse distinction : « La croix, mon cher abbé, lui dit-il, ah ! j'en espère une plus glorieuse ! » il ne tarda pas à l'obtenir, et quoiqu'il fut fort âgé une longue et pénible agonie vint donner la mesure de son courage, pas une plainte ne lui échappa, il conserva sa fermeté calme au milieu des plus cruelles souffrances. Au moment où il allait rendre à Dieu sa belle âme, le soleil se dégagea des nuages qui l'obscurcissait et brilla sur la cime neigeuse du Quirbajou, le mourant se soulevant sur sa couche put voir cette lumière éclairant son œuvre, un doux sourire erra sur ses lèvres et refermant les yeux il s'endormit dans le Seigneur, le 17 décembre 1823.
Tel fut cet humble grand homme.
JEAN DESNOYERS.

1863
La Muscadine, histoire du pays. Madeleine. Bouteille du ménétrier. Par Henry Vié2
[Je ne sais pas si c'est un oubli de la réécriture de l'aveugle de St Martin Lys mais il reste quelques références à St martin...]
p 165 | J'avais fait trois lieues, tantôt m'arrêtant à contempler cette oeuvre grandiose de. Félix Armand (En récompense des services qu'il avait rendus au pays, Napoléon 1er le nomma chevalier de la Légion d'honneur.), ce modeste curé de campagne qui, inspiré par la charité et le génie, avait creusé une route à travers les rochers à ses bons villageois de Saint-Martin; tantôt admirant le vallon qui se déroulait à mes pieds, écoutant le bruit d'une cascade ou le clapotement joyeux d'un moulin, dont je pouvais apercevoir les murs blanchis à la chaux, entourés d'une haie de noyers et de hêtres.
p 170 | Le vin le rendait communicatif. J'allumai un cigare et lui en offris un, qu'il refusa obstinément.
— Pour nous, c'est trop cher, faut pas s'y habituer, me répondit-il, et puis votre vin m'a laissé un si bon goût dans la bouche, ce serait dommage.
— Vous êtes donc bien pauvres dans votre village?
— A Saint-Martin, ce village qui est de l'autre côté de la montagne (et il m'indiquait le versant ouest), tout le monde vous dira que Martin Vidal est le plus riche ; ce qui ne prouve pas que je le sois beaucoup. Un mien cousin que j'avais à Quillan m'a laissé cette prairie, c'est tout mon bien, il y a huit séterées. Je suis le seul propriétaire de mon village, ce qui ne m'empêche pas de faire comme les autres, tantôt mineur ou radelier. Je travaille cette prairie à mes moments perdus. L'hiver, nous mangeons du pain de seigle qui date quelquefois de quinze jours; le fromage est plus dur encore. C'est ennuyeux pour les anciens ; mais les dents sont bonnes, ajouta-t-il en riant bruyamment.
p 224 | — Pour lors, mon ancien, continua-t-il en s'adressant au père Domerc, voici la chose : je suis de Caudiès, et mon camarade aussi ; comme l'étape sera longue demain, nous avons profité de l'occasion d'un roulier qui nous a portés au delà de Belviane; il se trouve que mon camarade est très-fatigué, à cause de ses blessures, et que nous étions des intimes du pauvre François, votre fils.
— Vous l'avez connu! s'écria vivement le père Domerc troublé.
Madeleine ne perdait pas une parole.
— Minute, ne m'interrompez pas, mon ancien. Nous avons demandé au roulier : Ousque c'est Saint-Martin-Lys? Il nous a indiqué notre route. Alors nous avons dit : faut aller voir le pére à François ; nous lui parlerons de son fils; nous casserons une croûte, et, après avoir bien dormi, nous aurons moins de chemin à faire demain, et le camarade s'en trouvera mieux.

1864-03-12
Courrier de l'Aude1
Étude de Me Eugène MAURY, avoué.
Purge d'hypothèques légales.
Par exploit du 9 mars 1864, de Rivals fils, huissier, enregistré, les sieurs François Orminières, négociant, domicilié à Quillan, et Jean Bourrel, serrurier-mécanicien, originaire de St-Ferriol, domicilie au dit Quillan, ont fait notifier à M. le Procureur impérial près le tribunal civil de Limoux, y domicilié, le procès-verbal dressé le 3 mars 1864 par le greffier du même tribunal, constatant le dépôt effectué à son greffe de deux copies collationnées de deux actes retenus le 6 juillet 1858 et 9 février 1864 par Me Canavy, notaire à Quillan, par lesquels les dits Ormières et Bourrel ont acquis de M. François Ferrié neveu, négociant, domicilié au moulin de Rebenty, commune de St-Martin-Lys, savoir : le sieur Ormières, par l'acte du 6 juillet 1858, moyennant le prix de deux mille six cents francs une propriété en nature de vigne et champ, située au territoire de Quillan, au local La Coste de Laval, contenant environ un hectare 2 ares 95 centiares, formant les n° 1715, 1716, 1717 et 1718, section B du plan cadastral de la dite commune, confrontant du levant François Birot neveu, ruisseau entre, du midi le grand ruisseau, du couchant la veuve Utéza, ruisseau entre, et du nord le chemin de servitude — et le sieur Bourrel par l'acte du 9 février 1864, moyennant le prix de mille francs une pièce de terre en vigne située au même terroir de Quillan, au local appelé Charla, confrontant du levant les héritiers Constans, du midi la veuve Lacapelle, du couchant le chemin de St-Ferriol, et du nord Jean Bastou.
Par ce même exploit, M. le Procureur impérial a été sommé de prendre sur les immeubles, dans le délai de deux mois, à compter de la présente notification, telles inscriptions d'hypothèques légales qu'il aviserait dans l'intérêt des personnes dont il doit surveiller les droits, sous peine d'être déchu de ce droit.
Et comme les dits Ormières et Bourrel, acquéreurs, ne connaissent pas tous ceux du chef desquels il peut être pris de pareilles inscriptions, à l'exception de celles pouvant grever les dits immeubles du chef de Marie Fourié, épouse du vendeur, il a été déclaré à M. le Procureur impérial que les acquéreurs feraient publier extrait de cette notification dans les formes prescrites par l'article 696 du code de procédure civile et conformément à l'avis du conseil d'État du 1 er juin 1807.
Pour extrait conforme : E. MAURY.

1864-05-07
Courrier de l'Aude1
EXTRAIT de demande en séparation de biens.
Par deux exploits de Baille, huissier, en date du 2 mai 1864, enregistrés, dame Marie Fourié, sans profession, épouse du sieur François Ferrié oncle, ancien négociant, domiciliée à l'usine de Rebenty, commune de St-Martin-Lys a formé sa demande en séparation de biens contre le dit Ferrié, son mari, domicilié avec elle, et contre le sieur Auguste Hue négociant, demeurant à Limoux, syndic de la faillite de ce dernier.
Pour extrait certilié conforme par M° Cros, avoué près le tribunal civil de Limoux, constitué par la dite Marie Fourié. A Limoux, le 4 mai 1864.
CROS, avoué.

1864-06-29
Courrier de l'Aude1
Arrondissement de Limoux.
Extrait du jugement de séparation de biens.
Par jugement rendu par le tribunal civil de
Limoux, le 22 juin 1864, enregistré, la dame Marie Fourié, sans profession, épouse du sieur François Ferrié oncle, ancien négociant, ci-devant demeurant à Rebenty, commune de St-Martin-Lys, et actuellement domiciliée à Limoux, a été séparée de biens d'avec le dit Ferrié, sou mari, actuellement demeurant au dit Limoux, contradictoirement avec le sieur Auguste Hue, négociant, demeurant à Limoux, syndic définitif de la faillite du dit Ferrié.
Pour extrait certifié conforme par M° Cros, avoué près le dit tribunal, constitué par la dite Marie Fourie.
A Limoux, le 27 juin 1864.
Cros, avoué.

1864-07-09
Courrier de l'Aude1
Arrondissement de Limoux.
Etude de Me Henry RIVALS Jeune, avoué, rue de la Fusterie n°7,
A VENDRE
Sur expropriation forcée, d'autorité du tribunal civil de Limoux
Le 8 août 1864
...
Tous les immeubles ci-dessus ont élé saisis à la requête du sieur François Coll, avocat et propriétaire, domicilié à Limoux, par procès-verbaux de Tricoire, huissier à Quillan, des dix-neuf, vingt et vingt-un mai dernier, enregistrés, — au préjudice du sieur François Ferrié oncle, ancien négociant failli, domicilié autrefois à l' usine de Rebenty, commune de St-Martin-Lys, et actuellement à Limoux.
Par suite de la déclaration de faillite du dit François Ferrié oncle, suivant jugement du tribunal de commerce de Limoux, du vingt-un avril dernier, la dite saisie a été poursuivie, tant contre le dit Ferrié, que contre le sieur Auguste Hue, négociant, domicilié à Limoux, pris en qualité de syndic définitif à la dite faillite, à qui elle a été dénoncée par exploit de Rivals oncle, huissier, du vingt-six mai mil huit cent soixnte-quatre, enregistré, en même temps qu'au dit Ferrié...

1864-08-10
Courrier de l'Aude1
TRIBUNAL DE COMMERCE DE LIMOUX
AVIS
Conformément à l' article 492 du code de commerce, les créanciers du sieur François Ferrié, oncle, ancien négociant, failli, demeurant à l'usine de Rebenty, commune de St-Martin-Lys, sont invités à se présenter en personne, ou à se faire représenter par un fondé de pouvoirs, dans le délai de vingt jours, à compter de la présente insertion, au syndic de la dite faillite, M. Auguste Hue, négociant à Limoux, à l'effet de lui remettre leurs titres de créances, accompagnés d'un bordereau indicatif des sommes à eux dues, si mieux ils n'aiment en faire le dépôt au greffe du tribunal de commerce de Limoux, sous récépissé.
M. le juge-commissaire a indiqué que la vérification des créances commencera le premier septembre prochain, dans la chambre du conseil du dit tribunal, à dix heures du matin les jours suivants, jusqu'à l'expiration des délais voulus par la loi.
Le greffier du tribunal de commerce.
T. Vidal.

1864-10-22
Courrier de l'Aude11
TRIBUNAL DE COMMERCE DE L1MOUX.
AVIS.
Les créanciers de la faillite du sieur François Ferrier oncle, ancien négociant, demeurant à l'usine de Rebenty, commune de Saint-Martin-Lys, qui n'ont pas encore produit leurs titres de créances, sont invités pour la dernière fois à faire cette production d'ici au cinq novembre prochain, entre les mains de M. Auguste Hue, syndic définitif de la dite faillite, ou au greffe du dit tribunal, sous peine de ne pas être compris dans les répartitions à faire s'il y a lieu.
Le greffier du tribunal de commerce, T. VIDAL.

1864
Le Bibliophile français : revue mensuelle des livres anciens et modernes2
De la poésie au roman il n'y a qu'un pas, et ce pas n'est pas loin. Voici les Comtes champêtres de M. Henri Vié, un jeune écrivain méridional, dont le nom peu connu encore, sera salué tôt ou tard par une critique juste et réellement nationale, c'est-à-dire par des juges incessamment préoccupés de rechercher le mérite partout où il se trouve. En Province, il est caché le plus souvent, mais depuis cinq ou six années, on le voit se révéler comme par enchantement. Nous connaissions déjà M. Henri Vie, qui autrefois signait Vié-Anduze, du nom d'une petite localité du midi. Il était avec nous l'un des plus actifs collaborateurs de ce spirituel journal de Montpellier, qu'on intitulait l'Argus Méridional. M. Vié est un poète; c'est aussi un excellent romancier. Il a publié autrefois un petit chef-d'œuvre: l'Aveugle de Saint-Martin-Lys. Le livre qu'il nous donne aujourd'hui se compose de deux nouvelles charmantes, mais qui ne réalisent certainement pas le titre du livre. Le Savant du Village est l'histoire d'un jeune homme qui s'est distingué chez le magister, et qu'on appelle Savant parce qu'il connait les éléments de sa langue et les quatre règles fondamentales. Il est vrai qu'il compose des chansons et des romances; mais ce n'est guère là que la quintessence de sa sagesse. Il ne possède point celle de dédaigner l'amour, et il aime sans être aimé. Un beau jour, il gagne une prime à la loterie. Notre homme part pour Paris où il se fait voler de la belle manière. Il perd toute sa fortune, et après bien des désillusions, il retourne dans son village tout-à-fait Gros-Jean comme devant. Là, il épouse Francine et connaît le bonheur.
J'ai parlé tout à l'heure d'un chef-d'œuvre et l'auteur l'a réimprimé dans le volume, sous le titre de Madeleine la Promise, cette femme aime un jeune homme que la conscription lui ravit, juste au moment des meilleures heures de l'amour. Pendant le départ de l'amant, elle ne cesse un seul instant de penser à lui. De son côté le soldat ne fait pas une étape sans regretter Madeleine, la bien aimée ! aussi il faut voir les touchantes lettres qu'il écrit au pays natal. Le village entier, après de telles lectures, est pris d'un enthousiasme fébrile. Bref, après la rude campagne de Crimée, le soldat devient aveugle. Un éclat de projectile lui a ravi la vue; cependant après mille désolations, la science la lui rend avec le bonheur. Il épouse Madeleine et voilà deux heureux de plus.

1864
Dictionnaire des communes de la France - Adolphe Joanne4
Martin-de-Taissac (Saint-), Aude, c. de 243 hab. sur la rive dr. de l'Aude, cant. et poste de Quillan (15 kil.), arr.Limoux (45 kil.), à 77 kil. de Carcassonne, - Terrain tertiaire moyen. - Forêt des Fanges - Défilé pittoresque de Pierre-Lis (2 kil. 1/2 de longueur), où coule l'Aude et que suit la route de Montlouis à Quillan. Des rochers perpendiculaires, de 100 mèt. de hauteur, le bordent des deux cotés. On Pénètre dans ce défilé, du coté de Saint-Martin-de-Taissac, par un passage hardi nommé le Trou-du-Curé, en souvenir d'un abbé qui le fit percer. - Ruines d'un couvent.

1865
Biographies Limouxines notice XVI p 74 / 78 "Félix Armand de Quillan, Curé de St-Martin-Lys" par L.-A. Buzairies - Limoux, Imprimerie de J. Boute, 18652
(références bibliographiques : Amiel, Félix Armand, curé de St-Martin—Lys, sa vie et son œuvre; Paris, 1859. — Idem, Armand Félix (Extrait de l'hist. des hommes utiles); Paris, 1839. — Idem, le Curé de St-Martin de Leez (Aude); Extrait de l’Almanach de France, 1850. - De la Croix (Cros), Vie de Félix Armand, curé de St-Martin, auteur de la route de la Pierre-Lys, Paris, 1837.)
Le curé de village est appelé à enseigner dans les campagnes la morale évangélique; c’est là son premier devoir. Mais la mission du pasteur attaché aux communes rurales doit aller plus loin : il a à se préoccuper des besoins matériels de ses paroissiens et à améliorer leur bien-être, lorsque les circonstances le lui permettent.
C'est ainsi que comprit son ministère un prêtre qui avait sa résidence à St-Martin-Lys, vers la fin du XVIIIe siècle. Environné de montagnes abruptes, perdu au milieu de rochers presque inaccessibles, il voyait, le cœur navré, les habitants de sa pauvre bourgade gravir péniblement les pentes raides qui les séparaient des communes les plus importantes du voisinage, et ne devoir en grande partie leur détresse, pendant les temps froids de l’hiver, qu’à un défaut de communications faciles.
Plein de dévouement et d’intelligence, le curé de St—Martin-Lys s’appliqua, sans perdre un seul instant, à chercher le moyen de donner un peu de vie au pays qu'il habitait. Le voilà étudiant les divers détours d’une gorge des plus effroyables, mesurant le niveau de rocs taillés à pic, et ne se donnant du repos que lorsqu’il a trouvé ce qui était l’objet de ses recherches. Aidé des modiques ressources de desservant, aidé aussi des bras de ses paroissiens, il ébauche son œuvre; il ne la reprend, pour la conduire à son terme, que lorque des temps favorables viennent lui en fournir le moyen.
Dès que la nouvelle route de Belvianes a Saint-Martin-Lys fut ouverte, les habitants de cette dernière bourgade ne tardèrent pas à s’apercevoir que leur position malheureuse s’était sensiblement améliorée : les transports étaient devenus plus fréquents, presque sans fatigue, et par suite, les salaires avaient acquis plus de valeur que dans les temps passés.
Les villages qu’on rencontre en remontant la rivière d’Aude, au-dessus de St-Martin, profitèrent à leur tour de la voie qui venait d’être construite; c’étaient : Axat, Ste-Colombe, Puylaurens, Salvesines, Montfort, et, plus loin, les établissements thermaux placés sur la limite départementale de l’Aude.
Une œuvre aussi importante n’a cessé d’exciter l'admiration des hommes qui ont songé à en faire une sérieuse appréciation; elle a fait bénir en même-temps la mémoire de Felix Armand, qui en avait rendu possible l’exécution. Les compatriotes de ce prêtre, fiers de le compter parmi les bienfaiteurs de l'humanité, auraient voulu lui élever une statue, afin de perpétuer le souvenir de son génie et de son amour infatigable pour le bien.
Félix Armand vint au monde, dans la commune de Quillan, pendant l’année 1742. Le père qui lui donna le jour était pauvre, et par suite dénué des ressources nécessaires pour l’aider dans ses études; de riches protecteurs se chargérent de ce soin.
A 26 ans, Félix fut ordonné prêtre par l’évêque d’Elne, et il partit immédiatement pour aller remplir les fonctions de vicaire dans la ville qui l’avait vu naître. Ses prédications fureut remarquées; mais ce qu’on admirait surtout en lui, c’est une piété fervente, c’est un goût bien marqué pour la retraite. Félix quitta Quillan pour s’attacher à la commune de Galinagues en qualité de desservant. De ce village il passa dans celui de Belvianes; c’est là qu’il conçut le projet, dans ses promenades solitaires, de tracer une voie plus directe à travers les gorges de la Pierre-Lys, afin de rendre moins dure, par ce moyen, l’existence des populations disséminées au-dessus de Belvianes. Pour mieux assurer le succès de son projet, Armand demanda à occuper la cure de Saint-Martin-Lys; l'évêque d’Alet la lui accorda en 1774. Fixé désormais dans une paroisse pauvre et vivant de transports de bois, rien ne fut négligé pour lui ouvrir un passage du côté de Belvianes et de Quillan, sur la rive gauche de l'Aude.
Mgr. de Chanterac vit arriver souvent Félix dans son palais épiscopal, pour solliciter des secours en faveur de l'œuvre dont il poursuivait l’exécution. Cet évêque, animé d’une charité sans bornes, se fit toujours un devoir de concourir par ses largesses à l’accomplissement d’un travail éminemment utile.
Après six ans l’obstacle le plus difficile avait disparu, le rocher appelé le Roc du Curé était percé assez largement pour laisser passer des bêtes de somme chargées de bois ou de fer; c’était en 1784. Alors, un muletier put parcourir, en moins d’une heure, le trajet qui exigeait autrefois une demi-journée de marche sur des sentiers abruptes.
Pendant la tourmente révolutionnaire, Armand suivit dans l’exil le chef de son diocèse; il alla chercher un asile a Sabadel, au—delà des Pyrénées.
Ses paroissiens, désolés d’avoir perdu un père, un ami dévoué, allèrent le supplier de revenir parmi eux. Le Curé de Saint-Martin céda à leurs prières, et, en rentrant sur un sol devenu inhospitalier, il dut se cacher aux environs de la Pierre-Lys. La prudence lui commandait de vivre dans des cavernes sauvages jusqu’au moment où la terreur aurait pris fin. Ces temps d’orage passés, Armand se remit au travail. Avec des dons qu’il reçut du ministère et de l’Empereur lui-même, il compléta le plan qu’il s’était tracé.
En 1814, après que la route à travers les gorges dela Pierre-Lys fut terminée, l’évêque de Carcassonne aurait voulu donner une place dans son chapitre au curé de Saint-Martin; ce dernier refusa une dignité aussi flatteuse, et témoigna le désir de finir ses jours parmi des paroissiens dont il était aimé.
On a dit qu’à cette époque Félix Armand avait reçu le titre de chevalier de la Légion d’Honneur.
Des amis, qui vécurent dans son intimité, ont affirmé que c’était là une assertion dénuée de fondement. Ce qui est vrai, c’est que le curé de Saint-Martin n’a ambitionné sur cette terre aucune distinction et qu'il se serait refusé à solliciter celles que donnent les hommes. S'il en est ainsi, on peut bien croire que son nom n’a jamais figuré parmi les membres de la Légion d’Honneur.
Ce vénérable prêtre, entouré d’estime et de respect, vécut jusqu’à l’âge de 84 ans au milieu de ses paroissiens. Le 17 décembre 1823 fut son dernier jour; il expira, calme et sans regrets, entre les bras du pasteur qui devait lui succéder.

1866
Guide du voyageur en France. ... Vingt-cinquième édition de J. B. RICHARD4
ROUTE 222. DE CARCASSONNE A PUYCERDA.
53 kil. de Carcassonne à Quillan Route de poste; diligence tous les jours. 5 fr. et 4 fr. — 66 kil. de Quillan à Montlouis. Route carrossable (pas de service de voitures). — 24 kil. de Montlouis à Puycerda.
51 kil. Pont-de-Charla (R. 221).
53 kil. Quillan, ch.-l. de c. de 1798 hab., sur la rive gauche de l‘Aude. — Ruines d’un château fort. —- Fabriques de drap, scieries, forges alimentées par un canal souterrain (160 mèt.) dérivé de l'Aude (chute de 10 mèt.). —— A 1 kil. à l’O., dans le vallon de Ginoles, source d‘eau froide, saline et sulfurée, calcique (petit établissement), excellente en boisson pour la guérison des gastrites.— On franchit l'Aude à Quillan pour en suivre la rive g.
57 kil. Belvianes (figues renommées). - La route, s’engageant dans l’étroit défilé de Pierre-Lis, est resserrée, pendant 2 kil. 1/2, entre des rochers perpendiculaires de 100 mèt. de hauteur et la rivière, dont elle n‘est séparée que par un mur de soutènement. De l’autre côté s‘élèvent des montagnes également abruptes, couronnées par la forêt de Fanges. Au sortir du Trou du Curé, passage pittoresque et hardi, de 40 met. env. de longueur, on laisse à dr. (61 kil.) Saint-Martin de Taissac, dominé à l’E. par le Cap de Fer (1044 mèt.). 2 kil. plus loin, on traverse, à son embouchure, le torrent du Rebenti, puis l’Aude.
65 kil. Axat, ch.-l. de c. de 529 hab. (excellentes prunes; forêt de Mâle, au S. E.). Au delà du défilé de Saint-Georges (forêts magnifiques sur les montagnes), on suit la rive dr. de la Guette ou Aiguette, affluent de l’Aude.[...]

1867-06-12
Le Constitutionnel : journal du commerce, politique et littéraire2
L'Empereur a reçu des adresses : [...]Des conseils municipaux dont les noms suivent[...]Aude. — Saint-Martin-Lys , Lagrasse. Belvianes, Bressa. Campagne-sur-Audo, Ginoles, Granès, Nébias, Quirbajou, Saint-Louis et Parajou, Saint-Just et le Bézu, Saint-Ferréol, saint-Julia-de-Bec, Quillan, Chalabre, Marsa, Coudons, Montazels.[...]

1868-11-29
Courrier de l'Aude1
Dans la soirée de lundi dernier, vers dix heures, un incendie accidentel a détruit la scierie du Rébenti, commune de Saint-Martin-Lys, au préjudice du propriétaire et des deux fermiers. La perte dépasse 4,000 francs ; rien n'était assuré.

1868
Pyrénées, avec 7 cartes, 1 plan, 9 panoramas et une projection de la chaine des Pyrénées / par Adolphe Joanne4
[p589] Sur une des places de Quillan, s'élève une statue de l'abbé Armand, qui perça une galerie dans le défilé de Pierre-Lis (R.188)
[p 594] Route 188
De Quillan à Perpignan
A. Par Pierre-Lis et la Pradelle.
84 kil. Route carrossable. Service de... (4 kil. Belviannes) Son territoire produit des figues renommées.

Aussitôt après, on laisse à g. un pont qui mène sur la rive dr., et l'on s'engage dans l'étroit défilé de Pierre-Lis. Pendant 2 kil. 1/2, la route est resserrée entre la rivière et des rochers perpendiculaires de plusieurs centaines de mètres de hauteur. C'est l'une des gorges les plus sauvages et les plus pittoresques de France. On traverse une petite galerie de 40 met. env., appelée Trou du Curé, en souvenir du curé Armand qui la fit percer.
8 kil. Saint-Martin-de-Teissac ou Saint-Martin-Lis (234 hab.), dominé à l'E. par la montagne bien nommée du Cap de Fer (1.044 mèt.) et au N. par d'autres escarpements à pic. A 2 kil. de ce village, on traverse à son embouchure le torrent du Rebenti, qui sort d'une gorge profonde, sorte de faille ouverte dans la montagne (r. 191); puis on tourne brusquement à l'E. pour suivre un des détour de l'Aude.
A un nouveau coude, on traverse le torrent, et l'on pénètre directement à l'E. dans le vallon du ruisseau d'Alies. On laisse à dr. la route de Montlouis, qui remonte la vallée de l'Aude (r 191)
Arrivé à l'origine du vallon d'Alies, on gagne un petit col par une pente facile, et l'on redescend à
17 kil. La Pradelle, ham. de la com. de Puilaurens(950 hab.)
[p620]De Quillan à Montlouis, par les bains d'Escouloubre et de Carcanières
Au delà, la route continue de longer la rive g. de l'Aude sur une largeur de 1 kil. environ, puis franchit la rivière pour entrer à
12 kil. Axat, ch.-L. de c., b. de 458 hab., renommé pour ses excellentes prunes, et possédant une forge à la catalane. Au S.E., sur la montagne s'étend la forêt de Mâle.
A peu de distance au delà, la route, qui longe la rive dr., entre dans une gorge plus grandiose encore que celle de Pierre-Lis : c'est le défilé de Saint-Georges, que dominent à g. des montagnes à pic portant sur leurs terrasses supérieures de magnifiques forêts. Au delà la vallée s'élargit un peu ; on laisse à dr. les vestiges d'un ancien pont, et l'on arrive au confluent de l'Aude et de la Guette ou Aiguette, on suit la rive dr. de ce dernier cours d'eau.
[page 699}Pierre-Lis (Défilé de) (Ariège)[sic!!], 594

1869-06-10
Courrier de l'Aude1
Département de l'Aude. - Elections des 23 et 24 mai 1869 - Saint-Martin-de-Taissac - Electeurs inscrits 72 ; Votants 88 ; Perreire 57 ; De Guiraud 11

1869-08-28
La fraternité1
Un arrêté de M. le préfet de l'Aude, du 20 août courant, porte publication d'un décret impérial concernant la désignation des parties de la rivière d'Aude à réserver pour la reproduction, pendant cinq ans, à partir du 1er janvier 1869.
Les parties à réserver, d'après le tableau annexé au décret, sont :
1° Entre Cap-de-Bouc et le confluent de la rivière l'Ayguette, avec l'Aude et le village St-Martin-Lys ( communes de St-Martin-Lys, d'Axat et de Ste-Colombe-sur-Guette ), sur une longueur de 8,500 met.

1869-10-01
Journal des PO1
cf presse sur Félix Armand

1869-10-05
Journal des PO1
cf voie (Taissac)

1869-12-31
Bulletin des lois de l'Empire français4
Aude
Entre Cap-de-Bouc et le confluent de la rivière l'Ayguette avec l'Aude et le village Saint-Martin-Lys ( communes de Saint-Martin-Lys, d'Axat et de Ste-Colombe-sur-Guette ) 8,500 metres (longueur des parties réservées)

1869
Dictionnaire géographique, administratif, postal, statistique, archéologique, etc., de la France, de l'Algérie et des colonies.... [Volume 2], M-Z / par Adolphe Joanne,2
MARTIN-de-Taissac (SAINT-), Aude c. de 234 h, sur l'Aude, cant. et poste de Quillan (8 kil.), arr. de Limoux (36 kil.), 61 kil. de Carcassonne, î. Forêt des Fanges. Scieries. *~ Défilé pittoresque de Pierre-Lis (2 kil. 1/2 de long), où coule l'Aude et que suit la route de Montlouis à Quillan. Des rochers à pic, de 100 m. de haut., le bordent des deux côtes. On pénètre dans ce défilé, du côté de Saint-Martin de Taissac, par un passage hardi nommé le Trou-du-Curé, en souvenir d'un abbé qui le fit percer. Ruines d'un ancien couvent. A 350 m. ; 1204 hect.

1870-04-03
Courrier de l'Aude1
rappel de la réserve de pêche indiquée ci-dessus le 28-08-1969

1870-05-15
Courrier de l'Aude1
Plébicite du 8 mai 1870 - St Martin Lys 68 inscrits ; 65 votants ; 65 oui

1870-06-15
La Fraternité1
Un arrêté de M. le Préfet de l'Aude, en date du 3 juin, autorise les ingénieurs-conducteurs et agents des Ponts-et-Chaussées à pénétrer dans les propriétés closes ou non closes, situées dans les communes de Sainte-Colombe-sur-Lhers, Rivel, Chalabre, Villefort, Puivert, Nébias, Brenac, Fa, Quillan, Ginoles, Belvianes, Quirbajou, Saint-Martin, Axat et Puilaurens, pour se livrer aux études du chemin de fer de Perpignan à Saint-Girons par Quillan et Foix.

1870-06-27
La Liberté2
PERPIGNAN A SAINT-GIRONS. — Un arrêté de M. ie préfet de l 'Aude, du 3 juin, autorise les ingénieurs conducteurs et agents des ponts et chaussées à pénétrer dans les propriétés closes ou non closes, situées dans les communes de Sainte-Colombe-sur-l'Hers, Rivel, Chalabre, Villefort, Prai-vert, Nebias, Brenac, Fa, Guillan, Giroles, Belvia-nes, Quirbajou, Saint-Martin, Axat et Puilaurens, pour se livrer aux études du chemin de fer de Perpigna à Saint-Girons, par Quillan et Foix.

1870-07-06
Le Courrier des chemins de fer : organe des actionnaires et des obligataires des voies ferrées2
Perpignan à Saint-Girons. — Un arrêté de M. le préfet de l'Aude, du 3 juin, autorise les ingénieurs, conducteurs et agents des ponts et chaussées à pénétrer dans les propriétés closes ou non closes, situées dans les communes de Saint-Colombe sur l'Hers, Rivel, Chalabre, Villefort, Pruivert, Nebias, Brenac, Fa, Quillan, Ginoles, Belvianes, Quirbajou, Saint-Martin, Axât et Puilanrens pour se livrer aux études du chemin de fer de Perpignan à Saint-Girons par Quillan et Foix. (J. des T.p.)

1870
La France à Rome. Album de la poésie catholique à l'occasion du concile oecuménique de 1869 : recueil... sous la direction de Adrien Péladan,... avec un discours... par Adrien Peladan fils2
LISTE GÉNÉRALE DES SOUSCRIPTEURS A L'ALBUM DE LA POÉSIE CATHOLIQUE
Pelofy, curé de Saint-Martin-Lys.

1870
Mémoires de la Société des arts et des sciences de Carcassonne2
94. Cinclidotus aquaticus, Schimp. syn. p: 196. Gymnostomum aquaticum; Brid bryol. univ. – Gumbelia aquatica, C. Mull. syn. II. p. 632.– Hedwigia aquatica, Hedv. stirp III. p. 29.
Très fréquente dans la zone montueuse, de préférence se montrant dans les sols calcaires et souvent assocée avec l'espèce précédente. Adhérente aux pierres aux bords des ruisseaux. Dans l'Aude, à Quillan, octobre 1866. C. A Saint-Martin-de-Raissac[sic]. C. Cette espèce s'éloigne de la précédente par des feuilles plus étroites, plus épaisses, plus recourbées et presque luisantes ; l'urne est plus grande, de couleur brune et enfoncée dans le faisseau de folioles dont elle sort. Ses rameaux sont dressés et conservent au toucher une certaine raideur qui contraste avec la mollesse habituelle des types du C. Fontinaloïdes

1871-06-01
Courrier de l'Aude1
Depuis et y compris le 16 mai, les audiences du Conseil de préfecture de l'Aude ont été tenues chaque jour de la semaine, le dimanche excepté, et n'ont été consacrées qu'au jugement des contestations auxquelles ont donné lieu les élections municipales.
Nous empruntons au Bon sens le relevé des communes dont les élections ont été l'objet de protestations et nous faisons connaître sommairement, d'après ce journal, les décisions du Conseil de préfecture.
St-Martin-Lys. — Deux élections contestées : une validée ; une annulée.

1871-06-03
La Fraternité1
Voici la liste des affaires qui ont été déférées au Conseil de Préfecture de l'Aude au sujet des dernières élections municipales et l'énoncé des décisions auxquelles elles ont donné lieu.
St-Martin-Lys. — Deux élections contestées : une validée ; une annulée.

1871-10-07
La fraternité1
Parties de la rivière d'Aude où la pêche est interdite
Entre Cap-de-Bouc et le confluent de la rivière l'Ayguette avec l'Aude et le village St-Martin-Lys ( communes de St-Martin-Lys, d'Axat et de Ste-Colombe-sur-Guette ), sur une longueur de 8,500 metres.

1871-10-08
Courrier de l'Aude1
Pêche fluviale - Indication des parties de la rivière d'Aude où la pêche est interdite.
AUDE. - Entre Cap-de-Bouc et le confluent de la rivière l'Ayguette avec l'Aude et le village St-Martin-Lys ( communes de St-Martin-Lys, d'Axat et de Ste-Colombe-sur-Guette ). Longueur des parties réservées, de 8,500 m.

1872-04-11
La fraternité1
ÉLECTIONS DU CANTON DE QUILLAN.
A M. Coste, président de la Commission.
M. Pinet, mon compétitenr, a le tort de confondre, sans distinction aucune, ses adversaires politiques avec ses ennemis. Absolu par tempérament, il n'a vu que d'implacables jalousies là où il ne rencontrait pourtant que d'inébranlables convictions. Pour lui, la résistance a été de l'aversion, l'opposition de la haine. Aussi s'est-il parfois laissé aller à de regrettables emportements, à d'injustes accusations, ne sachant pas pardonner à ceux qui ne consentaient pas à faire à sa candidature le sacrifice de leurs opinions.
Vous comprendrez, monsieur, combien il m'est difficile, avec de semblables dispositions d'esprit chez mon concurrent, d'enlever au débat tout ce qu'il peut avoir d'irritant. Ce n'est que dans ce but, cependant, que je renonce à produire diverses protestations que j'ai sous la main, voulant me borner à demander simplement l'application de la loi.
Or la loi exige : 1° que le scrutin reste ouvert sans interruption de 7 heures du matin à 6 heures du soir ; 2° que le bureau reste en permanence pendant tout le temps de l'ouverture du scrutin.
A Saint-Louis, le scrutin a été fermé avant 4 heures ; à Saint-Julia, le bureau n'a été composé pendant presque toute la journée que d'une personne, quelque fois deux y compris le secrétaire ; enfin à Saint-Martin le bureau n'a pas été plus permanent qu'à Saint-Julia, et la salle du scrutin a été fermée au public pendant les offices, ne restant ouverte que pour le MAIRE. — Sans m'arrêter aux fraudes de toute nature commises en outre dans ces localités, les graves irrégularités que je viens de signaler entachent de nullité les élections de ces trois communes.
Je demande donc, conformément à la loi, l'annulation de ces trois scrutins, ce qui réduit à 1,267 les suffrages obtenus par M. Pinet et à 1,286 ceux qui m'ont été accordés.
Si dans ces conditions il peut se trouver des conseillers généraux qui hésitent à proclamer mon élection j'ai de la peine à croire qu'il y en ait pour valider celle de M. Pinet.
Sans crainte d'être démenti, je pourrais ajouter que les abus qui ont précédé les premières élections se sont reproduites cette fois avec plus d'intensité. — C'est ainsi que les habitants de la commune de Quirbajou, qui au premier tour de scrutin m'avaient accordé la moitié de leurs suffrages, ne m'ont plus donné dans la seconde élection qu'un tiers de leurs voix, et dans la dernière, grâce à la tolérance du maire de Quillan, viennent de faire à M. Pinet, comme aux plus beaux jours de l'Empire, les honneurs de l'unanimité. Nul ne sera surpris que j'en dise presque autant des communes de Ginoles et de Brenac, ou les mêmes causes ont nécessairement produit les mêmes effets.
Mais, en me renfermant strictement dans la question de droit, j'ai l'avantage d'éviter tout ce que la discussion pourrait présenter de blessant pour la personne de M. Pinet, sans diminuer en rien la gravité de ma protestation. Elle doit, en effet, suffire aux membres impartiaux de l'assemblée, et, s'il en est qui doivent plutôt obéir à l'esprit de parti qu'à la voix de leur conscience, je n'ai pas à les convaincre.
Recevez, Monsieur, etc.
A. DELMAS.
Quillan, ce 7 avril 1872.

1872-05-02
Courrier de l'Aude1
CONSEIL GÉNÉRAL DE L'AUDE.
1re Séance du 13 avril 1872.
COMPTE-RENDU SOMMAIRE ET OFFICIEL.
Présidence de M. Marcou
Dans un long exposé, l'honorable rapporteur rend compte des protestations auxquelles ont donné lieu les opérations électorales de ce canton. Après avoir examiné avec soin les allégations contenues dans ces protestations et les déclarations contraires émanant d'autres électeurs, la commission a été d'avis que les faits signalés n'étaient pas suffisamment établis pour la déterminer à proposer l'invalidation de l'élection...
Certains de ces faits sont les suivants :
1) Scrutin clos avant l'heure dans la commune de Saint-Louis.
2) Bureau incomplet dans la commune de Saint-Julia
3) Fermeture du scrutin pendant les offices dans la commune de Saint-Martin-Lys.
4) Bulletins doubles trouvés dans l'urne de la commune de Rouvenac
Ces allégations n'ont pas été reconnues fondées.
En admettant d'ailleurs que les opérations électorales de ces quatre communes dussent être infirmées, le résultat général de l'élection ne serait pas modifié. La commission propose en conséquence de valider les opérations électorales du canton de Quillan.
M. Coste, en sa qualité de membre de la commission, croit devoir faire connaître qu'il a été divisé avec la majorité en ce qui concerne l'appréciation des faits électoraux des communes de Saint-Louis, Saint-Julia et Saint-Martin. Il n'a pu partager l'opinion de la majorité sur ces trois faits. Sur tous les antres la commission a été unanime.
M. Vialatte déclare n'avoir fait partie ni de la majorité, ni de la minorité de la commission, une indisposition l'ayant empêché d'assister aux deux séances où ont été arrêtées les bases du rapport.
M. Lazare Auduze demande que les allégations du maire de Rouvenac et les reproches adressés au maire de Marsa, ainsi que les irrégularités électorales de Saint-Julia et de Saint-Martin, fassent l'objet d'une enquête.
M. Bausil dit qu'à ses yeux les moyens invoqués pour prouver que le scrutin n'a pas été fermé irrégulièrement dans la commune de Saint-Martin, ne sont pas assez concluants pour modifier son vote.
M. de Sabran répond que neuf ou dix électeurs de cette commune déclarent que le scrutin a été fermé à quatre heures et qu'un plus grand nombre déclarent au contraire qu'il n'y a pas eu de fermeture irrégulière.
Le vote ayant eu lieu an scrutin secret, il est constaté avant le dépouillement que le nombre de bulletins trouvés dans l'unie, n'est que de 30, tandis que le nombre des membres présents est de 31.
Le bureau propose l'annulation de cette première opération.
Le Conseil approuve.
Un deuxième tour de scrutin a lien immédiatement après.
Le dépouillement donne les résultats suivants :
Votants 31.
Pour 15.
Contre 16.
Les conclusions de la commission sont rejetées et les dernières opérations électorales du canton de Quillan invalidées.

1872-05-02
La Fraternité1
CONSEIL GÉNÉRAL DE L'AUDE.
Deuxième Séance du 13 avril 1872.
Présidence de M. Marcou
COMPTE-RENDU SOMMAIRE ET OFFICIEL.
La séance s'ouvre à 8 heure et demie du soir
Election de Quillan. - Incident.
M. Anduze demande qu'avant la reprise de la discussion sur le chemin de fer du Minervois le Conseil statue sur la proposition dont il a pris l'initiative tendant à prier l'autorité judiciaire d'ordonner une enquête sur les faits et gestes du maire de Rouvenac et sur les protestataires de cette commune en ce qui touche à la dernière élection du canton de Quillan. Il est bon que le jour se fasse sur les manœuvres qui se sont produites dans cette localité.
M. Bausil s'associe à cette proposition. Les maires soupçonnés doivent être poursuivis, mais il faut que ces poursuites s'étendent à tous les maires incriminés dans cette élection et dans la précédente, où des fautes très-graves étaient reprochées au principal auteur des faits signalés dans les protestations.
M. BÉRALDI. — Mais en signalant particulièrement le maire de Rouvenac, car voilà deux fois que l'incapacité administrative de ce maire, je ne dis pas plus, — fournit au Conseil l'occasion d'invalider une élection, qui sans lui, eût été absolument indemne.
M. COSTE. — Je ne crois pas qu'on doive indiquer un maire plutôt qu'un autre pour les poursuites à exercer. La commission a demandé que justice soit faite à l'égard des faits frauduleux qui ont pu être commis, mais je ne crois pas qu'il dépende de nous de faire des indications.
M. ANDUZE. — La commission a été particulièrement frappée des faits qui se sont passés dans la commune de Rouvenac, Saint-Martin-Lys et Saint-Julien. Si, conformément à la proposition de M. Bausil, les poursuites s'étendent à tous les maires, je signalerai notamment celui de Rouvenac, de Saint-Martin.
M. COURAL. — Et de Quirbajou, et de Quillan.
M. BERALDI. — Deux fois j'ai eu l'occasion d'examiner attentivement ce qui s'est passé dans le canton de Quillan. Je reconnais volontiers qu'il s'y est passé des faits regrettables. La première fois, j'aurais certainement pris la parole pour défendre l'élection de M. Pinet si je ne m'étais heurté aux irrégularités qui s'étaient produites dans cette illustre commune de Rouvenac, dont le maire, je dois le déclarer, nous a paru d'une incapacité prodigieuse et hors d'état d'administrer une commune qui comporte 600 habitants. Aujourd'hui encore, c'est par la faute de ce même maire qu'un seul fait grave se trouve relevé dans les procès-verbaux que j'ai lus avec le plus grand soin. Sans vouloir le livrer à l'action de la justice, je demande que dans l'intérêt de l'élection future, l'attention de l'administration soit appelée sur l'intervention de ce maire incapable qui vient de faire annuler l'élection d'un homme digne de toute considération.
M. BAUSIL. — Ce pauvre maire de Rouvenac est présenté comme le bouc émissaire de l'élection de Quillan et je déclare que, pour ma part il a été complètement étranger à la cause de l'annulation. Je ne le défends pas. S'il est coupable, qu'il soit puni ; mais je n'admets pas qu'il soit présenté comme responsable des deux annulations. D'autres maires sont plus coupables. Ce n'est pas le maire de Rouvenac qui est coupable de s'être attribué des bulletins portant le nom d'autres candidats que lui-même, qui a attribué à son collègue du conseil d'arrondissement des bulletins qui n'appartenaient pas à ce candidat ; qui a expliqué ces irrégularités en disant qu'il croyait qu'il y avait eu erreur de la part du bureau. Ces explications me paraissent peu satisfaissantes et ces faits me semblent justifier la proposition que j'ai faite d'étendre les poursuites demandées contre les Maires du canton de Quillan à tous ceux qui ont été incriminés, aussi bien à l'occasion de la dernière qu'à l'occasion de la première élection.
M. BÉRALDI. — Je n'ai pas parlé de poursuites judiciaires. J'ai dit que deux fois nous nous trouvons aux prises dans l'élection de Quillan avec des faits véritablement graves, administrativement parlant, et que cela provient du maire de Rouvenac. Sans être animé d'aucune passion contre ce fonctionnaire que je ne connais même pas, il me paraît que nous ne pouvons pas être condamnés à invalider perpétuellement l'élection de Quillan, grâce à l'incapacité de ce maire.
M. BAUSIL. — Il est possible que vous n'ayez pas vu d'autres motifs d'invalidation, mais nous, nous en avons vu d'autres.
M. COURAL. — L'interprétation des motifs qui ont fait invalider l'élection de Quillan, est personnelle à M. Béraldi. Rien ne démontre que ce soit le maire de Rouvenac qui ait occasionné cette invalidation.
M. LE PRÉSIDENT. — Je mets aux voix la proposition suivante : Le Conseil émet le vœu que l'attention de l'administion soit appelée sur les irrégularités électorales et l'incapacité des maires qui ont fait l'objet de certaines récriminations dans les élections de Quillan.
Cette proposition est adoptée.
M. LE PRÉSIDENT. — Cela est d'autant plus nécessaire que ce canton a acquis une grande célébrité par l'usage des fausses clefs électorales.

1872-05-05
Courrier de l'Aude1
CONSEIL GÉNÉRAL DE L'AUDE.
2° Séance du 13 avril 1872.
Présidence de M. Marcou
COMPTE-RENDU SOMMAIRE ET OFFICIEL.
La séance s'ouvre à 8 heure et demie du soir
Election de Quillan. - Incident.
M. Anduze demande qu'avant la reprise de la discussion sur le chemin de fer du Minervois le Conseil statue sur la proposition dont il a pris l'initiative tendant à prier l'autorité judiciaire d'ordonner une enquête sur les faits et gestes du maire de Rouvenac et sur les protestations de cette commune en ce qui touche à la dernière élection du canton de Quillan. Il est bon que le jour se fasse sur les manœuvres qui se sont produites dans cette localité.
M. Bausil s'associe à cette proposition. Les maires soupçonnés doivent être poursuivis, mais il faut que ces poursuites s'étendent à tous les maires incriminés dans cette élection et dans la précédente, où des fautes très-graves étaient reprochées au principal auteur des faits signalés dans les protestations.
M. BÉRALDI. — Mais en signalant particulièrement le maire de Rouvenac, car voilà deux fois que l'incapacité administrative de ce maire, - je ne dis pas plus, — fournit au Conseil l'occasion d'invalider une élection, qui sans lui, eût été absolument indemne.
M. COSTE. — Je ne crois pas qu'on doive indiquer un maire plutôt qu'un autre pour les poursuites à exercer. La commission a demandé que justice soit faite à l'égard des faits frauduleux qui ont pu être commis, mais je ne crois pas qu'il dépende de nous de faire des indications.
M. ANDUZE. — La commission a été particulièrement frappée des faits qui se sont passés dans la commune de Rouvenac, Saint-Martin-Lys et Saint-Julien. Si, conformément à la proposition de M. Bausil, les poursuites s'étendent à tous les maires, je signalerai notamment celui de Rouvenac et de Saint-Martin.
M. COURAL. — Et de Quirbajou, et de Quillan.
M. BERALDI. — Deux fois j'ai eu l'occasion d'examiner attentivement ce qui s'est passé dans le canton de Quillan. Je reconnais volontiers qu'il s'y est passé des faits regrettables. La première fois, j'aurais certainement pris la parole pour défendre l'élection de M. Pinet si je ne m'étais heurté aux irrégularités qui s'étaient produites dans cette illustre commune de Rouvenac, dont le maire, je dois le déclarer, nous a paru d'une incapacité prodigieuse et hors d'état d'administrer une commune qui comporte 600 habitants. Aujourd'hui encore, c'est par la faute de ce même maire qu'un seul fait grave se trouve relevé dans les procès-verbaux que j'ai lus avec le plus grand soin. Sans vouloir le livrer à l'action de la justice, je demande que dans l'intérêt de l'élection future, l'attention de l'administration soit appelée sur l'intervention de ce maire incapable qui vient de faire annuler l'élection d'un homme digne de toute considération.
M. BAUSIL. — Ce pauvre maire de Rouvenac est présenté comme le bouc émissaire de l'élection de Quillan et je déclare que, pour ma part il a été complètement étranger à la cause de l'annulation. Je ne le défends pas. S'il est coupable, qu'il soit puni ; mais je n'admets pas qu'il soit présenté comme responsable des deux annulations. D'autres maires sont plus coupables. Ce n'est pas le maire de Rouvenac qui est coupable de s'être attribué des bulletins portant le nom d'autres candidats que lui-même, qui a attribué à son collègue du conseil d'arrondissement des bulletins qui n'appartenaient pas à ce candidat ; qui a expliqué ces irrégularités en disant qu'il croyait qu'il y avait eu erreur de la part du bureau. Ces explications me paraissent peu satisfaissantes et ces faits me semblent justifier la proposition que j'ai faite d'étendre les poursuites demandées contre les Maires du canton de Quillan à tous ceux qui ont été incriminés, aussi bien à l'occasion de la dernière qu'à l'occasion de la première élection.
M. BÉRALDI. — Je n'ai pas parlé de poursuites judiciaires. J'ai dit que deux fois nous nous trouvons aux prises dans l'élection de Quillan avec des faits véritablement graves, administrativement parlant, et que cela provient du maire de Rouvenac. Sans être animé d'aucune passion contre ce fonctionnaire que je ne connais même pas, il me paraît que nous ne pouvons pas être condamnés à invalider perpétuellement l'élection de Quillan, grâce à l'incapacité de ce maire.
M. BAUSIL. — Il est possible que vous n'ayez pas vu d'autres motifs d'invalidation, mais nous, nous en avons vu d'autres.
M. COURAL. — L'interprétation des motifs qui ont fait invalider l'élection de Quillan, est personnelle à M. Béraldi. Rien ne démontre que ce soit le maire de Rouvenac qui ait occasionné cette invalidation.
M. le Président. — Je mets aux voix la proposition suivante : Le Conseil émet le vœu que l'attention de l'administion soit appelée sur les irrégularités électorales et l'incapacité des maires qui ont fait l'objet de certaines récriminations dans les élections de Quillan.
Cette proposition est adoptée.
M. le Président. — Cela est d'autant plus nécessaire que ce canton a acquis une grande célébrité par l'usage des fausses clefs électorales.

1872-05-12
La Fraternité1
Le Courrier de l'Aude ne peut se consoler que M. Pinet ait été conduit au tombeau électoral, sans qu'on lui ait chanté à grand orchestre un De profondis.
Ce n'est pas bien, d'après ce journal, de faire une holocauste, sans couvrir la victime de riches bandelettes et de fleurs. Mais grand Dieu ! où sont les fleurs qu'on aurait pu répandre sur lui ?
Évidemment c'est une malice jouée par le Courrier, aux dépens de - M. Pinet, car il sait bien qu'on ne pouvait le coucher que sur un lit d'épines, pareil à celui que la commission des sept lui prépara, quand elle alla faire une enquête sur les lieux.
Le Courrier ne dit mot de l'inconvenance pour un maire de présider le bureau, quoique candidat, et de voter dans sa propre élection. Nous voudrions bien connaître son avis là-dessus. Supposez qu'un des 16 conseillers eut été absent, le scrutin aurait donné pour résultat 15 voix pour, et 15 voix contre. L'élection eût été donc validée en ce cas. M. Pinet se serait lui-même couronné.
Les irrégularités électorales des communes de Saint-Martin-Lys et de Saint-Louis n'ont pas paru à la commission susceptibles de faire invalider la dernière élection. Libre à elle de croire à l'inexactitude de faits qui avaient donné lieu à des protestations précises. Mais le Conseil n'en conservait pas moins le droit de croire et de décider ce qui lui convenait sur l'appréciation de ces irrégularités.
Le linge sale, dit un jour le Ier Napoléon, doit se laver en famille. C'est aussi notre opinion.
Que nous veut M. Pradel, de l'Union de Narbonne ? Pourquoi tant de colère, pourquoi tant d'injures ineptes ? Je le sais bien. Il ne serait pas fâché d'entretenir avec nous un doux échange de personnalités grossières, afin d'attirer la curiosité du public sur sa feuille en quête d'abonnés et sans lecteurs, si j'en excepte les dévots du trône et de l'autel qui font les frais de cette récente publication.
Nous ne perdrons pas notre temps, on le pense bien, à nous invectiver pour faire plaisir à ce jeune nourrisson de la légitimité et de la sacristie.
Il paraît que l'épithète de jeune lui a déplu.
Le malheureux ! il la relève sous la forme d'un ancien cliché, pour nous apprendre qu'il a 24 ans, si toutefois nous avons bien calculé la chronologie des batailles et des grands hommes au milieu des quels il se place.
Il insinue que nous avons tué madame la supérieure du Couvent de Sainte-Gracieuse, par les fortes émotions que nous lui avons causées. Voilà qui est drôle que M. Pradel me prenne pour Monsieur et Mad. ne Merlac, pour M. le Procureur de la République et pour M. le Juge d'instruction.
Du reste, rassurez -vous, mes lecteurs, madame la Supérieure qu'on a vue dans son couvent de Carcassonne, se porte bien et n'a nulle envie de rendre son âme à Dieu.
M. Pradel passe ensuite aux obscénités que M. Veuillot a seul le droit de débiter. Il assure que la Fraternité manque d'honnêteté, de même que les préfets de Gambetta manquaient de patriotisme, malgré leurs proclamations. Ce rapprochement est heureux.
Enfin, d'après le même auteur, la seule arme qui soit à notre portée est le dédain que nous avons témoigné pour ses plates insultes. Pitié !
Jeune émule de Veuillot et Cie, croyez que si « dans les cœurs bien nés la valeur n'attend pas le nombre des années, » dans les cœurs bien trempés elle ne s'éteint jamais, mais qu'elle craint le ridicule. — Sachez enfin que le rôle de Veuillot ne va pas à tous les âges, à tous les talents, et que l'un des plus beaux ornements de la jeunesse est la modestie. La fougue du tempérament n'est pas toujours la foi. Calmez -vous, et s'il le faut prenez des bains froids qui sont si salutaires dans la saison où nous entrons. T. M.

1872-05-23
La Fraternité1
Le Courrier de l'Aude, décidément champion tenace de M. Pinet, revient à la charge. Comme les enfants têtus, il ne veut pas avoir le dernier. Passons-lui cette fantaisie, et pour la dernière fois nous lui ferons observer que le vote sur l'invalidation de cette élection n'a pas été absolument silencieux comme il le prétend. En effet, un membre du Conseil prit la parole pour faire ressortir certaines irrégularités comme, par exemple, celles qui furent commises à Saint-Martin-Lys, où le maire s'enferma seul, pendant les vêpres, dans la salle du vote. Dans une autre commune, un certain nombre d'électeurs furent empêchés de voter.
Le dossier de cette élection resta déposé dans une des salles du Conseil général pendant un temps assez long pour que tous ses membres pussent en prendre connaissance, ce qu'ils ne manquèrent pas de faire très probablement, de telle sorte que leur conviction éclairée se forma sur la lecture même des pièces originales, ce qui est le meilleur mode d'investigation et la plus sûre garantie pour le conseiller discuté.
Si le travail du rapporteur n'a pas eu les honneurs d'un long débat, à qui la faute ? Est-ce aux conseillers convaincus des vices de cette élection, ou bien aux conseillers persuadés de l'inocuité des griefs qui étaient argués ? Si ceux-ci voulaient faire partager leur opinion, ils n'avaient qu'à prendre la parole pour démontrer que M. Pinet n'avait employé aucun moyen réprouvé par la morale et la loi pour se faire élire. Est-ce que les conseillers qui avaient une opinion contraire étaient tenus plutôt que ces derniers de faire ressortir la gravité des faits invoqués par les auteurs des protestations ?
La vérité est celle-ci, et nous la dirons puisqu'on nous y oblige : Les partisans de M. Pinet comptaient sur la majorité, et pleins de confiance dans le résultat du vote, auquel prit part M. Pinet lui même, ils se gardèrent bien de prendre l'initiative d'une discussion publique. Mais après que le scrutin eut été dépouillé, et qu'à la simple majorité d'une voix cette élection se trouva annulée, leur désappointement fut immense et ils se livrèrent en petit comité à des lamentations qui nous émurent profondément, sans cependant, que nous eu prissions le deuil.
Le Courrier de l'Aude élude les deux questions que nous lui avons posées : Approuve-t-il la présidence de M. Pinet au bureau électoral de Quillan, et son vote dans sa propre élection ? Il ne s'agit pas de convenances, mais bien de pudeur et de moralité. Ce journal pense-t-il que ses sentiments ne sont pas intéressés dans nos questions ? Nous ne serions pas étonnés de la réponse affirmative d'une feuille qui pendant tout le temps de l'Empire a couvert de son approbation les scandales, les mensonges, l'intimidation et autres manœuvres qui ont perverti le sens moral de la nation et confisqué la souveraineté nationale au profit du misérable qui a lait tomber la France à Sedan.

1872-09-23
Le Droit : journal des tribunaux2
idem 1872-10-10 La fraternité

1872-09-24
La France2
idem 1872-10-10 La fraternité

1872-09-25
Journal officiel de la République2
idem 1872-10-10 La fraternité

1872-09-25
Le Sémaphore de Marseille2
idem 1872-10-10 La fraternité

1872-09-25
Le Messager du Midi1
même article que celui du 1872-10-10 de "La fraternité" ci-dessus

1872-09-26
Journal des débats politiques et littéraires2
idem 1872-10-10 La fraternité

1872-09-26
La Fraternité1
même article que celui du 1872-10-10 ci dessus

1872-09-26
La gazette de France2
idem annonce du 1872-10-10 La fraternité

1872-09-26
La Liberté2
idem 1872-10-10 La fraternité

1872-09-26
Le Figaro2
idem 1872-10-10 La fraternité

1872-09-29
Le Bien public2
idem 1872-10-10 La fraternité

1872-09-30
Journal officiel de la République2
idem 1872-10-10 La fraternité

1872-09-30
Le Droit : journal des tribunaux2
idem 1872-10-10 La fraternité

1872-10-01
Le Messager du Midi1
idem annonce du 1872-10-10 La fraternité

1872-10-02
Journal des débats politiques et littéraires2
idem 1872-10-10 La fraternité

1872-10-03
La fraternité1
même article que celui du 1872-10-10 ci dessus

1872-10-03
La Liberté2
idem 1872-10-10 La fraternité

1872-10-03
Le Droit : journal des tribunaux2
idem 1872-10-10 La fraternité

1872-10-04
Le Figaro2
idem 1872-10-10 La fraternité

1872-10-05
Journal des débats politiques et littéraires2
idem 1872-10-10 La fraternité

1872-10-06
La France2
idem annonce du 1872-10-10 La fraternité

1872-10-08
Journal officiel de la République2
idem 1872-10-10 La fraternité

1872-10-08
La Liberté2
idem 1872-10-10 La fraternité

1872-10-10
Courrier de l'Aude1
idem annonce du 1872-10-10 La fraternité

1872-10-10
La fraternité1
Étude de Me MONTPELLIER, avoué à Limoux.
A VENDRE EN BLOC OU SÉPARÉMENT, AUX. ENCHÈRES PUBLIQUES
Le 28 octobre 1872, heure de midi,
En audience des criées du Tribunal civil de Limoux ( Aude ),
Les Biens Immeubles
Ci-après désignés, situés dans les communes de Montfort, Gincla, canton d'Axat ; St.-Martin-Lys, Quirbajou et Quillan, canton de Quillan, arrondissement de Limoux, département de l'Aude :
1° DOMAINE DE MONTFORT Comprenant le Château du même nom, Bâtiments ruraux et d'exploitation, Terres labourables, Prés, Scierie, Forêts de sapins, Bois taillis et Terres vagues, D'une contenance totale de 1,235 hectares 55 ares 45 centiares. La belle Forêt de Sapins dite de Salvanère et ses dépendances, Figurent dans la contenance ci-dessus pour 818 hectares 14 ares 71 centiares. MISE A PRIX 475,000 fr.
2° CHÂTEAU DE GINCLA Avec Forges, Scieries et dépendances, D'une contenance de 10 hectaros 12 ares 59 centiares. MISE A PRIX 40,000 fr.
3° BOIS TAILLIS DE LAGASTÉ Essences chêne et hêtre, avec Prés et Terres vagues en dépendant, Situé dans la commune de Montfort, D'une contenance de 591 hectares 19 ares 50 centiares. MISE A PRIX 35,000 fr.
4° FORÊT DE SAPINS Dite LA SERRE DE QUIRBAJOU ET BOIS TAILLIS DE SERRE-BLAZY Situés dans la commune de Quirbajou, canton de Quillan ( Aude ), D'une contenance de 126 hectares 80 ares 55 centiares. MISE A PRIX 120,000 fr.
5° BOIS TAILLIS Situés dans la commune de St.-Martin-Lys, canton de Quillan ( Aude ), D'une contenance de 48 hectares 56 ares. MISE A PRIX 10,000 fr.
6° Enclos et Jardin Sis à Quillan, MISE A PRIX 6,000 fr.
Les Biens ci-dessus sont vendus à suite de liquidation de Société provoquée par le décès de deux des associés.
Le cahier des charges, clauses et conditions de la vente est déposé au greffe du Tribunal civil de Limoux ( Aude ).
S'adresser pour tous renseignements MM. Maury et Montpellier, avoués près le tribunal de première instance de Limoux ( Aude ).
NOTA. Les gardes forestiers particuliers sont à la disposition de tous prétendants qui désireraient visiter les propriétés mises en vente.

1872-10-10
Le Figaro2
idem 1872-10-10 La fraternité

1872-10-10
Le Messager du Midi1
même article que celui du 1872-10-10 de "La fraternité" ci-dessus

1872-10-11
Le bien public2
idem annonce du 1872-10-10 La fraternité

1872-10-12
Le Droit : journal des tribunaux2
idem 1872-10-10 La fraternité

1872-10-13
Courrier de l'Aude1
idem 1872-10-10 La fraternité

1872-10-13
La fraternité1
même article que celui du 1872-10-10 ci dessus

1872-10-13
La Liberté2
idem 1872-10-10 La fraternité

1872-10-14
Journal officiel de la République2
idem 1872-10-10 La fraternité

1872-10-16
Le Figaro2
idem 1872-10-10 La fraternité

1872-10-20
Le Messager du Midi1
idem annonce du 1872-10-10 La fraternité

1872-11-03
La fraternité1
Un arrêté de M. le Préfet de l'Aude, à la date du 8 octobre courant, interdit 1° du 20 octobre 1872 au 31 janvier 1873, la pèche du saumon, de la truite et de l' ombre-chevalier ; 2° l'exercice de la pêche est en outre interdit jusqu'au 1er janvier 1874 dans les parties de la rivière d'Aude, ci-dessous désignées :
Entre Cap-de-Bouc et le confluent de la rivière l'Ayguette avec l'Aude et le village de St-Martin de Lys...

1872-11-10
La Fraternité1
Dans la nuit du 4 novembre, un violent incendie a éclaté à Rebenty, commune de Saint-Martin-Lys, dans la scierie de M. Dumont. Vers minuit, un des locataires, le sieur Contié, donna l'alarme. Tout le monde se leva et les secours furent immédiatement organisés, mais on ne put se rendre maître du feu et tout fut consommé. Les pertes qui s'élèvent à 3,500 francs, sont couvertes par une assurance à la Compagnie l'Urbaine.

1872
Pyrénées / par Adolphe Joanne4
De Carcassonne à MontLouis (Route 39)
6 kil. Défilé de Pierre-Lis. Pendant 2 kil. 1/2, la route est resserrée entre la rivière et des rochers perpendiculaires de plusieurs centaines de mètres de hauteur. C'est l'une des gorges les plus sauvages et les plus pittoresques de France. On traverse une petite galerie de 40 met. env., appelée Trou du Curé, en souvenir du curé Armand qui la fit percer.
8 kil. Saint-Martin-de-Teissac ou Saint-Martin-Lis (254 h.), dominé à l'E. par la montagne bien nommée du Cap de Fer (1.014 mèt.). A 2 kil. de ce village, on traverse à son embouchure le torrent du Rebenti, qui sort d'une gorge profonde, sorte de faille ouverte dans la montagne.
A un détour de l'Aude, on laisse à g. la route de Perpignan par la Pradelle (R. 38). On franchit la rivière pour entrer à
12 kil. Axat, ch.-L. de c., b. de 458 h., renommé pour ses excellentes prunes.
A peu de distance au delà, la route, qui longe la rive dr., entre dans une gorge plus grandiose encore que celle de Pierre-Lis : c'est le défilé de Saint-Georges, que dominent à g. des montagnes à pic portant sur leurs terrasses supérieures de magnifiques forêts. En amont du confluent de l'Aude et de la Guette ou Aiguette, on suit la rive droite de ce dernier cours d'eau.

1872
Mémoire sur la partie inférieure du terrain de craie (Néocomien, Aptien, Albien) des Pyrénées françaises et des Corbières - Henri Magnan
Une faille, F3, faille de l'Arize, fait reparaître le néocomien (C1 n), qui se plisse deux fois en enserrant dans ses plis les schistes et les calschistes de l'aptien (C1 apt). Des fossiles caractéristiques de cet étage peuvent être recueillis tout auprès de Saint-Martin-de-Taissac, au sud de ce petit village, et sur les pentes septentrionales du Sarrat de Cavaillère et de Castel d'en Prax (Carte du Dépôt de la Guerre).
Une autre faille, celle de Castelnau-de-Durban, F1, que suivent la rivière de la Rebenty et le ruisseau d'Alies, fait apparaître, après le néocomien calcaire (C1 n), les schistes noirâtres et les calschistes un peu psammitiques, rougeâtres à l'extérieur, de l'albien inférieur (C1 alb1), qui se courbent en voûte, et au-dessous desquels se montrent quelques couches appartenant à l'aptien le plus supérieur (C1 apt), c'està-dire les calcaires gréseux, noduleux et marneux de la partie supérieure de l'horizon que j'ai désigné sous le nom de Calcaires à Brachiopodes et Ostrea macroptera.
[...]La vallée d'Aspe est sans contredit une des plus intéressantes des Pyrénées et, comme je l'ai dit, elle rappelle, par la nature de ses couches, par ses brisures et par le pittoresque de ses défilés, la vallée de l'Aude dans les environs de Quillan et d'Axat. On y remarque absolument les mêmes roches : les calcaires à Caprotines du néocomien (C1 n) sont, comme ceux de la Pierre-lisse, compactes, marmoréens et remplis de Caprotines; les schistes, les calschistes et les calcaires de l'aptien (C1 apt) sont en tout semblables à ceux des environs de Quillan et de Saint-Martin (ils contiennent aussi, comme les calcaires de l'aptien de ces régions, des Caprotines); enfin les schistes et les calschistes noirâtres de l'albien inférieur (C alb1) ressemblent point par point à ceux des bassins de Quillan et d'Axat.

Schéma des Pyrénées et légendes Cours de l'Aude passant à St Martin

1873-04-10
Courrier de l'Aude1
Un arrêté préfectoral, en date du 1er avril 1873,
Limites des parties de l'Aude à réserver.
Entre Cap-de-Bouc et le confluent de la rivière d'Ayguette avec l'Aude et le village de Saint-Martin-Lys (communes de Saint-Martin-Lys, d'Axat et de Sainte-Colombe-sur-Guette), 8,500 mètres.

1873-04-10
La Fraternité1
D'un arrêté préfectoral, du 1er avril 1873, rendu en vertu du décret du 25 janvier 1868, concernant le règlement de la pêche fluviale, il résulte :
1° Que dans le département de l'Aude, du 15 avril au 15 juin exclusivement, la pêche est interdite de tous les poissons et de l'écrevisse, autre que celle du saumon et de l'ombre-chevalier.
2° Que l'exercice de la pêche est en outre interdit jusqu'au 1 er janvier 1874, dans les parties de la rivière d'Aude, comprises entre le Cap-de-Bouc et le confluent de la rivière l'Ayguette avec l'Aude et le village de Saint-Martin-Lys ; entre le barrage de Calderonne et celui du Gabarrou ; entre les embouchures des ruisseaux du Corneilla et du Sou.

1873-04
Rapports et délibérations / Conseil général du département de l'Aude2
Chemins vicinaux ordinaires. Réseau subventionné.
Dans sa dernière session, le Conseil général a distribué entre les communes le produit des 4 centimes départementaux affectés en 1873 au réseau subventionné, conformément à la loi du 5 mai 1969.
Les bases sur lesquelles cette distribution a eu lieu sont celles précédemment adoptées, savoir : un tiers a été attribué au déficit des ressources ; un tiers a été attribué à l'impuissance des communes ; un tiers a été attribué à leurs sacrifices, dont une moitié d'après le montant de ces sacrifices et l'autre moitié d'après le nombre de centimes qu'il représente.
L'allocaiion de 89440 fr. de l'Etat doit être répartie suivant les mêmes éléments.
Sur les propositions de M. l'Agent-voyer en chef, je prie le Conseil de Vouloir bien leur distribuer la somme de 89,440 fr.
Le tableau, ci-après, dressé par arrondissement, indique par commune, la sous-répartition proposée : Saint-Martin-Lys=rien[...]

Séance du 22 avril - St-Martin-Lys | nombre d'habitants : 234 | Nombre d'indigents à secourir : 55 | Montant des ressources : 121 18 | Montant des secours alloués : 20

1873-05-18
La Fraternité1
Par arrêté du 13 mai 1873, ont été nommés : INSTITUTEURS.
Joseph Maurin, à Saint-Martin-Lys.

1873-12-21
La fraternité1
Election du 14 décembre dans l'Aude - St-Martin-de-Taissac : Inscrits, 70 ; Votants, 59 ; BONNEL, 49 ; MARCOU, 49 ; Peyr., 2 ; Castel., 2 ; Peiriè., 8 ; Vié-A., 8

1874-02-12
La fraternité1
BORDEREAU DES AFFAIRES SOUMISES A LA COMMISSION DÉPARTEMENTALE
dans sa séance du 31 janvier 1874
PRÉSIDENCE DE M. PEYRONNET.
Présents : MM. Coste, Vialatte, Albert et Marfan, secrétaire.
Absents excusés ou empêchés : MM. Coural et Lades-Gout.
M. le Préfet assiste à la séance.
CHEMINS VICINAUX ORDINAIRES.
Commune de Saint-Martin-Lys. — Chemin vicinal ordinaire n° 1 de Saint-Martin-Lys à Quillan. —
Projet de construction de la charpente du pont établi sur la rivière d'Aude au passage dit le Chemin.
Approuvé.

1874-04
Rapports et délibérations / Conseil général du département de l'Aude2
Saint-Martin-de-Taissac Répartition de la subvention de l'Etat en raisons des ressources et des sacrifices : 0 francs; Répartition de cette subvention en tenant compte de la décision du Conseil général en date du 26 avril 1873 : 0 francs ;
cumul des longueurs des chemins vicinaux par canton dont celui de Quillan (Saint-Martin de Taissac)

1874-07-02
La Fraternité1
BORDEREAU DES AFFAIRES SOUMISES A LA COMMISSION DÉPARTEMENTALE
Dans sa séance du 5 juin 1874.
Présidence de M. PEYRONNET.
Présents : MM . Coural, Lades-Gout, Vialatte, Albert et Marfan, secrétaire.
M. le Préfet assiste à la séance.
CHEMINS VICINAUX ORDINAIRES.
Commune de Saint-Martin-Lys.— Projet de classement comme vicinal ordinaire du chemin de Lapradelle à la maison des gardes — Approuvé.

1874-10-11
La Fraternité1
Election au conseil général de l'Aude 4 octobre 1874.
Canton de Quillan.
Il n'y a pas Election
St-Martin-Lys : Inscrits., 66 ; Votants., 41 ; M. Delmas, 26 ; M. Bruguière, 15 ; Voix perdues, 0.

1874-10-25
La Fraternité1
Par un récent arrêté de M. le Préfet de l'Aude,
MM. les Instituteurs et MMmes les Institutrices dont les noms suivent ont été désignés pour diriger les écoles dans les diverses communes indiquées ci-dessous :
J.-B. Escach, de Quirbajou à St-Martin-Lys.

1874
Stations thermales de l'Aude. Rennes-les-Bains, Campagne, Alet. Guide ... De Jean GOURDON4
Défilé de la Pierre-lys et gorges de Saint Georges
En sortant de Quillan par la grande route qui se continue vers le sud, à 1 kilomètre de la ville, se trouve la grande forge dite de Quillan, située sur la route même. Dans cette usine, des plus considérables, et qui renfermait, en premier lieu, tous les instruments propres à la fabrication du fer, forges, martinets, etc., on a réuni, il y a quelques années, plusieurs autres machines industrielles, des foulons à drap, des scieries, des moulins à farine. Ces divers appareils ont pour moteur commun une chute d'eau de 10 mètres d'étendue fournie par unbassin qu'alimente un canal dérivé de l'Aude, passant par une trouée souterraine de 163 mètres de longueur et qui traverse la montagne. Cette conception est due à un ex-jésuite, le Père Belon. L'habitation du propriétaire, attenant à l'usine, est des plus agréables ; elle est entourée de bosquets et de jardins où l'eau coule en abondance. Sur la même route et au delà est le village de Belviames, qui possédait autrefois un laminoir, transformé aujourd'hui en une grande fabrique d'objets divers et buis. Bientôt après on arrive au Défilé de Pierre-Lis, gorge étroite et profonde que suit l'Aude entre Belvianes et Saint-Martin, et dans laquelle passe également la route, qui accompagne la rivière sur sa rive gauche. Le défilé coupe obliquement, dans toute son épaisseur, la chaîne de Saint-Antoine, à l'extrémité ouest de la forêt des Fanges, et se trouve ainsi limité : à l'est, par le haut massif de la forêt, atteignant 951 mètres, et à l'ouest, par le commencement de la crête rocheuse qui va contourner le bassin de Quillan, et qui s'élève, en ce point, au Pic ou Sucquès de la Péops, presque immédiatement audessus du défilé, à 1145 mètres. Il est difficile de rendre l'impression saisissante et profonde que l'on éprouve en entrant dans ces gorges élevées à pic, à l'aspect de ces hautes murailles dressées, et souvent verticales, formées par une pierre grisâtre, au milieu desquelles quelques rares arbustes, croissant dans l'espace et sans support apparent, ne font que mieux accuser le caractère abrupte et grandiose de cette œuvre de la nature (Le nom de Pierre-Lis, que l'on donne aujourd'hui à ce passage, n'est que l'abréviation de celui de la Pierre-Lisse employé d'abord, lequel était tiré lui-même de la forme et de l'aspect dénudé des roches perpendiculaires qui, de chaque côté, resserrent le lit de la rivière). A la fin du siècle dernier, ce défilé n'était encore traversé que par la rivière serpentant au fond comme dans un gouffre. L'Assiette du diocèse d'Alet s'était préoccupée autrefois de la nécessité d'ouvrir un passage dans cette gorge ; mais l'entreprise avait toujours paru offrir des difficultés insurmontables. — Ce fut un modeste prêtre qui tenta ce travail gigantesque. Félix Armand, aussi recommandable par ses talents que par ses vertus, occupait, il y a environ soixante-dix ans, l'humble poste de curé de Saint-Martin-de-Taissac. Plein d'une généreuse ardeur, il entreprit en 1806 son œuvre de dévouement et de charité. Grâce au concours de ses paroissiens qu'il dirigeait lui-même et à qui il donnait l'exemple ; grâce à l'assistance que lui prêtèrent, après d'actives sollicitations, quelques hommes mar· quants de la contrée, il ouvrit un étroit chemin tracé dans le rocher et cotoyant le précipice. Il employa à à cette entreprise ses modestes revenus. Il y consacra près de dix années de labeur et de fatigues, et en 1814 il eut la joie d'avoir mis le village de Saint-Martin en communication directe avec Quillan. La décoration de la Légion d'honneur, qui lui fut donnée en 1823, fut la légitime récompense de son zèle et de sa charité. Félix Armand mourut à Saint-Martin-de-Taissac qu'il n'avait jamais voulu quitter, et on peut voir dans le cimetière de ce village sa modeste tombe sur laquelle est gravée une inscription qui rappelle au passant son nom et SOn OeuVre. MM. Cros Mayrevieille et Amiel ont écrit la vie de Félix Armand. La ville de Quillan, sa patrie, a résolu de lui élever une statue qui bientôt, dit-on, doit être inaugurée. La tête du chemin construit par Félix Armand est marquée, du côté de Quillan, par une percée dans le roc, que l'on appelle dans le pays le Trou du Curé. Cette percée, en forme de voûte, porte sur son fronton l'inscription suivante :
Arrête, voyageur ! Le maitre des humains
A fait descendre ici la force et la lumière.
Il a dit au pasteur : Accomplis mes desseins.
Et le pasteur des monts a brisé la barrière.
Après avoir traversé ce portique, le chemin se poursuit entaillé dans le roc qui surplombe en plusieurs points en forme de demi-voûte, et en s'appuyant sur un mur de soutènement construit dans le lit de la rivière. A l'extrémité de la partie rocheuse du défilé, on a remplacé, récemment, le chemin primitif, dont on voit encore les vestiges, par un tunnel assez large et qui a une longueur d'environ 200 mètres. Ce chemin, tel qu'il avait été construit par Félix Armand, ne pouvait servir qu'aux voyageurs et aux bêtes de somme. Il a été amélioré à diverses reprises, et aujourd'hui il est devenu une route carrossable très fréquentée.
Après le défilé, se montrent successivement : d'abord les ruines d'un ancien couvent ; puis le village de Saint-Martin-de-Taissac, sur la rive droite de la rivière : plus loin, au point où l'Aliès se jette dans l'Aude, l'embranchement de route qui va rejoindre, à Caudiès, la grande route de Perpignan; et enfin on arrive à Axat, situé à 12 kilomètres de Quillan.
Le village d'Axat, bâti en pente sur la rive droite de l'Aude, et qui commence à s'étendre sur la rive gauche, est comme encaissé entre deux montagnes fort élevées, constituées par un calcaire noir schisteux qui donne au paysage une teinte sombre caractéristique. On y compte près de 600 habitants. Au bord de la rivière s'étend un fort beau parc, qui, bien que propriété particulière, est toujours accessible aux voyageurs de passage lesquels peuvent y trouver un abri contre les ardeurs du soleil et un lieu charmant de repos et de promenade. — On remarque encore, à Axat, les murs et les principaux ustensiles d'une ancienne forge, avec son martinet, où l'on fabriquait de l'acier, des limes, etc. Cette usine, appartenant au marquis d'Ax-d'Axat, et que Genssane signalait comme la mieux construite qu'il ait vue dans le pays, a cessé aujourd'hui de fonctionner. Au-delà d'Axat, et après un trajet de 3 kilomètres, on arrive aux Gorges de Saint-Georges, magnifique défilé taillé dans la chaîne d'Aiguesbonnes pour le passage de l'Aude, et qui répète, plus au sud, la disposition du défilé de Pierre-Lis, creusé dans la chaîne de Saint-Antoine. Les gorges de Saint-Georges se dintinguent toutefois par le plus grand rapprochement des montagnes en regard, que l'Aude seule sépare à leur base ; par leur plus grande élévation et leur coupe plus véritablement à pic. La route suit la rive droite de la rivière. Pour la tracer, il a fallu, là encore, la tailler dans le roc vif, au flanc de la montagne, en la laissant surplomber en demi-tunnel sur la tête des voyageurs. Rien ne saurait rendre l'impression, mêlée d'une sorte de crainte, que l'on éprouve en franchissant ce merveilleux passage, moins prolongé d'ailleurs que le défilé de Pierre-Lis. En quittant les gorges on entre dans une courte vallée, espèce de cirque entouré de hautes montagnes, que traversent, du nord au sud, la route et la rivière. Cette vallée est le terme habituel du voyage entrepris dans cette direction. En continuant la route, on arriverait à Sainte-Colombe, à Roquefort-de-Sault, pays en pleine montagne, où le touriste trouverait encore plus d'un site intéressant à admirer. Dans cette même direction, par l'embranchement de route, avant Axat, qui conduit à Caudiès, on pourrait encore aller visiter Puilaurens et Fenouillet, entourés de hauteurs formant les premiers contreforts des Pyrénées, et même, plus au sud, les forêts d'En-Malo, du Bac-Estable et d'Aiguesbonnes, dont les altitudes, relativement élevées (1356 et 1512 mètres), suffisent à témoigner que l'on a franchi, en ce point, la limite des Corbières.

LES FORÊTS DE SAPINS
Une excursion pleine d'intérêt, à recommander encore aux touristes qui arrivent jusqu'à Quillan, est celle des vastes et magnifiques forêts de sapins qui couronnent la plupart des hautes montagnes de cette région, à l'extrême sud-ouest du département de l'Aude, formant ce qu'on appelait autrefois le pays de Sault, et que la Boulzane séparait du pays des Fenouillèdes, appartenant aujourd'hui au département des Pyrénées-Orientales.
Ces grandes forêts se montrent toutes à des altitudes de 900 à 1200 mètres ; quand on y pénètre, elles frappent l'attention par l'admirable tableau qu'offre cette multitude d'arbres élevés, parfois d'un diamètre énorme, unis et dressés comme des mâts, et ornés de leurs ramifications en parasol régulièrement superposées.
Ces forêts se sont surtout conservées grâce aux défenses rigoureuses qui ont été faites, de tout temps, d'en laisser approcher le bétail, ainsi qu'au mode d'exploitation judicieuse auquel elles ont été soumises, et qui n'a rien de commun avec l'exploitation par coupes réglées en usage pour les forêts de chênes ou de hêtres. Les sapins exigeant de 60 à 80 ans pour atteindre la hauteur et la grosseur qui les rendent propres à l'usage, on ne coupe jamais que ceux qui ont atteint cet âge, à moins que ce ne soient quelques pieds défectueux ou abattus par les vents. Il est même permis aux habitants de prendre ces derniers lorsqu'ils sont secs, parce qu'on les considère alors comme bois mort. On choisit, partout où ils se trouvent, les arbres qui ont acquis leur maturité, et on les marque. Il est alors permis à l'acquéreur de les abattre. A la place de ces arbres abattus il en pousse de jeunes, et la forêt se trouve toujours également peuplée, outre que, par ce procédé, on donne de l'air aux arbres voisins qui n'en poussent qu'avec plus d'activité. L'arbre abattu, on l'équarrit grossièrement pour en dégager tout ce qui peut être mis en bois de charpente ou en planches. Le surplus, c'est-à-dire la cime et les branchages, est coupé en fragments et transformé en charbon , que longtemps on a utilisé principalement pour le travail des forges, plus commun autrefois que de nos jours. Dans les forêts de l'Etat, où il a toujours été défendu d'allumer aucun feu , les abattis sont vendus comme bois de chauffage et autres menus usages. Ces forêts, toujours très fréquentées, sont toutes assez facilement accessibles, même aux voitures. La plus remarquable par sa position pittoresque est la forêt des Fanges, qui couronne un des massifs les plus considérables de la chaîne de Saint-Antoine. On peut s'y rendre de Quillan, en prenant la grande route jusqu'à Belvianes, où un chemin spécial tracé dans la montagne conduit à la forêt; mais on n'aboutit par ce chemin, du reste, non carrossable, qu'à un quartier de forêt peu intéressant. Ceux qui veulent visiter la forêt des Fanges suivent l'ancienne route qui, aux approches de Quillan, à Charla, se dirige vers Caudiès par le col de Saint-Louis. Au col même, à la limite du département, est le point d'attache d'une belle route que l'administration forestière fit construire il y a quelques années. Par cette route, on arrive, en voiture, jusqu'à un point central de la forêt, formant une vaste clairiêre où est bâtie la maison forestière. Pour soutenir le niveau de la chaussée, on a dû, sur certains points, combler des gorges profondes, et on peut, en passant, toucher la cime de magnifiques sapins dont le pied se perd à une grande profondeur dans des massifs de verdure. - C'est là un but de promenade très recherché.

1874
Rapports et délibérations / Conseil général du département de l'Aude2
Un décret du 17 juillet 1869, rendu conformément aux dispositions des articles 1 et 2 de la loi du 31 mai 1865, avait interdit, d'une manière absolue, pendant cinq ans, à compter du 1er juillet 1869, la pêche de toute espèce de poisson, dans les parties de la rivière d'Aude ci-après désignées, toutes situées dans la partie supérieure de son cours :
1° Entre l'embouchure de l'Ayguette et le village de St-Martin Lys;
2° Entre le barrage de Caderonne et celui de Gabarrou ;
3° Entre l'embouchure du ruisseau de Corneilla et celle du Sou, à 4,000 mètres en aval de Limoux.
Cette interdiction avait pour objet de favoriser d'une manière générale la reproduction du poisson; elle a pris fin au 31 décembre 1873.
Conformément à une circulaire ministérielle du 29 avril 1873, MM. les Ingénieurs ont produit un tableau renfermant leurs propositions sur les modifications qu'il conviendrait d'apporter dans l'emplacement des réserves actuelles, pendant la nouvelle période quinquennale commençant au 1er janvier dernier.
Ces propositions, qui ont été soumises au Conseil général dans sa session d'août 1873, ont reçu son approbation. Mais elles n'ont pas été jusqu'à présent sanctionnées par un décret. Les modifications proposées par les Ingénieurs n'ont d'autre but que d'éloigner les réserves des centres de populations, afin de donner satisfaction aux doléances des pêcheurs à la ligne et de mieux juger si le système des réserves est susceptible de produire les résultats qu'on doit en attendre, ou s'il doit être abandonné.
Pour ce qui a trait à l'interdiction exceptionnelle ayant pour objet de protéger les espèces prédominantes, en vertu du pouvoir conféré à l'autorité préfectorale, sur l'avis du Conseil général : par l'article 2 du décret du 23 janvier 1868, il vous a paru qu'en raison de la faible importancedu service de la pêche, dans le département, il n'y aurait pas lieu d'y mettre à exécution une mesure de ce genre.
L'exercice de la pêche sur la partie de la rivière d'Aude, classée comme flottable, entre le pont de Quillan et la mer, n'a pu être affermé au profit de l'État, la pêche maritime s'élendant sur toute cette longueur, conformément à l'ordonnance du 10 juillet 1835.

- SÉANCE DU 5 NOVEMBRE.
Voici, Messieurs, les propositions de répartition que nous avons l'honneur de vous soumettre pour l'année 1874 :
BUREAUX DE BIENFAISANCE : 1,200 fr., dont le détail suit:
Arrondissement de Limoux.
Saint-Martin-de-Lys 25

1875-01-03
La Fraternité1
BORDEREAU DES AFFAIRES SOUMISES A LA COMMISSION DÉPARTEMENTALE
dans sa séance du 1 er décembre 1874.
Présidence de M. FONDI-DE-NIORT.
Présents : MM. de Cahuzac, Lignières et Marfan, secrétaire.
Absents excusés : MM. Albert et Montpellier.
M. le Préfet assiste à la séance.
CHEMINS VICINAUX ORDINAIRES.
Commune de Puylaurens et de St-Martin-Lys. —
Projet de construction à travers le territoire des communes de Puylaurens et de St-Martin-Lys, d'un chemin destiné à relier la route forestière des Fanges à la nouvelle route nationale n° 117, au col de Campérié. — Approuvé.

1875-04
Rapports et délibérations / Conseil général du département de l'Aude2
Etat désignant les chemins classés ou les travaux autorisés par la Commission départementale.
Chemins vicinaux ordinaires.
Puilaurens et Saint-Martin-de-Lys : Construction à travers le territoire des communes de Puilaurens et de St-Martin-de-Lys, d'un chemin destiné à relier la route forestière des Fanges à là nouvelle route nationale n°. 117, au col de Campérié

1875-08
Rapports et délibérations / Conseil général du département de l'Aude2
SAINT-MARTIN-LYS. — Réseau non-subventionné.
Chemin n° 1, de Saint-Martin-Lys à Quillan. — Remplacé le tablier du pont en charpente construit sur la rivière d'Aude.

1876-03-11
La Fraternité1
cf presse

1876-11-12
La Fraternité1
ÉLECTIONS MUNICIPALES du 8 Octobre
MAIRES ET ADJOINTS.
Arrondissement de Limoux. -
St-Martin-Lys, MM. B. Delpech, maire, R. Marserou, adjoint.

1876
Armorial général du département de l'Aude - des personnes, domaines, compagnies, corps et communautés - charles d'Hozier 1696-17042
p 1 à 16 (bureau d'Alet) - [Il y a un Taissac p 13 "La communauté des habitants de Taissac : d'or taillé d'Azur - mais ne semble pas être St Martin - comme la communauté de St Martin de la Pierre Lis dépendait de Belvianes peut être en est-ce la raison

1877-08
Rapports et délibérations / Conseil général du département de l'Aude2
Construction dans les communes de St-Martin-Lys et Puylaurens, de chemins vicinaux ordinaires reliant la forêt des fanges à la roule nationale n° 117 (col de Campérier), dont la dépense a été estimée à 64,193.
Ces travaux sont en bonne voie d'exécution, et tout fait espérer qu'ils seront terminés avant le 31 décembre prochain.
...
SAINT-MARTIN-LYS; — Réseau non Subventionné.
Chemin n° 2, de Saint-Martin à Puilaurens. —Reconstruit des murs de soutènement sur divers points.
Chemin n° 4, de St-Martin à la forêt des Fanges. — Régularisé la voie sur divers points.

1877-10-28
La Fraternité1
Elections Législatives du 14 octobre 1877 - St-Martin-de-Taissac : Inscrits., 63 ; Votants., 61 ; Detours, 32 ; Rougé, 29 ; voix perdues, 0

1877
Description d'un voyage aux établissements thermaux de l'arrondissement de Limoux... / par Eugène Stublein2
p 26

1878-01-31
La Fraternité1
Nous avons reçu la lettre suivante que l'abondance des matières nous a empêché de publier jusqu'à ce jour :
Quillan, le 22 janvier 1878.
A MONSIEUR LE RÉDACTEUR EN CHEF DE LA Fraternité.
La conduite scandaleuse que les réactionnaires ont tenue dans l'élection de M. O. Rougé et surtout dans celle de M. Aubertin, a eu un résultat favorable à la cause républicaine.
Les armes lancées contre nous se sont retournées contre eux, et ont donné la victoire à ceux qu'elles devaient anéantir. Dans huit communes ( Fa, Rouvenac, Espéraza, Campagne, St-Julia, Belvianes, Coudons, St-Martin ) les électeurs encore effrayés du désordre, de la violence des amis de l'ordre moral ont nommé des conseillers municipaux dévoués à leurs intérêts et ceux du gouvernement. Grâce à ce succès les réactionnaires auront quatre voix de moins dans le canton aux Prochaines élections sénatoriales.

1878-02-24
La Fraternité1
On nous écrit de Quillan, le 19 février 1878 :
Qu'ils sont heureux les Quillannais ! Quelle chance ! M. Pinet est nommé maire, et M. Antoine Courtade adjoint. Leur joie est d'autant plus grande, qu'ils commençaient à craindre que cette élection ne subit le même sort que celle de Chalabre. L'administration eût commis là une très grande faute : elle ne pouvait certes mieux placer sa confiance. Toutes les qualités que réclament ces fonctions, personne ne les possède à un plus haut degré. Où aurait-on trouvé plus d'intelligence et plus de zèle que chez M. Pinet ? plus de désintéressement, de religion, de charité, que chez M. Antoine Courtade ? Qui mieux que lui pourrait attirer sur nous les bénédictions du ciel ? Le dévouement de nos administrateurs n'a pas eu de bornes. Le salut de leur pays passe même avant la loi. C'est ainsi que pendant que M. Pinet présidait le scrutin à la mairie, après avoir lui-même fermé son bureau, M. Antoine Courtade, usant de son influence de premier adjoint, ne craignait pas d'aller de maison en maison distribuer des bulletins.
D'ailleurs, jamais Quillan n'avait tant prospéré ; jamais les contribuables n'avaient vu leurs fonds plus complètement sinon mieux employés. Il y a déjà bien longtemps, une souscription avait été ouverte pour élever une statue à Félix Armand ; elle produisit onze mille francs. Et cet argent a dû rapporter, intérêt depuis ; seulement il faudrait savoir si l'on songe bientôt à élever cette statue. On pourrait demander aussi que les quelques mille francs payés par les contribuables pour les chemins vicinaux soient dépensés d'une manière plus apparenté.
Agréez, etc. UN ÉLECTEUR.

1878-04
Rapports et délibérations / Conseil général du département de l'Aude2
Service vicinal - Répartition des sommes mises en 1878 à la charge des communes pour le traitement des Agents-voyaux cantonaux et pour les dépenses diverses, recherches de matériaux et frais d'impressions
Saint-Martin-de-Taissac Montant des traitements : 9 francs; Montant des dépenses diverses, ect : 1 francs ; TOTAL 10 francs

1878-05-02
Riom-journal : politique, judiciaire, agricole et littéraire2
Sommaire du numéro d’Avril 1878 du Magasin Pittoresque. Quai des Grands-Augustins, 29, Paris. Texte. — Une Peau de lion, anecdote. — Les colonnes sculptées du temple d’Ephèse. — La Mer paléocrystique. — Souvenirs d’un vieillard; Samuel Roger. — Passage de Mercure sur le Soleil, le 6 mai 1878. — Andromède. — La Mémoire dans les crises nerveuses. — La Pierre-Lys; Félix Armand, curé de Saint-Martin. — La Chasse aux lions chez les Arabes. — Quelle est la date vraie de la naissance de Napoléon Ier ? — Comment se forment les cyclones. — Dague ou main gauche à trois lames, arme du seizième siècle. — Un Café à Tanger (Maroc). — La Disparition du grand Krause, nouvelle (suite). — Les Paradoxes. — Un concert d’aveugles à la foire Saint-Ovide.— Les Plantes qui mangent. — Alain Blanchart. — Le Pic et le lac du Tessala. — Tombeau d’Alessandro Tartagni, à Saint-Dominique de Bologne. — Administration de la France avant 1789 : les Prévôts. — Jean Bouzard. — Mot de lord Brougham. Pétition des Nouveaux Zélandais contre l’eau-de-vie. — La Seille. — De l’Education des semences en Norvège (fin). — Systèmes mythologiques.

1878-05-04
Feuille de Provins : département de Seine et Marne2
Sommaire du numéro d’Avril 1878, du Magasin pittoresque, quai des Grands-Angustins, 29, à Paris. Texte. — Une Peau de lion, anecdote.— Les colonnes sculptées du temple d’Ephèse. — La Mer paléocrystique. — Souvenirs d’un vieillard; Samuel Roger. — Passage de Mercure sur le Soleil, le 6 mai 1878.— Andromède. — La Mémoire dans les crises nerveuses.— La Pierre-Lys; Félix Armand, curé de Saint-Martin. — La Chasse aux lions chez les Arabes. — Quelle est la date vraie de la naissance de Napoléon Ier ? — Comment se forment les cyclones. — Dague ou main gauche à trois lames, arme du seizième siècle. — Un Café à Tanger (Maroc).— La Disparition du grand Krause, nouvelle (suite). — Les Paradoxes. — Un concert d’aveugles à la foire Saint-Ovide.— Les Plantes qui mangent.— Alain Blanchard. — Le Pic et le Lac du Tessala. — Tombeau d’Alessandro Tartagni, à Saint-Dominique de Bologne. — Administration de la France avant 1789 : les Prévôts. — Jean Bouzard. — Mot de lord Brougham. — Pétition des Nouveaux-Zélandais contre l’eau-de-vie. — La Seille.— De l’Education des semences en Nonvége (fin). — Systèmes mythologiques. Gravures. — Jeune Arabe rapportant la peau du lion qu’il a tué, par Horace Vernet. — Fût de colonne du temple d’Ephèse, au Musée britannique. — Passages de Mercure sur le Soleil, pendant le dix-neuvième siècle. — La Fontaine d’Andromède, à la Granja (Espagne). — Défilé de la Pierre-Lys (département de l’Aude). — Partie de l’ancien chemin de Quillan à Saint-Martin (Aude). — Dague italienne du seixième siècle. — Un Café à Tanger. — Le Grand Concert des Aveugles, à la foire Saint-Ovide, sur la place Louis XV, d’après une estampe du temps. — Le Pic et le Lac du Tessala, près d’Oran. — Tombeau d’Alessandro Tartagni, à Saint-Dominique de Bologne. — Jean Bouzard le brave homme, d’après une estampe coloriée du dix-huitième siècle. — Sources de la Seille (Jura).— Lutrin allemand du quinzième siècle.

1878-08
Rapports et délibérations / Conseil général du département de l'Aude2
Service vicinal - Répartition des sommes mises en 1879 à la charge des communes pour le traitement des Agents-voyaux cantonaux et pour les dépenses diverses, recherches de matériaux et frais d'impressions
Saint-Martin-de-Taissac Montant des traitements : 9 francs; Montant des dépenses diverses, ect : 1 francs ; TOTAL 10 francs

1878
La Situation financière des communes en 1878 ( ce rapport est annuel)2
Saint-Martin-Lys Population 202; superficie 1204 hectares; Relevés annuels 745 ; Valeur du centiare 6.61 ; centimes par dépenses ordinaires et extraordinaire : total 162, extraordinaire 0, durée extraordinaire 0 ; Revenu du bureau des bienfaisance 118 (pour l'exhaustivité des rapports)

1878
Le Magasin pittoresque - 46ième année - p115-118 - Paris publié sous la direction de Édouard Charton2
voir la page presse

1879-08
Rapports et délibérations / Conseil général du département de l'Aude2
Service vicinal - Répartition des sommes mises en 1880 à la charge des communes pour le traitement des Agents-voyaux cantonaux et pour les dépenses diverses, recherches de matériaux et frais d'impressions
Saint-Martin-de-Taissac Montant des traitements : 22 francs; Montant des dépenses diverses, ect : 2 francs ; TOTAL 24 francs

1879-10-09
La Fraternité1
cf voie

1879-10-12
La Fraternité1
cf presse -confirmer

1879-10-26
La fraternité1
cf voie

1879-11-06
La Fraternité1
cf presse

1879
Catalogue méthodique de la bibliothèque communale de la ville d'Ajaccio, par André Touranjon2
9390. Félix Armand, curé de St. Martin-Lys. Sa vie et son œuvre par L. AMIEL. — Paris, Lecoffre, 1859, in-18.

1879
Les Pyrénées inconnues : le Capsir et le Donnezan / par le Dr Jougla2
La route, toujours en corniche au-dessus de la rive droite, se continue pendant quelques kilomètres ; puis elle descend presque au bord du torrent et devant nous se dresse brusquement une énorme muraille de plusieurs centaines de mètres de haut, nue et aride. Cette muraille, formée par les contreforts de la montagne du Bac d'Estable ( 1,512 m.) dont le sommet en plateau est couvert d'une magnifique forêt, se prolonge jusqu'au bord même de l'Aude, ne laissant pas, par conséquent la moindre place pour la route. Il a fallu ici creuser un tunnel sous la montagne, et on comprend sans peine de quelles difficultés ce beau travail a été entouré. Il n'est pas davantage utile de décrire le singulier aspect qu'offrent l'entrée et la sortie de ce souterrain, après une série d'étroits couloirs qui ont fait donner à ce lieu le nom de Gorges de Saint-Georges.
La vallée s'élargit un instant, puis se resserre de nouveau au village d'Axat, où la route passe sur la rive gauche, pour devenir de plus en plus étroite à quelques kilomètres plus loin.
Après avoir dépassé le confluent du Rebenty dans l'Aude et le village de Saint-Martin de Teissac, on arrive bientôt en un point tout à fait semblable aux défilés de Saint-Georges. C'est le défilé de Pierre-Lis. Ici encore, une galerie a dû être pratiquée sous la montagne. Elle fut creusée, assure-t-on, par les habitants de Saint-Martin, que le curé de ce dernier village conduisait à l'ouvrage tous les dimanches après vêpres ; on peut se faire une idée de la lenteur de la besogne. Sur l'ouverture nord du tunnel, on lit l'inscription suivante destinée à perpétuer ce souvenir :
Arrête, voyageur, le maître des humains
A mis ici la force et la lumière ;
Il a dit au pasteur accomplis mes desseins.
Et le pasteur des monts a brisé la barrière.
Après un court trajet, la vallée s'élargit de nouveau ; nous arrivons bientôt à Quillan dont le voisinage s'annonce par la présence, de chaque côté de la route, de grands établissements industriels, parmi lesquels il convient de signaler de nombreuses scieries.

1879
La Situation financière des communes en 18792
Saint-Martin-Lys Population 202; superficie 1204 hectares; Relevés annuels 25 ; Valeur du centiare 6.63 ; centimes par dépenses ordinaires et extraordinaire : total 210, extraordinaire 0, durée extraordinaire 0 ; Revenu du bureau des bienfaisance 116

1880-04
Rapports et délibérations / Conseil général du département de l'Aude2
Service spécial des chemins de fer construits par l'État.
J'ai l'honneur de placer sous vos yeux le rapport présenté par M. l'Ingénieur en chef Vigouroux sur la situation des études et travaux des lignes ferrées comprises en totalité ou en partie dans le département de l'Aude.[...]
5° de Quillan à Rivesaltes.Longueur : 20 kil. 400 m.
Cette ligne est classée sous le n° 165, dans le réseau complémentaire d'intérêt général. Elle est à l'étude depuis plus de dix ans. Un avant-projet, présenté le 11 janvier 1879, a été remanié en vue de mieux desservir la région traversée, et renvoyé à l'Administration supérieure le 25 novembre. Le tracé proposé remonte la rive gauche de l'Aude ; traverse en souterrain de 270 m. de longueur le contrefort des Forges de Quillan; continue de remonter la rive gauche jusqu'un peu au-delà de Belvianes ; passe sur la rive droite et traverse la Pierre-Lys par deux souterrains de 80 et 1140m.; repasse alternativement d'une rive à l'autre, tantôt à ciel ouvert, tantôt en souterrain, jusqu'au sud d'Axat; fait le tour du parc, revient par un lacet et deux souterrains au ruisseau d'Aliés, qu'il remonte jusqu'au col de Campériés ; franchit ce col par un souterrain de 240 m. de longueur, et en descend jusqu'à la limite du déparlement des Pyrénées-Orientales, sur le versant opposé à celui que remonte la route nationale n° 117.
La longueur totale est de 20k 418 m., dont 3,262 mètres répartis en 14 souterrains.
Des stations sont prévues à St-Martin, à Axât et à Puilaurens, plus une halte à Belvianes, qui desservirait aussi Cavirac.
Les déclivités ne dépassent pas 18 millimètres par mètre jusqu'un peu au-delà d'Axat. Elles atteignent ensuite 22 millimètres.
Le rayon minimum des courbes est de 300 mètres, sauf à la sortie des stations de St-Martin et d'Axat, où il n'est que de 250.
La dépense pour l'infrastructure seulement est évaluée à 8,900,000 fr., soit 435,889 fr. 26 par kilomètre ; et en y ajoutant la superstructure et le matériel roulant, à 10,900,000 fr., soit 533,841 fr. par kilomètre.
L'Administration supérieure n'a pas encore statué.

1880-06-06
La Fraternité1
cf voie

1880-08-07
La Fraternité1
Election du conseil général - St-Martin-Lys - M. Delmas, 22; M. Aubertin, 30

1880-08
Rapports et délibérations / Conseil général du département de l'Aude2
Service vicinal - Répartition des sommes mises en 1881 à la charge des communes pour le traitement des Agents-voyaux cantonaux et pour les dépenses diverses, recherches de matériaux et frais d'impressions
Saint-Martin-de-Taissac Montant des traitements : 19 francs; Montant des dépenses diverses, ect : 2 francs ; TOTAL 21 francs

St-Martin-Lys : Répartition en raison des ressources et des sacrifices : 0 francs; Répartition en supprimant les allocations inférieures à 20 fr. mises en réserve : 0 francs
[Dans le même document St Martin Lys et St Martin de Taïssac...]

1880-09-18
La fraternité1
(instituteurs) Mme Alary, de Saint-Martin-Lys, à Cassaignes.
Mlle Espezel, du hameau de Laval ( commune de Quillan ), à Saint-Martin-Lys.

1880
La Situation financière des communes en 18802
Saint-Martin-Lys Population 202; superficie 1204 hectares; Relevés annuels 17 ; Valeur du centiare 6.63 ; centimes par dépenses ordinaires et extraordinaire : total 143, extraordinaire 0, durée extraordinaire 0 ; Revenu du bureau des bienfaisance 115

1881-08
Rapports et délibérations / Conseil général du département de l'Aude2
SAINT-MARTIN-LYS. — Réseau non subventionné.
CHEMIN N° 4, dit de la Forêt des Fanges. — Sur ce chemin, 150'mètres sont passés de l'état de lacune à celui de construction au moyen des prestations en nature.
...
St-Martin-Lys : montant des traitements. 20; montant des dépenses diverses, etc. 2; Total 22
...
subvention de l'Etat : Répartition en raison des ressources et des sacrifices : 0 francs; Répartition en supprimant les allocations inférieures à 20 fr. mises en réserve : 0 francs

1881
La Situation financière des communes en 18812
Saint-Martin-Lys Population 202; superficie 1204 hectares; Relevés annuels 20 ; Valeur du centiare 6.63 ; centimes par dépenses ordinaires et extraordinaire : total 237, extraordinaire 0, durée extraordinaire 0 ; Revenu du bureau des bienfaisance 116

1881
Impressions : projets de lois, propositions, rapports, etc. / Chambre des députés2N°3950 Chambre des députés - deuxième législature - session de 1881
Annexe au procès-verbal de la séance du 19 juillet 1881.
RAPPORT FAIT AU NOM DE LA COMMISSION* CHARGÉE D'EXAMINER LE PROJET DE LOI ayant pour objet et la déclaration d'utilité publique du chemin de fer de Quillan à Rivesaltes, PAR M. SARRIEN, Député. (* Cette Commission est composée de MM. Latrade, président ; Lebaudy, vice-président; Hérault, de La Porte ; Jacques, Tézenas, Laumond, Allain-(Voir le Targé, Crozet-Fourneyron, Casimir-Perier (Aube), Brice (René), Gent, Gastu, Bienvenu, Cantemille, Nadaud, Borriglione, Soye, Perras, Fourrot, Sarrien, Vacher, (Voir le n° 3904.)
Messieurs,
M. le Ministre des Travaux publics vous demande de déclarer d'utilité publique un chemin de fer de Quillan à Rivesaltes, classé dans le réseau complémentaire d'intérêt général, par la loi du 17 juillet 1879, et qui a pour objet d'établir des communications directes entre la vallée de la Garonne et les départements de l'Ariège, de l'Aude et des Pyrénées-Orientales.
La ligne projetée a une longueur totale de 68 km. 998 m. dont 20 k. 418 compris dans le département de l'Aude et 48 km. 580 m. dans le département des Pyrénées-Orientales.
Le tracé soumis aux enquêtes prescrites par la loi part de l'extrémité est de la gare de Quillan, passe en souterrain le contrefort des forges, traverse l'Aude un peu au delà de Belvianes, entre dans les gorges de Pierre-Lys par un petit souterrain de 80 mètres, puis pénètre un peu plus loin dans le massif de la montagne par un souterrain de 1.100 mètres de longueur. La ligne revient ensuite sur la rive gauche de l'Aude où serait établie, à côté de la route nationale 117, une station destinée à desservir le village de Saint-Martin-de-Lys et à recevoir les bois qui arrivent par la vallée du Rebenty. Le tracé continue à remonter le cours de l'Aude qu'il franchit successivement quatre fois en traversant par de petits souterrains les contreforts les plus saillants, contourne le village d'Axat, franchit le ruisseau d'Aliès, traverse le col de Campéries par un souterrain de 240 mètres et descend ensuite dans la vallée de la Boulzane qu'il traverse en amont de la Pradelle et dont il suit le cours jusqu'à la limite du département de l'Aude.
De là le tracé continue à suivre la rive droite de la Boulzane vient passer à Candiès et Saint-Paul-de-Fenouillet qu'il dessert, passe dans la vallée de l'Agly, suit presque parallèlement la route nationale n° 117, et franchit le col de Saint-Paul par un souterrain de 120 mètres de longueur. Il descend ensuite vers Estagel et suit presque constamment la rive droite de l'Agly, dessert Espira et vient se raccorder à la ligne de Narbonne à Perpignan du côté sud de la station de Rivesaltes.
Ce tracé traverse des pays extrêmement accidentés. Aussi le maximum des déclivités est-il de 0.022 millimètres et ,n'a-t-il pu être ramené a ce chiffre qu'après de longues études.
Le nombre des courbes dont le rayon minimum est de 300 mètres est également considérable.
Les stations projetées sont au nombre de six savoir: Candiès, Saint-Paul, Maury, Estagel, Cases-de-Pènes et Espira.
Les dépenses sont évaluées pour un chemin de fer a une seule voie mais avec acquisition de terrains pour deux voies à 20.900.000 fr. dont 14 200.000 fr. pour l'infrastructure, 5.400.000 pour la superstructure et 1.300.000 fr. pour le matériel roulant, soit environ 302.000 fr. par kilomètre.
Dans le département de l'Aude la Commission d'enquête a donné son approbation à l'avant-projet dressé par MM. les ingénieurs et a demandé simplement qu'avant l'enquête spéciale sur l'emplacement des gares de nouvelles études fussent faites en me de placer la station de Saint-Martin au confluent du Rebenty, afin de mieux desservir les intérêts considérables de cette vallée.
Dans le département des Pyrénées-Orientales de nombreuses réclamations ont été présentées dont la plupart portent sur des points qui ne pourront être résolus qu'après l'enquête spéciale sur les gares. — Toutefois la Commission d'enquête a demandé que le tracé entre Estagel et Rivesaltes fût devié de manière à rapprocher la ligne de la commune de Baixas dont la population atteint 2.932 habitants et qui par sa production vinicole et ses carrières donnera lieu à un trafic important.
MM. les ingénieurs ont fait remarquer que la déviation réclamée allongerait le parcours de 4 kilomètres, nécessiterait l'emploi de fortes déclivités et augmenterait beaucoup la dépense. Ils se sont prononcés très nettement pour le rejet de la variante par Baixas.
Le tribunal de Perpignan remplissant les fonction de Chambre de commerce fait observer, d'accord avec MM. les Ingénieurs, que la ligne de Quillan à Rivesaltes dont l'importance est considérable devait être établie suivant le tracé le plus court possible et qu'il n'était point possible de sacrifier l'intérêt général à l'intérêt particulier de quelques communes.
C'est aussi l'avis de votre Commission et c'est pour ce, motif qu'elle vous propose d'adopter le tracé conformément à l'avant-projet soumis aux enquêtes et qui a reçu l'adhésion de M. le Ministre de la Guerre et l'approbation du Conseil général des Ponts et Chaussées.
Il a paru toutefois à votre Commission, ainsi qu'à MM. les ingénieurs des Ponts et Chaussées qu'il y avait lieu d'accepter les modifications réclamées au passage près d'Estagel et qui ont pour objet de mettre la voie ferrée à l'abri des inondations.
Votre Commission vous propose également d'autoriser M. le Ministre des Travaux publics à entreprendre les travaux d'infrastructure et de superstructure de la ligne de Quillan a Rivesaltes, le matériel roulant excepté et de prendre acte des subventions offertes par les départements de l'Aude et des Pyrénées-Orientales pour l'établissement de la ligne.
PROJET DE LOI
Article premier.
Est déclaré d'utilité publique, à titre d'intérêt général, l'établissement du chemin de fer de Quillan à Rivesaltes, par ou près Axat, Caudiès, Saint-Paul-de-Fenouillet, Maury, Estagel et Espira-de-l'Agly.
Art. 2.
Le Ministre des Travaux publics est autorisé à entreprendre les travaux d'infrastructure et de superstructure de ladite ligne, l'achat du matériel roulant excepté.
Art. 3.
Il est pris acte de l'offre faite par le Conseil général de l'Aude, dans sa délibération du 30 avril 1881, de payer à l'État une subvention égale au tiers de la dépense d'acquisition des terrains nécessaires à l'établissement de la partie de la ligne de Quillan à Rivesaltes, située sur le territoire du département.
Il est pris également acte de l'offre faite par le Conseil général des Pyrénées-Orientales, dans ses délibérations des 29 décembre et 5 mars 1881, de payer à l'État une subvention de. cinq cent trente mille six cent quatre-vingts francs (530.680 fr .), pour l'établissement du chemin de fer de Quillan à Rivesaltes, et de deux cent quarante-cinq mille sept cent trente-trois francs (245.733 fr.), pour l'établissement du chemin de fer de Prades à Olette.
Art. 4.
Il sera pourvu à la dépense des travaux autorisés par la présente loi au moyen des ressources extraordinaires inscrites au budget de chaque exercice, pour les études et travaux des chemins de fer exécutés par l'État, et notamment, pour l'exercice 1881, sur le chapitre XI du budhet du Ministère des Travaux publics (3e section).
Viendra en déduction desdites dépenses le montant des subventions, soit en terrains, soit en argent, qui ont été ou qui seraient offertes par les départements, les communes et les propriétaires intéressés.
Art. 5.
Il sera statué par une loi spéciale sur les clauses qui seraient ultérieurement stipulées pour,, la concession ou l'exploitation, s'il y a lieu, de la ligne désignée à l'article premier.
Art. 6.
Un compte spécial de la dépense des travaux faisant l'objet de la présente loi et des ressources qui y ont été attribuées sera annexé à la loi portant règlement de chaque exercice.

1881
Bulletin de la Société d'histoire naturelle de Toulouse2
M. F. REGNAULT lit le compte-rendu suivant sur l'excursion faite par la Société dans le département de l'Aude le 24 juillet dernier :[...]
Personne n'ignore les moyens rapides que les bûcherons emploient pour le transport naturel des gros sapins ; une fois l'arbre abattu, les branches coupées et le tronc légèrement équarri, on le laisse glisser sur la pente la plus raide jusqu'au bas de la montagne. Il se creuse alors de profonds sillons sur les flancs de la montagne qui servent de chemin aux roules.
[...]Au point où l'Alliés se jette dans l'Aude, nous laissons l'embranchement de route qui va rejoindre Candiès. A notre gauche se dressent les rocs de las Brouyères ; bientôt après se présente à nos regards cette bande énorme de calcaire gris que nous allons traverser. Le défilé de Pierre-Lis est une seconde gorge étroite et profonde que suit l'Aude et dans laquelle passe également la grande route qui longe la rivière sur sa rive gauche. Ce défilé coupe dans toute son épaisseur la chaîne de Saint-Antoine à l'extrémité ouest de la forêt des Fanges. On entre dans la Pierre-Lis par un tunnel creusé dans le roc, de hautes murailles verticales, formées par le calcaire, se dressent au-dessus de nos têtes, la route est souvent entaillée dans le rocher qui forme en plusieurs endroits une demi-voûte baignée par les flots mugissants de l'Aude, ce spectacle est saisissant. Les gorges de Saint-Georges et de Pierre-Lis sont bien plus remarquables que les gorges de Palestro en Kabylie, et comparables aux magnifiques et célèbres défilés du Chabel-Akra, de Bougie à Sétif, que nous avons parcourus il y a quelques mois. L'on voit encore, longeant la muraille calcaire, l'ancien chemin percé par un modeste prêtre, Félix Armand, qui, après dix ans d'un travail gigantesque, de 1806 à 1814, put enfin mettre en communication directe le village et la vallée de Saint-Martin avec Quillan. L'abbé Armand, né à Quillan, est mort à Saint-Martin après avoir heureusement accompli son entreprise hardie.
2 kilomètres après la Pierre-Lis, nous sommes au pont du Fauga, route forestière de la forêt. Quelques beaux oliviers bordent la route, nous traversons Belvianes, et à 5 heures nous débarquons à l'hôtel Verdier à Quillan, un peu fatigués de cette rude journée qui, cependant, nous laissera un souvenir délicieux ineffaçable.
A 6 heures 20, le chemin de fer nous ramenait à Toulouse.
La région que nous avons visitée a été l'objet de nombreuses études géologiques, surtout de la part de d'Archiac, Leymerie, Magnan, et plus récemment encore de M. Cairol. On y observe de fréquents bouleversements de couches, et les coupes ont donné lieu à de vives discussions qui sont loin d'être élucidées. Nous avons continuellement voyagé dans les trois étages de la Craie, qui sont de bas en haut le Néocomien, Aptien, Albien. Les deux premiers étages sont représentés par des marnes jaunâtres à Orbitolines et par de puissantes assises de calcaire gris compacte à Caprotines.
Ces calcaires, sur la position exacte desquels les géologues sont loin d'être d'accord, forment les massifs de la forêt du Fauga et du Bac Estable. C'est au milieu de leurs bancs redressés que sont creusés les gorges de Saint-Georges et les défilés de Pierre-Lis. L'Albien est représenté par du grès et des calschistes bruns que l'on peut observer près de Quillan. Dans toutes ces couches, les fossiles sont très-rares et nous n'avons pu en recueillir que quelques débris. Au-dessus de Salvézine avant le Bac Estable, nous avons observé de beaux filons de pegmatite blanche graphique. En somme, c'est une région encore très-intéressante à visiter pour les géologues.

1882-02-08
La Fraternité1
Dénombrement de 1881
Etat récapitulatif de la population recensée le 18 décembre 1881.
St-Martin-Lys, 202.

1882-02-16
Courrier de l'Aude1
Dénombrement de 1881
Saint-Martin-Lys, 202.

1882-03-08
La Fraternité1
Carcassonne, le 8 Mars 1882.
La Chambre a enfla voté la loi sur la nomination des maires, laquelle ne tardera pas à être soumise au Sénat. Si, comme nous l'espérons, elle est adoptée, un premier pas sera fait dans la voie des réformes démocratiques. Nous ne regrettons qu'une chose, c'est que la députation de Paris n'ait pas obtenu gain de cause. On dit bien que la question n'est pas vidée et qu'il faut attendre la loi d'attributions. Mais la raison pourrait être la même pour les maires des chefs-lieux ; on n'a pas attendu la loi d'attributions, et cependant, nous l'espérons bien, on la fera.
Il est certain qu'en dépit des belles paroles, on nourrit toujours un sentiment de défiance contre Paris et nous nous demandons ce qui peut bien le justifier. Que des despotes criminels, comme les Bonapartes, tremblent à la vision de Paris insurgé, nous le comprenons ; mais un ministère qui s'appuie sur l'opinion et gouverne avec elle, que peut-il avoir à craindre ? Sérieusement, croit-on que la présence d'un maire à Paris suffira pour mettre à tout instant les armes à la main des Parisiens et les engager à descendre toutes les semaines dans la rue ? Non, sans doute. Dès-lors, que peut-on avoir à craindre ? Est-ce que les autres capitales, sauf Londres, peut-être, n'ont pas leur mairie centrale ? Encore la Cité la réclame-t-elle avec insistance depuis longtemps. Il n'y avait donc pas de raison pour ne pas donner cette preuve de confiance aux Parisiens.
La Chambre a décidé que les élections auraient lieu dans les deux mois, partout où il y aura à compléter le Conseil municipal. 11 eût été préférable et, en tout cas, il était plus logique de faire procéder au renouvellement intégral, mais nous ne ferons pas un procès à la Chambre ni au ministère pour cela. Il est indubitable que le pays a besoin de quelque repos et qu'il ne faudrait pas l'agiter perpétuellement, avec des élections municipales, qui prennent forcément et heureusement un caractère politique. Mais, ce que nous réclamons avec énergie, c'est la loi d'attributions. Il nous la faut ; elle est nécessaire, elle est indispensable.
Il faut étendre les pouvoirs des conseils municipaux dans plusieurs sens et aux dépens du pouvoir central et aux dépens des maires.
Un fait incontestable est à noter et nous avons eu l'occasion de le relever maintes fois : la commune est organisée sur le modèle de la monarchie, avec une seule Chambre dont les séances ne sont pas publiques. Le maire est le monarque qui ne se contente pas de régner, qui gouverne en roi absolu — puisqu'il a des attributions propres — et à côté de qui l'on a mis un conseil élu comme lui et sur la même liste, sans qu'il soit tenu cependant d'exécuter ses décisions. Qu'on le remarque, il n'y a aucune sanction s'il plaît à un maire de jeter indéfiniment au panier les délibérations du Conseil municipal. Il n'y a même pas la sanction de la publicité des séances, en telle sorte que les électeurs, pour qui les nuances s'effacent, étant tenus à une certaine distance, enveloppent, parfois fort injustement, dans une même désaffection, et le maire qui ne fait pas son devoir et le Conseil qui, le faisant, n'a aucun moyen connu d'exiger l'exécution de ses décisions. Si bien, que sous l'ordre moral, les maires imposés n'avaient, pour discréditer les conseils élus, qu'à insérer les délibérations dans le registre des procès-verbaux et à les y laisser dormir.
A nos yeux, pour faire de la belle et bonne décentralisation, il ne faut pas seulement que les conseils municipaux nomment tous leurs maires ; ceci est une satisfaction morale simplement, mais il faut encore que le maire, sauf quelques attributions personnelles indispensables, réduites le plus possible, n'en ait pas d'autres que d'être le Président et en même temps le pouvoir exécutif du Conseil. Il y a une chose qui nous a encore particulièrement frappé : c'est l'absence, dans notre législation municipale, de toutes dispositions concernant les adjoints. On les reconnaît seulement, on autorise leur existence, mais c'est tout. Le maire présent, ils ne sont rien, en sorte que leur véritable qualification ne devrait pas être adjoints, mais suppléants.
Dans les petites communes l'inconvénient n'est pas grand. Pour administrer St-Martin-Lys pas n'est besoin de deux fonctionnaires titrés et écharpés ; mais dans les grandes villes, ou dans les villes de moyenne importance, c'est différent. Il y aurait grand avantage pour les communes à ce que les adjoints eussent des services distincts, des attributions séparées, une responsabilité propre.
Admettons que le maire soit un endormi, les adjoints ont beau être éveillés et vouloir s'occuper sérieusement des affaires municipales, ils se briseront contre l'inertie du premier, surtout s'il tient à ses prérogatives, ce qui arrive assez souvent. Puis, si on s'élève contre leur manque d'initiative, ils invoquent aussitôt, non sans raison, leur rôle effacé. A la vérité, les affaires de la commune n'en vont pas mieux pour cela !
Il convient donc de remédier à cet état de choses et il est d'autant plus indispensable de séparer les attributions qu'un homme seul ne peut tout faire et tout voir par lui-même dans les grandes communes, et que le Conseil doit pouvoir se rendre compte des aptitudes et de l'application au travail de ses délégués. Nous voudrions même davantage, c'est que le Conseil municipal dans les villes eût, non-seulement un maire et des adjoints, mais un comité exécutif, ainsi que cela existe dans presque tous les pays d'Europe. Il faut bien le dire, la France est le pays où la vie municipale a le moins d'intensité. Il est même surprenant que la centralisation à outrance sous laquelle nous vivons depuis l'an VIII, n'ait pas entièrement étouffé la vie locale ; chez nous, il n'y a pas de meilleure preuve de sa puissance et de sa vitalité. Nous reprendrons un autre jour cet intéressant sujet sur lequel nous avons écrit des volumes.
0. S.

1882-07-05
La fraternité1
voir presse (nomination escach à Lagrasse)

1882-08
Rapports et délibérations / Conseil général du département de l'Aude2
St-Martin-Lys : montant des traitements. 22; montant des dépenses diverses, etc. 2; Total 24

1882
La Situation financière des communes en 18822
Saint-Martin-Lys Population 202; superficie 1204 hectares; Relevés annuels 15 ; Valeur du centiare 6.63 ; centimes par dépenses ordinaires et extraordinaire : total 179, extraordinaire 0, durée extraordinaire 0 ; Revenu du bureau des bienfaisance 117

1883-04
Rapports et délibérations / Conseil général du département de l'Aude2
7° Ligne de Quillan à Rivesaltes (n°165)
Longueur 69 k (dont 20 k 313 dans l'Aude.)
L'enquête des stations a eu lieu en juillet 1882. L'Administration supérieure a statué le 29 décembre dernier.
Trois stations et une halte sont prévues ; les stations sont celles de St-Martin-Lys, Axat et Lapradelle ; la halte est à Belvianes.
On a continué les galeries d'avancement du souterrain de Pierre-Lys, dont l'exécution a été autorisée par décision du 16 juin 1882. La longueur ouverte à ce jour est de 424 mètres.
Les plans parcellaires sont levés et on prépare un projet d'éxécution d'un premier lot de 8 kil. Les travaux pourront être entrepris l'année prochaine.

1883-08-29
La Fraternité1
CONSEIL GÉNÉRAL DE L'AUDE
Séance du 24 août.
PRÉSIDENCE DE M. MARCOU, DÉPUTÉ
M. Mullot, rapporteur de la commission d'administration, présente divers rapports sur le service forestier intéressant les communes de Saint-Martin-Lys et de Marsa et sur le reboisement des montagnes.

1883-08
Rapports et délibérations / Conseil général du département de l'Aude2
SÉANCE DU 31 AOUT : Subventions aux communes.
Au nom de la Commission-d'Administration, M. FONDI-DENCORT dit qu'après avoir examiné les demandes de secours adressées à l'État pour constructions ou réparations de maisons d'école, la Commission a été d'avis de classer ces demandes. dans l'ordre suivant : 15. Saint-Martin-Lys.
...
Liste du Jury d'expropriation, pour 1883-1884, désigné par délibération du Conseil général en date du 28 Août 1883
arrondissement de Limoux : 35 - Dumont Zéphirin _ Profession : Tabletier-Maire, Domicile : Saint-Martin-Lys
...
Soumission au régime forestier de 102 hectares 45 ares de bois appartenant à la commune de Saint-Martin-LyS,
L'administration forestière propose de soumettre au régime forestier, par décret de M. le Président de la République et par application de l'article 90 du code forestier, plusieurs bois appartenant à la commune de Saint-Martin-Lys.
Ces bois, au nombre de cinq, ont une contenance totale de 102 hectares 43 ares 06 centiares. Ils se composent de chênes de 1 à 15 ans, très-irrégulièrement mélangés, à la suite des exploitations faites suivant le gré des habitants qui ont besoin de bois de chauffage ou qui ont l'habitude d'aller tous les jours à Quillan, pour vendre les bois qu'ils ont coupés çà et là.
L'utilité de la conservation de ces bois est manifeste. Ils sont tous d'ailleurs dans une situation topographique telle que, si le sol n'était pas boisé, il faudrait les comprendre dans un périmètre de reboisement obligatoire.
Il convient donc de les soumettre au régime forestier. Cette mesure est surtout commandée par la nécessité de préserver les bois existants des incendies que les habitants y allument, tant pour obtenir une plus grande surface de pâture, que pour être plus libres d'exercer leurs exploitations abusives.
Le Conseil municipal de Saint-Martin-Lys repousse les propositions des Agents forestiers, que je leur ai soumises.
Je vons prie de vouloir bien exprimer votre avis sur la suite qu'il y aura lieu de donner à cette affaire.

Soumission au régime forestier de 102 hectares 45 ares de bois appartenant à la commune de Saint-Martin-Lys,
« L'Administration forestière vous propose de soumettre au régime forestier, par décret de M. le Président de la République et par application de l'article 90 du Code forestier, plusieurs bois appartenant à la commune de St-Martin-Lys.
» Ces bois, au nombre de 5, ont une contenance de 102 hectares 45 ares.
» Votre Commission reconnaît que la mesure demandée par l'Administration forestière est fondée au point de vue de la conservation et du repeuplement des forêts ; mais la commune de Saint-Martin-Lys est très pauvre ; les seules ressources qu'elle possède sont le revenu que leur, procure quelques fagots de menu bois que ses habitants apportent à dos d'âne et souvent sur leur dos, à la ville de Quillan, ou bien dans l'entretien de quelques brebis ou moutons, dont la dépaissance se fait sur les terrains que l'on vous demande de soumettre au régime forestier.
» Pour ne pas affamer cette commune, permettez-moi cette expression, votre Commission vous demande de ne soumettre au régime forestier que la moitié de la contenance demandée, c'est-à-dire 50 hectares environ. Quand ces 50 hectares auront été mis dans l'état défensable, alors l'Administration forestière proposerait de soumettre les autres 50 hectares au régime forestier. »
Le Conseil adopte.
...
7° Ligne de Quillan à Rivesaltes (n°165)
Longueur 69 k (dont 20 k 313 dans l'Aude.)
Le projet de tracé et de terrassement de cette ligne, déclarée d'utilité publique par une loi du 20 décembre 1881, a été approuvé par décision ministérielle du 8 avril 1882.
Le nombre et l'emplacement des stations de la ligne ont été déterminés par une décision ministérielle du 29 décembre 1882; il y aura trois stations : à St-Martin-Lys, Axat et Lapradelle, et une halte à Belvianes.
Le projet d'exécution des 8 kilomètres compris entre Quillan et St-Martin est en préparation, ainsi que le dossier de l'enquête parcellaire.
L'ouverture des galeries de sondage des souterrains de Pierre-Lys, autorisée par décision du 16 juin 1882, est en pleine exécution. A ce jour, 539 mètres de galeries sont percés.
La ligne de Quillan à Rivesaltes est comprise dans le réseau des lignes nouvelles concédées à la Compagnie du Midi par les conventions de 1883.
...
St-Martin-Lys : montant des traitements. 24; montant des dépenses diverses, etc. 1; Total 25

1883-06-17
Le XIXe siècle2
LES NOUVELLES LIGNES DE CHEMINS DE FER
Voici la nomenclature des lignes de chemins de fer qui, en vertu des conventions nouvelles, sont concédées par l'Etat:
Midi
[...]Quillan à Rivesaltes[...]

1883-06-19
La Justice2
LES NOUVELLES LIGNES DE CHEMINS DE FER
Voici la nomenclature des lignes de chemins de fer qui, en vertu des conventions nouvelles, sont concédées par l'Etat:
Midi
[...]Quillan à Rivesaltes[...]

1883-06-20
L'Indépendant des Basses-Pyrénées2
Les nouvelles lignes ferrées.
Voici la nomenclature des lignes concédées par l'Etat à la Compagnie du Midi, qui accepte.
A titre définitif
[...]Quillan à Rivesaltes[...]

1883-06-21
Le Moniteur des Pyrénées2
Voici la nomenclature des lignes concédées par l'Etat à la Compagnie du Midi, qui accepte.
A titre définitif
[...]Quillan à Rivesaltes[...]

1883-07-02
L'Univers2
Les nouvelles lignes de chemin de fer
Voici la nomenclature des lignes de chemins de fer qui, en vertu des conventions nouvelles, sont concédées par l'Etat:
Midi
[...]Quillan à Rivesaltes[...]

1883-07-17
Impressions : projets, propositions, rapports... / Sénat - Tome 5- 2
CONVENTION
L'an mil huit cent quatre-vingt trois et le neuf juin,
Entre le Ministre des Travaux publics, agissant au nom de l'État, et sous la réserve de l'approbation des présentes par une loi,
D'une part ;
Et la Société anonyme établie à Paris sous la dénomination de Compagnie des Chemins de fer du Midi et du Canal latéral à la Garonne, ladite Compagnie représentée par M.Adolphe d'Eichthal,Président du Conseil d'administration, élisant domicile au siège de ladite Société, à Paris, boulevard Haussmann, n° 54, et agissant en vertu des pouvoirs qui lui ont été conférés par délibération du Conseil d'administration, en date du 8 juin 1.883, et sous la réserve de l'approbation des présentes par l'Assemblée générale des actionnaires dans le délai de trois mois au plus tard à dater de l'approbation des présentes par une loi,
D'autre part;
Il a été dit et convenu ce qui suit
ARTICLE PREMIER;
Le Ministre des Travaux publics, au nom de l'Etat, concède à la Compagnie des Chemins de fer du Midi et du Canal latéral à la Garonne, qui accepte, les chemins de fer ci-après :
§ 1er. - A titre définitif.
[...]Quillan à Rivesaltes[...]

1883-10-03
La Fraternité1
Par arrêté préfectoral en date du 1er octobre courant, le mouvement suivant a été décidé dans le personnel des Instituteurs et institutrices du département :
Lajou Joseph, adjoint à Paziols, instituteur à Saint-Martin-Lys.
Espezel Delphine, de Saint-Martin-Lys à Fa

1883-10-04
Courrier de l'Aude1
Par arrêté préfectoral en date du 1er octobre courant, le mouvement suivant a été décidé dans le personnel des Instituteurs et institutrices du département :
Lajou Joseph, adjoint à Paziols, instituteur à Saint-Martin-Lys.
Espezel Delphine, de Saint-Martin-Lys à Fa

1883-10-04
La Dépêche : journal quotidien2
Aude - Nomination dans l'enseignement - par arrété préfectoral du 1er octobre courant ont été nommés dans le département les instituteurs et institutrices ci-après désignés :
Joseph Lajou à Saint-Martin-Lys

1883-11-21
Journal officiel de la République française. Lois et décrets2
ANNEXE A LA LOI PORTANT approbation de la convention provisoire passée, le 9 juin 1883, entre le ministre des travaux publics et la compagnie des chemins de fer du Midi.
CONVENTION
L'an mil huit cent quatre-vingt-trois et le neuf juin,
Entre le ministre des travaux publics agissant au nom de l'Etat, et sous la réserve de l'approbation des présentes par une loi,
D'une part ;
Et la société anonyme établie à Paris, sous dénomination de : Compagnie des chemins de fer du Midi et du canal latéral à la Garonne, ladite compagnie représentée par M Adolphe d'Eichthal, président du conseil d'administration, élisant domicile au siège de ladite société, à Paris, boulevard Haussmann, no 54, et agissant en vertu des pouvoirs qui lui ont été conférés par délibération du conseil d'administration en date du 8 juin 1883, et sous la réserve de l'approbation des présentes par l'assemblée générale des actionnaires dans le délai de trois mois au plus tard à dater de l'approbation des présentes par une loi,
D'autre part,
Il a été dit et convenu ce qui suit :
Art. 1er. — Le ministre des travaux publics, au nom de l'Etat, concède à la compagnie des chemins de fer du Midi et du canal latéral à la Garonne, qui accepte, les chemins de fer ci-après :
§ 1er. — A titre définitif:
[...]Quillan à Rivesaltes[...]

1883-12
Revue générale des chemins de fer2
Compagnie du Midi.
LOI.
Le Sénat et la Chambre des Députés ont adopté, La Président de la République promulgue la loi dont la teneur suit : Art. 1er. — En approuvée la convention provisoire passée, le 9 Juin 1883, entre le Ministre des Travaux publics et la Compagnie des chemins de fer du Midi et du Canal latéral à la Garonne.
Art. 2. — Le montant des travaux complémentaires que le Ministre des Travaux publics pourra autoriser sera fixé, chaque année, par un article de la loi de finances.
Tout nouveau traité engageant le concours financier de la Compagnie du Midi, dans la construction et l'exploitation des lignes ferrées, ne pourra être exécuté qu'après avoir été approuvé par une loi.
Art. 3. — L'enregistrement de ladite convention ne donnera lieu qu'à la perception du droit fixe de trois francs (3 fr.).
La présente loi, délibérée et adoptée par le Sénat et par la Chambre des Députés, sera exécutée comme loi de l'Etat.
Fait à Paris, le 20 Novembre 1883.
Par le Président de la Répuhlique : Le Ministre des Travaux publics, D. RAYNAL.
JULES GRÉVY.
CONVENTION.
L'an mil huit cent quatre-vingt-trois et le neuf Juin.
Entre le Ministre des Travaux publics agissant au nom de l'Etat , et sous la réserve de l'approbation des présentes par une loi,
D'une part;
Et la Société anonyme établie à Paris, sous dénomination de : Compagnie des chemins de fer du Midi et du Canal latéral à la Garonne, ladite Compagnie représentée par M. Adolphe d'Eichthal, président du Conseil d'administration, élisant domicile au siège de ladite Société, à Paris, boulevard Haussmann, n° 54, et agissant en vertu des pouvoirs qui lui ont été conférés par délibération du Conseil d'administration en date du 8 Juin 1883, et sous la réserve de l'approbation des présentes par l'assemblée générale des actionnaires dans le délai de trois mois au plus tard à dater de l'approbation des présentes par une loi,
D'autre part,
Il a été dit et convenu ce qui suit :
Art. 1er. - Le Ministre des Travaux publics, au nom de l'Etat, concède à la Compagnie des chemins de fer du Midi et du Canal latéral à la Garonne , qui accepte les chemins de fer ci-après:
§ 1er. — A titre définitif.[...] Quillan à Rivesaltes

1883
Journal des chemins de fer et des progrès industriels / [directeur, gérant Whitelock]2

ACTES OFFICIELS
Compagnie des Chemins de fer du Midi
PROJET DE LOI
Le Président de la République française Décrète
Le projet de loi dont la teneur suit sera présenté à la Chambre des Députés par le Ministre des Travaux publics qui est chargé d'en exposer les motifs et d'en soutenir la discussion.
Article premier. Est approuvée la convention provisoire passée, le 9 juin 1883, avec la Compagnie des chemins de fer du Midi et le canal latéral à la Garonne.
Art. 2.–L'enregistrement de ladite convention ne donnera lieu qu'à la perception du droit fixe de trois francs (3 fr.)
Fait à Paris, le 11 juin 1883.
Le Président de la République française, Signé: Jules Grévy. Par le Président de la République
Le Ministre des Travaux publics, Signé RAYNAL.
CONVENTION.
L'an mil huit eent quatre-vingt-trois et le neuf juin.
Entre le Ministre des travaux publics agissant au nom de l'Etat, sous la réserve de l'approbation des présentes par une loi, D'une part
Et la Société anonyme établie à Paris sous la dénomination de Compagnie des chemins de fer du Midi et du canal latéral à la Garonne, ladite Compagnie représentée par M. Adolphe d'Eichthal, président du Conseil d'adminislration, élisant domicile au siège de ladite Société, à Paris, boulevard Hausmann, 54, et agissant en vertu des pouvoirs qui lui ont été conférés par délibération du Conseil d'administration en date du 8 juin 1889, et sous la réserve de l'approbation des présentes par l'assemblée générale des actionnaires, dans le délai de six mois au plus tard à dater de l'approbation des présentes par une loi, D'autre part;
Il a été dit et convenu ce qui suit
Article premier. Le Ministre des travaux publics, au nom de l'Etat, concède à la Compagnie des chemins de fer du Midi et du canal latéral à la Garonne, qui accepte, les chemins de fer ci-après
1° A titre définitif
[...] Quillan à Rivesaltes

1883
Impressions : projets de lois, propositions, rapports, etc. / Chambre des députés Tome XXVIII2
[Même "Convention" que 1883 Journal des chemins de fer et des progrès industriels]

1883
Impressions : projets de lois, propositions, rapports, etc. / Chambre des députés Tome XXX2
[Même "Convention" que 1883-12 Revue générale des chemins de fer]

1883
La Situation financière des communes en 1883 / présentée par M..., Directeur de l'administration départementale et communale à M..., Ministre de l'intérieur2
La Situation financière des communes en 1883 - Saint-Martin-Lys Population 204; superficie 1204 hectares; Relevés annuels 47 ; Valeur du centiare 6.63 ; centimes par dépenses ordinaires et extraordinaire : total 162, extraordinaire 0, durée extraordinaire 0 ; Revenu du bureau des bienfaisance 118

1883
Annales industrielles2
CHEMINS DE FER FRANÇAIS
LES NOUVELLES LIGNES DE CHEMINS DE FER
Voici la nomenclature des lignes de chemins de fer qui, en vertu de conventions nouvelles, sont concédées par l'État :[...]
Midi Sont concédés à titre définitif : [...]
Quillan à Rivesaltes[...]

1884-04
Rapports et délibérations / Conseil général du département de l'Aude2
Résidence de l'agen voyer : Quillan ; Fixation du périmètre de la circonscription : ... La limite du territoire des communes de Belvianes, Quillan, Ginoles et Coudons avec celui des communes de Saint-Martin-Lys et Quirbajou
7° Ligne de Quillan à Rivesaltes (n° 165). Longueur 69 kilom. (dont 20 kilom. 213 dans l'Aude.)
La ligne de Quillan à Rivesaltes est comprise dans le réseau des lignes nouvelles concédées à la Compagnie du Midi par les conventions de 1883.
Le projel de tracé et de terrassements de cette ligne, déclarée d'utilité publique par une loi du 20 décembre 1881, a été approuvé par décision ministérielle du 8 avril 1882.
Le nombre, et l'emplacement des stations de la ligne ont été déterminés par une décision ministérielle du 29 décembre 1882; il y aura 3 stations à Saint-Martin-Lys, Axat et Lapradelle, et une halte à Belvianes.
Le projet d'exécution des 8 kil., compris entre Quillan et Saint-Martin est très avancé
On procédera bientôt à l'enquête parcellaire.
L'ouverture des galeries de sondage des souterrains de Pierre-Lys, autorisée par décision du 16 juin 1882, est en pleine exécution. A ce jour, 745 mètres de galeries sont percées.
Il a été ouvert pour cette ligne un crédit de 50,000 francs, sur l'exercice 1884.
Nous croyons devoir rappeler que le département aura à participer aux dépenses d'acquisition des terrains des lignes n°s 160, 163, 164 et 165, dans les conditions énoncées dans la délibération du Conseil général du 30 avril 1881, soit jusqu'à concurrence de la moitié de la dépense pour les lignes nos 160, 163 et 164, et jusqu'à concurrence du tiers pour la ligne n° 165.
L'Ingénieur en chef, E. JULLIEN.
Renseignements afférents aux communes placées sous la surveillance de chaque agent-voyer - Canton de Quillan : Saint-Martin-Lys : chemins vicinaux ordinaires : longueur par commune : 6.927

1884-08-14
Courrier de l'Aude1
Par arrêté du 9 août 1884 :
M. le ministre de l'instruction publique a accordé des subventions et emprunts aux maisons d'école ci-après :
Saint-Martin-Lys, 12,000 fr., secours, 5,200 francs, emprunt.

1884-08
Rapports et délibérations / Conseil général du département de l'Aude2
SAINT-MARTIN-LYS. — Réseau non subventionné.
CHEMIN N° 1, dit de Saint-Martin à la route nationale n° 117. — Réparé le tablier de la passerelle établie sur la rivière d'Aude.
...
CHEMINS DE FER.
7° Ligne de Quillan à Rivesaltes (n° 465),
Longueur 69 kilom., dont 20 kilom. 213 dans l'Aude.
La ligne de Quillan à Rivesaltes est comprise dans le réseau des lignes nouvelles concédées à la Compagnie du Midi par les conventions de 1883.
Le projet de tracé et de terrassements de cette ligne, déclarée d'utilité publique par une loi du 20 décembre 1881, a été approuvé par décision ministérielle du 8 avril 1882.
Le nombre et l'emplacement des stations de la ligne ont été déterminés par une décision ministérielle du 29 décembre 1882; il y aura 3 stations à Saint-Martin-Lys, Axat et Lapradelle, et une halte à Belvianes.
Le projet d'exécution des 8 kilom., compris entre Quillan et Saini-Martin-Lys, est très-avancé.
Il sera procédé à l'enquête parcellaire dès que la Compagnie du Midi aura retourné avec ses observations le projet de tracé et de terrassements.
L'ouverture des galeries de sondage des souterrains de Pierre-Lys, autorisée par décision du 16 juin 1882, est en pleine exécution. A ce jour, 872 m. de galeries sont percés.
Il n'avait été ouvert pour cette ligne qu'un crédit de 50,000 francs sur l'exercice 1884; sur la demande de M. l'Ingénieur en chef, ce crédit a été porté à 120,000 fr. en vue d'assurer l'achèvement des galeries de Pierre-Lys et l'exécution des sondages des tranchées du 1er lot.
Je crois devoir vous rappeler que le département aura à participer aux dépenses d'acquisition des terrains des lignes n° 160, 163, 164 et 165, dans les conditions énoncées dans la délibération du Conseil général du 30 avril 1881, soit jusqu'à concurrence de la moitié de la dépense pour les lignes n° 160, 163 et 164, et jusqu'à concurrence du tiers pour la ligne n° 165.
Trois annuités de 50,000 fr. ont été déjà portées aux Budgets de 1882, 1883 et 1884. Ces trois annuités et celle à inscrire au Budget de 1885 trouveront sûrement leur emploi l'an prochain.
...
St-Martin-Lys : montant des traitements. 22; montant des dépenses diverses, etc. 1; Total 23

1884-12-27
Courrier de l'Aude1
Délégués sénatoriaux
Saint-Martin-Lys. — Dumont Zéphirin ; Suppléant. — Marcerou Léon.

1884
Collection complète des lois, décrets, ordonnances, réglements, et avis du Conseil d'Etat2
20 = 21 NOVEMBRE 1883. — Loi qui approuve la convention passée, le 9 juin 1883, entre le ministre des travaux publics et la compagnie du chemin de fer du Midi. (XII, B. DCCCXXXIV, n. 14,21b.)
Art. 1er. Est approuvée la convention provisoire passée, le 9 juin 1883, entre le ministre des travaux publics et la compagnie des chemins de fer du Midi et du canal latéral à la Garonne.
2. Le montant des travaux complémentaires que le ministre des travaux publics pourra autoriser sera fixé, chaque année, par un article de la loi de finances. — Tout nouveau traité engageant le concours financier de la compagnie du Midi dans la construction et l'exploitation des lignes ferrées ne pourra être exécuté qu'après avoir été approuvé par une loi.
3. L'enregistrement de ladite convention ne donnera lieu qu'à la perception du droit fixe de 3 francs.
CONVENTION.
L'an mil huit cent quatre-vingt-trois et le neuf juin, entre le ministre des travaux publics, agissant au nom de l'Etat, et sous la réserve de l'approbation des présentes par une loi, d'une part, et la société anonyme établie à Paris sous la dénomination de Compagnie des chemins de fer du Midi et du canal latéral à la Garonne, ladite compagnie représentée par M. Adolphe d'Eiehthal, président du conseil d'administration, élisant domicile au siège de ladite société, à Paris, boulevard Haussmann, n° 54, et agissant en vertu des pouvoirs qui lui ont été conférés par délibération du conseil d'administration en date du 8 juin 1883, et sous la réserve de l'approbation des présentes par l'assemblée générale des actionnaires dans le délai de trois mois, au plus tard, à dater de l'approbation des présentes par une loi, d'autre part, il a été dit et convenu ce qui suit :
Art. 1er. Le ministre des travaux publics, au nom de l'Etat, concède à la compagnie des chemins de fer du Midi et du canal latéral à la Garonne, qui accepte, les chemins de fer ci-après :
§ 1er. — A titre définitif.
[...]Quillan à Rivesattes[...]

1884
La Situation financière des communes en 18842
Saint-Martin-Lys Population 204; superficie 1204 hectares; Relevés annuels 20 ; Valeur du centiare 6.63 ; centimes par dépenses ordinaires et extraordinaire : total 283, extraordinaire 0, durée extraordinaire 0 ; Revenu du bureau des bienfaisance 121

1884
Journal des chemins de fer et des progrès industriels2
RÉSOLUTION
de l'Assemblée extraordinaire du 22 décembre 1883.
L'Assemblée générate consultée,
Approuve la convention passée avec le Ministre des Travaux publics, le 9 juin 1883, et approuvée par la loi du 20 novembre suivant, et donne au Conseil d'Administration tous pouvoirs pour contracter les emprunts nécessaires pour l'exécution de cette convention.
Tableau des lignes concédées :
1° A TITRE DÉFINITIF : [...]Quillan à Rivesaltes 70 kil.[...]

1885-01-03
Liste des délégués sénatoriaux du département de l'Aude2
Canton de Quillan - Saint-Martin-de-Taissac. - Dumont Zéphirin

1885-01
La Revue socialiste2
LES CONVENTIONS AVEG LES COMPAGNIES DE CHEMIN DE FER
IV. — Réseau du Midi.
Les concessions définitives et éventuelles dénommées faites au Midi comprennent vingt deux lignes d'une longueur totale de 958 km. dont les dépenses l'estant à faire sont évalués à253.188.000 — qu'on peut porter en tenant compte des majorations, à 350 millions au moins.
La Compagnie doit de plus, en vertu du paragraphe 3 de l'article premier, exécuter 160 km. de lignes à désigner par l'administration, la Compagnie en tendue.
Enfin en vertu de l'art. 7, elle doit exécuter les divers travaux de superstructure et outiller diverses lignes concédées ce qu'on peut estimer à 90 millions.
Les dépenses d'infrastructure évalués à 65 0/0 des diverses sommes prévues soit, en tenant compte de l'imprévu, à au moins 200 millions, sont supportées par l'Etat.
Parmi les lignes concédées, une seule était sérieusement commencée en 1883 et depuis lors, les travaux n'ont pas été poussés très activement sur les autres.
Une grande partie de ces lignes se trouvent en pays de landes ou en lignes côtières des Pyrénées et ces dernières doubleront au moine l'importance des dépenses prévues ; la plupart d'entre-elles peuvent et doivent être exécutées partie en chemins sur accotements de routes ; partie à voie étroite.
Parmi les premières se trouvent les suivantes : Mont-de-Marsan, à Saint-Sever ; Dax à Saint-Sever ; Nérac à Mont-de-Marsan ; Bazas à Eauze ; Eauze à Auch ; Castel-Sarrazin à Beaumont-de-Lomagne ; Beaumont à Gimont ; Piades à Olette ; Elne à Arles sur Tech ; Lannemezan à Arreau ; en tout 435 km.
Parmi les secondes se trouvent : Bayonne à Saint-Jean Pied-de-Port ; et Saint-Etienne de Baigorry ; Cannaux à Rodez ; Saint-Martin à Mauléon ; Pamiers à Limoux ; Lavelanet à Bram ; Quillan à Rivesaltes ; Saint-Girons à Foix ; Mende, la ligne d'Alais à Brioude, ensemble 417 km.
Les 435 kilomètres de chemins sur routes, coûteraient environ 50.000 francs le kilomètre, soit 25 millions.
Les 417 kilomètres de voie étroite à raison de 100.000 francs le kilomètre, coûteraient 42 millions.[...]Il ne faut pas oublier, en effet, qu'en dehors des concessions de 1883, le Midi construit, en vertu de conventions antérieures, de nombreuses lignes, [...], formant ensembles plus de 600 km. ; que la plupart de ces lignes ne couvriront pas, de longues années, leurs frais d'exploitation; qu'on a garanti à ses actionnaires un revenu annuel plus élevé de dix francs par action que celui distribué pendant les dix dernières années ; que par suite, si l'on construit à grands frais dans cette région des lignes de peu d'avenir, elle aura droit de recourir, dans de larges proportions, aux garanties et avances de l'Etat. Géronte bénévole des filles prodigues, auxquelles il s'est livré au grand détriment de là famille sociale.
Il est donc prudent de « déclasser », comme nous l'indiquons, la plupart des lignés concédées à cette Compagnie ; de répartir sur quinze à dix-huit années l'exécution de ces lignes, dételle sorte que l'augmentation régulière du produit net des maîtresses lignes da réseau méridional permette de combler les déficits et charges des nouvelles lignes, sans avoir recours, dans une trop large mesure, aux garanties et avances de l'Etat qu'on ait besoin. (La fin au prochain numéro) - JULES PINAUD

1885-04-17
Courrier de l'Aude1
Chemins de fer. — Mardi dernier, à la séance du Conseil général, il a été donné lecture du Rapport de M. l'ingénieur en chef Jullien, sur la situation des études et travaux des lignes nouvelles intéressant le département de l'Aude.
7. Quillan à Rivesaltes (n° 165). Longueur 69 kilomètres (dont 20 kil. 213 mètres dans l'Aude). Fait partie des lignes concédées à la Compagnie du Midi par les conventions de 1883. Il y aura 3 stations ; St-Martin-Lys, Axat et Lapradelle, et une halte à Belvianes.
Un crédit de 100,000 fr. est ouvert sur l'exercice 1885.

1885-04
Rapports et délibérations / Conseil général du département de l'Aude2
Chemins de fer - 7° Ligne de Quillan à Rivesaltes.(n°165)
Longueur 69 kilomètres, dont 20 kil. 313 mètres dans l'Aude.
« La ligne de Quillan à Rivesaltes est comprise dans le réseau des lignes nouvelles concédées à la Compagnie du Midi par les conventions de 1883.
« Le projet de tracé et de terrassements de cette ligne, déclarée d'utilité publique par une loi du 20 décembre 1881, a été approuvé par décision ministérielle du 8 avril 1882.
« Le nombre et l'emplacement des stations de la ligne ont été déterminés par une décision ministérielle du 29 décembre 1882 ; il y aura 3 stations à Saint-Martin-Lys, Axat et Lapradelle, et une halte à Belvianes.
« Le projet d'exécution des 8 kilomètres compris entre Quillan et Saint-Martin-Lys est très avancé; on y a introduit diverses modifications réclamées par la Compagnie dit Midi, à qui le projet de tracé et de terrassements avait été communiqué.
« L'ouverture des galeries de sondage des souterrains de Pierre-Lys, autorisée par décision du 16 juin 1882, est terminée.
« Il a été ouvert pour cette ligne un crédit de 100,000 francs sur l'exercice 1885.
Propositions budgétaires.« Nous croyons devoir rappeler que le département aura à participer aux dépenses d'acquisitions des terrains des lignes n° 160, 163, 164 et 165, dans les conditions énoncées en la délibération du Conseil général du 30 avril 1881, soit jusqu'à concurrence de la moitié de la dépense pour les lignes n° 160, 163 et 164, et jusqu'à concurrence du tiers pour la ligne n° 165.
« Le Conseil général a déjà versé, à cette effet, au Trésor public une somme de 150,000 fr., montant des trois annuités de 50,000 francs inscrites aux Budgets de 1882, 1883, 1884; une quatrième-annuité de 50,000 francs, est inscrite au Budget départemental de 1885.
« Enfin, aux termes de la délibération du Conseil en date du 27 août 1880, un emprunt de 700,000 francs doit être réalisé par moitié en 1886 et 1887.
« Ces crédits vont trouver leur emploi; ils permettront de : solder une partie des terrains, et par suite de pousser avec activité les travaux en 1886, si, comme il faut l'espérer, les allocations budgétaires de 1886 sont plus importantes que celles de 1885.
« Carcassonne, le 14 mars 1885.
« L'Ingénieur en Chef, « E. JULLIEN. ».

1885-08
Rapports et délibérations / Conseil général du département de l'Aude2
SAINT-MARTIN-LYS.
CHEMIN N° 3, dit de Quirbajou. — Fait passer 50 mètres de l'état de construction à celui d'entretien au moyen des prestations en nature.
...
QUIRBAJOU.
CHEMIN N° 3 de la commune de St-Martin-Lys. — Avec les prestations de Quirbajou, des travaux ont été exécutés pour la construction du dit chemin, et ces travaux ont donné le résultat indiqué plus haut à la commune de St-Martin-Lys.
...
Liste du Jury d'expropriation, pour 1884-1885, désigné par délibération du Conseil général en date du 22 Août 1885
arrondissement de Limoux : 29 - Dumont Zéphirin - Profession : Tabletier, Domicile : Saint-Martin-Lys
Services Vicinaux-3ième partie-Répartition des sommes mises en 1886 à la charge des communes pour le traitement des Agents-voyers cantonaux et pour les dépenses diverses, recherches de matérieux, frais d'impression, ect. : St-Martin-lys | Montant des traitements : 27 | Montants des dépenses diverses : 1 | Total : 28
7° Ligne de Quillan à Rivesaltes (n° 165). Longueur 69 kilom., dont 20 kilom. 213 dans l'Aude.
La ligne de Quillan à Rivesaltes est comprise dans le réseau des lignes nouvelles concédées à la Compagnie du Midi par les conventions de 1883.
Le projel de tracé et de terrassements de cette ligne, déclarée d'utilité publique par une loi du 20 décembre 1881, a été approuvé par décision ministérielle du 8 avril 1882.
Le nombre, et l'emplacement des stations de la ligne ont été déterminés par une décision ministérielle du 29 décembre 1882; il y aura 3 stations à Saint-Martin-Lys, Axat et Lapradelle, et une halte à Belvianes.
Le projet d'exécution des 8 kilomètres, compris entre Quillan et Saint-Martin-Lys, est très avancé ; on y a introduit diverses modifications réclamées par la Compagnie du Midi à qui le projet de tracé et de terrassements avait été communiqué.
L'ouverture des galeries de sondage des souterrains de Pierre-Lys, autorisée par décision du 16 juin 1882, est terminée.
Il a été ouvert pour cette ligne un crédit de 100,000 francs, sur l'exercice 1885.
Nous croyons devoir rappeler que le département aura à participer aux dépenses d'acquisition des terrains des lignes n°s 160, 163, 164 et 165, dans les conditions énoncées dans la délibération du Conseil général du 30 avril 1881, soit jusqu'à concurrence de la moitié de la dépense pour les lignes nos 160, 163 et 164, et jusqu'à concurrence du tiers pour la ligne n° 165.
Le Conseil général a déjà versé à cet effet au Trésor Public une somme de 150,000 francs montant des trois annuités de 50,000 francs inscrites aux budgets de 1882, 1883 et 1884; une quatrième annuité de 50,000 francs est inscrite au budget départemental de 1885. Enfin, aux termes de la délibération du Conseil, en date du 27 août 1880, un emprunt de 700,000 francs doit être réalisé par moitiés en 1886 et 1887.
Ces crédits vont trouver leur emploi; ils permettront de solder Une partie des terrains, et par suite de pousser avec activité les travaux en 1886, si, comme il faut l'espérer, les allocations budgétaires de 1886 sont plus importantes que celles de 1885.
Carcassonne, le 29 juin 1885.
L'Ingénieur en chef, E. JULLIEN.

1885-09-24
Le Véloce-sport : organe de la vélocipédie française2
Société Vélocipédique careassonnaise.
Le samedi 26 août, je décidais avec Fourtanier, le champion de l'Aude, d'aller assister aux courses de Pamiers, organisées par le Véloce-Club toulousain, et qui devaient avoir lieu le lendemain dimanche.[...]Le lendemain, le garçon averti vient nous réveiller à 4 h. et demie. Après avoir bien déjeuné nous partons pour Saint-Paul, 35 kil. de Quillan.
Nous traversons rapidement Belvianne, 4 kil. ; Saint-Martin, 9 kil., et nous arrivons au pont d'Axat, 13 kil., à 5 h. 20. Là j'aperçois le champion essuyant furtivement une larme, en souvenir d'une après-midi passée très agréablement à Axât, il y a environ un mois; depuis ce jour, notre champion pleure... chaque fois qu'il pense à ce joli petit pays. Mais chut! respectons sa douleur!...[...]

1885-10-27
Courrier de l'Aude1
Scrutain de Ballottage du 18 Octobre - Résultat du département - St-Martin-de-Taissac : Inscrits, 65 ; Votants, 51 ; LISTE CONSERVATRICE - L. Anduze, 16 ; Cassagnac, 16 ; P. Castel, 16 ; L.Se-Croix, 16 ; De Lordat, 16 ; LISTE RADICALE - Marty, 35 ; Papinaud, 35 ; Wickersh., 35 ; Turrel, 35 ; Théron, 35

1885-11-04
La Fraternité1
Chemins vicinaux ordinaires. — La Commission départementale approuve, conformément aux propositions de l'administration, les projets ci-après concernant la vicinalité ordinaire du département :
2. Construction d'un pont aux abords de Saint-Martin-Lys ( chemin n° 1 ) ;

1885-11-05
Courrier de l'Aude1
Commission départementale.
Chemins vicinaux ordinaires . — La commission départementale approuve, conformément aux propositions de l'administration les projets ci-après concernant la vicinalité ordinaire du département.
2. Construction d'un pont aux abords du village de Saint-Martin-Lys (chemin vicinal ordinaire n 7.)

1885-12-31
Le Vigneron narbonnais1
Récolte en vins du département de l'Aude pour l'année 1885 - Canton de Quillan - Saint-Martin-de-Taissac 12 hectolitres

1885
Archives du bibliophile2
9907. Dante (La divine comédie avant), par Ch. Labitte. (Vers 1840). Gervais Mich.Jérôme et H. Labitte. 1873. – Fél. Armand, curé de S.-Martin-Lys, sa vie et son œuvre, par Amiel. 1859. - Ens. 3 ouvr. en 1 vol. in-12, dem.-ret. mar. v. 3 fr.
97208. Dante (La divine comédie avant), par Ch. Labitte. (Vers 1840). Gervais Mich.Jérôme et H. Labitte. 1873. – Félix Armand, curé de Saint-Martin-Lys, sa vie et son œuvre, par Amiel. 1859. - Ens. 3 ouvr. en 1 vol. in-12, dem.-ret. mar. v. 3 fr. 50

1885
Archives du bibliophile2
9907. Dante (La divine comédie avant), par Ch. Labitte. (Vers 1840). Gervais Mich.Jérôme et H. Labitte. 1873. – Fél. Armand, curé de S.-Martin-Lys, sa vie et son œuvre, par Amiel. 1859. Ens. 3 ouvr. en 1 vol. in-12, dem.-rel, mar. v. 3 fr.
97208. Dante (La divine comédie avant), par Ch. Labitte. (Vers 1840).– Gervais Mich.Jerôme et H. Labitte. 1873 - Félix Armand, curé de Saint-Martin-Lys. sa vie et son œuvre. par Amiel. 1859. Ens. 3 ouvr. en 1 vol. m-13. deni.-rel. mar. v. 3 fr. 50

1885
Impressions : projets de lois, propositions, rapports, etc. / Chambre des députés Tome LVII2
CHAMBRE DES DÉPUTÉS, TROISIÈME LÉGISLATURE SESSION DE 1885
Annexe au procès-verbal de la séance du à juillet 1885.
AU NOM DE LA COMMISSION* CHARGÉE D’EXAMINER LE PROJET DE loi ayant pour objet de concéder diverses lignes de chemins de fer à la Compagnie des chemins de ier du Midi. Par M. le baron de JANZÉ, Député.
* Cette Commission est composée de MM. Buyat, président; Morel (Manche), secrétaire; Mayet, Félix Martin, Jules Roche (Var), Duval (Haute-Savoie), marquis de Roys, Labrousse, Étienne, Belon, Ansart, Gilliot, baron de Janzé, Horteur, Thomson, Levet, Pradon, Peulevey, Arthur Picard, Lesguillier, Lelièvre, Mathieu. (Voir le n° 3663)
Messieurs, En vertu de la Convention qu’elle a passé avec le Ministre des Travaux publics et qui a été ratifiée par la loi du 20 novembre 1883, la Compagnie du Midi a reçu la concession des lignes suivantes :
A titre définitif.
[...] Quillan à Rivesaltes[...]
La comission du budget propose de consacrer, en 1886, à leur construction une somme de 23 millions. En outre, des lignes qui lui étaient concédées, à titre définitif ou à titre éventuel, la compagnie du Midi avait pris l’engagement, en 1883, d’accepter la concession de 160 kilomètres de voies ferrées à désigner par l’administration, la Compagnie entendue; et, lors de la discussion des conventions devant le Parlement il fut convenu que l’étendue de ces lignes non dénommées pourrait être portée de 160 à 200 kilomètres.[...]

1885
La Situation financière des communes en 18852
Saint-Martin-Lys Population 204; superficie 1204 hectares; Relevés annuels 19 ; Valeur du centiare 6.68 ; centimes par dépenses ordinaires et extraordinaire : total 261, extraordinaire 0, durée extraordinaire 0 ; Revenu du bureau des bienfaisance 120

1885
Les Frères prêcheurs en Gascogne au XIIIe et au XIVe siècle : chapitres, couvents et notices / documents inédits publiés pour la Société historique de Gascogne par C. Douais2
Poncius de Torrellis de villa [Sancti] Martini prope Limosum. Né à Saint-Martin-de-Taissac (Aude); entre dans l'ordre au couvent de Carcassonne; étudiant des Naturalia au couvent de Béziers, en 1284; étudiant de théologie au couvent de Narbonne, en 1286, et au couvent de Montpellier, en 1287, en 1288 et en 1289; sous-lecteur au couvent de Béziers, en 1290; lecteur de théologie au couvent de Rodez, en 1297; prieur du couvent de Figeac, de 1298 à 1300; lecteur de théologie au couvent d'Albi, en 1303; prieur du couvent d'Albi, de 1306 à 1307; visiteur, en 1306, des couvents de Cahors, de Montauban, d'Albi et de Castres; en 1307, des couvents de Bayonne, d'Orthez, de Saint-Sever et de Morlaas; meurt à Limoux, le 24 octobre 1309. https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k208763z/f470.item
[Trouvé sous les noms de Ponce de Torrelis, de Pons de Torreilles (L'Albigeisme et les Frères Prêcheurs à Narbonne au XIIIe siècle - L’enseignement de la théologie était, comme je l’ai marqué, donné en faveur des religieux du couvent. Cependant chaque couvent fut considéré comme un studium theologiae, auquel des religieux jeunes encore furent envoyés par le chapitre. Pour ne pas sortir de Narbonne, le couvent reçut comme étudiants de théologie:)

1886-05
Rapports et délibérations / Conseil général du département de l'Aude2
St-Martin-Lys. Construction, sur le chemin n°1, d'un pont métallique sur la rivière d'Aude, aux abords du village St-Martin-Lys : 0 francs

1886-10-09
Rappel de l'Aude1
cf presse

1886-12-05
Courrier de l'Aude1
commission départementale du 24 novembre 1886 - Chemins vicinaux - La commission approuve conformément aux conclusions M. l'agent-Voyer en chef - Construction d'un pont métallique sur la rivière d'Aude dans la traversée du chemin vicinal ordinaire n°1, de Saint-Martin-Lys à Quillan

1886-12-06
Rappel de l'Aude1
idem 1886-12-05 CA

1886-12-11
La fraternité1
COMMISSION DÉPARTEMENTALE
Séance du 27 novembre 1886
Saint-Martin-Lys — Construction d'un pont métallique sur la rivière d'Aude, dans la traversée du chemin vicinal ordinaire n°1, de Saint-Martin-Lys à Quillan.

1886-12-22
Courrier de l'Aude1
ST-MARTIN-LYS . — Un décret du président de la République approuve la liquidation de pension civile ci après : Marserou ( Jean-Louis ), brigadier de douanes, né â Saint-Martin-Lys, domicilié à Montesquieu ( Pyrénées-Orientales ), une pension de 746 fr. : 6 ans 2 mois de services militaires, 27 ans 6 mois de services civils .

1886-12-30
Le Vigneron narbonnais1
Récolte des vins du département de l'Aude pour les années 1885 et 1886 - Saint-Martin-de-Taissac : Hectolitres récoltés en 1885, 12 : Hectolitres récoltés en 1886, 8

1886
Archives du bibliophile2
30276. Dante (La divine comédie avant), par Ch. Labitte. (Vers 1840). Gervais Mich.JérOme et H. Labitte. 1873. – Fél. Armand, curé de S.-Martin-Lys, sa vie et son œuvre, par Amiel. 1859. Ens. 3 ouvr. en 1 vol. in-13, dem.-ret. mar. v. 3 fr.
19813. Dante (La divine comédie avant), par Ch. Labitte. (Vers 1840). – Gervais Mich.Jérôme et H. Labitte. 1873. Fél. Armand, curé de S.-Martin-Lys, sa vie et son œuvre, par Amiel. 1859. Ens. 3 ouvr. en 1 vol. in- 12. dem.-rel. mar. v. 3 fr.

1886
La Situation financière des communes en 18862
Saint-Martin-Lys Population 204; superficie 1204 hectares; Relevés annuels 19 ; Valeur du centiare 6.71 ; centimes par dépenses ordinaires et extraordinaire : total 262, extraordinaire 20, durée extraordinaire 1915 ; Revenu du bureau des bienfaisance 124

1886
Livre vert de l'archevêché de Narbonne / publié par Paul Laurent2
Domaines de l'archevêché de Narbonne - vers le milieu du XIV°...
Saint-Martin-Lys. — Un chateau fort sur un rocher escarpé; une maison; un moulin a huit roues; des forets; des pâturages.
DROITS SEIGNEURIAUX. — Les droits seigneuriaux proprement dits de l'archeveche de Narbonne, sont: 1° le droit de haute, moyenne et basse justice; 2° les droits de ban, de criée et d'encan; 3° le droit de pêche ; 4° le droit de chasse ; 5° le droit de gite ; 6° le droit d'albergue; 7° la banalité des fours et des moulins a farine et a huile; 8° certains droits de collation et de patronage; 9° le droit d'epave; 10° le vet du vin.
Droit de haute, moyenne et basse justice. — L'archevêque a le droit de haute, moyenne et basse justice dans les localites suivantes : Gruissan, Salles-d'Aude, Montels, Nissan, Capestang, Poilhes, Sigean, Peyriacde-Mer, Fontjoncouse, Villerouge, Auriac, Las Egues, Cubieres, Pasa, Albières, Montgaillard, Quillan, Ginoles, Gébetz, Saint-Martin-Lys, Cavirac, Alaigne, Routier, Malemate, Limoux, Pieusse, Canet, Fontarèche, Cruscades, Villedaigne, Ventenac-d'Aude, SaintMarcel, Peyrelade, Pia, etc
Droit de pêche. — L'archêveque de Narbonne a le droit de peche dans l'Aude, à Narbonne, depuis le Pont-Vieux jusqu'à l'Arteillou; dans les étangs de Nissan et de Peyriac-de-Mer; dans la rivière d'Orbieu, à Las Egues et a Auriac; dans 1'Agly, à Cubières; dans le Torgan, a Dernacueillette; et dans l'Aude, à Saint-Martin-Lys. A Cruscades, la pêche de l'étang est commune entre l'archevêque et le comte de Vendome 1.
Les redevences en nature de l'Archevéché de Narbonne était payée en : En pains et en fouasses : 20 pains et un quart (Ventenac et Saint-Marcel); 22 livres de pain (Alaigne) et un nombre indétermine de fouasses ou gateaux blancs (« Fogassae albae, multae, aliquae... » A A Saint-Martin-Lys; 16 ; à Galinagues et Rodome, 2.) A Saint-Martin-Lys, chaque fouasse doit valoir une livre de pain. A Saint-Marcel, chaque pain vaut un denier.
En chair : plusieurs quartiers de mouton, de porc, de viandes salees et un agneau (Alaigne).
1. Le pèghe (pegarius) contenait 8 setiers, mesure de Paris.
LXXVIII
DE SANCTO MARTINO DE PETRA LESIA.
Sequitur locus de Sancto Martino de Petra Lesia qui est totus domini archiepiscopi Narbonensis cum omnimoda jurisdictione alta et bassa et mero ac mixto imperio et primis appellationibus.
Item habet dominus archiepiscopus in dicto loco quae sequntur per ordinem.
Primo unum fortalitium in una forti rupe et unam cameram.
Item unam domum
Item unum molendinum octo rotarum.
Item nemora.
Item pasqueria.
Item devesiam piscium in riperia cum pena.

LXXIX
ITEM DE SANCTO MARTINO DE PETRA LESIA.
Sequntur census annuales dicti loci debiti domino archiepiscopo Narbonensi.
Primo in pecunia de censu quadraginta quinque solidos unum denarium.
Item de frumento tria sestaria.
Item de arraone septem sestaria.
Item de cera quatuor libras.
Item gallinas de censu sexdecim.
Item gallinas de censu sexdecim, et quaelibet fogassa debere valere unam libram panis.
Item agreria de blado.
Item foriscapia et laudimia.
Item curiam temporalem cum annexis, scilicet compositionibus et emendis.
Item notariam.
Item omnes homines dicti loci tenentur facere domino suo archiepiscopo, in novitate sua et toties quoties voluerit, sacramentum fidelitatis.

Aliers (terminale vocatum Regale d'), 100, le rec d'Aliès, ruisseau qui separe la commune d'Axat de celle de Saint-Martin-Lys, arr. de Limoux.
de Petra Lesia, locus, 90, 91, Saint-Martin-Lys, cant. de Quillan.

1887-04-06
Courrier de l'Aude1
Quillan - Délégués cantonaux : Saint-Martin-Lys, Albouy, conducteur des Ponts et Chaussées à Quillan.

1887-04
Rapports et délibérations / Conseil général du département de l'Aude2
St-Martin-Lys : Construction d'un pont métallique et de ses avenues sur la rivière d'Aude au passage du chemin n° 1 : Longueur kilométrique » »

1887-08
Rapports et délibérations / Conseil général du département de l'Aude2

...
Liste du Jury d'expropriation, pour 1887-1888, désigné par délibération du Conseil général en date du 25 Août 1887
arrondissement de Limoux : 28 - Dumont Zéphirin - Profession : Maire, Domicile : Saint-Martin-Lys
...
St-Martin-Lys : montant des traitements. 25; montant des dépenses diverses, etc. 2; Total 27

1887-08
Rapports et délibérations / Conseil général du département de l'Aude2
St-Martin-Lys : montant des traitements. 25; montant des dépenses diverses, etc. 2; Total 27
[...]7° Ligne de Quillan à Rivesaltes, Longueur: 69 kilom., dont 20 kilom. 2i3 dans l'Aude. On continue la préparation des projets d'exécution.
Carcassonne, le 5 juillet 1887.
E. JULLIEN.(ingénieur en chef)

1887-10-20
Courrier de l'Aude1
même info que rappel de l'Aude du 25

1887-10-25
Rappel de l'Aude1
Arrété du préfet du 14 octobre 1887 - M. Pons François, de Gincla, à Saint-Martin-Lys ; M Liajou Joseph, de Saint-Martin-Lys à Marsa

1887-10-26
Courrier de l'Aude1
Instituteurs et institutrices. — Par arrêté de M le Préfet de i'Aude, en date du 14 octobre 1887 :
M. Pons François, de Gincla, à Saint-Martin-Lys ; M. Liajou Joseph, de Saint-Martin-Lys à Marsa

1887-11-06
Courrier de l'Aude1
commission départementale du 24 septembre 1887 - Chemins vicinaux cf ci-dessus

1887-11-08
Rappel de l'Aude1
commission départementale du 24 septembre 1887 - Chemins vicinaux ordinaires . — La commission approuve les projets suivants, conformément aux conclusions de l' administration vicinale : 1 . St-Martin-Lys . — Construction d'un pont métallique sur la rivière d' Aude et de ses avenues, au passage du chemin vicinal ordinaire n° 1 . 7 . St-Martin-Lys . — Classement comme chemin vicinal ordinaire de la rue du village formant prolongement du chemin vicinal ordinaire no 1

1887
Archives du bibliophile2
39430. Dante (La divine comédie avant), par Ch. Labitte. (vers 1840). Gervais Mich.Jérôme et H. Labitte. 1873. Fel. Armand, curé de S.-Martin-Lys, sa vie et son œuvre, par Amiel. 1859. Ens. 3 ouvr. en 1 voL. in-12, dem.-rel. mar. v. 3 fr.

1887
Traité des chemins de fer : économie politique, commerce, finances, administration, droit, études comparées sur les chemins de fer étrangers. Tome 2 / par Alfred Picard2
Loi du 20 novembre 1883 (convention avec la Compagnie du Midi).— Établissement des lignes[...], de Quillan à Rivesaltes[...]

1887
La Situation financière des communes en 18872
Saint-Martin-Lys Population 214; superficie 1204 hectares; Relevés annuels 34 ; Valeur du centiare 6.71 ; centimes par dépenses ordinaires et extraordinaire : total 280, extraordinaire 20 + 11, durée extraordinaire 1915 - 1917 ; Revenu du bureau des bienfaisance 123

1888-04-22
Rappel de l'Aude1
Election Législative du 8 avril - Canton de Quillan - St-Martin-Lys |Inscrits : 70|Votants : 60|Bulletins blancs ou nuls : 0|Ferroul : 34|Coural : 26|Boulanger : 0|Divers : 0

1888-04
Rapports et délibérations / Conseil général du département de l'Aude2
St-Martin-Lys : Construction d'un pont métallique sur la rivière d'Aude et de ses avenues, au passage du chemin n° 1 ; longueur kilimétrique=118 40
...
St-Martin-Lys : Classement de la rue du village qui sert de prolongement au chemin n° 1 ; longueur kilimétrique=121 50
...
Mobilier scolaire : St-Martin-Lys : Montant des subventions=50 ; pas d'observations

1888-05-29
Courrier de l'Aude1
ELECTION DES MAIRES
Dans l'arrondissement de Limoux
Canton de Quillan
Saint-Martin-Lys : maire, M. Dumont Zéphirin ; adjoint, M. Ganet François

1888-06-07
Le Vigneron Narbonnais1
SOCIÉTÉ BOTANIQUE DE FRANCE
Session extraordinaire des Corbières en Juin 1888
PROGRAMME
Proposé par LE COMITÉ D'ORGANISATION
Samedi 9 juin.[...]
Vendredi 15 juin.
A 4 heures du matin, départ de Narbonne en chemin de Fer pour Quillan par Carcassonne ; arrivée à 9 heures 1/2. - A midi 1/2 herborisation à Belvianes et aux gorges de la Pierre-Lisse (6-8 kilom. à pied, retour).
Samedi 16 juin.
A 5 heures du matin, départ en voiture pour la Forêt des Fanges, par Laval et le col Saint-Louis. — Herborisation dans la forêt des Fanges, l'une des plus belles forêts de Sapins de la France (1000 m. d'altit.); déjeuner à la maison forestière du Prat del Rey. — Retour à volonté 1° en voiture, par le col de Campérier et les gorges de la Pierre-Lisse ; 2° à pied, en herborisant, par le col del Fraïche et Belvianes (10 kilom.).
[...]Les listes ci-après présentent, à titre de spécimen de la flore des Corbières, quelques-unes des espèces qu'on rencontrera, au mois de juin, dans les localités susmentionnées :[...]
Vendredi 15 juin. — Gorges de la Pierre-Lisse.
Alyssum macrocarpum, Silène saxifraga, Viburnum linus, Saxifraga corbariensis, Galium maritimum, Lonicera jyrenaica, Lysimachia Ephemerum, Juniperus pbœnicca, Canipanula speciosa.
Samedi 16 juin. — Forêt des Fanges. — Sideritis tomentosa, Trigonella hybrida, Asperula lwvigata, Rhamnus alpina, Dentaria pinnata, Cynoglossum montanum, Euphorbia hyberna, Orobus lutets, Arabis alpina, Serophularia alpestris, Meconopsis camhrica, Valeriana montana, Myrrhis odorata, Lunaria rediviva. (On y récoltera, en outre, une grande quantité de Muscinées, de Lichens et de Champignons.)

1888-06-21
Le Vigneron Narbonnais1
cf presse sur Félix Armand (Taissac)

1888-11-15
Le Véloce-sport : organe de la vélocipédie française2
et nous voilà remontant de nouveau là vallée de l'Aude que nous devons suivre jusqu'au pont d'Axat.
La route, presque impraticable jusqu'à Belvianes (62 kil.), s'améliore un peu du côté des gorges de là Pierre-Lys que nous atteignons bientôt et qui, Sur une longueur de 5 kilomètres, nous transportent d'enthousiasme par le beau spectacle qu'elles offrent à nos regards. Supposez une gorge étroite au fond de laquelle roule en mugissant un torrent de cristal sur un lit de cailloux aux mille couleurs. Sur la rive gauche et comme accrochée au roc dans lequel elle est taillée, la route serpente en replis tortueux et infinis, pendant qu'au-dessus et des deux côtés la montagne dresse ses deux murailles de granit, qui se rapprochent parfois au point de former une voûte d'une hauteur vertigineuse et ne laissent plus voir que des lambeaux de ciel.
Enfin la vallée s'élargit un peu, et c'est encore sous le coup de l'imposant tableau que nous venons d'admirer que nous arrivons au pont d'Axat (71 kil.), où nous quittons là vallée de l'Aude pour gravir la côte escarpée de Campérié qui n'a pas moins de 6 kilomètres.

1888
La Situation financière des communes en 18882
Saint-Martin-Lys Population 214; superficie 1204 hectares; Relevés annuels 31 ; Valeur du centiare 6.57 ; centimes par dépenses ordinaires et extraordinaire : total 287, extraordinaire 20 + 11, durée extraordinaire 1915 - 1917 ; Revenu du bureau des bienfaisance 57

1888
Pyrénées / par P. Joanne2
ROUTE 104. DE QUILLAN A MONTLOUIS
Par Rodome
79 k. — Route de voilures légères.
25 k. de Quillan à Espézel (R. 95, A).— On quitte la route de Belcaire; on descend au S. dans la "vallée du Rébenty, dont on suit la rive g. vers l'E.
28 k. A g., Belfort et la route de Voitures.— 29 k. On entre dans un vallon, on tourne à dr. et on traverse Munès.
33 k. Rodome (946-met.), sur le plateau du pays de Sault, entre les vallées de l'Aude et du Rebenty. — On passe le col de la Clause; à g., Fontanès.— Près des ruines d'un château, on tourne à l'O., versant N. du ravin de Savanière.
45 k. Campagna-de-Sault.
48 k. Rome (973 met.); à g. (1 k.) est le château d'Usson (R. 105, B). — On remonte le vallon de Quérigut. — 30 k. Le Pla.
53 k. Quérigut (R. 105).
57 k. Col des Hares (R. 106).
79 k. Montlouis (R. 110).

ROUTE 105.
DE QUILLAN AUX BAINS DE CARCANIÈRES ET D'ESCOULOUBRE
DE QUILLAN AUX BAINS DE CARCANIÈRES
Par LA VALLÉE DE L'AUDE.
36 k. — Route de voit. ouverte en 1884 jusqu'en amont des bains. — Service quotidien pendant la saison thermale (5 fr.). — Excursion très recommandée.
On remonte la rive g. de l'Aude. ;— Forge importante.
4 k. Belvianes (321 .met.). — Établissements industriels.
Défilé de Pierre-lis, long de 2 k. 1/2, une des gorges les plus pittoresques de France. Sur un point, galerie longue de 40 met. env., appelée le Trou du Curé, en souvenir de l'abbé Armand qui la fit percer. — A g., ruines d'un couvent.
8 k. Saint-Martin-de-Teissac ou Saint-Martin-Lis, rive dr. de l'Aude; à l'E., le Cap de Fer (1044 met.).
10 k. Pont sur le Rébenty (R.95,C).
11 k. A g., route de Perpignan par. la Pradelle (R. 108, C).— On franchit l'Aude.
12 k. Axat, ch.-l. de c, 450h. — Au S.-E., forêt de Male. — On suit la rive dr. de l'Aude; défilé de Saint-Georges. — La vallée s'élargit un peu. On laisse sur la rive dr. la route de Sainte-Colombe (V. ci-dessous, B).
16 k. Passant sur la rive g., on tourne à l'O., à la hauteur du confluent de l'Aiguette, ou la Guette, avec l'Aude dont on longe le lit sur des remblais.
21 k. Gesse (auberge). On continue d'abord de suivre l'Aude, puis on monte à travers bois vers la conque de Fontanès, où la route décrit une grande courbe, en contre-bas de
28 k. Fontanès. On descend ensuite vers l'Aude. — Deux petits tunnels. — A g., métairie de la Fargue. On traverse le ruisseau de Savaniéres et on rejoint la rive g. de l'Aude. Au confluent de la Sonne, belles ruines du château d'Usson. — Bains d'Usson (trois sources sulfureuses froides ; petit établissement). — Pont sur l'Aude, —rive dr., à 879 mèt., petit établissement thermal d'Aguas-Caoudas. — On revient sur la rive g.
36 k. Bains de Carcanières.
Les Bains de Carcanières, à 700 mèt. d'alt., sur la rive g. de l'Aude, et au fond de la gorge étroite du torrent, comprennent les 4 établissements : Esparre (12 baignoires, buvette), de la Barraquette ou Roquelaure (12 baignoires, 16 chambres), de la Garrigue ou de las Caoudos, et à'Usson (V. ci-dessus). — 15 sources thermales (25° à 59°), sulfurées sodiques, employées (boisson, bains et douches) contre le rhumatisme, les maladies de la peau, des voies respiratoires, etc.[...]Bains d'Escouloubre. Les Bains d'EscouIoubre sont situés à 700 mèt., rive dr. de l'Aude, en face des Bains de Carcanières, dans une gorge étroite.
Deux établissements, le Bain Fort (6 baignoires, douche) et le Bain Doux (10 baignoires, douche, logements pour 150 personnes), exploitent 4 sources thermales (29° à 45°), sulfurées sodiques ; utilisées (boisson, bains et douches) contre le rhumatisme, les maladies de là peau, des voies respiratoires, etc.

1889-01-08
Courrier de l'Aude1
Crues et innondations
Nous recevons les importants télégrammes suivants :
SAINT-MARTIN-LYS (7 janvier). - Une trombe d'eau est tombée sur notre village.
De nombreux éclairs ont sillonne l'horizon.
Le tonnerre s'est fait entendre longtemps. Une partie de notre village est bien endommagée.

1889-02-03
Courrier de l'Aude1
voir presse - décés abbé Pelofy

1889-05-17
Courrier de l'Aude1
Quillan - On nous écrit de Quillan :
« La population quillanaise, généralement pieuse et tranquille, s'est émue ce matin, à la nouvelle que des mains criminelles avaient dans la nuit arraché la belle croix de mission. Malgré la pluie, on a fait procession dans la matinée, et on peut dire pendant toute la journée, vers le Calvaire. Tous, nous nous sommes fait un devoir de cette visite, qui nous a péniblement impressionnée. A la vue de ce triste spectacle, aucun ne s'en est revenu sans manifester un vit sentiment d'indignation et sans maudire les auteurs de cet acte de vendalisme et de profanation. Nous avons remarqué que bien que renversée, la croix ne touche pas le sol, dans sa chute elle a brisé un gros cyprès et elle a été retenue par le tronc, auquel s'est accroché le bras du Christ.
« Heureusement que bientôt notre indignation a cédé sa place à la compassion, en apprenant que cet acte abominable était l'œuvre d'un fou, du nommé Louis Siffre, de Saint-Martin-Lys, qui, d'après son propre aveu, serait arrivé hier soir à Quillan chargé d'outils, tels que scie, pince, bourre et coins en fer, à l'aide des quels il a voulu mettre à exécution son projet d enlever cette croix sur laquelle il dit devoir être placé et de l'emporter à Saint-Martin, ou sur une haute montagne.
« Au jour il s'est présenté chez le sieur Vialard, charron, à qui il a demandé de le laisser reposer ; à son réveil, il a demandé si on lui achèterait les outils qu'il avait laissés au calvaire, et si on voulait lui prêter une paire de roues pour emporter la croix qu'il avait arrachée. et qu'il avait essayé de charger sur ses épaules. C'est alors qu'on a connu l'auteur inconscient.
« L'autorité, en attendant la constatation de l'état mental, a fait arrêter ce malheureux et avisé le parquet, mais M. le procureur de la République après avoir été instruit que le calvaire de Quillan n'est pas une propriété communale ni formellement autorisé par le maire, a ordonné la mise en liberté du sieur Siffre. »
Si le sieur Louis Siffre est un fou et qu'il ait agi dans un moment d'aliénation mentale, il n'y a rien à dire ; mais il nous semble cependant que l'autorité devrait faire procéder à une enquête qui nous apprendrait si ce fou n'a pas été poussé à cet acte de destruction par les instigations de personnes mal intentionnées.
Quoiqu'il en soit, nous trouvons la réponse faite par M. le Procureur de la République un peu... légère.
D'après lui cette croix n'est pas du domaine public, donc il n'y a pas à s'en occuper.
Mais alors si pendant la nuit des voleurs dévalisaient la maison de M. le Procureur, qui n'est pas l'hôtel-de-ville, il n'y aurait rien à leur dire.
Ce raisonnement nous parait étrange. Peut-être que la loi qui punit les malfaiteurs ne s'applique pas à ceux qui exercent leur rage contre les édifices religieux.
l'Egalité est si bien mise en pratique en temps de république, que nous n'avons plus le droit de nous étonner de rien.
J.-A. BOISSET

1889-08-13
Le Rappel de l'Aude1
CARCANIÈRES. — Poste et Télégraphe. — On nous écrit :
Chés !... qué dé rocs ! disait avec admiration une jeune et élégante carcassonnaise qui entrait pour la première fois dans les gorges de La Pierre-Lys et de Saint-Georges. Et oui, la haute vallée de l'Aude a des barrières infranchissables du côté de Quillan et de Saint-Paul-de-Fénouillet ; des montagnes abruptes, élevées, et à vives arêtes la séparent des cantons de Belcaire et d'Ax ; elle est largement ouverte, vers l'Espagne et le canton de Mont-Louis. Dans les siècles passés elle fut le theâtre de luttes sanglantes jusqu'à la fin du règne de Louis XIV. Les ruines des chàeaux d'Usson, de Quérigut, de Puyvalador et de Formiguères attestent aux générations contemporaines la bravoure de nos pères aux prises avec des ennemis de la France.
Le maréchal de Vauban témoin de la ruine des châteaux et des malheurs accumulés par la guerre sur les populations de la haute vallée de l'Aude conçut et exécuta le projet d'élever une forteresse protectrice. Sous l'œil vigilant de son génie militaire les Français de la région bâtirent Mont-Louis et dans peu d'années ses remparts se montrèrent avec leur fierté guerrière aux Espagnols nos voisins.
En homme prévoyant, Vauban avisa aux moyens de correspondre avec Mont-Louis et de lui porter de prompts secours en cas de besoin.
Il fit alors construire une route à travers le Capsir, le Donnezan et le pays du Sault ; on en voit encore les tronçons sur les flancs des montagnes de Rouze, de Campagna-de-Sault et de Fontanès. Cette route militaire a été suivie de Mont-Louis à Foix depuis 1682 à 1809. On l'a remplacée aujourd'ui par la route nationale n° 118 qui longe la rivière de l'Aude de Quillan à Mont-Louis.
Au moment où l'on ne songeait plus à entretenir la route de Vauban, Félix Armand, curé de Saint-Martin-de-La-Pierre-Lys, comprit à quel isolement allait être vouée la haute vallée de l'Aude. Alors il médita le hardi projet de creuser dans les flancs des roches de Lys qui emprisonnent l'Aude une route qui plus tard aboutit à Quillan et qui devait se continuer vers Mont-Louis.
Depuis la mort de Félix Armand que de travaux accomplis dans la haute vallée de l'Aude ! Les agents voyers n'ont cessé un seul jour d'entretenir les vieilles routes et d'en ouvrir de nouvelles de village à village et du dernier hameau aux chefs-lieux de canton vers les routes nationales.
L'administration forestière à son tour s'est mise à l'œuvre ; les bois inaccessibles ne sont plus des déserts où les bêtes sauvages allaient chercher un refuge assuré contre le chasseur intrépide. De belles routes, les unes terminées, les autres en cours d'exécution, traversent les forêts dans toute leur longueur.
Que manquait-il à la haute vallée de l'Aude ? on le devine bien : une route nationale !!! Les ingénieurs des ponts-et-chaussées ont continué la route de Félix Armand et depuis dix-neuf ans ils ont travaillé avec une opiniâtreté digne d'éloges à construire le long de l'Aude cette route nationale, la merveille de nos montagnes.
Est-ce complet ? Mais oui ! le pays attire l'étranger, les forêts donnent des revenus à l'État, les habitants voyagent avec rapidité, la route nationale les a rapprochés du chemin de fer de Quillan. Que faut-il encore ? Ah ! les lecteurs devinent ma pensée.
Il manque à la haute vallée de l'Aude un courrier direct fait en voiture de Quillan à Mont-Louis. L'administration de la Poste et du Télégraphe ne doit elle pas couronner l'œuvre des autres administrations ses devancières ? Ne lui ont-elles pas ouvert toutes les routes ? Ses courriers ne gagneront-ils pas du temps et de l'espace ? Ses facteurs n'auront plus à franchir les cols élevés, ses cinq bureaux de poste de Quillan, d'Axat, de Quérigut, de Formiguères et de Mont-Louis ne seront-ils pas mieux servis ? L' opinion publique réclame le courrier fait en voiture sur tout le parcours de la route nationale, et les onze mille habitants de la haute vallée de l'Aude, feront éclater leur joie par un cri de reconnaissance le jour où ils le verront en marche.
RESPLANDY

1889-08-19
L'éclair1
cf statue de Félix Armand

1889-08-22
Le Véloce-sport : organe de la vélocipédie française2
GUIDE ITINERAIRE DE FRANCE
ITINÉRAIRE 46.- VI° RÉGION (PYRÉNÉES).
CARCASSONNE A PUIGCERDA
[...]QUILLAN ** (H. des Pyrénées.) 2
(Ruines de chat.)
Mécanicien : B. DOUMERGUE.
Rampe douce, bon sol.

Belvianes (321) 3.5
Jusqu'à Axat rampe un peu dure et bon sol.
Défilé de Pierre-Lis (2500 m.), une des gorges les plus pittoresques de France, galerie du Trou du Curé.
A g. ruines d'un couvent.
Sur la rive dr. St-Martin-de-Taissaic (St-Martin-Lis).. 4
A l'E. le Cap de Fer.
Bif. du Rébenty** : aller t. dr.. 2
Bif. du Ruisseau d'Alies ** : aller t. dr...
Rampe douce, bon sol.

AXAT(410) (B.Labat.) 1
Trav. l'Aude.
Superbe défilé de Saint-Georges, une des gorges les plus escarpées et curieuses de France.
Trav. l'Aude dont on remonte la rive g.
Rampe, douce d'abord, puis un peu dure, jusqu'à Gesse.
Magnifique défilé extrêmement étroit, à versants à pic, tr. élevés, pendant 14 km.
Chapelle du Bourbel.[...]

1889-08-24
Courrier de l'Aude1
Les petites Sœurs des Pauvres.
Quêteront, dans le cours de la semaine prochaine, à Quillan, Ginoles, Belvianes, St-Martin-Lis et Axat.

1889-08-30
Courrier de l'Aude1
CONSEIL GENERAL DE L'AUDE
2me Séance du 27 Août 1889.
PRÉSIDENCE DE M. GARRETTA
Tous les membres sont présents sauf MM. Vialatte, Marcou, sénateur, Barnier, de Cahuzac, Marfan et Bézard.
M. le Préfet assiste à la séance.
M. Beanmetz, rapporteur, propose d'inscrire à la suite du classement déjà adopté pour les édifices du culte, les communes de Véraza et de St-Martin-Lys.
Adopté.

1889-08
Rapports et délibérations / Conseil général du département de l'Aude2
Edifices du Culte.
Au nom de la Commission d'administration, M. BEAUMETZ dit que la Commission propose au Conseil de classer à la suite des demandes déjà classées aux séances précédentes, les demandes de secours formées par les communes de Véraza et de Saint-Martin-Lys, pour réparations à des édifices du culte.
Le Conseil adopte.
...
St-Martin-Lys : montant des traitements. 25; montant des dépenses diverses, etc. 2; Total 27
...
SA1NT-MARTIN-LYS.-CHEMIN N° 1, dit de Quillan. — Entre le haut du village et la route nationale n° 118, fait passer 121 mètres à l'état d'entretien en partant, 47 mètres de l'état de viabilité et 74 mètres de l'état de lacune.
Terminé la construction du pont sur la rivière d'Aude, établi au passage de ce chemin.
...
Enfants du 1er age
Saint-Martin-Lys.
Enfants existants au 1er janvier 1888 »
— placés dans l'année 1888 : 4
Tolal : 4
— ayant quitté la commune. : 1
— restants au 31 décembre 1888 : 3

OBSERVATIONS.
« Le Maire de la commune de Saint-Martin-Lys certifie que
les enfants placés en nourrice, dans sa localité, sont bien soignés et que les parents et les nourrices se conforment à la loi du 23 décembre 1874. »
LE MAIRE, Signé.
...
Liste du Jury d'expropriation, pour 1889-1890, désigné par délibération du Conseil général en date du 27 Août 1889
arrondissement de Limoux : 27 - Dumont Zéphirin - Profession : Maire, Domicile : Saint-Martin-Lys

1889-09-29
Le Rappel de l'Aude1
Résultat par communes des élections législatives du 22 septempbre 1889
Arrondissement de Limoux
St-Martin-Lys : 68 inscrits ; 42 votants ; 31 Beaumetz ; 11 Fondi ; 0 Rougé

1889-10-10
Courrier de l'Aude1
Résultat du 22 septembre 1889 dans l'arrondissement de Limoux
St Martin Lys 68 inscrits ; 42 votants ; 42 suffrages exprimés ; 31 Beaumetz ; 11 Fondi de Niort ; 0 Rougé

1889-10-19
Le Rappel de l'Aude1
Liste des Jurés. — Le tribunal civil a procédé hier, au début de son audience, au tirage au sort des jurés qui doivent siéger pendant la prochaine session qui souvrira le 18 novembre.
Jurés Titulaires.MM.
...Dumont Zéphirin, maire à Saint-Martin-Lys...

1889
Archives du bibliophile2
67212. Dante (La divine comédie avant), par Ch. Labitte. (Vers 1840). Gervais Mich. Jérôme et H. Labitte. 1873. – Fél. Armand, curé de S.-Martin-Lys, sa vie et son œuvre, par Amiel. 1859. - Ens. 3 ouvr. en 1 vol. in-12, dem.-ret. mar. v. 3 fr.

1889
La Situation financière des communes en 18892
Saint-Martin-Lys Population 214; superficie 1204 hectares; Relevés annuels 107 ; Valeur du centiare 6.75 ; centimes par dépenses ordinaires et extraordinaire : total 291, extraordinaire 20 + 11 + 12, durée extraordinaire 1915 - 1917 -1889 ; Revenu du bureau des bienfaisance 123

1889
Trésor de chronologie, d'histoire et de géographie pour l'étude et l'emploi des documents du moyen-âge / par M. le Cte. de Mas Latrie2
Lenense, ou de Lenis, S.-Martin de Lez-sur-l'Aude; av. 965. d. Aleth.

De Lenis (saint-Martin-Lenne. Aveyron) O. S. B. cujus poss. Agapetus II. conf. 955. CXXXIII. 928 [??? c'est la deuxième fois que vois la bulle d'Agapet attribué à ce monastère là... voir ce que sigifie ce "O. S. B. cujus poss"]

1869
Les Pyrénées / par Adolphe Joanne4
[p474]de Pierre-Lys et de Saint-Georges; dans les Corbières orientales et occidentales ; dans la vallée du Rébenty, ect. Le chemin de fer de Carcassonne à Quillan donne aux baigneurs d'Alet et de Campagne un moyen facile de visiter davantage cette région peu connue
[p475] Sur la place principale [de Quillan] a été élevé une statue de l'abbé Félix Armand, curé de Saint-Martin-de-Teissac, qui consacra sa vie, toute de... 1774 à 1814, il osa entreprendre de percer une galerie dans le rochers du défilé de Pierre-Lis, galerie qui porte le nom de trou du curé. En 1821, il réussit à faire classer sa route parmi les routes départementales. Depuis elle a encore été améliorée
[p 477] Route 117 de Quillan à MontLouis, de Quillan aux bains de Carcanières

[p 478]1884 jusqu'en amont des bains d'Escouloubre. Service de diligences pendant la saison des bains : 5fr.; départ de Quillan à 9 h. du matin. - Course très recommandée ; cette route mérite d'être entièrement parcourue à pied (7 h.). - Chemin de fer en construction de Quillan à Perpignan) jusque près d'Axat.
A. Par Pierre-Lis et la Pradelle.
84 kil. Route carrossable. Service de... En sortant de Quillan on longe la gare, et remontant la vallée de l'Aude, en suivant la rive g., on dépasse bientôt une forge importante.
4 kil. Belvianes (321 mèt.), formant..
Aussitôt après, on laisse à g. un pont qui mène sur la rive dr., et l'on s'engage dans l'étroit défilé de Pierre-Lis. Sur une longueur de 2 kil. 1/2, la route est resserrée entre la rivière et des rochers perpendiculaires de plusieurs centaines de mèt. de hauteur. A un endroit, elle âsse dans un tunel long de 100 mètr. qui a remplacé la galerie appelée le Trou du Curé, en souvenir de l'abbé Armand qui la fit percer. Au-delà, on laisse à g. les ruines d'un couvent, puis, sur la rive dr. de l'Aude,
8 kil. Saint-Martin-de-Teissac ou Saint-Martin-Lis (234 hab.), dominé à l'E. par la montagne du Cap de Fer (1.044 mèt.) et au N. par d'autres escarpements à pic.
10 kil. On traverse à son embouchure le Rebenty, qui sort d'une gorge profonde, et on laisse à dr. la route d'Ax par le col de Pradel (R. 105 C)
[p479]puis on tourne brusquement à l'E, poursuivre un des détours de l'Aude
11 kil. On laisse à g. la route de Perpignan par la Pradelle (R. 122, A) et on continue de suivre la vallée de l'Aude. Un pont (392 mètr.) conduit sur la rive dr.
12 kil. Axat, ch.-L. de c., de 423 hab., (prunes renommées, grand commerce de bois et de charbon, usines). Au S.-E., sur la sur la montagne, s'étend la forêt de Mâle.
La route, qui longe la rive dr., pénétra dans le magnifique défilé de Saint-Georges
[page 491]Route 122 De Quillan à Perpignan. A. Par Pierre-Lis et la Pradelle
84 kil. Services de diligences.
[page 595]Pierre-Lis (Défilé de) (Aude), 478

1890-02-23
Journal officiel de la République française. Lois et décrets2
Paris, 22 Février 1890.
Le Président de la République française, sur le rapport du garde des sceaux, ministre de la justice et des cultes, Décrète :
Art. 1er. — Sont nommés : [...]Suppléant du juge de paix du canton d'Axat (Aude), M. Dumont (Léon-Zéphyrin), maire de Saint-Martin-Lys, en remplacement de M. Bès, qui a été nommé juge de paix.

1890-02-23
Le Messager du Midi1
A Axat (Aude), M.Dumont, maire de Saint Martin

1890-02-23
Le Rappel de l'Aude1
Nominations. — sont nommés juges de paix :
A Quillan, M. Moyaud, juge de paix de Belcaire.
— A Belcaire, M. Rouby, licencié en droit.
— A Fanjeaux, M. Pages.
— A Axat, M. Dumont, maire de St-Martin-Lys.

1890-02-24
Le Droit : journal des tribunaux2
Suppléant du juge de paix
Du canton d'Axat (Aude), M. Dumont (Léon-Zéphyrin), maire de Saint-Martin-Lys, en remplacement de M. Bès, qui a été nommé juge de paix.

1890-02-25
Courrier de l'Aude1
Nominations jude de paix - Sont nommés suppléant - A Axat (Aude), M.Dumont, maire de Saint Martin

1890-02-26
Courrier de l'Aude1
COMMISSION DÉPARTEMENTALE DE L'AUDE
Séance du 22 février 1890
Présidence de M. Marfan.
Présents : MM. Barbaza, Barrie, Gaubert et Linouzy, secrétaire.
Excusé : M. Gauthier.
M le Préfet assiste à la séance.
Service vicinal. — La commission départementale, après étude des dossiers qui ont été soumis par le service vicinal, approuve les projets ci-après :
St-Martin-Lys.— Classement comme vicinal ordinaire du chemin dit du Soula de Rebenty.

1890-02-26
Le Rappel de l'Aude1
COMMISSION DÉPARTEMENTALE
Séance du 22 Février
PRÉSIDENCE DE M. MARFAN.
Présents : MM. Barbaza, Barrie, Gaubert et Limouzy, secrétaire.
M. le Préfet assiste à la séance.
St-Martin-Lys. — Classement comme vicinal ordinaire du chemin dit du Soula de Rebenty.

1890-03-04
Courrier de l'Aude1
Cantonniers. - M. le préfet de l'Aude vient de prendre l'arrêté suivant :
Art 3. — Le sieur Marseron Pascal, de Saint-Martin-Lys, est nomme cantonnier ordinaire de 4e classe à Lauraguel, d'où il sera chargé d'entretenir la portion du chemin de grande communication de 1ere classe n°9, comprise entre les points kilométriques 24 k. 900 m., : 30 k. 1OO m.

1890-04-30
Le Rappel de l'Aude1
Liste des Jurés. — Voici la liste de MM. les jurés appelés à siéger dans la session du 2e trimestre de la Cour d'Assises de l'Aude, qui commencera le 27 mai prochain.
Jurés titulaires
MM. ....; Dumont Zéphirin, tabletier à Saint-Martin-Lys ;

1890-05-03
Le Petit Marseillais2
LES COURS D’ASSISES DANS LE MIDI
AUDE
On nous télégr. de Carcassonne, le 2 mai ; Voici la liste des jurés appelés à siéger pendant la session de la cour d’assises qui s’ouvrira le 27 mai, sous la présidence de M. Dupré. Jurés titulaires :[...]Zéphirin Dumont. à Saint-Martin-Lys[...]

1890-05-04
Le Messager du Midi1
Aude - Voici la liste des jurés appelés à siéger pendant la session de la cour d'assises qui s'ouvrira le 27 mai, sous la présidence de M. Dupré : Jurés titulaires : ...Zéphirin Dumont, à Saint-Martin-Lys.

1890-06-01
Le Rappel de l'Aude1
VARIÉTÉS - LES GORGES DE GALAMUS
Quel est le voyageur qui, parcourant le haut canton de Couiza, ne s'est point longuement arrêté devant les gorges de Galamus ? Leur renommée ne serait elle pas arrivée jusqu'à lui ? Les habitants de ces sites pittoresques ont, cependant, une trop fière opinion des sauvages beautés que la nature capricieuse a placées ne loin d'eux, pour en laisser ignorer l'existence. Ils parlent avec un certain dédain des gorges de la Pierre-Lys, n'admettant en aucune façon d'établir une comparaison avec les leurs. J'avoue qu'ils ont quelque raison, car sans méconnaître le mérite des magnifiques parages de la Pierre-Lys, il faut avouer qu'ils doivent surtout leur vogue à la facilité des voies qui y donnent accès.
Les gorges dé Galamus sont situées entre le village de Cubières (Aude) et Saint-Paul-de-Fenouillet (Pyr.-Orientales).
Ce n'est plus comme à la Pierre-Lys, où l'on se sent écrasé par de pyramidales murailles ne laissant voir qu'avec peine une bande de ciel dentelé ; supposez plutôt un amas informe de rochers aux proportions colossales qu'un Titan aurait accumulés en vue de l'édification d'une autre tour de Babel. Entre ces blocs gigantesques, au fond du ravin, l'Agly roule ses eaux d'abord limpides, mais rendues bientôt écumeuses par les nombreuses cascades du haut desquelles elles se précipitent en mugissant. A mi-côte, environ à 100 mètres de hauteur, un tout petit chemin creusé dans le roc, borde comme un ruban le côté gauche du ravin ; pas le moindre parapet ne vous gare du précipice qui semble vous attirer et si, du bout du pied vous faites rouler une pierre dans ce gouffre béant, bien longtemps après seulement un bruit sourd vous annonce qu'elle vient enfin de tomber dans l'Agly.

1890-08-16
Le Rappel de l'Aude1
Étude de Me Eugène MAURY, Avoué à Limoux (Aude).
VENDRE Sur Expropriation forcée LE LUNDI 8 SEPTEMBRE 1890, Heure de Midi,
En audience publique des criées du Tribunal civil de Limoux,
EN UN SEUL LOT, et sur la mise à prix de 80,000 fr.
1° LE CHATEAU DE BELVIANES
Situé dans la commune de ce nom, à 4 kilomètres de la gare de Quillan, Comprenant : Maison d' habitation à deux étages et 62 ouvertures, Parc et Jardin, le tout clos de murs. Revenu cadastral : 147 fr. 58 c.
2° LA FORET DE SAPINS Dite de BELVIANES,
Située dans le territoire de Belvianes et par extension dans le territoire de Saint-Martin-Lys, avec toutes ses dépendances, ayant une Contenance d'environ 198 h. 49 a. 14 c. et un Revenu cadastral de 4.485 fr.
3° LE BOIS TAILLIS DE LA SOULANE et le BOIS de HÊTRE dit du BAC, Situés dans le territoire de Belvianes, ayant ensemble une Contenance d' environ 126 h. 90 a. 50 c. et un Revenu cadastral de 437 fr. 75 cent.
Le cahier des charges, clauses et conditions de la vente, est déposé au greffe du Tribunal civil de Limoux, où tous prétendants peuvent en rendre connaissance.
S'adresser, pour visiter le Château et les Forêts, au sieur Vincent MONTAGNE, Garde particulier et Sequestre, à Belvianes, et pour tous renseignements à Me MAURY, Avoué à Limoux, poursuivant la vente.

1890-08-17
Le Messager du Midi1
idem 1890-08-16 Rappel de l'Aude

1890-08-23
Le Rappel de l'Aude1
idem 1890-08-16 Rappel de l'Aude

1890-08-30
Le Rappel de l'Aude1
idem 1890-08-16 Rappel de l'Aude

1890-08-31
Le Messager du Midi1
idem 1890-08-16 Rappel de l'Aude

1890-08
Rapports et délibérations / Département des Pyrénées-Orientales, Conseil général2
§ 2. — LIGNES EN CONSTRUCTION.
Le rapport de M. l'ingénieur en chef Reynès, que vous trouverez aux annexes, indique pour chacune des lignes en construction ou en projet dans le département, la situation des travaux et des études. Je n'ai rien à y ajouter.
Chemin de fer de Quillan à Rivesaltes. — Dans la séance du 16 avril dernier, M. Soumain, conseiller général du canton de Quérigut, a proposé au conseil général de l'Ariège d'émettre un voeu relativement au tracé du chemin de fer de Quillan à Rivesaltes qui, selon lui, devrait desservir Axat
Ce voeu a été communiqué au service des Pyrénées-Orientales, qui a présenté sur la question du tracé de la ligne de Quillan à Rivesaltes un rapport contenant des renseignements très intéressants que je crois utile de reproduire ci-après :
RAPPORT DE M. DROGUE, INGÉNIEUR ORDINAIRE
« Dans sa séance du 16 avril 1890, le conseil général de l'Ariège a demandé à être éclairé sur l'opportunité d'un voeu déposé par M. Soumain, membre du conseil, qui réclame le maintien du tracé de la ligne de Quillan à Rivesaltes par Axat, suivant les avant-projets approuvés jusqu'à ce jour par le conseil général des ponts et chaussées.
« Au nom du canton de Quérigut, M. Soumain protestait en même temps contre les études entreprises par le service du département des Pyrénées-Orientales pour obtenir un raccordement plus facile, plus économique et surtout plus pratique de la ligne de Quillan-Rivesaltes avec la ligne de Quillan-Carcassonne.
« La question ainsi posée nous a été transmise, pour avis, le 2 juin 1890.

« Le département des Pyrénées-Orientales est plus que l'Aude et l'Ariège intéressé à la prompte exécution de là ligne de Quillan à Rivesaltes.
« Cette voie ferrée traverse en effet sur 50 kilomètres une des vallées les plus fertiles et les plus peuplées du Roussillon, et s'étend dans l'Aude sur 20 kilomètres seulement dans un pays montagneux, dont toute la richesse consiste en bois difficilement exploitables, vu l'absence presque complète de chemins d'exploitation.
« Rien de surprenant, dès lors, à ce que le service de construction du département des Pyrénées-Orientales ait cherché pour le tracé de la ligne de Quillan-Rivesaltes, la solution la plus économique, car la réduction maximum des dépenses est actuellement la condition essentielle de toute entreprise de travaux publics.
« Depuis trois ans, des études ont été entreprises dans ce but dans la vallée de l'Agly.
« Elles ont eu pour résultat d'assurer dans le département des Pyrénées-Orientales une réduction de 2,000,000 de francs, soit 1/3 de la dépense primitivement prévue.
« C'était peu, étant donné que le point critique, la grosse dépense de la ligne Quillan-Rivesaltes est dans le département de l'Aude.
« Alors que les travaux d'infrastructure s'élèvent, dans les Pyrénées-Orientales, sur 48 kilomètres, à 4,500,000 francs, soit 93,700 fr. par kilomètre, terrains non compris, ils atteignent dans l'Aude, dans les mêmes conditions, sur 20,700 mètres, 8,500,000 fr., soit plus de 400,000 fr. le kilomètre, non compris l'aléa d'exécution dans des terrains très mauvais, d'où une dépense plus de 5 fois plus grande à égalité de longueur.
« Nul n'ignore, en effet, les difficultés presque insurmontables rencontrées par la ligne de Caudiès à Quillan.
« Dans cette situation, il est naturel que le service local du département des Pyrénées-Orientales ait cherché s'il n'était pas possible de tourner ces difficultés et d'obtenir pour l'établissement des communications par voie ferrée, entre les deux départements voisins, une solution pratique devant laquelle l'administration ne fût pas tentée de reculer indéfiniment, vu l'énormité de la dépense.
« Les nouvelles études entreprises dans la vallée de l'Agly favorisaient d'ailleurs la mise à exécution de cette idée. La station de Saint-Paul, primitivement prévue au fond de la vallée de la Boulzane, s'est trouvée relevée de 9 mètres sur le plateau qui domine Saint-Paul. Il était logique de profiter de cette surélévation pour maintenir le tracé au delà de Saint-Paul, dans la partie haute de la vallée et chercher à franchir le col de Saint-Louis.
« Les études entreprises dans ce but, dans la vallée de la Boulzane, ont prouvé qu'il était facilement réalisable.
« Le col Saint-Louis se franchit par un souterrain de 2,400 mètres de longueur, dans le calcaire compact, c'est-à-dire sans aucun aléa.
«A la sortie, le tracé débouche dans la plaine de Saint-Louis où se trouve la station du même nom, au débouché de la route carrossable de la forêt des Fanges. Il suit au delà la vallée de Saint-Bertrand, qu'il quitte au droit de Saint-Julia-du-Bac, pour s'infléchir dans la vallée de Saint-Ferréol et se raccorde à Campagne, avec la ligne Quillan-Carcassonne.
« Ce tracé ne présente aucune difficulté, aucun aléa d'exécution ; les travaux, largement évalués, ne dépasseront pas dans l'Aude, 4,500,000 francs, y compris le souterrain de faîte. L'économie sera donc, au minimum, de 4,000,000 francs soit 200,000 francs par kilomètre.
« Tel est le résultat de l'avant-projet dressé par les ingénieurs des Pyrénées-Orientales et qui va être soumis incessamment à l'examen du service local dans l'Aude, qui aura à se prononcer en dernier ressort et à communiquer les pièces, à l'administration supérieure avec sort avis.
Au point de vue technique, la supériorité de la nouvelle ligne n'est pas douteuse.
« Au point de vue stratégique, qui caractérise la ligne de Quillan-Rivesaltes, il raccourcit de 9 kilomètres la distance entre Rivesaltes et Limoux et place la ligne à l'abri du fossé de la Boulzane, du Saint-Bertrand et du massif des Fanges. Il en résulte, pour la défense, un avantage considérable qui ne saurait échapper au génie militaire.
« Au point de vue du transit de Perpignan et des ports du Roussillon vers l'Aude, Toulouse et Bayonne, la diminution de parcours de 9 kilomètres procure au commerce une économie de 0 fr. 90 par tonne, une économie de temps et d'argent pour les voyageurs.
« Au point de vue du commerce local des intérêts locaux de l'Aude et de l'Ariège seulement, le nouveau tracé peut être discuté.
« La principale industrie de la région desservie dans l'Aude par la ligne de Quillan-Axat-Rivesaltes consiste dans l'industrie des bois.
« A ce point de vue cette région est divisée en deux versants par le faîte séparatif des bassins de l'Aude et de la Boulzane.
« 1° Le bassin de l'Aude en amont de Quillan dont tous les bois sont expédiés sur Quillan dans les proportions suivantes : « Bois en grumes descendant par Axat à Quillan 3.500m3 par an
« Bois débités 400 —
« Bois en grumes de la forêt des Fanges descendant à Quillan par Campériès 1.000m3 —
« Bois en grumes de la forêt des Fanges descendant à Quillan par Saint-Louis 2.000m3 —
2° Le bassin de la Boulzane dont les bois sont expédiés sur Caudiès, Saint-Paul et le Roussillon : « Bois débités descendant de Puylaurens, Gincla, Montfort vers Perpignan 2.000m3 par an.
« Le cube total des bois extraits annuellement des forêts de la région, s'élève donc à 8,900 mètres cubes.
« C'est peu vu l'étendue et l'importance des forêts à exploiter. Ce résultat s'explique facilement par la difficulté qu'on rencontre pour amener les bois du lieu découpe à la route la plus voisine. La plupart des forêts en effet, sauf celle des Fanges, manquent absolument de chemins d'exploitation. Pour descendre un mètre cube de bois sur la route qui longe la forêt on prend 5 francs et 3 francs seulement pour le transporter d'Axat à Quillan. Si l'on tient compte de ce fait que les bois ont encore un parcours considérable à faire sur route pour arriver du pied de la forêt à Axat, et ceci est particulièrement vrai pour le canton de Quérigut, on conviendra que le prix de transport d'Axat à Quillan ne représente qu'une infime partie du transport total. L'économie qu'on pourra réaliser sur ce transport sera dès lors presque sans intérêt. D'Axat à Quillan il y a, par voie ferrée, 10 kilomètres, un mètre cube de bois paiera donc environ 1 franc de transport.
« L'économie est donc de 2 francs par mètre cube soit environ 1/6 du prix total de transport de la forêt à Quillan.
« N'est-il pas probable que dans ce cas les voituriers consentiront, pour faire concurrence au chemin, de fer, un rabais identique? Le commerce en profitera, mais le trafic n'en échappera pas moins à la ligne. Bien plus, Quillan, étant en ce moment le centre principal de l'exploitation des bois, possédant 10 scieries mécaniques, offrira aux propriétaires un emploi plus avantageux de leurs bois qu'Axat où tout est à créer. Il est difficile d'admettre en effet que l'ouverture de la ligne de Quillan à Rivesaltes puisse déplacer en faveur d'Axat même, une partie de l'industrie du sciage du bois de Quillan, car cette dernière ville conservera toujours la supériorité, grâce à la position qu'elle occupe au centre de forêts inépuisables particulièrement de celles qui sont situées au nord du Rebenty, capables de donner des bois de bien plus fort équarrissage que ceux provenant de la région au sud d'Axat.
« Il est donc probable que les propriétaires auront toujours intérêt à vendre leurs bois à Quillan. Dès lors, nul doute que le transport par le chemin de fer ne présentera plus pour eux aucun avantage, car au prix de 1 franc trouvé ci-dessus il faudra ajouter les frais de déchargement et chargement à Axat et à Quillan et les frais de magasinage et de transport de la gare de Quillan au chantier du marchand de bois.
« L'avantage résultant pour le commerce des cantons d'Axat et de Quérigut du maintien du tracé de la vallée d'Aude est donc insignifiant pour ne pas dire nul. En tous cas il ne sera jamais supérieur à 3,900m3 x 2 fr. = 7.800 fr. chiffre obtenu dans l'hypothèse où tous les bois vendus actuellement chaque année iraient s'embarquer à Axat. Pour les bois allant sur Perpignan le transport par la charrette coûte de la Pradelle à Caudiès 2 francs le mètre cube; par chemin de fer il coûtera 7k x 0 fr. 10 = 0 fr. 70.
L'économie réalisée par le tracé actuel est donc de 1 fr. 30 par mètre cube soit 2,600 francs pour 2,000m3 qui descendent de la montagne.
« Le dommage annuel total causé au commerce des bois par l'abandon du tracé actuel est donc au plus égal à 7,800 + 2,600 = 10,400 francs.
« L'avantage résultant du nouveau tracé pour l'exploitation de la forêt des Fanges est bien plus important.
« La station de Saint-Louis placée à la sortie même du chemin carrossable d'exploitation de la forêt des Fanges dans une vaste plaine recevra immédiatement les bois de cette forêt.
« Ces bois pour aller à Campagne paient actuellement :
« Des Fanges à Quillan par Saint-Louis : 6 50
« De Quillan à Campagne par voie ferrée 6k x 0 fr. 10 = 0 60
Total 7 10
« Par le nouveau chemin de fer ils paieront 16k x 0 fr. 10 = 1 fr. 60.
« L'économie réalisée sur le transport par charrettes est donc de 7,10 — 1,60 = 5,50 par mètre cube.
« Si l'on suppose au contraire les bois des Fanges descendant sur Axat pour rejoindre la ligne Axat-Quillan, leur transport jusqu'à Campagne coûtera, d'après les renseignements recueillis sur place,
« Des Fanges à Axat par charrettes 5 50
« D'Axat à Campagne par voie ferrée 16k x0-10 = 1 60
Total 7 10
soit le même prix qu'actuellement.
« Le bénéfice net résultant pour les bois des Fanges de l'adoption du nouveau tracé est donc dans tous les cas de 5fr. 50 par mètre cube.
« On extrait actuellement de ces forêts 3,000m3 mais il faut observer qu'il n'a été fait jusqu'ici que des coupes de nettoiement, que grâce à cela la forêt est devenue une des plus riches de la région et peut fournir dans une exploitation régulière jusqu'à 5,000m3 par an, surtout quand elle se trouvera placée à l'entrée même de la station de Saint-Louis dans une position bien plus avantageuse que celle des autres forêts par rapport à ces stations d'Axat ou de la Pradelle.
« Quoi qu'il en soit, admettant même que l'exploitation reste ce qu'elle est aujourd'hui, on obtient pour l'économie minimum réalisée par le nouveau tracé sur les transports :
5,50 x 3,000 = 16,500 francs, supérieure de 6,200 francs à l'économie que permettrait de réaliser le tracé actuel sur les transports des bois des cantons d'Axat et Quérigut.
« Donc, même au point de vue commercial local, la nouvelle ligne serait évidemment supérieure à la ligne actuelle.
« Au point de vue des voyageurs locaux c'est-à-dire ne transitant pas de Quillan et au delà vers Perpignan et s'arrètant entre Quillan et Caudiès, il faut reconnaître que le chemin de fer par Axat ne satisfait pas de grands intérêts.
« En effet la halte de Belvianes ne peut desservir que la localité de ce nom qui n'est distante de Quillan que de 2k, 500 et ne compte d'ailleurs que 516 habitants.
« La station de Saint-Martin-de-Lys, située au confluent de Rebenty, ne dessert qu'une population totale de 1,100 habitants divisée en 4 communes éloignées de 4, 8 et 16 kilom. de la station.
« Les villages situés dans la même vallée en amont de Joucou descendent à Quillan par la route départementale passant à Belcaire.
« La station d'Axat, située sur la route conduisant de Quillan aux bains d'Escouloubres, Husson-Carcanières, semblerait par cette situation même devoir être pendant la saison d'été un point de passage obligé pour les baigneurs. Mais cette station est encore très éloignée de ces différentes localités.
« Une industrie importante de voitures publiques et de louage fonctionne depuis longtemps à Quillan d'où elle établit les communications avec Chalabre, Puivert, Belcaire et la partie méridionale du département de l'Ariège.
« Pendant deux mois cette industrie fait le service entre Quillan et les stations balnéaires de la haute vallée de l'Aude.
« Une industrie semblable qui se fonderait à Axat, pour le transport des voyageurs se rendant aux bains, ne pourrait subsister, car elle n'aurait de travail que pendant deux mois, et encore devrait-elle pendant ce temps subir la concurrence que lui ferait Quillan.
« Conclusion. — En résumé le nouveau tracé que le service local du département des Pyrénées-Orientales a été amené à étudier dans le but de rendre possible la ligne de Quillan-Rivesaltes et parce que les circonstances techniques résultant des nouvelles études entreprises dans la vallée de l'Agly s'y prêtaient admirablement, présente sur le tracé actuel les avantages suivants :
« 1° Economie de 200,000 francs par kilomètre dans l'Aude, soit la moitié de la dépense présentée;
« 2° Raccourcissement de parcours de 9 kilomètres entre Perpignan et Limoux;
« 3° Meilleure situation au point de vue stratégique;
« 4° Supériorité au point de vue du commerce de transit et du commerce local.
« Ce tracé sacrifie il est vrai dans une certaine limite les voyageurs locaux de la vallée de l'Aude à ceux de Saint-Bertrand et de Saint-Ferréol, mais les intérêts lésés, quelque respectables qu'ils soient, sont relativement peu importants, eu égard aux avantages généraux considérables apportés par la nouvelle solution qui, en rendant possible et peut-être prochaine l'exécution de la ligne de Quillan à Rivesaltes, sauvegarde les intérêts d'une vallée riche et peuplée du département des Pyrénées-Orientales qu'on a sacrifiée jusqu'ici sans profit pour personne, en s'obstinant à poursuivre dans l'Aude la réalisation d'un tracé presque impossible.
« Nous ferons remarquer d'ailleurs que dans le voeu qu'il a émis devant le conseil général de l'Ariège, M. Soumain a indiqué la véritable et complète solution de la difficulté que ce voeu avait l'intention de résoudre. Il a, en effet, rappelé qu'à brève échéance il demandera l'exécution d'un chemin de fer à voie étroite d'Axat à Carcanières.
« C'est là la seule idée pratique à appliquer non pas depuis Axat, mais à partir de Quillan.
« La voie étroite s'impose pour franchir le passage exceptionnellement difficile de la Pierre-Lys. Elle s'impose depuis Quillan pour accéder à Axat plus haut que le tracé actuel et atteindre facilement Carcanières.
« Enfin elle devient financièrement possible si on laisse l'État réaliser sur la voie large des économies qui permettraient à elles seules d'exécuter la ligne de Quillan-Carcanières.
« Les économies réalisées en travaux publics se retrouvent toujours dans l'exécution de travaux nouveaux.
« Perpignan, le 24 juillet 1890.
« DROGUE. »

AVIS DE L'INGÉNIEUR EN CHEF
« Les études faites par M. l'ingénieur Drogue au delà de la limite de notre département ne préjugent en rien la solution d'une question qui intéresse au plus haut degré les deux ou trois départements circonvoisins et sur laquelle les pouvoirs publics seront seuls appelés à statuer après s'être entourés de tous les éléments d'information nécessaires.
« On peut être assurés que tous les intérêts seront mûrement pesés et étudiés et qu'aucune surprise n'est possible sur une question aussi importante et aussi engagée dans un sens favorable à la demande de M. Soumain.
« Ainsi que l'ont fait observer les représentants du département des Pyrénées-Orientales dans la lettre qu'ils ont adressée à M. le président de la République à la suite du congrès du 29 juin dernier, « si l'on pouvait s'entendre sur « la construction d'une voie moins coûteuse et dont les frais « de premier établissement fussent moins élevés, le succès « de cette oeuvre serait assuré à brève échéance. Les intérêts « de nos populations de l'Agly seraient satisfaits plus « vite. »
« Nous partageons entièrement cette appréciation.
« Il n'est pas douteux en effet que le principal obstacle à l'exécution du chemin de fer de Quillan à Rivesaltes, que l'administration s'est refusée jusqu'ici à diviser en deux sections d'exploitation, consiste dans les difficultés excessives que le tracé adopté jusqu'à ce jour rencontre dans l'Aude et la dépense exorbitante qu'entraînerait son exécution dans ce département.
« Les études dans le département des Pyrénées-Orientales ont permis de réaliser des économies importantes sur les premières évaluations moyennant le sacrifice de quelques petits intérêts locaux, et aujourd'hui ce chemin de fer pourrait être exécuté de Rivesaltes à Saint-Paul moyennant une dépense relativement modique.
« Si l'on pouvait en faire autant dans l'Aude, on rendrait possible dans un avenir peu éloigné une construction que l'exagération de la dépense telle qu'elle est actuellement évaluée expose à un ajournement d'autant plus prolongé que l'administration de la guerre s'en est en ce moment désintéressée.
« Nous n'avons pas d'autre but en appelant l'attention de l'administration sur la possibilité de réduire considérablement la dépense par une modification du tracé dans l'Aude.
« Perpignan, le 26 juillet 1890
L'ingénieur en chef, « REYNÈS. »

Voeux du conseil général.
Pendant la session d'avril le conseil général a adopté les propositions suivantes qui lui avaient été soumises par sa commission des travaux publics :
[...]
3° En ce qui concerne la ligne de Rivesaltes à Quillan, votre commission est étonnée de voir que les études de cette ligne ne soient point encore terminées et que chaque changement d'ingénieur fournisse l'occasion d'études de nouvelles variantes.
MM. les ingénieurs m'ont adressé, en réponse, les rapports suivants :
DEUXIÈME RAPPORT
« Dans sa séance du 19 avril 1890, le conseil général a émis, au sujet des lignes d'Elne à Arles-sur-Tech et de Quillan à Rivesaltes, plusieurs voeux et observations qui nous ont été transmis, pour avis, le 10 juillet 1890.
[...]
« Ligne de Quillan à Rivesaltes. — Le conseil général s'étonne que les études de cette ligne ne soient pas encore terminées et que chaque changement d'ingénieur fournisse l'occasion d'étudier de nouvelles variantes; celles-ci ne servent qu'à permettre au ministre des travaux publics de répondre aux divers voeux émis par le conseil que les travaux ne peuvent être donnés à l'adjudication, les ingénieurs n'ayant point terminé les études.
« Le conseil, constatant que les.projets définitifs entre Rivesaltes et Estagel sont terminés, demande à l'administration d'entamer des pourparlers avec la compagnie du Midi pour faire admettre le principe de l'exploitation anticipée du tronçon Estagel-Perpignan et de faire une enquête sur le trafic probable de cette partie de la ligne et sur les frais de premier établissement.
« Nous comprenons facilement l'impatience du conseil général et son étonnement de ne pas voir commencer des travaux dont les projets sont en préparation depuis de longues années. Mais, contrairement à ce qu'il pense, il n'a pas tenu au service local qu'il en fût autrement.
« Dès le 28 mai 1886, c'est-à-dire 6 mois après notre arrivée dans le service, M. le ministre des travaux publics demandait aux ingénieurs des renseignements sur l'opportunité de l'exploitation anticipée du tronçon Estagel-Rivesaltes.
« Dans un rapport en date du 29 juin 1886, nous déposions des conclusions favorables à l'ouverture de cette partie de la ligne. Après discussion contradictoire avec la compagnie,du Midi, M. le ministre des travaux publics en a décidé autrement, et, par décision du 28 janvier 1887, visant le programme d'exécution des travaux de la ligne de Quillan à Rivesaltes, a déclaré qu'il ne lui semblait pas possible d'admettre Estagel comme station principale, et qu'il n'y aurait lieu de songer à l'exécution de la ligne de Quillan à Rivesaltes qu'après l'achèvement complet des études.
« Nul n'ignore les difficultés presque insurmontables que présente dans l'Aude le tracé de cette voie ferrée. Aussi, avons-nous pensé que nous avions largement le temps d'améliorer le tracé étudié un peu à la hâte dans le département des Pyrénées-Orientales, tout en arrivant à terminer les études en même temps que dans le département de l'Aude.
« Nous avons voulu avant tout trouver une solution plus économique, estimant que c'était le seul moyen d'amener l'administration à commencer la ligne.
« Les résultats obtenus sont les suivants :
« De Saint-Paul à Rivesaltes, le montant des travaux d'infrastructure s'élevait, terrains non compris, d'après les projets approuvés à 4.760.000 »
« Il n'est plus maintenant que de 2.995.000 »
« D'où une économie égale à 1.765.000 »
soit à 38 o/o de la dépense primitive.
« La longueur totale de la ligne de Rivesaltes à la station de Saint-Paul est actuellement de 32,893m59. Le prix de revient du kilomètre revient donc, terrains non compris, à 91,600 francs.
« La longueur de la ligne entre les mêmes points étant autrefois de 35,450m80, la dépense kilométrique ressortait à 134,200 francs le kilomètre.
« Dans ces estimations, nous n'avons pas tenu compte des terrains, vu les erreurs importantes qu'il est si facile de faire sur les prix de base. En adoptant un prix moyen de 13,000 francs l'hectare environ, nous avons obtenu dans le nouveau projet une dépense totale de 860,000 francs; elle était de 930,000 francs dans le projet approuvé. Dans ces conditions, les prix de revient totaux et kilométriques des deux projets comparés s'établissent comme il suit :
Par kilomètre.
« 1er projet : 4,760,000 + 930,000=5,690,000 160,500
« 2e projet : 2,995,000 + 830,000=3,825,000. 116,000
Différence 1,865,000 44,500
Soit 33 o/o environ de la dépense primitive.
« Nous croyons avoir démontré au conseil général que les études dont il se plaint n'ont pas été complètement infructueuses.
« Nous pensons, au contraire, que les économies réalisées ne peuvent que favoriser la prompte exécution de la ligne, la question financière primant tout dans une entreprise de ce genre.
« Mais, au lieu d'envisager la section de Saint-Paul à Rivesaltes, le conseil général a appelé plus spécialement l'attention de l'administration sur le tronçon Estagel-Rivesaltes.
D'après les nouveaux projets, ce tronçon de 15,816m21 de longueur coûte : 1,500,000 francs, terrains non compris, et 1,950,000 francs, terrains compris et estimés comme ci-dessus, soit :
94,800 francs par kilomètre. 123,200 francs par kilomètre
« D'après l'ancien projet, le tronçon de 17,277m90 coûtait : 1,900,000 francs, terrains non compris et 2,430,000 francs terrains compris, soit :
?11,000 francs par kilomètre, et 140,000 francs par kilomètre
« L'économie totale réalisée est de 480,000 francs soit 20 0/o de la dépense primitive.
En résumé, le kilomètre d'infrastructure ressort actuellement :
Entre Rivesaltes et Estagel à 123,200 francs,
Entre Rivesaltes et Saint-Paul, à 146,000 francs, compris terrains et travaux.
« Ce sont des prix de revient très réduits pour la voie large.
« Au point de vue technique, le nouveau tracé est équivalent à l'ancien.
Bien plus, Estagel est rapproché de Perpignan de 1,500 mètres et Saint-Paul de 2,600 mètres, d'où une économie immédiate pour le commerce dans les frais de transports par voie ferrée.
« En outre, la nouvelle position attribuée à la station de Saint-Paul, qui se trouve prévue à une cote plus élevée, permettra probablement d'améliorer sensiblement le tracé dans le département, c'est-à-dire dans la partie la plus difficile.
« Etant donné ces résultats, nous ne pensons pas que le conseil général veuille en discuter l'opportunité. Tout au plus pourrait-t-il nous reprocher la lenteur des études.
« Nous avons mis trois ans pour réaliser une économie de deux millions.
« Les réductions considérables opérées dans notre personnel d'études, en 1887, ne nous ont pas permis d'aller plus vite.
« En tous cas, l'inconvénient est peu important, vu l'état d'avancement des études dans l'Aude et la décision ministérielle du 28 janvier 1887.
« Nous ne pouvons d'ailleurs, conformément au désir du conseil général, entamer des négociations avec la compagnie du Midi, pour faire déclarer Estagel station principale. Le principe de l'exploitation anticipée de la section EstagelRivesaltes a fait, comme nous l'avons déjà dit, l'objet d'un rapport favorable des ingénieurs locaux, mais a été rejeté par M. le ministre des travaux publics sur les observations de la compagnie du Midi. Cette dernière a objecté que le trafic, quelque importance qu'il ait, échapperait en grande partie à la ligne ferrée, vu la faible distance d'Estagel à Perpignan.
« Quoi qu'il en soit, la question ayant été tranchée par une décision ministérielle, le service local ne peut y revenir que sur des instructions formelles de l'administration supérieure.
« Perpignan, le 23 juillet 1890,
« L'ingénieur ordinaire,
« Signé : DROGUE. « Vu et adopté,
« Perpignan, le 24 juillet 1890.
« L'ingénieur en chef,
« Signé : REYNÈS. »

1890-11-24
Le Rappel de l'Aude1
COMMISSION DÉPARTEMENTALE
Séance du 22 novembre 1890
PRÉSIDENCE DE M. MARFAN.
Présents : MM. Barrie, Frontil, Labadié et Limouzy, secrétaire.
M. le Préfet assiste à la séance.
Excusés : MM Barbaza et Gauthier.
SERVICE VICINAL. — La Commission, après examen des dossiers présentés par le service vicinal, approuve les projets suivants, concernant les communes ci-après désignées, savoir :
St-Martin-Lys. — Quirbajou. — Chemin vicinal n° 5, de Quirbajou à Axat. — Projet de construction de la partie comprise entre la parcelle n° 199, section B et la route nationale n° 117, sur une longueur de 430 m 22.

1890-12-13
Le Vigneron narbonnais1
LES HOMMES DE L'AUDE
DEUXIÈME SÉRIE
HENRY VIÉ
Vié Henry (Jacques-Marie) naquit à Narbonne, le 15 juillet 1828, de Jacques Vié, négociant, domicilié à Carcassonne, et de Claire Juliette Anduze.
Son frère Jules, ancien maire de Narbonne, avait joint au nom de son père celui de sa mère. Son autre frère Alban est mort, il y a quelques années.
Henry Vié débuta dans la carrière des lettres par un roman fort intéressant : Dernier Amour de Cinq-Mars. (On sait que Cinq-Mars, celle victime de Richelieu, fut arrêté à Narbonne et décollé à Lyon.) Le premier roman historique de Vié fut reproduit par la Revue de Toulouse, en 1859-60.
Cette même publication avait, donné de Vié, — à partir d'octobre 1857, — l'Aveugle de Saint-Martin-Lys, nouvelle, en 1858, la Furetière, nouvelle et, plus tard, la Muscadine ; ce dernier « conte champêtre », édité en 1863, chez Dentu, lui valut, dans les Débuts, les éloges, qui n'étaient pas à dédaigner, du très spirituel Jules Janin, J.-J., pour les délicats...

1890-1905
Dictionnaire géographique et administratif de la France et de ses colonies. Tome 1, A-B /. publié sous la direction de Paul Joanne2
[...]Aude[...]
En aval de Gesse, l'Aude reçoit l'Aiguette ou Guette, torrent aux cluses profondes, et, aussitôt après le minime élargissement de ce petit bassin, elle se heurte aux roches du célèbre défilé de St-Georges « Décrire ce passage est chose impossible; il faut avoir vu ces deux murailles grises, dans la paroi desquelles la route a dû être entièrement taillée en demi-tunnel, pour se rendre compte de l'émotion profonde que l'on éprouve en pénétrant dans la pénombre de ces gigantesques rochers. C'est écrasant, et l'on ne sait pas bien distinguer si c'est un sentiment d'admiration ou bien une sensation de stupeur que cause ce grandiose et sombre défilé. Ce qu'il y a de certain, c'est que lorsqu'on en sort, on éprouve un sentiment de bien-être en entrant dans le vaste et lumineux bassin d'Axat. »
L'altit. de la conque d'Axat est d'env. 400 m. Peu ap. l'Aude s'enfonce dans de nouvelles gorges; elle s'accroît du Rébenty, riv. à cañons, passe à St-Martin-de-Taissac, puis entre des rocs à pic de plusieurs centaines de m. de haut, passage qui se nomme défilé de Pierre-Lis, c'est le dernier des étroits grandioses et sinistres de ce fleuve, qui coule encore dans des gorges, mais elles sont comparativement banales.

1890-1905
Dictionnaire géographique et administratif de la France et de ses colonies. Tome 6 de Q à SR. publié sous la direction de Paul Joanne2QUILLAN - Canton, 18 c. Belvianes-et-Cavirac, Brenac, Campagne-sur-Aude, Coudons, Espéraza, Fa, Ginoles Granès, Marsa, Nébias, Quillan, Quirbajou, Rouvenac, St-Ferriol, St-Julia-de-Bec, St-Just-et-le-Bézu, St-Louis-et-Parahou, St-Martin-Lis; 10 915 h.- 22 146 hect.
RÉBENTY du Sault - Torrent du dép. de l'Aude[...]puis dans le défilé de Joucou, vraiment superbe, et devant le v. de Joucou et les défilés en amont comme en aval de Marsa. Viennent plus bas les gorges au-dessus et au-dessous de Cailla enfin l'embouchure du torrent dans la non moins pittoresque Aude, au moulin du Rébenty, à 2 k. en aval du b. d'Axat, par env. 375 m. au-dessus des mers.
ST-MARTIN-de-Taissac, ou St-Martin-Lys, Aude. Voir. St-Martin-Lys.
ST-MARTIN-Lys, St-Martin-Lis, ou St-Martin-de-Taissac, Aude, c. de 448 h. (1204 hect.), à 350 m. env., sur la rive dr. de l'Aude, au pied S. d'un très haut et magnifique escarpement rocheux qui fait partie de la forêt des Fanges, à l'entrée du fameux défilé de Pierre-Lis, cant. et poste de Quillan (8 k.), arr. de Limoux (36 k.), 61-44 k. S. S. O. de Carcassonne, (î). 1 éc. pub. »–> Ruines d'un ancien couvent. -Pour le défilé de Pierre-Lis, Voy. Pierre-Lis (Défilé de).
- La forêt communale contient 102 hect., sur le calcaire, à 380-940 m. Essences : chêne vert 20 %, hêtre 80. Forêt non aménagée. (également sous le n° https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k733944/f490)

1890
Les gens de bien (2e édition) / par Mme Gustave Demoulin ; ouvrage illustré de 32 gravures dessinées sur bois, d'après C. Gilbert2
FÉLIX ARMAND
Nous avons vu que Oberlin, le régénérateur du Ban de la Roche, s'était avant tout préoccupé d'ouvrir des routes qui missent les habitants de cette contrée sauvage en communication avec le reste du monde. C'est ce qu'ont fait dans tous les pays et dans tous les temps tous les civilisateurs.
C'est en effet par les grandes routes que les richesses et le bien-être arrivent au cœur d'un pays, c'est par les chemins qui en rayonnent qu'elles se distribuent jusqu'aux derniers recoins. C'est par là aussi que se répandent de proche en proche les grandes idées et les nobles sentiments.
On a dû le dire souvent : les routes servent de traits d'union entre les peuples en mettant en commun leurs intérêts, en préparant la solidarité conciliable avec l'esprit et le caractère propres à chaque nation.
Le titre de gloire de l'homme de bien dont nous allons esquisser l'histoire est surtout d'avoir compris cette grande vérité et d'avoir, à force de courage et de persévérance, délivré de ses entraves une population qu'emprisonnaient dans l'isolement des remparts de rochers et de montagnes.
Félix Armand est né, le 20 Août 1742, à Quillan, dans le département de l'Aude.
Ses parents étaient dans la plus grande misère et n'auraient pu le faire instruire. Il trouva heureusement des protecteurs puissants et généreux qui l'envoyèrent faire ses humanités à Perpignan.
Il étudia ensuite la théologie à Alet. Ce bourg, autrefois siège d'un évêché, n'est plus guère connu que par ses eaux thermales.
Félix Armand reçut les ordres le 17 Mai 1765 et fut nommé vicaire à Quillan, son pays natal. Il se fit remarquer dans cette humble situation par son caractère et par ses nobles qualités. Ses sentiments pieux, son esprit charitable, sa culture intellectuelle lui promettaient une brillante carrière, mais il n'avait pas les vues ambitieuses qu'eût légitimées son haut mérite. Il se plaisait dans son modeste milieu, sans autre aspiration que celle de faire le bien dans le pays qui l'avait vu naître. Pensant qu'il ne trouverait nulle part plus de misères à secourir, plus de malheureux à soulager, il resta dans ce coin perdu si peu favorisé par la nature.
Ce n'est pas sans raison que Félix Armand a été surnommé l'Oberlin de l'Aude: les mêmes sentiments de charité, le même esprit pratique ont inspiré ces deux bienfaiteurs qui, bien que contemporains, ne se sont ni connus ni imités.
Tous deux travaillèrent à la régénération de pauvres paysans que des barrières, jugées insurmontables, séparaient pour ainsi dire du reste de la France. Pendant que l'un se dévouait au sud dans les rochers abrupts d'une ramification des Pyrénées, l'autre se dévouait au nord dans une contrée sauvage isolée du monde par un contre fort des Vosges.
Malheureusement, nous ne possédons pas sur l'abbé Armand l'abondance de renseignements que nous avons pu recueillir sur la personnalité et les actes d'Obérlin. Nous ignorons si c'est autrement que par la tradition orale qu'on a gardé dans les paroisses de Quillan et de Saint-Martin, qu'il a rendues à la civilisation, le souvenir de sa vie édifiante, toute d'abnégation et de dévouement. Ce que nous pouvons affirmer, c'est qu'il y est toujours le digne objet de la plus haute vénération. Le grand acte que ses concitoyens aiment surtout à célébrer et qui se manifeste, j'ose dire, à l'exclusion de tout, dans les témoignages de leur reconnaissance, c'est d'avoir ouvert un chemin pour les mettre en communication, en communion, avec le reste du monde.
Aussi quand, il y a une quinzaine d'années, la ville de Quillan résolut d'élever un monument à la mémoire du bienfaiteur du pays, il fut décidé que la statue, que devait exécuter le sculpteur Bonassieux, représenterait l'abbé Armand s'appuyant de la main droite sur le pic avec lequel il avait frappé les premiers coups pour ouvrir un passage à travers la montagne.
Pour comprendre la grandeur de l'œuvre qu'il a menée à si bonne fin, grâce à son énergique persévérance et à l'influence qu'il a su conquérir sur des montagnards que leur isolement et leur ignorance livraient à la misère, aux préjugés, au découragement, il est indispensable de connaître le pays.
Quillan est une petite ville de 2000 âmes, située sur les bords de l'Aude, dans une vallée profonde, resserrée entre des escarpements de rochers, entourée de gorges déchiquetées dans des masses calcaires.
Quillan est là, comme une sentinelle perdue chargée de garder des issues mystérieuses qui semblent ne devoir mener qu'au pays de la désolation.
De hautes falaises de l'aspect le plus sauvage dominent la ville et la rivière. Elles profilent sur le ciel la découpure accidentée de leurs sommets étrangement rompus, parfois couverts de sombres forêts de sapins.
Au pied de ces falaises se sont entassées, comme Pélion sur Ossa, d'énormes roches qui, au dernier siècle, fermaient complètement le seul défilé qu'un travail humain eùt pu rendre praticable. Il n'y passait encore que les eaux d'un torrent dont l'impétuosité avait eu raison des obstacles opposés par la nature. Ce défilé s'appelait, du nom de la pierre qui l'obstruait : le défilé de la Pierre-Lys.
Pour communiquer avec le reste du département, il fallait gagner la route de Perpignan, mais la difficulté était de la rejoindre. Pour y parvenir, les habitants de Quillan devaient gravir de terribles escarpements par des sentiers impraticables, capables de donner le vertige à des chèvres mêmes, et s'élever jusqu'aux plus hauts plateaux. Arrivés à ce point, ils n'avaient accompli que la moitié de leur voyage, et ce n'était ni la moins pénible ni la moins périlleuse. Il leur fallait ensuite descendre le versant opposé par des chemins à pic, des détours de labyrinthe, des marches et des contremarches qui, tout en allongeant beaucoup la route, ne diminuaient qu'insensiblement la raideur des pentes et n'amoindrissaient pas toujours le danger.
Un voyage aussi long et aussi difficile s'accomplissant fort rarement, les habitants restaient sans relations avec le dehors, n'avaient ni commerce, ni industrie, et ne participaient en rien aux bienfaits de la civilisation.
L'abbé Armand n'avait pas besoin de posséder la science et l'expérience de l'ingénieur pour ouvrir la route dont le tracé était depuis longtemps arrêté dans son esprit. Ses promenades l'avaient suffisamment initié à la topographie capricieuse du pays qu'il parcourait depuis son enfance pour reconnaître que l'issue était possible et possible seulement par le défilé de la Pierre-Lys.
Il fallait donc rester incarcéré dans cette solitude sauvage eu percer cette Pierre-Lys, roche immense dont la dureté semblait défier les forces et l'industrie humaines. Et lui, le pauvre prêtre, comment exécuterait-il un tel travail? Point d'argent, point d'ouvriers ! Que faire ?
Il avait entendu dire qu'avec de la volonté et de l'énergie on soulève des montagnes. il trouva plus facile de les percer.
Lorsqu'un dimanche, en chaire, il exposa à ses chers montagnards le projet de trouer le roc qui leur barrait le chemin, plus d'un doutèrent de la raison de leur brave curé; « Trouer la Pierre-Lys ! disaient les moins incrédules ; mais avec quoi?

gravure de Félix Armand

— Avec des pics d'abord, répondit l'abbé Armand, avec du courage et de la patience ensuite. »
Enfin ces bonnes gens, confiants en leur curé, prirent au sérieux le projet qui leur avait d'abord paru insensé.
L'abbé Armand ne se contente pas de donner des conseils.
Comme Oberlin, il part le pic sur l'épaule, suivi d'une escouade de solides gaillards dont la bonne volonté égale la force et l'énergie. Ces braves cœurs laissent à l'abbé, leur guide et leur chef de file, l'honneur de donner le premier coup, et aussitôt ils se mettent à l'œuvre. Un tel exemple ne tarde pas à être suivi, et bientôt tous les bras en état de manier une pioche viennent successivement prendre part à la sape.
La roche était bien dure, les outils les mieux trempés la mordaient à peine, mais les coups, se succédant, se multipliant, entamèrent peu à peu ce roc formidable. Est-ce que l'eau en tombant goutte à goutte ne creuse pas les pierres !
Enfin, cinq ans après, grâce à la longue patience, à l'énergie puissante qui n'a jamais abandonné les travailleurs, grâce aux efforts que soutenait et partageait l'abbé Armand, la roche fut percée de part en part sur une longueur de sept mètres.
Qu'est-ce que ce petit tunnel qui ne pouvait encore livrer passage qu'aux piétons, comparé aux tunnels du Mont-Cenis et du Saint-Gothard? Et pourtant! l'œuvre accomplie par ce pauvre curé de campagne, sans le secours des machines et les perfectionnements de l'industrie que les progrès de la science n'ont créés que de notre temps, doit nous remplir d'admiration comme elle a rempli de reconnaissance les habitants de Quillan.
Le tunnel ouvert par l'abbé Armand, et grandement élargi, porte encore aujourd'hui son nom. C'est par là que la civilisation et la prospérité sont entrées, on pourrait dire : se sont ruées dans le pays.
Le sentier élargi, amélioré, devint d'abord un chemin vicinal, praticable seulement aux piétons, aux cavaliers et à la carriole de forme toute particulière qui transportait les infirmes aux sources thermales jadis inabordables. Tel qu'il était, ce chemin suffit pour mettre en valeur des richesses naturelles que le manque de débouchés laissait improductives. Les bestiaux purent se répandre dans les luxuriants pâturages des vallées jusqu'alors inaccessibles ; les fourrages furent exportés en abondance à Perpignan ; les épaisses forêts de sapins furent exploitées, — peut-être avec trop peu de ménagements! —
l'activité pénétra partout. Des scieries s'établirent à chaque chute d'eau utilisable pour travailler le bois que charriait la rivière; les sources d'eau salines et ferrugineuses furent mises au service des malades qui accoururent de toutes parts.
Aujourd'hui, une belle et longue route nationale, allant de Bayonne à Perpignan, que des chemins affluents abordent de tous côtés, traverse cette contrée naguère si disgraciée et la fertilisent à l'imitation des cours d'eau et des rigoles d'irrigation qui parcourent les prairies.
Quillan, Saint-Martin, tous les villages qui y sont reliés directement, ont trouvé le bien-être et sont en train de s'enrichir; ils possèdent des filatures de laines, des fabriques de draps et de feutres, des forges et des moulins. Ont-ils été les seuls à profiter de l'œuvre si bien commencée par l'abbé Armand et qui ne se serait certainement pas accomplie sans lui? Non, le département de l'Aude tout entier a eu sa part dans la distribution des richesses créées. Qui peut nier la solidarité du voisinage? Le bien n'est-il pas, comme le mal, endémique, épidémique et contagieux?
La ville de Quillan se proposa de payer la dette de reconnaissance de la contrée tout entière en érigeant une statue à Félix Armand. Autrefois, le seul monument qui consacrait son bienfait était une inscription gravée au-dessus de la brèche de la Pierre-Lys et qui ne mentionnait même pas son nom.
Cette - inscription, médiocrement versifiée, est ainsi formulée :
Arrête, voyageur ! le Maître des humains A fait descendre ici la force et la lumière ; Il a dit au Pasteur : « Accomplis mes desseins » Et le Pasteur, des monts, a brisé la barrière.
Félix Armand mourut, le 17 Décembre 1825, dans son humble presbytère de Saint-Martin, qu'il a eu raison de ne jamais quitter, puisque c'est là qu'il a rempli la plus belle et la plus grande mission que son esprit charitable et son cœur généreux pouvaient ambitionner.

1890
Archives du bibliophile2
76475. Dante (La divine comédie avant), par Ch. Labitte. (Vers 1840). Gervais Mich.Jérôme et H. Labitte. 1873. – Fél. Armand, curé de S.-Martin-Lys, sa vie et son œuvre, par Amiel. 1859. - Ens. 3 ouvr. en 1 vol. in-12, dem.-ret. mar. v. 2 fr. 50
82601. Dante (La divine comédie avant), par Ch. Labitte. (Vers 1840), in-12, dem.-ret. mar. vert. 2 fr. 50 Dans le même volume : Gervais, Michel Jérôme et H. Labitte 1873. – Fél. Armand, curé de S.-Martin-Lys, sa vie et son œuvre, par Amiel. 1859.

1890
La Situation financière des communes en 18902
Saint-Martin-Lys Population 214; superficie 1204 hectares; Relevés annuels 29 ; Valeur du centiare 6.65 ; centimes par dépenses ordinaires et extraordinaire : total 279, extraordinaire 20 + 11 + 12 + 27, durée extraordinaire 1915 - 1917 -1890 - 1919 ; Revenu du bureau des bienfaisance 82

1890
Cours de géographie contemporaine universelle, civile et militaire2
Tome I, Introduction à l'étude de la géographie, géographie de la France et de ses colonies, départements (de A à B) / publié sous la direction de J.-B. Chairgrasse
L’Aude prend naissance dans les Pyrénées-Orientales, au lac d’Aude, alimenté lui-même par les pentes du Roc d’Aude, élevé de 2 377 mètres. Après un parcours de 28 kilomètres dans les Pyrénées-Orientales, puis dans l’Ariège où elle traverse le canton de Quérigut, elle entre dans le département, près d’Escouloubre, tourne à l’est, en se frayant un lit entre des rochers escarpés ; puis, au sortir des gorges de Saint-Georges, se dirige vers le nord, passe à Axât et à Saint-Martin (347 m ), traverse les gorges de la Pierre Lis, arrose Belvianes (321 m ), Quillan (281 m ),...

1890
Répertoire des sources historiques du moyen âge : biobibliographie. Vol. 2, J-Z / par Ulysse Chevalier2
Torrellis (Ponce de), de St-Martin de Taissac (Aude), dominicain à Carcassonne, 1284, mort à Limoux 1309 Oct. 24.

1891-03-28
Courrier de l'Aude1
LIMOUX . — Tribunal correctionnel. — Audience du 26 mars.
— Les nommés Victor Lucain et Aimé Lucain, cultivateurs à Saint-Martin-Lys, prévenus de coupe de bois, sont condamnés à 16 fr. d'amende chacuns.

1891-06-19
Le Rappel de l'Aude1
DÉNOMBREMENT DE LA POPULATION en 1891
Arrondissement de Limoux
COMMUNES Saint-Martin-Lys
MAISONS 45
MÉNAGES 45
INDIVIDUS 181

1891-07-02
Courrier de l'Aude1
Voici la première liste des délibérations des conseils de l'Aude qui sont parvenu au Syndicat économique agricole qui demandent le redressement du contingent foncier :
Aude. — ...Saint-Martin Lys...

1891-08-15
Courrier de l'Aude1 et Le Rappel de l'Aude1
Société d'études scientifique de l'Aude
Séance du 19 Juillet 1891
M. Jules Chalande, de Toulouse, membre correspondant, qui a pris part à l'excursion à la Forêt des Fanges, envoie la note suivante :
Nous croyons utile de la reproduire in extenso :
CONTRIBUTION A LA FAUNE DES MYRIOPODES DE LA FORÊT DES FANGES
La forêt des Fanges était restée jusqu'à ce jour inexplorée au point de vue des Myriopodes. Le département de l'Aude est, du reste, à peu près dans le même cas. Je n'y connais que quelques espèces recueillies pour la plupart par mon collègue, M. Gavoy, de Carcassonne, qui a bien voulu me les communiquer.
Les Myriopodes que j'ai récoltés en quelques heures seulement, le 12 juillet, à la forêt des Fanges, aux alentours du Prat del Rey, m'ont révélé une faune très riche, à en juger par la variété des espèces que j'ai pu y capturer en si peu de temps et dont voici la liste :
Ordre des Chilopodes :
Famille des Lithobüdœ :
Lithobius fortificatus
Lithobius glabratus
Lithobius calcaratus
Lithobius pyrenaïcus
Famille des Scolopendridœ :
Crytops Savignyi
Feuille des Geophilidœ :
Geophilus sodalis.
Geophilus ferrugineus.
Geophilus gracilis.
Geophilus longicornis.
Scolioplanes acuminatus.
Schendyla nemorensis.
Sligmatogaster gracilis.
Ordre des Symphyles :
Famille des Scolopendrellidœ :
Scolopendrella immaculata.
Scolopendrella vte major.
Ordre des Diplopodes.
Sous-ordre des Pselaphognathes.
Famille des Pollyxenidœ :
Pollyxenus lagurus.
Sous-ordre des Chilognathes.
Famille des Glomeridœ.
Glomeris guttata.
Glomeris hexasticha.
Glomeris marginata.
Glomeris pyrenaïca.
Famille des Polydesmidœ :
Polydesmus complatanus.
Polydesmus gallicus.
Famille des Iulidœ :
Baniulus guttulatus.
Iulus albolineatus.
Iulus mediterraneus.
Iulus cognatus.
Parmi ces espèces je dois signaler spécialement le « Scolopendrella immaculata » qui atteint, à la Forêt des Fanges, une dimension que je n'ai pas encore observée chez les individus du midi de la France.
Les scolopendrelles que j'y avais recueilli jusqu'à ce jour mesuraient de 2,5 à 4 millimètres ; au Prat dal Rey à côté des individus de 4 m / m j'en ai trouvé mesurant de 8 à 9 millimètres.

1891-08-22
Le Vigneron narbonnais1
Même article que celui du Rappel de l'Aude et du Courrier de l'Aude du 1891-08-15

1891-08-26
Courrier de l'Aude1
QUOTITÉ PAR COMMUNE
St-Martin-Lys 9.23

1891-09-11
Le Rappel de l'Aude1
Statistique agricole. — Un arrêté préfectoral récent, réorganise, en vue de la grande enquête décennale agricole qui aura lieu en 1892, les commissions cantonnales instituées par le décret du 1er juillet 1852.
Sont nommés membres de ces commissions : ARRONDISSEMENT DE LIMOUX
Canton de Quillan. — MM. le Juge de paix, président ; Manier, négociant, maire à Quillan...Dumont Zéphirin, propriétaire, maire à Saint-Martin-Lys...

1891-09-23
Le Rappel de l'Aude1
Liste des conscrits de la classe 1890 dispensés du service militaire :
Canton de Quillan...
— 77 Marcerou Pierre, Saint-Martin-Lys, fils aîné de veuve. — 78 Chaubet Benjamin-Henri, Marsa, fils aîné de sept enfants. — 84 Pages Louis - Raymond, Belvianes et Cavirac, fils aîné de veuve....

1891-09
Etudes religieuses, historiques et littéraires / par des Pères de la Compagnie de Jésus2
Plus nombreux encore, semble-t-il, sont ceux qui à la même époque pénètrent en Espagne par les Pyrénées dans les montagnes de l'Ariège, en une seule nuit de cette année, on voit passer treize voitures remplies de prêtres déportés (Un mémoire de l'époque, inédit). Une de ces charretées, sans doute, emporte en Catalogne, où il se trouve dès le commencement de 1793, le curé de Saint-Martin-Lys dans l'Aude, Félix Armand, dont le nom est porté par une des rues de Quillan, sa ville natale, et dont la statue a été moulée par Bonnassieux. Intelligence ouverte à tous les progrès, cœur tendrement préoccupé des souffrances et des besoins des quelques bûcherons qui formaient sa paroisse, il s'est attaché à propager dans le village, en dépit de préjugés routiniers, la culture de la pomme de terre et l'usage de la vaccine. D'une ténacité à faire céder les rocs de ses montagnes natales, il a travaillé six ans, ingénieur et ouvrier, à la tête de ses paroissiens, à ouvrir au commerce local, dans les flancs du Quirbajou, la route de Saint-Martin à Quillan. Vient la Révolution qui l'oblige, comme un malfaiteur, à passer la frontière. La Terreur à peine finie, il revient, reprend allègrement le pic, et achève son chemin, qui fait la richesse d'un pays jusqu'alors misérable (Félix Armand, sa vie et sort œuvre, par Amiel, Paris, 1859; et Un curé ingénieur, dans l'Eclair de Montpellier, n° du 19 août 1889.)

1891
Archives du bibliophile2
86624. Dante (La divine comédie avant), par Ch. Labitte. (Vers 1840), in-12, dem.-ret. mar. vert. 2 fr. 50 Dans le même volume : Gervais, Mich. Jérôme et H. Labitte 1873. – Fél. Armand, curé de S.-Martin-Lys, sa vie et son œuvre, par Amiel. 1859.

1891
Bulletin de la Société d'études scientifiques de l'Aude2
UNE EXCURSION DANS LA HAUTE VALLÉE DE L'AUDE (1) PAR M. L'ABBÉ G. COMBES.
Nous partîmes de Limoux, mes amis et moi, le 6 août 1889. Après avoir salué du wagon la ville d'Alet, renommée par ses eaux et remarquable par les ruines de son évêché, nous débarquâmes à Quillan une heure après notre départ.
La voiture nous attendait devant la gare et sans retard nour prenons la route d'Axat. Bientôt une masse grisâtre, énorme se dresse devant nous ; c'est un véritable rempart de rochers calcaires, contreforts de montagnes plus élevées.
Un de nos compagnons, qui fait le voyage à Carcanières pour la première fois, croit tout d'abord que la route n'a plus d'issue, mais à mesure que nous approchons deux voies se distinguent : le lit de l'Aude et la route creusée dans le roc. C'est la Pierre-Lys.
Un court tunnel semble ouvrir cette route magnifique et pittoresque ; il porte sur son front ces vers : Arrête voyageur !. Le maître des humains A fait descendre ici la force et la lumière ; Il a dit au Pasteur : « Accomplis mes desseins ! » ; Et le pasteur des monts a brisé la barrière.
Ces vers rappellent un véritable travail d'Hercule exécuté, il y a un siècle, par le curé de Saint-Martin-Lys, à la tête de sa petite population, en perçant à coups de pic le premier chemin dont on aperçoit les vestiges sur les flancs de la montagne.
La voiture roule, pendant plusieurs kilomètres, au fond d'un vallon resserré, parallèlement avec la rivière. C'est du côté opposé à la route que les ingénieurs ont pensé à frayer un passage à la voie ferrée qui doit relier Quillan à Rivesaltes.
Nous arrivons à Axat où nous nous reposons un moment pendant que le conducteur change ses chevaux ; quelques instants après avoir repris notre course, nous atteignons les admirables gorges de St-Georges. Dans ces gorges, l'espace pour l'Aude et pour la route est des plus restreints ; la montagne semble se joindre au-dessus de nos têtes et défendre au soleil de pénétrer dans cet antre. Spectacle vraiment grandiose et sauvage à la fois !
La route cotoie ensuite les vertes prairies et les magnifiques forêts de Gesse : bientôt les rochers escarpés qui entourent Carcanières se montrent à nos regards. Nous voilà tendus à notre destination.

1891
La Situation financière des communes en 18912
Saint-Martin-Lys Population 214; superficie 1204 hectares; recette ordinaire 1982; dépences ordinaires 1982; produit des centimes ordinaires et extraordinaire 1824; valeur du centiare 6.60 ; centimes par dépenses ordinaires et extraordinaire : total 279, extraordinaire 20 + 12 + 27 + 12, durée extraordinaire 1914 - 1916 - 1919 - 1891 ; Montant de la dette en capital au 31 mars 1890 7723

1892-01-02
Le Vigneron narbonnais1 et 1892-01-08Le Publicateur de Béziers1 (même article dans les 2 journaux)
Société d'étute scientifiques DE L'AUDE
Excursion à la Forêt de Fanges, Axat, les Gorges de Saint-Georges, la Pierre-Lisse
Messieurs,
En me confiant le périlleux honneur de narrer la plus belle de nos excursions de 1891 celle qui laissera dans nos cœurs, le plus agréable, le plus grandiose souvenir, vous m'avez fait regretter une fois de plus de manquer de ces précieuses qualités d'observation et de description, dont quelques-uns, parmi nous, sont doués à un si haut point : Je suis écrasé par le sujet et vous prie de m'en tenir compte.
C'est à cette condition que j'oserai entreprendre le récit de notre voyage.
Le 1 juillet 1891, à 6 heures 1/2 du soir, la gare de Carcassonne présentait une animation extraordinaire.[...]
Nous arrivons en vue du village de Saint-Louis. A ce moment, une voiture qui jusque-là avait tenu la tête, quitta brusquement la route et descend à gauche, vers le village.
Avec elle s'éloignent les bruits du marteau signalés plus haut : Les Paleontologues vont explorer un gisement. Mais leur absence sera courte, ( bien trop courte à leur gré ) car vers dix heures 1/2 la caravane au grand complet fait son entrée dans la forêt des Fanges par le col Saint-Louis.
Ancien domaine royal, cette forêt recouvre la croupe d'une montagne située entre le bassin de l'Aude et celui de l'Agly, constituant le trait d'union entre les Pyrénées et les Corbières. L'altitude varie entre 737 et 1044 mètres.
Le sol est argilo calcaire, provenant en grande majorité de l'étage néocomien et en faible proportion de l'étage albien. Sa surface totale est de 1.127 hectares. L'essence principale est le sapin, le hétre occupe quelques points seulement de sa superficie, 1/10 % environ.
Ces renseignements puisés dans la notice forestière de M le Conservateur Rousseau, peuvent donner une idée de l'étendue et de l'importance de cette magnifique plantation.
Mais la plume devient impuissante quand il s'agit d'exprimer les sentiments qu'éveille en nous une promenade sous ces splendides voûtes de feuillage. Rien ne peut rendre la majestueuse grandeur de ces arbres séculaires, l'imposant silence de ces clairières où l'on n'entend que le murmure étouffé du vent dans les branches ou le son adouci d'une clochette tintinnabulant au cou d'une vache au fond des fourrés.
Par des allées admirablement entretenues, nous arrivons au Prat d'al Rey où le couvert se trouve dressé. L'air des montagnes creuse, dit-on. Chacun s'empresse de fournir une preuve de cet adage : et dans un temps étonnamment court, le convoi de provisions expédiées de Quillan pendant la nuit, est, malgré son abondance, complètement anéanti.
Les intrépides s'arrachant alors aux dangereuses attractions du farniente, suivent les pas d'un garde qui leur promet un magnifique point de vue. Leur courage est récompensé : Du bord du plateau où nous arrivons, notre vue plonge soudain dans un profond ravin tapissé de verdure. A nos pieds, court la route qui, par de nombreux lacets nous mènera dans un instant à Axat. Vis â-vis deux murailles boisées séparées par une coupure; à droite, c'est le pic d'En Malo ; à gauche, la terre d'Arquières encadrant le plus grandiose panorama que l'on puisse rêver; Sur une colline qui parait très basse à côté de ses puissantes voisines se dresse le vieux castel de la Dame Blanche, le fort le plus important de l'antique vicomté de Fenouillèdes, le château de Puylaurens. Comme fond de tableau, à demi-voilées d'une brume bleuâtre, les Pyrénées.
Il faut s'arracher à ce magique spectacle.
Regagnons nos voitures, car la route est encore longue et les merveilles semées comme à poignées sur nos pas.
Nos petits chevaux filent maintenant d'une bonne allure sur cette route sinueuse que nous avons entrevue d'en haut.
Bientôt nous atteignons les bords de l'Aude. Quelques maisons apparaissent; c'est ! Axat. Nous passons comme un ouragan, au milieu de nuages de poussière. Enfin les voitures s'arrêtent. Nous sommes aux gorges de Saint-Georges. Je n'essaierai pas de vous décrire ce gigantesque amoncellement de roches dont la hauteur donne le vertige. Au fond de cette fantastique coupure dont les parois à perte de vue suspendent sur nos têtes l'éternelle menace d'un irrésistible écrasement, l'Axat aux flots clairs gronde, chante ou murmure. Un courant d'air d'une fraîcheur délicieuse circule dans l'étroit couloir où jamais ne descendit le moindre rayon de soleil.
Et cependant dois-je l'avouer, il me semble avoir respiré plus â l'aise quand je me suis retrouvé dans l'aveuglante fournaise de la grand'route, sous les rayons implacables du soleil de juillet.
Nous retournons à Axat (anciennement Aldœ, plus anciennement encore, Atax), si renommé naguère pai ses usines métallurgiques. Puis, suivant le cours de l'Aude, nous nous arrivons au fameux défilé de la Pierre-Lis. Je ne sais si quelque chantre renommé a célébré en vers pompeux cette magnifique brèche. Les dimensions colossales des rochers calcaires qui constituent ses parois, eussent pu tenter un nouvel Arioste.
Bien que ce récit n'ait aucune prétention historique (ou autre), je dois rappeler ici le souvenir du premier prieur du monastère de Saint-Martin-de-Lez ( ou de Lis ), précurseur de Félix Armand, prêtre de St-Martin.
« A douze siècles de distance, deux hommes remplis d'une généreuse ardeur, se sont donné la main dans ce coin de terre empreint de tristesse et de désolation. Le premier moine qui fonda l'Hermitage de Saint-Martin, cet embryon d'une puissante abbaye, s'unit dans notre pensée à Félix Armand, le modeste prêtre qui de nos jours a fondé sur le même point une œuvre qui est aussi des plus méritoires. L'un et l'autre ont été les bienfaiteurs de cette contrée. »
Ainsi s'exprime M. Fédié dans son histoire du comté de Razés. Nous n'ajouterons qu'un mot. Pour n'être pas l'œuvre d'un paladin, le travail commencé par le premier, mené à bien, grâce à l'énergie du second, n'en mérite pas moins l'admiration ; au contraire.
A défaut de poème épique que je puisse citer, à défaut des vers gravés sur le roc du défilé devenu praticable, je me contenterai de consigner ici le cri du coeur de l'un de nos compatriotes, qui m'a paru condenser sous une forme énergique les sentiments généralement ressentis :
« Bietaze qu'un roc ! »
Notre retour à Quillan n'ayant présenté aucun incident notable, je terminerai ici cette relation trop courte à mon gré, trop longue peut-être au vôtre, en vous rappelant à quelle condition je l'ai commencée.[...]Carcassonne, le 15 novembre 1891 - Dr PEYRONNET.

1892-06-06
Le Rappel de l'Aude1
CARCASSONNE
Réquisition militaire. — Inspection et classement en 1892, des animaux qui peuvent être requis pour le services de l'armée.
La tournée d'inspection prescrite par la loi du 3 juillet 1877 et par le décret réglementaire du 2 août suivant, concernant les réquisitions militaires aura lieu du 15 mai au 15 juin prochain....
Vendredi 10 juin
Rouffiac-des-Corbières, 6 h. matin. — Soulatgé, 9 h. matin. — Fourtou et Las Aigues, 3 h. soir. — Saint-Martin-Lys, 7 h. matin. — Belviannes, 9 h. matin. — Ginoles, 2 h. soir. — Saint-Amans, 7 h. matin. — Pech-Luna, 9 h. matin. — Mayreville, 1 h. soir. — Peyrefitte-sur-l'Hers, 3 h. soir...

1892-08-26
Courrier de l'Aude1
AU CONSEIL GENERAL
Séance du 25 août.
La séance est ouverte à 2 heures 1/2
M. Mairic, rapporteur de la commission des chemins vicinaux, soumet une demande de subvention formée par la commune de Saint-Martin-Lys, qui demande 600 fr. pour lui permettre d'achever certains travaux sur un chemin vicinal. La commission dit que les règlements s'opposent à ce qu'on subventionne les communes pour une pareille somme ; la loi ne permet pas de leur venir en aide.
M. Barnier déclare qu'il regrette vivement que la loi soit aussi étroite ; les habitants de St-Martin-Lys en souffriront sérieusement.
M. Bourdel remarque qu'on pourrait tout au moins voter un centime de plus pour accorder le secours demandé : d'autres communes sont dans le même cas.
M. Mairic. — Le budget vicinal est déjà assez obéré.
M. Munier. — Qu'on donne alors ces 600 fr.en les prenant sur autre chose : on pourrait, par exemple, renvoyer la demande à la commission départementale, avec avis favorable.
Mise aux voix, cette proposition est adoptée.

1892-08-26
Le Rappel de l'Aude1
CONSEIL GENERAL DE L'AUDE
Séance du 25 août 1892.
PRÉSIDENCE DE M. MARCOU, SÉNATEUR
Un projet concernant la commune de St-Martin-Lys, sur la proposition de M. Munier, est renvoyé à l'examen de la commission départementale pour que cette dernière puisse allouer quelques fonds sur l'argent qu'elle a à sa disposition pour secours aux communes.

1893-04-14
Le Rappel de l'Aude1
CONSEIL GÉNÉRAL DE L'AUDE
Séance du 13 avril 1893
PRÉSIDENCE DE M. MARCOU, SÉNATEUR
La séance est ouverte à deux heures et demie.
Étaient présents : MM. Marcou, Lades-Gout, Frontil, Limouzy, Malric, Aldy, Barrié, Gauthier, Roché, Lapeyre, Pugens, Gaubert, Bonnail, Valette, Vialatte, Mir, Castel, Passerieux, Bernard, Bourdel, Munier, de Cahuzac et Sol de Marquein.
Pour la ligne de Quillan et Rivesaltes, un Premier lot entre Quillan et St-Martin-Lys est prêt et les études sont terminées.
Dans sa séance du 30 avril 1881, le Conseil général de l'Aude a pris à la charge du département la moitié des dépenses pour l'acquisition des terrains des lignes de Pamiers à Limoux et de Lavelanet à Bram et le tiers de ces mêmes dépenses pour la ligne de Quillan à Rivesaltes.
La dépense totale pour l'achat de ces sections s'est élevée à 860,000 fr., chiffre rond, soit 430,000 fr à la charge du département. Il reste à acheter, en 1893, les terrains des 4me et 6me lots de la ligne de Pamiers à Limoux évalués à 500,000 fr. ; pour faire face à cette nouvelle dépense, le Conseil général aura à faire un emprunt de 180,000 fr.
I1 sera aussi procédé très prochainement à l'achat des terrains du 1er lot de la ligne de Quillan à Rivesaltes évalues à 210,000 fr., soit 70,000 fr. à la charge du département.
Le total des dépenses s'élève à la somme de 550,000 francs, et par conséquent un nouvel emprunt de 250.000 francs est nécessaire.
D'après l'avis de M. l'Ingénieur en chef, il y a lieu de réaliser sur l'emprunt de 300,000 francs une somme de 230 000 francs, pour être versée au Trésor ; et de voter une nouvel emprunt de 250,000, à réaliser partie en fin 1893 et partie au début de 1894.
M. Mir fait savoir au Conseil que les députés du département ont des promesses formelles de la part des pouvoirs publics pour l'exécution de ces travaux.
M. Bonnail dit qu'il serait temps et juste d'obtenir satisfaction pour la construction de ces lignes, et qu'il y a avantage à faire un nouvel emprunt. Il prie le Conseil de voter la somme nécessaire à l'acquisition des tronçons pour la construction de cette ligne et demande le vote des conclusions de la Commission.
M. Mir appuie les conclusions de la Commission.
Les conclusions de la Commission, mises, aux voix, sont adoptées.

1893-04-21
Courrier de l'Aude1
LIMOUX. — Tribunal correctionnel.
L. Marcerou et L. Ganet, de St Martin Lys, sont condamnés à 16 fr. d'amende pour injures sur la voie publique.

1893-04-22
Le Messager du Midi1
LIMOUX. — Tribunal correctionnel. — Audience du 20 avril 1893.
Vient ensuite le tour des nommés Lazare Marcérou et Lucien Granet, cultivateurs à Saint Martin-de-Lys, accusés d'avoir injurié sur la voie publique et proféré des menaces contre divers membres de la famille Bastou, du même lieu. Après une brillante plaidoirie de Me Papailhau, avocat au barreau de Limoux, le tribunal, admettant les circonstances atténuantes, condamne les inculpés à 16 francs d'amende chacun et aux dépens.

1893-08-22
Courrier de l'Aude1
Les élections législatives dans l'Aude, le 21 Août 1893 - St-Martin-Lys : Beaumetz, 45 ; Rouqyettes, 90.

1893-10-11
Courrier de l'Aude1
cf presse sur Félix Armand

1893-12-30
Courrier de l'Aude1
Nominations dans le clergé. — Monseigneur l'Evêque a nommé : Curé à Escouloubre, M. JULIEN, curé de St-Martin-Lys ;

1893
La Situation financière des communes en 18932
Saint-Martin-Lys Population 185; superficie 1204 hectares; recette ordinaire 1792; dépences ordinaires 1792; produit des centimes ordinaires et extraordinaire 1733; valeur du centiare 6.57 ; centimes par dépenses ordinaires et extraordinaire : total 278, extraordinaire 20 + 12 + 27 + 12, durée extraordinaire 1914 - 1916 - 1919 - 1893 ; Montant de la dette en capital au 31 mars 1892 7321

1893
Bulletin de la Société Botanique de France - Le Pic D'Ourthizet Et La Vallée Du Rébenty - par MM. G. Gautier & Ed. Baichère
Avant d'arriver à Quillan, où une voiture nous attendait à midi, nous avions déjà recueilli le superbe Salvia si/vestris, plante de l'Europe orientale découverte par l'un de nous, il y a quelques années, dans les graviers de la gare d'Alet et aux environs de Quillan même. Nous admirons bientôt les imposantes gorges de la Pierre-Lisse, décrites trop de fois pour que nous tentions de le faire; mais, si rapide que soit notre course, nous apercevons, dans les anfractuosités des rochers, les Passerina dioica, Lonicera pyrenaica, Dianthus brachyanthus Boiss., alors en pleine floraison.
Cette dernière plante comporte de nombreuses variétés; celle de Pierre-Lisse est la variété acuminatus Rouy (D. pungens Godr. pr. non Lin.); elle se différencie de la variété mucronatus Rouy (D. narbonensis Rouy olim, D. brachyanthus var. ruscinonensis Willk. pp.) (voy. G. Rouy, Observations sur quelques Dianthus de la flore de France), par les écailles calicinales ± atténuées en un acumen herbacé presque de moitié aussi long qu'elles, tandis que, dans la varié mucronatus, les écailles calicinales largement ovales, obtuses ou retuses, sont courtement mucronées.
Un peu plus loin, sur des rochers inaccessibles, se montrent les Campanula speciosa, Lactuca perennis, Silene saxifraga, etc., et, sur des éboulis calcaires, les Centranthus Lecoqii, Saponaria ocymoides, et Nous voici au ruisseau du Lysimachia Ephemerum; cette belle plante digne de nos parterres, ne montre encore, à notre grand regret, que son élégant feuillage.
Là-haut, sur les grands rochers de la rive droite, apparaissent les premiers Sapins de la forêt des Fanges; ils nous rappellent la charmante excursion que la Société botanique de France y faisait en 1888.
Tout le long de la route nous avons remarqué de nombreux buissons de Roses qui appartiennent, d'après M. Crépin, à qui nous avons communiqué nos échantillons, aux groupes des R. dumetorum Thuill R. dumalis Bechst., R. lutetiana L., R. sœpium Thuill., R. micrantha Sm., R. rubiginosa L.; ces mêmes espèces se représenteront à nous jusqu'au delà de Joucou, nous n'en reparlerons pas.
Les rochers nus de la Pierre-Lisse, les champs arides de Saint-Martin de Teissac disparaissent à leur tour, et nous voici à l'entrée de la vallée du Rébenty. Nous tournons à droite, laissant définitivement la route d'Axat et la vallée principale de l'Aude, pour pénétrer dans un pays tout nouveau pour nous.
A partir de ce point, le carnet à la main, nous avons noté avec soin toutes les plantes que nous avons vues. Nous nous garderons de fatiguer le lecteur par une longue énumération d'espèces, la plupart sans intérêt; car la végétation de la basse vallée du Rébenty ressemble beaucoup à celle de la vallée de l'Aude, entre Quillan et Axat. Voici les seules qui méritent d'être citées entre l'entrée de la vallée et Mazuby, village où nous devions passer la nuit.
Aux environs de Marsa:
Brachypodium silvaticum.
Valeriana officinalis.
Daphne Laureola.
Rumex Acetosa.
Hieracium amplexicnule.
Taraxacum lœvigatum.
Senecio nemorosus Jord.
Là se montre fréquemment le Vitis vinifera à l'état sauvage, lançant ses vrilles sur l'Acer monspessulanus et autres arbustes. Il n'arrive pas à mûrir ses fruits, les premiers froids de l'automne flétrissant ses grappes.
Il résulte cependant des observations que nous avons pu faire dans l'Aude et les Pyrénées-Orientales que la Vigne à l'état de culture ne dépasse pas l'altitude de 600 mètres. On la voit encore dans les environs de Marsa, village situé au-dessous de cette limite et plusieurs propriétaires en retirent un vin assez agréable, mais peu alcoolique. Quant à l'Olivier, il a depuis longtemps disparu avec les champs de Saint-Martin de Teissac.

1894-01-05
La démocratie du Cher2
Courrier attaqué
Dépêche de Carcassonne :
Le courrier de Quillan à Quérigut a été attaqué hier soir, vers huit heures, entre Belviannes et Saint-Martin-Lys par un malfaiteur, qui a tiré quatre conps de révolver sur le conducteur. Ce dernier, heureusement, n’a pas été atteint.

1894-01-05
Le Progrès de la Somme : organe de la démocratie2
Courrier arrêté
Carcassonne, 4 janvier. Le courrier de Quillan a Quérigut a été attaqué hier soir, vers huit heures, entre Belviannes et Saint-Martin-Lys par un malfaiteur, qui a tiré quatre coups de revolver sur le conducteur. Ce dernier, heureusement, n’a pas été atteint.

1894-01-05
Le Soleil2
DÉPARTEMENTS ET ÉTRANGER Par dépêches de nos correspondants et des agences
Jeudi, 4 janvier, CARCASSONNE Le courrier de Quillan à Quérigut a été attaqué hier soir, vers huit heures, entre Belviannes et Saint-Martin-Lys par un malfaiteur, qui a tiré quatre coups de revolver sur le conducteur. Ce dernier, heureusement, n’a pas été atteint.

1894-01-05
Le Temps2
Le courrier de Quillan à Quérigut a été attaqué hier soir, vers huit heures, entre Belviannes et Saint-Martin-Lys par un malfaiteur, qui a tiré quatre coups de revolver sur le conducteur. Ce dernier, heureusement, n'a pas été atteint.

1894-01-05
La Petite Gironde2
Attaque d'un Courrier. On mande de Carcassonne, 4 janvier : « Le courrier de Quillan à Querigut a été attaqué hier soir vers huit heures, entre Belviannes et Saint-Martin-Lys, par un malfaiteur. qui a tiré quatre coups de revolver sur le conducteur.
» Ce dernier, heureusement, n’a pas été atteint. »

1894-01-05
Le Vélo : journal quotidien de vélocipédie2
On télégraphie de Carcassonne, que le courrier de Quillan à Quérigut a été attaqué mercredi soir, vers huit heures, entre Belviannes et Saint-Martin-Lys par un malfaiteur, qui a tiré quatre coups de revolver sur le conducteur. Ce dernier, heureusement, n’a pas été atteint.

1894-01-06
La Justice / dir. G. Clemenceau ; réd. Camille Pelletan2
Carcassonne, 4 janvier. Un courrier attaqué. Le courrier de Quillan à Quérigut a été attaqué hier soir, vers huit heures, entre Belviannes et Saint-Martin-Lys par un malfaiteur qui a tiré quatre coups de révolver sur le conducteur. Ce dernier, heureusement n'a pas été atteint.

1894-01-06
Le XIXe siècle : journal quotidien politique et littéraire / directeur-rédacteur en chef : Gustave Chadeuil2
DÉPARTEMENTS-AUDE
Carcassonne, 4 janvier. — Le courrier de Quillan à Quérigut a été attaqué hier soir, vers huit heures, entre Belviannes et Saint-Martin-Lys, par un malfaiteur qui a tiré quatre coups de revolver sur le conducteur. Ce dernier, heureusement, n'a pas été atteint.

1894-01-27
L'éclair1
AUDE - CARCASSONNE Nominations ecclésiastiques. Mgr l'évêque a nommé : Curé à Saint-Martin-Lys, M. Lalleman, vicaire de Conques

1894-07-22
Courrier de l'Aude1
QUILLAN. — Il y a quelques années, la grande croix du Calvaire de cette commune fut descellée et renversée. On ne savait à qui attribuer cet acte de vandalisme. Or, ces jours derniers, on trouvait assis près du Calvaire, avec une masse d'outils, un habitant de St-Martin-Lys, qui ne jouit pas de toute sa raison.
Interrogé, il déclara se diriger vers Rouvenac pour chercher du travail et partit effectivement dans cette direction.
Des renseignements pris sur cet individu, il résulte qu'il s'est mis en tête de transporter la Croix dans son pays pour la réédifier.
Une active surveillance va l'empêcher de mettre ce projet à exécution.

1894-08-10
Courrier de l'Aude1
AVIS. — M. CAPIS Etienne de St-Martin Lys prévient le public qu'il ne payera pas les dettes que peut contracter sa femme Cécile MARCEROU qui a quité le domicile conjugal

1894-11-27
Courrier de l'Aude1
Commission départementale. — La commission départementale de l'Aude s'est réunie samedi, 24 novembre 1894, à 2 heures du soir, dans la salle ordinaire de ses séances, sous la présidence de M. Barrié. M. le Préfet assistait à la séance.
Après la lecture et l'approbation du procès-verbal de la derniere séance, la commission accorde les allocations suivantes aux communes ci-après désignées :
Saint-Martin-Lys, pour réparations à la maison d'école, 100 fr.

1894-12-27
Le Véloce-sport : organe de la vélocipédie française2
Supplément au VÉLOCE-SPORT
TABLE ALPHABETIQUE DES NOMS/DE VILLES CONTENUS DANS LES « ITINÉRAIRES (DEUXIÈME SEMESTRE 1894)
Saint-Martin-de-Tussac (Aud.), 502. [Edition du 14 juin 1894 page 502 https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5666359 ni le n° 52 (https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k57931703) n'ont pas l'air de contenir cette information]

1894-12-30
L'Alliance2
Ligne de Quillan à Rivesaltes
M. l'ingénieur en chef des ponts et chaussées du département de l'Aude vient d'adresser à M. le ministre des travaux publics, pour approbation, le projet d'exécution du 1er lot de la ligne de Quillan à Rivesaltes (partie comprise entre Quillan et St-Martin-Lys), sur une longueur de 8 k. 068 mètres, Ce lot est évalué à 3,300,000 fr., y compris une somme à valoir de 357.058 fr. 16.

1894
La Situation financière des communes en 18942
Saint-Martin-Lys Population 185; superficie 1204 hectares; recette ordinaire 1770; dépences ordinaires 1798; produit des centimes ordinaires et extraordinaire 1798; valeur du centiare 6.63 ; centimes par dépenses ordinaires et extraordinaire : total 274, extraordinaire 20 + 12 + 12 + 27, durée extraordinaire 1914 - 1894 - 1916 - 1919; Montant de la dette en capital au 31 mars 1893 7116

1895-03-04
Le Petit Méridional2
AUDE
Silhouettes Communales
SAINT-MARTIN-LA-LANDE
Le long de la grande route nationale n°113 qui va de Narbonne à Toulouse s'alignent les maisons du bourg de Saint Martin la Lande, qui fait un commerce actif de vins et eaux-de-vie. Saint-Martin la Lande fait partie du canton sud de Castelnaudary et de l'arrondissement de Castelnaudary. Il y a dans le département de l'Aude, de nombreuses communes du nom de Saint-Martin : Saint-Martin-des-Puits, Saint-Martin entre deux Eaux, Saint-Martin-Lys, Saint-Martin de Thoque, Saint-Martin de Villeregian, Saint-Martin le Vieil, et enfin Saint-Martin la Lande. Le sobriquet distingue seul ces divers Saint-Martin entre eux.

1895-03-12
Courrier de l'Aude1
cf voie

1895-03-19
Courrier de l'Aude1
La récolte des vins dans l'Aude en 1894 - St-Martin-de-Taissac : 40 hectolitres

1895-03-22
Courrier de l'Aude1
Chemin de fer de Quillan à Rivesaltes. — Les enquêtes parcellaires relatives à l'établissement de cette ligne ferrée seront faites dans les communes de Quillan, Belvianes et St-Martin-Lys, du 24 mars au 1er avril 1895 inclusivement.
Le plan des terrains et édifices dont l'occupation est nécessaire sera déposé pendant ce temps à la mairie des dites communes.

1895-05-01
Courrier de l'Aude1
Chemin de fer de Quillan à Rivesaltes. — L'adjudication du 1er lot de la ligne de Quillan à Rivesaltes formée par la partie comprise entre la gare de Quillan et la sortie du souterrain de Bourrec, sur le territoire des communes de Quillan, Belvianes et Saint-Martin-Lys, aura lieu à la préfecture, le mercredi 5 juin 1895.
Le cautionnement provisoire à fournir est de 49,000 fr. ; le cautionnement total sera de 98.000 fr.

1895-06-09
Courrier de l'Aude1
Ligne de Quillan à Rivesaltes.
— Suivant arreté prefectoral du 6 juin, les sommes à offrir, pour toute indemnité, aux proprietaires expropriés pour l'établissement du chemin de fer de Quillan à Rivesaltes, sur le territoire des communes de Quillan, Belvianes et Saint-Martin-Lys, sont et demeurent définitivement fixées, conformément à l'état présenté par M. l'ingénieur en chef du département.

1895-08-26
L'éclair1
cf Presse

1895-08-27
Journal officiel de la République française. Lois et décrets2
Caisse des dépots et consignation
l'alinéa relatif à chaque consignation comprend : le nom du compte, la date de la consignation, le nom des interessés (caractères gras) et les prénoms s'ils sont connus, enfin leur domicile tel qu'il résulte des actes et pièces en possession de la caisse
Toute demande ou réclamation concernant les consignations doit être adressée au Receveur particulier de l'arrondissement dans lequel la somme a été consignée
Département de l'Aude, Arrondissement de Carcassonne.
MARCEROU, 31 Août 1853. - Marcerou (Guiraud), à Saint-Martin-Lys

1895-09-06
Courrier de l'Aude1
Chemins de fer en construction
— Les rapports de MM . les ingénieurs en chef de l'Aude et de l'Ariège nous donnent les renseignements qui suivent :
Le premier lot de la ligne de Quillan à Rivesaltes a été adjugé le 5 juin dernier. Ce lot qui s'étend de Quillan à St-Martin-Lys comprend 6 souterrains d'une longueur totale de 2.768 mètres. Les deux autres lots situés entre St-Martin-Lys et la limite des Pyrenées - Orientales sont en préparation.

1895-09-20
L'éclair1
QUILLAN. Une grève. Les ouvriers terrassiers, au nombre de 500 environ, qui travaillent au chemin de fer en construction de Quillan à Rivesaltes, tronçon de Belviannes à Saint-Martin-Lys, s'étant mis en grève contre les entrepreneurs Alary et Chevalier, à propos d'une question de paiement, le sous-préfet de Limoux, le capitaine de gendarmerie avec trois brigades et un peloton de dragons sont sur les lieux, afin d'éviter toute effervescence.
Une demande en conciliation a été adressée au juge de paix ; on attend la décision de ce magistrat.

1895-12-22
La souverainete nationale2
Des entrepreneurs malins-On écrit de Carcassonne :
Les négociants de Quillan, Belvianes, Saint-Martin-Lys et Axat, arrondissement de Limoux, viennent d’adresser au ministre des finances une protestation contre l’usage d’une monnaie nouvelle et illégale, désignée dans le pays sous le nom de « monnaie de Cayenne », introduite par les entrepreneurs du chemin de fer de Quillan à Rivesaltes.
Ceux ci, au début de leur entreprise adjugée il y a quelques mois, annoncèrent, par voie d'affiche, que pour faciliter les transactions entre logeurs, commerçants et ouvriers, ils mettraient en circulation une certaine quantité de jetons de différentes formes et valeurs qui seraient repris et payés à leurs porteurs par la caisse de l’entreprise le mardi qui suivrait le jour de la paye des ouvriers. Quelques remboursements furent d’abord effectués, mais, depuis plusieurs semaines, les entrepreneurs ont cessé de tenir leurs engagement.
Deux cents négociants de la région réunis à Belvianes, ont décidé de mettre le ministre au courant de la situation et de lui faire parvenir sous pli recommandé un échantillon des jetons distribués.

1895-12-22
Le petit caporal2
DANS LES DEPARTEMENTS Des entrepreneurs malins. — On écrit de Carcassonne :
Les négociants de Quillan, Belvianes, Saint-Martin-Lys et Axat, arrondissement de Limoux, viennent d’adresser au ministre des finances une protestation contre l’usage d’une monnaie nouvelle et illégale, désignée dans le pays sous le nom de « monnaie de Cayenne», introduite par les entrepreneurs du chemin de fer de Quillan à Rivesaltes. Ceux-ci, au début de leur entreprise adjugée il y a quelques mois, annoncèrent, par voie d'affiche, que pour faciliter les transactions entre logeurs, commerçants et ouvriers, ils mettraient en circulation une certaine quantité de jetons de différentes formes et valeurs qui seraient repris et payés à leurs porteurs par la caisse de l’entreprise le mardi qui suivrait le jour de la paye des ouvriers. Quelques remboursements furent d’abord effectués, mais, depuis plusieurs semaines, les entrepreneurs ont cessé de tenir leurs engagements. Deux cents négociants de la région réunis à Belvianes, ont décidé de mettre le ministre au courant de la situation et de lui faire parvenir sous pli recommandé un échantillon des jetons distribués.

1895-12-22
Le temps2
On nous télégraphie de Carcassonne
Les négociants de Quillan, Belvianes, Saint-Martin, Lys et Axat, arrondissement de Limoux, viennent d'adresser au ministre des finances une protestation contre l'usage d'une monnaie nouvelle et illégale, désignée dans le pays sous le nom de « monnaie de Cayenne », introduite par les entrepreneurs du chemin de fer de Quillan à Rivesaltes. Ceux-ci, au début de leur entreprise adjugée il y a quelques mois, annoncèrent, par voie d'affiche, que, pour faciliter les transactions entre logeurs, commerçants et ouvriers, ils mettraient en circulation une certaine quantité de jetons de différentes formes et valeurs qui seraient repris et payés à leurs porteurs par la caisse de l'entreprise le mardi qui suivrait le jour de la paye des ouvriers. Quelques remboursements furent d'abord effectués, mais, depuis plusieurs semaines, les entrepreneurs ont cessé de tenir leurs engagements.
Deux cents négociants de la région, réunis à Belvianes, ont décidé de mettre le ministre au courant de la situation et de lui faire parvenir sous pli recommandé un échantillon des jetons distribués.

1895-12-22
Le matin2
LA « MONNAIE DE CAYENNE »
Carcassonne, 21 décembre.- D'un correspondant. Les négociants de Quillan, Belvianes, Saint-Martin, Lyx et Axât, arrondissement de Limoux, viennent d'adresser au ministre des finances une protestation contre l'usage d'une monnaie nouvelle et illégale, désignée dans le pays sous le nom de « monnaie de Cayenne », introduite par les entrepreneurs du chemin de fer de Quillan à Rivesaltes.
Ceux-ci, au défaut de leur entreprise adjugée il y a quelques mois, annoncèrent, par voie d'affiche, que, pour faciliter les transactions entre logeurs, commerçants et ouvriers, ils mettraient en circulation une certaine quantité de jetons de différentes formes et valeurs qui seraient repris et payés à leurs porteurs par la caisse de l'entreprise le mardi qui suivrait le jour de la paye des ouvriers.
Quelques remboursements furent d'abord effectues, mais depuis plusieurs semaines les entrepreneurs ont cessé de tenir leurs engagements.
Deux cents négociants de la région, réunis a Belvianes, out décidé de mettre le ministre au courant de la situation et de lui faire parvenir sous pli recommandé un échantillon des jetons distribués.

1895-12-23
Le Petit moniteur universel2
Une monnaie illégale Carcassone, 21 décembre. — Les négociants de Quillan, Belvianes, Saint-Martin, Lys et Axât, arrondissement de Limoux, viennent d'adresser au ministre des finances une protestation contre l'usage d’une monnaie nouvelle et illégale, désignée dans le pays sous le nom de « monnaie de Cayenne », introduite par les entrepreneurs du chemin de fer de Quillan à Rivesaltes.
Deux cents négociants de la région, réunis à Belvianes, ont décidé de mettre le ministre au courant de la situation et de lui faire parvenir sous pli recommandé un échantillon des jetons distribué.

1895-12-23
La France de Bordeaux et du Sud-Ouest : journal absolument indépendant2
Nouvelle monnaie dans le midi
Carcassonne Les négociants de Quillan, Belvianes, Saint-Martin-Lys et Axat, arrondissement de Limoux, viennent d'adresser au ministre des finances une protestation contre l'usage d'une monnaie, nouvelle et illégale, désignée dans le pays sous le nom de « monnaie de Cayenne », introduite par les entrepreneurs du chemin de fer de Quillan à Rivesaltes.
Ceux-ci, au début de leur entreprise, adjugée il y a quelques mois, annoncèrent par voie d'affiche que, pour faciliter les transactions entre les logeurs, commerçants et ouvriers, ils mettraient en circulation une certaine quantité de jetons de différentes formes et valeurs qui seraient repris et payés à leurs porteurs par la caisse de l'entreprise le mardi qui suivrait le jour de la paye des ouvriers.
Quelques remboursements furent d'abord effectués. Mais, depuis plusieurs semaines, les entrepreneurs ont cessé de tenir leurs engagements.
Deux cents négociants de la région, réunis à Belvianes, ont décidé de mettre le ministre au courant de la situation et de lui faire parvenir, sous pli recommandé, un échantillon des jetons distribués.

1895-12-23
La Lanterne : journal politique quotidien2
Aude, Carcassonne, 21 décembre. — Les négociants de Quillan, Belvianes, Saint-Martin-Lys et Axat, arrondissement de Limoux, viennent d'adresser au ministre des finances une protestation contre l'usage d'une monnaie nouvelle et illégale, désignée dans le pays sous le nom de « monnaie de Cayenne », introduite par les entrepreneurs du chemin de fer de Quillan à Rivesaltes.
Ceux-ci, au début de leur entreprise adjugée il y a quelques mois, annoncèrent, par voici d'affiche, que, pour faciliter les transactions entre logeurs, commerçants et ouvriers, ils mettraient en circulation une certaine quantité de jetons de différentes formes et valeurs qui seraient repris et payés à leurs porteurs par la caisse de l'entreprise le mardi qui suivrait la jour de la paye des ouvriers. Quelques remboursements furent d'abord effectués, mais, depuis plusieurs semaines, les entrepreneurs ont cessé de tenir leurs engagements.
Deux cents négociants de la région, réunis à Belvianes, ont décidé de mettre le ministre au courant de la situation et de lui faire parvenir sous pli recommandé un échantillon des jetons, distribués.

1895-12-23
La Petite presse : journal quotidien... / [rédacteur en chef : Balathier Bragelonne]2
ÉTRANGER [!!!]
Une monnaie illégale
Les négociants de Quillan, Belvianes, Saint-Martin-Lys et Axat, arrondissement de Limoux, viennent d'adresser au ministre des finances une protestation contre l'usage d'une monnaie nouvelle et illégale, désignée dans le pays sous le nom de «monnaie de Cayenne », introduite par les entrepreneurs du chemin de fer de Quillan, à Rivesaltes.
Ceux-ci, au début de leur entreprise adjugée il y a quelques mois, annoncèrent, par voie d'affiche, que, pour faciliter les transactions entre joueurs, commerçants et ouvriers, ils mettraient en circulation une certaine quantité de jetons de différentes formes et valeurs qui seraient repris et payés à leurs porteurs par la caisse de l'entreprise le mardi qui suivrait le jour de la paye des ouvriers. Quelques remboursements furent d'abord effectués, mais, depuis plusieurs semaines, ses entrepreneurs ont cessé de tenir leurs engagements.
Deux cents négociants de la région, réunis à Belvianes, ont décidé de mettre le ministre au courant de la situation et de lui faire parvenir sous pli recommandé un échantillon des jetons distribués.

1895-12-23
Le Libéral2
Des entrepreneurs malins - On écrit de Carcassonne :
[même article que "Le temps" avec Saint-Martin, Lys]

1895-12-23
L'Etendard : organe des nations latines2
Des entrepreneurs malins - On écrit de Carcassonne :
[même article que "Le temps" avec Saint-Martin, Lys]

1895-12-24
L'Intransigeant2
LA MONNAIE DE CAYENNE. - Carcassonne Les négociants de Quillan, Belvianes, Saint-Martin- Lys et Axat, arrondissement de Limoux, viennent d'adresser au ministre des finances une protestation contre l'usage d'une monnaie, nouvelle et illégale, désignée dans le pays sous le nom de « monnaie de Cayenne », introduite par les entrepreneurs du chemin de fer de Quillan à Rivesaltes.
Ceux-ci, au début de leur entreprise adjugée il y a quelques mois, annoncèrent par voie d'affiche que, pour faciliter les transactions entre logeurs, commerçants et ouvriers, ils mettraient en circulation une certaine quantité de jetons de différentes formes et valeurs qui seraient repris et payés à leurs porteurs par la caisse de l'entreprise le mardi qui suivrait le jour de la paye des ouvriers. Quelques remboursements furent d'abord effectués, mais, depuis plusieurs semaines, les entrepreneurs ont cessé de tenir leurs engagements.
Deux cents négociants de la région, réunis à Belvianes, ont décidé de mettre le ministre au courant de la situation et de lui faire parvenir, sous pli recommandé, un échantillon des jetons distribués.

1895
Bulletin de la Commission archéologique de Narbonne2
idem Le dernier Livre vert de l'archevêque de Narbonne / par l'abbé Sabarthès

1895
La Situation financière des communes en 18952
Saint-Martin-Lys Population 185; superficie 1204 hectares; recette ordinaire 1726; dépences ordinaires 1726; produit des centimes ordinaires et extraordinaire 1785; valeur du centiare 6.65 ; centimes par dépenses ordinaires et extraordinaire : total 259, extraordinaire 20 + 12 + 27, durée extraordinaire 1914 - 1916 - 1919; Montant de la dette en capital au 31 mars 1894 6901

1895
Le dernier Livre vert de l'archevêque de Narbonne / par l'abbé Sabarthès2
Dans le cours des siècles, les archevêques ont perdu ou aliéné quelques seigneuries. A Pasa, commune de Rouffiac-des-Corbieres; à Boulude, commune de Marsa; à Douzeilles, communes de Marsa, de Joucou et d'Aunat; à Combret, commune d'Escouloubre; à Bue; dans le terroir du rec d'Aliers entre Axat et Saint-Martin-Lys; à Malemate, commune de Castelreng; à Fontarèche, commune de Canet; à Quillanet, commune de Bizanet; à Aignes, dans l'Hérault; à Pia, à Peyralade, commune de Saint-Paul-de-Fenouillet, dans le Roussillon, l'archevêque a aliéné le droit de haute, moyenne et basse justice, avec tous les droits afférents, ainsi que les diverses possessions,châteaux, maisons, prairies, vignes, condamines, et les droits de propriétaire terrier.
Sénéchaussée de Limoux
Domaines de l'archevêque
QUILLAN.
Ce lieu était pour l'archevêque de Narbonne le chef-lieu d'une châtellenie à laquelle ressortissaient plusieurs de ses seigneuries : Gébetz, Saint-Martin, Bolude, Ginoles, Galinagues et Niort. Quillan était aussi le centre d'une maîtrise des eaux et forêts chargée de visiter et de conserver les forêts des environs: Coudons, Mérial, La Fajolle, Gébetz.
SAINT-MARTIN-LA-PIERRE-LYS.
L'archevêque était autrefois seigneur en toute justice de ce lieu ; vers le milieu du XVIIIe siècle il inféoda ce domaine qui comprenait une forteresse, une maison, un moulin à huit meules, une forêt ; il abandonna tous les droits de censives en argent ou en nature entre les mains de M. de L'Huillier, seigneur de Belvianes et Rouvenac, sous réserve de mouvance, et l'albergue annuelle de 120 livres, sans charges locales,
ci 120 liv. 0 sols 0 d.
Portion des charges générales : 16 liv. 0 sols 0 d.
Décimes : 11 liv. 8 sol 6 d.
soit en moins : 27 liv. 8 sols 06 d.
NET : 102 liv. 11 sol 6 d.

1895
Statistique des grèves et des recours à la conciliation et à l'arbitrage survenus pendant l'année 1895 / Ministère du commerce, de l'industrie, des postes et des télégraphes, Office du travail2
LXVII (389). — Grève de terrassiers et maçons à Quillan.
17-26 SEPTEMBRE.
Demande d'augmentation de salaires. — Recours des ouvriers au juge de paix le 17 septembre. — Réunion du comité de conciliation le 19. — Les patrons refusent l'arbitrage.— .La grève continue. — Transaction.
Le 17 septembre, les ouvriers terrassiers, carriers et maçons employés à la construction d'une ligne de chemin de fer de Quillan (Aude) à Rivesaltes (Pyrénées-Orientales) se mirent en grève au nombre de 450, dans les chantiers situés sur les communes de Quillan, Belvianes, Saint-Martin-Lys et Nébias.
D'après la lettre adressée le même jour au juge de paix de Quillan, ils demandaient :
Pour les ouvriers terrassiers travaillant à ciel ouvert, 33 centimes à 35 centimes l'heure; et pour le travail dans les tunnels, 35 centimes à 40 centimes l'heure; Pour les maçons et les tailleurs de pierres, 50 centimes et 60 centimes l'heure.
Devant le comité de conciliation, réuni le 19 septembre, les deux patrons associés répondirent à la demande que, jusqu'alors, ils avaient payé les ouvriers selon leur mérite, 24 centimes à 30 centimes l'heure pour les terrassiers et 40 centimes et 50 centimes pour les maçons et les tailleurs de pierres, et qu'ils ne pouvaient pas leur accorder davantage.
Invités par le juge de paix à recourir à l'arbitrage, les ouvriers acceptèrent et désignèrent immédiatement deux arbitres, l'un pour les terrassiers, l'autre pour les maçons; mais les patrons refusèrent d'en faire autant et ne voulurent même pas signer le procès-verbal de la séance.
Outre la question d'augmentation de salaire, le différend portait encore sur le système de jetons donnés en acomptes aux ouvriers. Lorsque les fournisseurs des ouvriers présentaient ces jetons aux entrepreneurs, ceux-ci leur faisaient une retenue de 2 p. 100; à leur tour, les fournisseurs n'acceptaient les jetons des ouvriers qu'en leur faisant subir une dépréciation de 5 p. 100.
Le 21 septembre, les entrepreneurs firent afficher la suppression de la retenue sur les jetons et une augmentation de 1 centime à 3 centimes par heure.
Cette concession fit reprendre le travail le lendemain à une vingtaine d'ouvriers; le 24, le nombre des travaillants s'éleva à 150 et le 26 la reprise était générale.

1896-01-01
Courrier de l'Aude1
Commission departementale.—
Dans sa séance du 28 décembre 1895, la commission départementale a distribué 29 tables bancs ainsi répartis :
Villespy, 4 ; Fa, 2 ; St-Martin-Lys, 5 ; St-Julien-de-Bec, 5 ; Villesiscle, 4.

1896-02-12
Courrier de l'Aude1
La récolte des vins dans l'Aude en 1894 et en 1895 - St-Martin-de-Taissac : Hectolitres récoltés en 1894, 40 : Hectolitres récoltés en 1895, 15

1896-03-01
Courrier de l'Aude1
Tribunal correctionnel. — Audience du 27 février 1896.
Le nommé Torrent François, ouvrier mineur, âgé de 33 ans, sujet espagnol, domicilié à Saint-Martin-Lys, est prévenu d'exercer la profession de contre-bandier. L'acte d'accusation relève à sa charge la détentention illicite de 14 paquets de 5o gr. et un de 500, portant la mention « Exportation », une boite contenant de 150 à 2oo gr. de poudre de contrebande, 7 paquets de cartes espagnoles neuves et 3 cartouches de dynamite ; pour ce dernier article, le prevenu tombe sous l'application de la loi, relative aux menées anarchistes.
Grâce à l'éloquente plaidoirie de Me Laugé, jeune avocat de notre barrau, et les bons antécédents du prévenu, le tribunal condamne Torrent à quatre amendes de 20 fr. chacune.

1896-03-22
Courrier de l'Aude1
LIMOUX. — Tribunal correctionnel. — Audience du 18 mars 1896.
Présidence de M. Jules Nègre, président.
— Une affaire de vol, de St-Martin-Lys, est renvoyée à huitaine.

1896-03-29
Courrier de l'Aude1
LIMOUX. — Tribunal correctionnel. — M. J. Nègre, préside, assisté de MM. Jean et Penchinat, juges.
Quatre prévenus viennent ensuite s'asseoir sur les bancs de police correctionnelle pour vol de charbon, au préjudice de M Edouard Constans, ce sont :
Portal Baptiste, âgé de 44 ans, ouvrier terrassier domicilié à Saint - Martin-Lys.
Journet Victor, âgé de 34 ans, ouvrier terrassier au même lieu.
Charrey Marie, 37 ans, aubergiste, au même lieu.
Et Raveyre Félix, aussi ouvrier terrassier au dit Saint-Martin-Lys.
Après une brillante plaidoirie de Me Caunes, le tribunal condamne par défaut Raveyre Félix, à un mois de prison, la femme Charrey, à 25 fr. d'amende avec application de la loi Bérenger.
Portal et Journet, sont relaxés.

1896-04-13
Le Petit Parisien : journal quotidien du soir2
(idem 1896-05-09 - CA) seule la signature a changé... Votre, etc., etc.
François Pons, Instituteur et secrétaire de mairie, à Saint-Martin-Lys (Aude).

1896-04-19
La Charente2
idem 1896-05-09 - CA

1896-04-19
Le Guetteur de Saint-Quentin et de l'Aisne2
idem 1896-05-09 - CA

1896-04-21
Courrier de Saone-et-loire2
même article que celui du 1896-05-09 - Courrier de l'Aude

1896-04-22
Journal de Seine-et-Marne2
idem 1896-05-09 - CA

1896-04-29
La Tafna : journal de l'arrondissement de Tlemcen2
idem 1896-05-09 - CA

1896-05-07
L'Indépendant des Basses-Pyrénées2
- même article que celui du 1896-05-09 - Courrier de l'Aude

1896-05-09
Courrier de l'Aude1
Le remède du Dr Williams est le préventif de tous ces maux. Les cures se comptent par centaines. Nous en citerons une seule prise au hasard ; la lettre ci-dessous, adressée au préparateur du remède, est une preuve irréfutable de l'efficacité du remède. Vu la légalisation de la signature par le maire, il ne peut y avoir aucun doute sur la véracité des faits :
Je viens remplir un devoir d'humanité en vous faisant part de la guérison de ma femme par l'emploi des Pilules Pink pour personnes pâles du Dr Williams — Affectée d'une leucorrhée qui a duré plus de Vingt ans, elle a vu son mal disparaître subitement après quelques boîtes ; elle a voulu cependant en prendre encore pour avoir une plus grande garantie. — Comme vous voyez, c'est par pur désintéressement et par amour du soulagement des personnes atteintes d'un pareil mal que je viens vous remercier et vous autoriser à publier cette lettre. Je vous serai reconnaissant de bien vouloir m'envoyer encore 6 boites, ci-joint la somme.
François PONS,
Secrétaire de mairie à St-Martin-Lys ( Aude )

1896-05-09
L'éclair1
même article que celui du 1896-05-09 - Courrier de l'Aude

1896-05-09
Le Petit Provençal2
même article que celui du 1896-05-09 - Courrier de l'Aude

1896-05-16
Journal de Montélimar2
idem 1896-05-09 - CA

1896-08-15
Courrier de l'Aude1
LIMOUX. — Tribunel correctionnel. — Audience du 13 août 1896.
— Savignat Jean-Marie, 31 ans, chef de chantier à Saint-Martin-Lys, coups et blessures, 5o fr. d'amende.

1896-08-17
La petite gironde2
LIMOUX, 15 août. Tribunal correctionnel. — [...]Jean Marie Savignat, chef de chantier à Saint-Martin-Lys, 50 fr. d’amende, pour coups et blessures.

1896-09-06
Courrier de l'Aude1
Les Chemins de fer de l'Aude.
Les rapports de MM. les ingénieurs du service de la construction nous donnent les renseignements suivants :
Sur la ligne de Quillan à Rivesaltes, les travaux du 1er lot, entre Quillan et St-Martin-Lys sont en pleine exécution.
Ceux du 2e lot seront mis en adjudication vers le 1er janvier prochain. Le projet du 3e lot entre le plateau de la Crémade et la limite des Pyrénées-Orientales sera soumis, cette année, à l'approbation de l'administration supérieure.

1896-11-11
Courrier de l'Aude1
Faux monnayeurs -cf voie

1896-12-24
Courrier de l'Aude1
SAINT-MARTIN-LYS. - Deux jeunes gens de la commune de St Martin, Louis Fillet, âge de 18 ans, et Baptiste Marcerou, àgé de 17 ans, viennent d'être victimes d'un accident qui leur a coûté la vie.
Lundi dernier, vers 3 heures du soir, ces jeunes gens étaient occupés à extraire de la terre destinée à la fabrication des tuiles au lieu appelé la Tuilerie, située aux abords de la route de Marsa, propriété de M. Dumont, lorsqu'un éboulement se produisit qui surprit les deux ouvriers.
Un garçonnet, âgée de 13 ans, qui travaillait avec eux au transport des terres extraites au moyen d'une brouette, témoin de l'accident et en dehors des atteintes de l'éboulement, courut aussitôt chercher des secours.
Mais, avant que les personnes prévenues se fussent rendues sur les lieux, les deux malheureux ouvriers avaient cessé de vivre.
La population de Saint-Martin a été vivement émotionnée par ce tragique événement, qui plongea dans la douleur deux familles de cette commune.

1896-12-25
La dépêche du Berry2
Eboulement suivi de mort
Saint-Martin Lys (Aude).— Deux jeunes gens de la commune de Saint-Martin, Louis Fillet, âgé de 18 ans, et Baptiste Marcérou, âgé de 17 ans, viennent d’être victimes d'un accident qui leur a coûté la vie.
Hier lundi, vers trois heures du soir, ces jeunes gens étaient occupés à extraire de la terre destinée a la fabrication des tuiles au lieu appelé la Tuilere, situé aux bord de la route de Marsa, propriété de M. Dumont maire de cette commune, lorsqu’un éboulemont se produisit qui surprit les deux ouvriers.
Un garçonnet, âgé de 13 ans, qui travaillait avec eux au transport des terres extraites au moyen d'une brouette, témoin de l'accident et par bonheur en dehors des atteintes de l'éboulement au moment où il survint courut chercher des secours.
Mais, avant que les personnes prévenues se fussent rendues sur les lieux, les deux malheureux ouvriers avaient cessé de vivre.
La population de Saint-Martin a été vivement émotionnée par ce tragique événement qui plonge dans la douleur deux familles de cette commune.

1896-12-25
La république francaise2
Un Eboulement Carcassonne, 24 décembre. Deux jeunes gens de la commune de Saint-Martin, Louis Fillet, âgé de dix-huit ans, et Baptiste Marcérou, âgé de dix-sept ans, viennent d’être victimes d’un accident qui leur a coûté la vie. Hier lundi, vers trois heures du soir, ces jeunes gens étaient occupés à extraire de la terre destinée à la fabrication des tuiles au lieu appelé la Tuilerie, située aux abords de la route de Marsa, propriété de M. Dumont, maire de la commune de Saint-Martin-Lys, lorsqu’un éboulement se produisit qui surprit les deux ouvriers. Un garçonnet, âgé de treize ans, qui travaillait avec eux au transport des terres extraites au moyen d’une brouette, témoin de l’accident et par bonheur en dehors des atteintes de l’éboulement au moment où il survint, courut aussitôt chercher des secours. Mais, avant que les personnes prévenues se fussent rendues sur les lieux, les deux malheureux ouvriers avaient cessé de vivre. La population de Saint-Martin a été vivement émotionnée par ce tragique événement, qui plonge dans la douleur deux familles de cette commune.

1896-12-25
Le Petit journal2
MORTS SOUS UN ÉBOULEMENT, (Dépêche de notre correspondant) - Limoux, 24 décembre. Un terrible accident vient de jeter la consternation dans la petite commune de Saint-Martin-Lys. Avant-hier, vers trois heures de l'après-midi, deux jeunes gens de la localité, Baptiste Marcerou et Louis Fillet, âgés le premier de dix- sept ans, le second de dix-huit, étaient occupés à extraire de la terre dans une propriété de M. Dumont, maire de la commune, au lieu dit la Tuilerie, lorsqu'un éboulement s'est produit et a enseveli vivants ces malheureux ouvriers. Un jeune garçon de treize ans, qui travaillait avec eux, n'a pas été atteint et s'est empressé d'aller au village chercher du secours, mais on n'a dégagé que des cadavres.
Les familles de ces deux jeunes victimes du travail sont dans la désolation.

1896-12-26
L'Indépendant rémois : journal quotidien : politique, commercial, économique2
[...]mande de Saint-Martin-Lys (Aude), 22 décembre, à la Dépêche de Toulouse : Deux jeunes gens de la commune de Saint-Martin [...]

1896
La Situation financière des communes en 18962
Saint-Martin-Lys Population 185; superficie 1204 hectares; recette ordinaire 1847; dépences ordinaires 1847; produit des centimes ordinaires et extraordinaire 1841; valeur du centiare 6.66 ; centimes par dépenses ordinaires et extraordinaire : total 269, extraordinaire 20 + 12 + 27, durée extraordinaire 1914 - 1916 - 1919; Montant de la dette en capital au 31 mars 1895 6???

1896
Statistique des grèves et des recours à la conciliation et à l'arbitrage survenus pendant l'année 1895 / Ministère du commerce, de l'industrie, des postes et des télégraphes, Office du travail2
même texte que en 1895 ...

1896-1898
Mémoires de la Société des arts et des sciences de Carcassonne2
Séance du 2 Juin 1805
PRÉSIDENCE DE M. LE COLONEL Grillières
M. le Président Grillières prononce l'éloge de M. Cros-Mayrevieille.[...]
En 1837. il fondait l'Aude, journal du progrès qu'il dirigea avec Théophile Marcou pour rédacteur en chef. La même année il publiait la vie de Félix Armand, curé de St-Martin, l'auteur de la première route ouverte dans les gorges jusqu'alors impraticables de la Pierre Lis, En même temps il s'occupait des travaux de défense et d'irrigation de la plaine de Mayrevieille, et parvenait à mettre ces terrains fertiles à l'abri des inondations.[...]

1897-02-06
Courrier de l'Aude1
Comité Pasteur de l'Aude.
Douzième liste.
Pons, instituteur à St-Martin-Lys, 1
Cette douzième liste comprend les dernières souscriptions des communes rurales.
Les détenteurs de souscriptions sont invités à en faire l'envoi sans retard.
La treizième liste paraîtra la semaine prochaine : elle portera les souscriptions de Castelnaudary et de Limoux.

1897-02-16
Courrier de l'Aude1
Tribunal correctionnel
Chabaud Antonin, 21 ans, terrassier à St Martin Lys et Faux Louis, 42 ans, entrepreneur au même lieu, sont condamnés solidairement à 16 fr. d'amende chacun.
Poursuivui pour le double délit d'outrages au maire et de violences sur un agent Chassin Julien, 35 ans, terrassier à St Martin-Lys, est condamné, pour le second délit, par défaut, à trois mois de prison.

1897-05-05
Courrier de l'Aude1
LIMOUX. — Tribunal. — Hier matin a eu lieu en audience solennelle l'installation de M. Coste, juge à Espalion nommé aux mêmes fonctions au tribunal de notre ville en remplacement de M. Penchinat.
A la même audience a été prononcée l'expropriation pour cause d'utilité publique des terrains devant servir à la construction du chemin de fer de Quillan à Rivesaltes (communes de Saint-Martin-Lys et Axat).

1897-08-02
L'éclair1
Etat civil. Publications de mariages : Louis Abram, tonnelier et Pauline Mège, couturière. - Paul Descouens, régisseur et Magdeleine Huillet, à Saint-Martin de Lys (Aude).

1897-09-18
Courrier de l'Aude1
Nouvelles religieuses. — Mon seigneur l'Evêque a nommé :
Curé à Serviès-en-Val, M. Delmas, vicaire à St-Martin de Limoux, lequel, à ce autorisé, vient de permuter avec M. Lallemand, curé de St-Martin Lys ;

1897-09-24
Courrier de l'Aude1
AXAT. — Suicide émouvant. —
Mardi dernier, les ouvriers de l'entreprise Chevalier et Alary ( chemin de fer de Quillan à Rivesaltes ), étaient occupés à construire le pont qui relie les deux rives de l'Aude, en amont de St-Martin-Lys, quand l'un des surveillants, M. Filhère père, âgé de 60 ans environ, a, dans un accès de fièvre chaude, franchi le pont et est tombé dans le fleuve . Le courant l'a entrainé dans un gouffre d'où on l'a retiré mort. Le corps a été transporté à la mairie d'Axat.
M. Filhère est bien regretté, il était juste, bon et actif au travail.

1897-10-03
La Dépêche : journal quotidien1
Quillan (Aude), 2 octobre. — A la suite de la pluie qui est tombée sans discontinuer pendant toute la nuit et la journée du 1er courant, la rivière d'Aude a considérablement grossi, élevant son niveau à 2 métres 30 au-dessus de l'étiage. Pendant toute la journée, le fleuve a charrié quantité de poutres, de bois de charpente provenant de passerelles établies en amont de Quillan et de brouettes enlevées des chantiers des entreprises du chemin de fer.
A l'heure où nous écrivons, la crue est stationnaire, avec tendance à la baisse, mais le temps reste menaçant.
Des éboulements se sont produits dans la Pierre-Lys, sur la route nationale, entre Quillan et Saint-Martin. La circulation est interrompue.

1897-11-10
Courrier de l'Aude1
Enquête sur le Vignoble de L'Aude Par M. G. Barbut, Professeur Départemental d'agriculture ; St-Martin-Lys : Production de vins en 1897 : 2 ; Anciennes vignes françaises résistant encore : 0 ; Vignes soulises à la submersion : 0 ; Vignes traitées par le sulfure de carbone : 0 ; Vignes plantées en cépages américains : 0,50 ; Etendue totale en 1897 : 0,50

1897-12-31
Courrier de l'Aude1
La récolte des vins dans l'Aude en 1897 - St-Martin-de-Taissac : Nombre d'hectares plantés en vigne, 4 ; Hectolitres récoltés en 1897, 12 : Hectolitres récoltés en 1896, 20

1897
La Situation financière des communes en 1897
Saint-Martin-Lys Population 448; superficie 1204 hectares; recette ordinaire 2094; dépences ordinaires 2094; produit des centimes ordinaires et extraordinaire 1757; valeur du centiare 7.67 ; centimes par dépenses ordinaires et extraordinaire : total 284, extraordinaire 20 + 12 + 27, durée extraordinaire 1914 - 1916 - 1919; Montant de la dette en capital au 31 mars 1896 3634

1897
Revue des eaux et forêts : économie forestière, reboisement... / dir. : S. Frézard ; réd. en chef : A. Frézard2
LES CONSÉQUENCES D'UNE ADJUDICATION FORESTIÈRE A LONG TERME - voir presse

1898-02-08
Courrier de l'Aude1
SAINT-MARTIN-LYS - Eboulement - A la suite des pluies de ces derniers jours, un éboulement s'est produit sur la route nationale n° 118, aux abords du village de Saint-Martin-Lys. La circulation est interdite et ne pourra être rétablie que dans quelques jours.

1898-05-15
Courrier de l'Aude1
Voici les résultats par communes, des élections de l'arrondissement de Limoux - St-Martin-Lys : Beaumetz 55. De Montgaillard 26.

1898-09-08
La Dépêche : journal quotidien2
On demande Bon tailleurs de pierre pour le calcaire dur, entreprise Allary et Chevalier, à Saint-Martin-Lys près Quillan (Aude). Travail assuré pour longtemps.

1898-09-10
La Dépêche : journal quotidien2
On demande Bon tailleurs de pierre pour le calcaire dur, entreprise Allary et Chevalier, à Saint-Martin-Lys près Quillan (Aude). Travail assuré pour longtemps.

1898
La Situation financière des communes en 18982
Saint-Martin-Lys Population 448; superficie 1204 hectares; recette ordinaire 1960; dépences ordinaires 1960; produit des centimes ordinaires et extraordinaire 1581; valeur du centiare 7.12 ; centimes par dépenses ordinaires et extraordinaire : total 230, extraordinaire 20 + 12 + 27, durée extraordinaire 1914 - 1916 - 1919; Montant de la dette en capital au 31 mars 1897 3470

1898
Dictionnaire des domaines, par Edouard Maguéro,... avec la collaboration de MM. Guilbert, Juge et Olive2
Chemin de fer (Convention avec la Cie du midi)
3° Convention avec la Cie du Midi. BULL. 834, NO 14215. — LOI QUI APPROUVE LA CONVENTION PASSÉE, LE 9 JUIN 1883, ENTRE LE MINISTRE DES TRAVAUX PUBLICS ET LA COMPAGNIE DES CHEMINS DE FER DU MIDI. — LOI DU 20 NOVEMBRE 1883 (PROMULGUÉE AU J. 0. DU 21 NOV. 1883).
1. Est approuvée la convention provisoire passée, le 9 juin 1883, entre le ministre des travaux publics et la compagnie des chemins de fer du Midi et du canal latéral à la Garonne.
2. Le montant des travaux complémentaires que le ministre des travaux publics pourra autoriser sera fixé, chaque année, par un article de la loi de finances.
Tout nouveau traité engageant le concours financier de la compagnie du Midi dans la construction et l'exploitation des lignes ferrées ne pourra être exécuté qu'après avoir été approuvé par une loi.
3. L'enregistrement de ladite convention ne donnera lieu qu'à la perception du droit fixe de trois francs (3 fr.).
CONVENTION.
L'an mil huit cent quatre-vingt-trois et le 9 juin, Entre le ministre des travaux publics, agissant au nom de l'Etat, et sous la réserve de l'approbation des présentes par une loi.
D'une part ; Et la société anonyme établie à Paris sous la dénomination de Compagnie des chemins de fer du Midi et du canal latéral à la Garonne, ladite compagnie représentée par M. Adolphe d'Eichthal, président du conseil d'administration, élisant domicile au siège de ladite société, à Paris, boulevard Haussmann, no 54, et agissant en vertu des pouvoirs qui lui ont été conférés par délibération du conseil d'administration en date du 8 juin 1883, et sous la réserve de l'approbation des présentes par l'assemblée générale des actionnaires dans le délai de trois mois, au plus tard, à dater de l'approbation des présentes par une loi.
D'autre part, Il a été dit et convenu ce qui suit : Art. 1er. Le ministre des travaux publics, au nom de l'Etat, concède à la compagnie des chemins de fer du Midi et du canal latéral à la Garonne, qui accepte, les chemins de fer ci-après : § 1er. — A titre définitif.
[...]Quillan à Rivesaltes[...]

1898
Bulletin de la Société d'études scientifiques de l'Aude - Rapport sur l'excursion des 6 et 7 juin 1897 aux ruines de Puylaurens à Axat et à la forêt d'en Malo par L. Gavoy2
Nous voici à Lapradelle, l'ancienne Petralata, dépendance de l'abbaye de Saint-Martin de Taissac. Un énorme rocher, dernier contrefort de la Serre d'Arquières, la domine au levant et semble vouloir l'écraser de sa masse. Après quelques minutes d'arrêt, dont nous profitons pour dégourdir nos jambes, nous remontons en voiture, et, abandonnant la route de Caudiès, nous tournons à droite pour nous engager dans la vallée de la Boulzanne dont nous côtoyons la rive gauche.
[...]Nous sommes au pont d'Àlliez ; ceux de nos collègues que nous avons laissés à Axat nous attendent là. Nous leur faisons place et repartons rapidement.
Saint-Martin, la Pierre-Lys. Belvianes, disparaissent tour a tour. Nous touchons enfin aux premières maisons de Quillan, nous entrons dans la cour de la gare ; le train est déjà formé, nous nous empressons d'y monter. La vapeur siffle, la locomotive lance dans les airs des nuages de fumée noire, le train s'ébranle. En route pour Carcassonne !

1899-07-15
Courrier de l'Aude1
QUILLAN. — Chevaux emballés. — Avant-hier, mercredi, un domestique de M. Martre, loueur de voitures à Quillan, le sieur Jean Bals, revenait à vide des bains de Carcanières, conduisant un omnibus attelé de trois chevaux.
Arrivé à Saint-Martin-Lys, le postillon éprouva le besoin de fumer et descendit pour se procurer du tabac au débit établi sur la route.
Pendant son absence, qui ne fut pas longue, les chevaux partirent et, se sentant libres, turent vite emballés. Ils par coururent ainsi deux kilomètres environ et, arrivés au « Roc traoucat », les brancards de l'omnibus cassèrent et les trois chevaux furent précipités dans la rivière d'une hauteur de 7 mètres.
Dans leur chute, un des chevaux fut tué sur le coup ; les deux autres ont été fortement contusionnés, Ou ne survivra pas a ses blessures.

1899-07-17
Le Rappel / directeur gérant Albert Barbieux2
Chevaux emballés. - Un domestique de M. Martre dit Belvis, loueur de voitures, à Quillan (Aude), M. Jean Bals, revenait des bains de Carcanières, conduisant un omnibus attelé de trois chevaux.
Arrivé à Saint-Martin-Lys, le postillon éprouva le besoin de fumer et, descendit pour se procurer du tabac établi sur la route.
Pendant son absence, les chevaux partirent et, se sentant libres furent vite emballés.
Ils parcoururent ainsi la route sur deux kilomètres environ.
Enfin, raconte la Dépêche de Toulouse, au lieu dit le Roc traoucat, les brancards de l'omnibus cassèrent et les trois chevaux furent précipités dans la rivière d'une hauteur de sept mètres. Un fut tué sur le coup ; les deux autres, fortement contusionnés, purent cependant gagner Quillan, mais on craint que l'un des deux ne puisse survivre à ses blessures.

1899-07-17
Le XIXe siècle : journal quotidien politique et littéraire / directeur-rédacteur en chef : Gustave Chadeuil2
Chevaux emballés. - Un domestique de M. Martre dit Belvis, loueur de voitures, à Quillan (Aude), M. Jean Bals, revenait des bains de Carcanières, conduisant un omnibus attelé de trois chevaux.
Arrivé à Saint-Martin-Lys, le postillon éprouva le besoin de fumer et, descendit pour se procurer du tabac établi sur la route.
Pendant son absence, les chevaux partirent et, se sentant libres furent vite emballés.
Ils parcoururent ainsi la route sur deux kilomètres environ.
Enfin, raconte la Dépêche de Toulouse, au lieu dit le Roc traoucat, les brancards de l'omnibus cassèrent et les trois chevaux furent précipités dans la rivière d'une hauteur de sept mètres. Un fut tué sur le coup ; les deux autres, fortement contusionnés, purent cependant gagner Quillan, mais on craint que l'un des deux ne puisse survivre à ses blessures.

1899
La Situation financière des communes en 18992
Saint-Martin-Lys Population 448; superficie 1204 hectares; recette ordinaire 1956; dépences ordinaires 1956; produit des centimes ordinaires et extraordinaire 1546; valeur du centiare 7.10 ; centimes par dépenses ordinaires et extraordinaire : total 248, extraordinaire 20 + 12 + 27, durée extraordinaire 1914 - 1916 - 1919; Montant de la dette en capital au 31 mars 1898 3307

1900-01-05
Courrier de l'Aude1
LA RECOLTE DES VINS DANS L'AUDE EN 1899
Arrondissement de Limoux
Canton de Quillan
Saint-Martin-Lys : 2o hectolitres récoltés en 1899 ; 10 hectolitres récoltés en 1898 ; 3 hectares plantés en vigne

1900-02-26
L'éclair1
Carcassonne. - Conseil de préfecture de l'Aude.– Séance du 23 février.– Réuni sous la présidence de M. Bouisset, vice-président, assisté de MM. Bujeaud et Rougé, conseillers : M. Aldebert, secrétaire général, remplissant les fonctions de commissaire du gouvernement.
Le conseil de préfecture s'est occupe des affaires suivantes :
2° Instance en dommage ponr le sieur Montagne, de Belvianes contre les entrepreneurs Allary et Chevalier et l'Etat
3° Neuf instances de même nature pour les sieurs Mounié, Doumergue, Bastou et autres, contre les mêmes
4° Trois autres instances de même nature pour les sieurs Marcérou, Mathias, Jean Rivière et Paul Marcérou, de Saint-Martin Lys, contre les mêmes.
Les affaires portées sous les numéros 2, 3 et 4 ci-dessus reviennent après visite des lieux litigieux.
MM. Delsol, Cros, Montpellier et M. Bouffet, ingénieur en chef des ponts et chaussées, ont successivement pris la parole sur le procès-verbal de cette visite. Délibéré.
5° Instance en dommages pour la commune de Belvianes, contre l'Etat et les entrepreneurs Allary et Chevalier, sur rapport d'expertise.
Après les observations orales de M. l'ingénieur en chef, au nom de l'Etat, acceptant les conclusions du rapport d'expertise, et la plaidoirie de Me Cros, pour les entrepreneurs, est prononcé le délibéré.

1900-02-27
Courrier de l'Aude1
Conseil de préfecture . — Séance du 23 février 1900.
Presidence de M. Bouisset, vice-président, assisté MM. Bujeaud et Rougé, conseillers ; Aldebert, secrétaire général remplissant les fonctions de commissaire du gouvernement.
Le conseil s'est occupé des affaires suivantes.
[...]2° Instance en dommages pour M. Montagné de Belvianes, et les entrepreneurs Allary et Chevalier de l'État.
3° Neuf instances de mêmes nature pour MM. Mounié, Doumergue, Bastou et autres et les mêmes.
4° Trois autres instances de même nature pour MM. Mathias, Marcérou, Jean Rivière et Paul Marcérou, de Saint-Martin-Lys, contre les mêmes. Les affaires portées sous les numéros 2, 3 et 4 ci-dessus reviennent après visite des lieux litigieux. MM. Delsol, Cros, Montpellier et M. Bouffet, ingénieur en chef des ponts et chaussées, ont successivement pris la parole sur le procès-verbal de cette visite. Délibéré prononcé,
5° Instance en dommages pour la commune de Belvianes contre l'État et les entrepreneurs Allary et Chevalier, sur rapport d'expertise. Après les observations orales de M. l'ingénieur en chef, au nom de l'État, acceptant les conclusions du rapport d'expertise, et la plaidoirie de M. Cros, pour les entrepreneurs, est prononcé le délibéré.

1900-05-10
Courrier de l'Aude1
Les élections contestées. — Vingt-quatre heures à peine s'étaient écoulées depuis la proclamation des résultats du scrutin municipal de dimanche que déjà le greffe du Conseil de Préfecture recevait un certain nombre de protestations.
Parmi celles-ci citons : Montréal, Villerouge-Termenés, Pépieux, Badens, Fontiès-d'Aude, Les Martys, Auriac, Villanière, Maironnes, St-Martin-Lys.

1900-05-12
Courrier de l'Aude1
Protestations au sujet des élections municipales. — Voici par arrondissements les diverses protestations qui sont arrivées à la préfecture dans les cinq jours qui ont suivi le scrutin de dimanche dernier :
Arrondissement de Limoux, — Saint-Martin-Lys...

1900-05-26
Courrier de l'Aude1
Conseil de préfecture. — Le conseil de préfecture de l'Aude a commencé l'instruction des protestations électorales.
Rappelons aux intéressés que, d'après la loi, tous les conseillers municipaux dont l'élection est attaquée sont prévenus qu'ils ont cinq jours, pour tout délai, à l'effet de déposer leurs défenses et de faire connaître s'ils entendent user du droit de présenter des observations orales. Passé ce délai, le conseil de préfecture statue en audience privée.
Quinze communes ayant laissé passer le délai de cinq jours sans présenter d'observations en défense, le conseil a pris à leur égard les décisions suivantes.
[...]Quillan, Pexiora, St-Martin-Lys, Espezel, Villesiscle, Soulalge, Fontiès-d'Aude, Valmigère et Lairière, protestations rejetées.

1900-06-01
Semaine religieuse du Diocèse de Lyon2
Une statue à un prêtre. Le conseil municipal de Quillan, arrondissement de Limoux (Aude), a nommé une commission d'initiative pour l'érection de la statue de Félix Armand.
Le curé Armand est le curé de Saint-Martin-Lys qui, au siècle dernier, fit construire la route de Quillan à Axat, avec le concours des habitants du pays et la protection de Mgr de Chanterac, évêque d'Alet, « l'évêque des routes », comme ses diocésains l'avaient surnommé.
Si les journaux sectaires voulaient publier la liste des moines, des prêtres, des religieuses qui se sont signalés par les services rendus à l'humanité et par des travaux utiles à leur pays pendant de longues années il n'y aurait plus assez de place dans leurs colonnes pour des calomnies contre la religion et ses ministres.

1900-07-10
Courrier de l'Aude1
ARRONDISSEMENT DE LIMOUX
QUILLAN. — Dans sa séance de samedi, le Conseil municipal a nommé une commission d'initiative pour l'érection de la statue de Félix Armand.
L'abbé Armand est le curé de Saint-Martin-Lys qui, au siecle dernier, fit construire la route de Quillan à Axat, avec le concours des habitants du pays et la protection de Mgr de Chanterac, évêque d'Alet, « l'évêque des routes », comme ses diocésains l'avaient surnommé.

1900-12-07
Courrier de l'Aude1
LA RECOLTE DES VINS DANS L'AUDE EN 1900
Arrondissement de Limoux
Canton de Quillan
Saint-Martin-Lys : 12 hectolitres récoltés en 1899 ; 20 hectolitres récoltés en 1900 ; 0.19 hectares plantés en vigne

1900
La Situation financière des communes en 19002
Saint-Martin-Lys Population 448; superficie 1204 hectares; recette ordinaire 2016; dépences ordinaires 2016; produit des centimes ordinaires et extraordinaire 1651; valeur du centiare 7.11 ; centimes par dépenses ordinaires et extraordinaire : total 263, extraordinaire 20 + 27 + 11, durée extraordinaire 1914 - 1919 - 1900; Montant de la dette en capital au 31 mars 1899 3137

1900
Les Pyrénées de Bayonne à Perpignan / par A. de Baroncelli2
On passe du département des Pyrénées-Orientales dans celui de l'Aude (3.4) ; ici, une rampe douce de deux kil. conduit au village de La Pradelle (2.4) où on traverse la Boulzane descendant du vallon de Puilaurens, à g. De ce côté, sur un roc isolé, se dressent les ruines d'un château féodal.
Trois cents m. plus loin, la r. franchit le ruisseau de Magnac, puis en remonte la rive g. (Côte : 30') pour gagner le petit col de Comperié (2.5—Alt.: 534 m.). Descente du ravin d'Alies qui rejoint la vallée de l'Aude, encaissée entre les hauts rochers du Sarrat de Cavaillère et du pic d'en Brosse.
Ayant traversé le pont sur l'Aude, on laisse à g. (3.2) la r. d'Axat (V, page 128), et, neuf cents m. plus bas, encore à g. (0.9), le ch. de Marsa par la vallée du Rébenty (V. page 128). C'est ici que commencent les fameuses gorges de l'Aude, longues de cinq kil., qui, au delà du village de Saint-Martin-de-Teissac (2.1), prennent le nom de défilé de Pierre-Lis.
La r., tracée en corniche au-dessus de la rivière, domine les nombreux travaux d'art de la ligne du ch. de fer, sur la rive dr., et passe sous deux galeries (1.8). A g., une grotte profonde s'ouvre dans le roc ; tandis qu à dr. de gigantesques parois, taillées à pic, enserrent ce lieu sauvage.
Un dernier petit tunnel, plutôt une arche, forme la porte (1.4) du défilé que gardent, à dr., de colossales tranches rocheuses hérissées en pointes menaçantes.
On débouche dans un bassin, entouré de montagnes encore bien dénudées, mais qui paraît souriant au sortir du sombre couloir qu'on vient de traverser.
La route passe au-dessous du village de Belvianes (1.8), puis dans le voisinage d'importantes scieries. La vallée s'élargit et devient très fertile ; grande production de fruits. Laissant à g. la station de Quillan (3.6), cent m. plus loin, suivre la r. du milieu qui incline à dr. On contourne Quillan (Ch.-l. de c. — 2.411 hab.) pour arriver au croisement (0.4) de la rue principale û bourg, à dr. et de la r. de Foix, par Lavelanet, à g. Ici, tourner à dr. dans la rue de Quillan et s'arrêter, trente m. plus loin, à g., au Grand Hôtel recommandé des Pyrénées (cuisine et conserves alimentaires renommées).
Excursion recommandée an départ de Quillan. —
Le cycliste, disposant d'une Journée, pourra faire une charmante excursion dans la forêt des Fanges, une des plus belles de la France. La Sapinière, le Quartier de la Serre, le Col de Saint-Louis, les abords du Pavillon des Gardes (rafraîchissements), en sont les parties intéressantes.
Le moyen le plus pratique pour visiter la foret des Fanges est de la parcourir en voiture. S'adresser pour la location à l'hotel des Pyrénées.

1901-02-20
Courrier de l'Aude1
QUILLAN. — L'érection de la statue du curé de St Martin-Lys, Félix Armand vient d'être décidée.
Une réunion qui a eu lieu dimanche dans la salle de la mairie, à 4 h. du soir a donné les résultats suivants, pour la nomination du comité :
MM. Beaumeiz, député, président d'honneur ; Nicoleau, maire, président ; Laurans, adjoint, 1er vice-president ; Coursale François, 2e vice-président ; Bassau Pierre, secretaire ; Salvat Ferdinand.
Trois commissions ont été nommées :
1° Commission pour la souscription M. Coursade François, président, M. Salvat vice-président — 2° Commission des travaux : M. Dupeyrou, vice-président — 3° Commission des fêtes : M. Moulines, vice président.
L'inauguration de la statue du créateur de la route de la Pierre Lys aura lieu au mois de mai.

1901-05-12
Courrier de l'Aude1
ARRONDISSEMENT DE LIMOUX
LIMOUX. — Nous avons relaté en temps utile l'arrestation du sieur Albert Ch.., architecte à Paris, sous l'inculpation d'espionnage qui eut lieu à St-Martin-Lys.
Ancien élève de l'Ecole des arts décoratifs, d'où il est sorti avec un des premiers numéros, sur un ton parfaitement dégagé et comme s'il était absolument étranger aux faits qui ont amené son arrestation, Albert Ch., répond aux questions que lui pose la justice et expose clairement son procédé pour la fabrication des billets de banque.
En vue d'établir la planche indispensable à la reproduction des billets à imiter, au moyen de la photographie, l'inculpé reproduisait et agrandissait progressivement l'estampe d'un vrai billet le moindre détail ne pouvait lui échapper à son observation. Il opérait ensuite eu sens contraire, c'est-à-dire en réduisant l'estampe à son format ordinaire, ce qui lui permettait de s'assurer de la perfection d'ensemble du billet imité.
Albert Ch... était arrivé à fabriquer de façon si parfaite, que sans une marque faite à l'un de ses billets, il était matériellement impossible de le reconnaître alors qu'on l'avait mêlé à une liasse de vrais billets de banque.
C'est à Nice, dans un débit de tabacs où il venait d'acheter une boite de cigares de prix, que l'inculpé mit en circulation le premier des billets de banque par lui fabriqués.
Quel a été le nombre des billets de banque émis à ce jour ? On l'ignore encore.
Afin de détourner tous soupçons et par mesures de prudence, Ch... évitant les grandes villes, choisissait de préférence les petits villages. Il avait habité quelque temps un village de l'Ariège avant de venir s'établir à St-Martin-Lys. Il y employait son temps soit à la pèche à la ligne, soit en excursions dans la montagne.
Les habitants du village le prirent pour un espion et le signalèrent à la gendarmerie qui procéda à son arrestation.
Une liasse de billets de banque dont il était porteur éveilla les soupçons et contribua largement à établir sa qualité de faux monnayeur.

1901-05-28
Courrier de l'Aude1
Société scientifique de l'Aude - Séance du 24 mars 1901
M. le Dr Petit donne lecture d'une circulaire qui lui a été adressée par le Comité d'érection de la statue de Félix Armand à Quillan.
« L'abbé Félix Armand, né à Quillan en 1742, fut curé à Saint-Martin-Lys en 1774. A cette époque il n'existait aucun chemin pour se rendre de cette commune à Quillan. Il conçut le projet de frayer un passage à travers les gorges de la Pierre-Lys et de 1781 à 1789 avec l'aide des habitants et les très modiques ressources qu'il put se procurer, il construisit un petit chemin qui est devenu plus tard une route Nationale, reliant la haute vallée de l'Aude avec Quillan.
« La ville de Quillan, pour glorifier la mémoire de cet enfant sorti des derniers rangs du peuple, fut autorisée par décrét à lui élever une statue par souscription. Elle vient d'être remise par M. Bonnassieux, son auteur, au Comité chargé d'ériger le monument en 1901, lequel ouvre une souscription pour mener à bonne fin l'œuvre qui perpétuera le souvenir de Félix Armand. »
M. le Dr Petit propose d'affecter la somme de vingt francs à cette souscription. La Société vote l'unanimité ladite proposition.

1901-06-01
Courrier de l'Aude1
Conseil de préfecture. — Audience du 31 mai 1901. — Présidence de M. Bouisset.
— La commune de Saint-Martin-Lys contre M. Delmas, curé de cette paroisse :
Demande que le dit M. Delmas soit condamné à payer à M. Rougé, conducteur des ponts et chaussées, une somme de 42 fr. pour avoir dressé un devis estimatif et fait un plan de deux pièces de terre et d'une maison laissées en jouissance au dit desservant par feu Félix Armand, ancien curé de St-Martin-Lys.
Le maire et le curé se présentent eux mêmes.
Le conseil se déclare incompétent.

1901-06-07
Courrier de l'Aude1
Ministère des Travaux Publics — Département de l'Aude
TRAMWAYS A VAPEUR
ARRÊTÉ autorisant les Agents de la Compagnie des Tramways à vapeur de l'Aude à pénétrer dans les propriétés particulières pour les Études définitives du deuxième réseau de Tramways.
Nous, PRÉFET DU DÉPARTEMENT DE L'AUDE,
...
ARRÊTONS :
ARTICLE PREMIER. — Tous les Agents de la Compagnie des Tramways à Vapeur de l'Aude sont autorisés à pénétrer dans les propriétés particulières pour faire les tracés, levés de plans, nivellements, sondages et autres opérations que comportent les études du deuxième réseau de tramway dans les communes de ..., Saint-Martin-Lys, ...

1901-07-18
Courrier de l'Aude1
Faux-Monnayeurs. — au mois de mars dernier, la gendarmerie d'Axat arrêtait à St-Martin-Lys, sous inculpation n'espionnage le nommé Albert Thouvenel, âgé de cinquante huit ans, ancien élève de l'Ecole des beaux-art.
Après un interrogatoire sommaire et une perquisition faite dans la chambre occupée par le prévenu, on s'aperçut qu'on se trouvait en présence d'un faux monnayeur. Dans la malle de ce dernier, la gendarmerie trouva en effet une liasse de billets de banque de 100 fr. enfermée dans plusieurs chemises portant comme suscription : épreuves bien venues, épreuves à corriger.
Conduit devant M. le procureur de la République, le sieur Thouvenel fut écroué à la maison d'arrêt, et ne tarda pas à donner des renseignements très exacts sur la fabrication à laquelle il s'était livré. Il reconnaît avoir émis pour10.000 francs environ de faux billets de banque. Mise à l'instruction, cette affaire a été habilement dirigée par M. le juge d'instruction, qui ne tardait pas à comprendre que les facultés intellectuelles du prévenu étaient fortement ébranlées.
Nous apprenons que le médecin-légiste chargé d'examiner l'état mental de Thouvenel vient de conclure à son irresponsabilité absolue.
Il est probable que, sous peu, une ordonnance de non-lieu rendra à la liberté ce malheureux dément.
Ainsi se termine une affaire qui avait passionné tout le pays.

1901-08-01
Courrier de l'Aude1
QUILLAN. — Le comité de la statue Félix-Armand a demandé au consul municipal de s'associer au fêtes qui doivent avoir lieu du 1er au 15 septembre prochain, à l'occasion de l'érection de cette statue.
Par 9 voix contre 2 et un bulletin blanc, le conseil a décidé de ne pas participer à ces fêtes destinées à honorer la mémoire d'un enfant et d'un bienfaiteur du pays.
M. Félix-Armand était curé dans l'ancien diocèse d'Alet, et les sectaires ont refusé tout hommage au créateur de la route de la Pierre-Lys. On n'a pas l'esprit plus étroit.

1901-08-06
Le courrier de l'Aude1
QUILLAN.—Inauguration de la statue Félix Armand .— On nous écrit :
« A la réunion qui a eu lieu le 2 Août un membre du comité a pris la parole et s'est exprimé ainsi :
« Dans le Comité toutes les opinions sont représentées et c' est à ce titre que certaines personnes que je vous laisse le soin de qualifier font courir le bruit que les républicains se sont jetés dans les bras des réactionnaires pour élever une statue à un curé.
« Pour ma part, je proteste énergiquement et avec d'autant plus de raison que le Comité n'a pas de couleur politique et n'a d'autre but que d'élever une statue à un Quillanais qui a fait du bien au pays en reliant la haute vallée de l'Aude à Quillan.
« Je vous propose, en conséquence, de voter l'ordre du jour suivant :
« Les membres du Comité en s'occupant de l'érection de la statue Félix Armand n'ont d'autre but que de témoigner de la reconnaissance à un enfant du pays et protestent énergiquement contre les bruits qui leur attribuent une couleur politique. »
Les membres présents ont voté cet ordre du jour à l'unanimité.
L'inauguration sera faite la 15 septembre et les fêtes qui auront lieu à cette occasion seront très brillantes.

1901-09-06
La Presse2
CARCASSONNE:Le 15 courant, on doit inaugurer à Quillan la statue de Félix Armand, le curé de Saint-Martin-Lys, qui perça un chemin à travers les gigantesques rochers de La Pierre-Lys. A.

1901-09-06
Courrier de l'Aude1
ARRONDISSEMENT DE LIMOUX
QUILLAN — Inauguration de la statue Félix Armand.— Programme des fêtes :
Samedi 14 septembe.— A huit heures et demie du soir, salves d'artillerie et retraite aux flambaux.
Dimanche 15 septembre. — A cinq heures du matin, salves d'artillerie; à sept heures, distribution de pain et de vin aux pauvres; à huit heures, réception à la gare de l'Union orphéonique de Carcassonne par le comité, accompagné de la musique; à neuf heures, tour de ville par le comité avec les orhéons et la musique; de deux heures à cinq heures du soir : départ du cortège de la mairie à la statue Félix Armand inauguration, discours, remise de la statue, cantates Félix-Armand exécutée par l'Union orphéoique de Carcassonne, sous la direction de M. François Fargues, et la Chorale de Quillan, 150 exécutants; concert; à huit heures du soir, retraite aux flambeaux, illumination, feu d'artifice, embrasement de l'avenue Sauzède, de la place de la Michance et des promenades; grand festival-concert devant la statue : à dix heures du soir, grand bal sur la place de la République.
La compagnie du Midi organisera, pour ce jour-là un train supplémentaire, qui repartira après minuit et fera connaître, par voie d'affiche, l'horaire.
Le meilleur accueil sera réservé aux étrangers.

1901-09-07
Courrier de l'Aude1
L'Union Orphéonique. — Cette vaillante Société Carcassonnaise se dispose à aller rehausser l'éclat des fêtes qui seront données le dimanche 15 septembre, a Quillan, en l'honneur de l'inauguration de la statue de Félix Armand, ancien curé de St-Martin-Lys.
Avant-hier soir, nos orphéonistes ont répété devant M. Courtade, auteur de la cantate à Felix-Armand et ont reçu de ce dernier les félicitations les plus vives pour la parfaite exécution de cette œuvre. A Quillan, l'Union Orphéonique sera renforcée de la Chorale de cette ville et sous la direction du jeune maëstro François Fargues, les 150 exécutants interprèteront cette cantate dont les paroles sont d'un enfant de l'Aude, brave officier d'avenir.
Inutile de dire qu'une foule énorme de Carcassonnais se rendra à Quillan, le 15 septembre, pour assister aux fêtes de Felix Armand, un prêtre doublé d'un bon français.

1901-09-11
Courrier de l'Aude1
cf presse sur Félix Armand

1901-09-12
L'éclair1
AUDE
CARCASSONNE:-Une protestation. On vient de placarder sur les murs de notre ville une affiche rouge sang de bœuf, qui sent l'anarchiste et le révolutionnaire à plein nez.
L'auteur de ce placard proteste dans des termes injurieux et infects contre l'érection de la statue de Félix Armand à Quillan et termine sa prose un faisant un appel aux ennemis de la « calotte ».
Tous les hommes sérieux, à quelque parti politiique qu'ils appartiennent, haussent les épaules de pitié à la lecture de ce sale papier.
Il est vraiment triste de constater qu'il puisse exister des individus pareils en France, capables d'outrager un citoyen qui a rendu service à son pays, et cela sous prétexte que ce bon serviteur porte la robe de prêtre.
Pouah!

1901-09-13
Courrier de l'Aude1
cf presse sur Félix Armand

1901-09-14
Courrier de l'Aude1
cf presse sur Félix Armand

1901-09-15
Courrier de l'Aude1
QUILLAN. — Érection de la statue de Felix - Armand - Les fêtes du 15 septembre promettent d'être fort belles et semblent nous faire espérer d'un grand nombre d'étrangers.
Le comité des fêtes, qui s'occupe activement des derniers préparatifs, a obtenu de la Compagnie du Midi la formation à Quillan d'un train de nuit qui partira pour Carcassonne à 11 heures 55.
La cantate à Félix - Armand, belle oeuvre musicale que M. François Courtad, notre compatriote, conçue avec un réel talent et une science approfondie de la musique, sera chantée une première fois pendant la cérémonie d'inauguration, par l'Union orphéique de Carcass onne et l'Union chorale de Quillan réunies sous la direction de M. François Fargues, et une deuxième fois, le soir, pendant le festival, par les deux mêmes sociétés réunies sous la direction de M. Pierre Bouchou. L'audition de la partition écrite en l'honneur de Félix-Armand sera un vrai régal pour les dilettanti, amoureux de belle musique.
Et maintenant en dépit des menées de quelques personnes qui se disent protestataires — mais protestataire inconscients ou méchants — attendons-nous à jouir d'un beau spectacle. Les ovations de la foule qui ne manqueront pas de monter vers Félix-Armand seront la consécration de la reconnaissance publique, envers un homme qui fut non seulement un curé plein de dévouement pour ses paroissiens mais encore un héros digne de l'admiration de son pays.
Le Comité pourra être fier d'avoir été l'organisateur de telles fêtes qui laisseront dans l'esprit de tous, un souvenir impérissable. un impartial

1901-09-17
Courrier de l'Aude1
cf presse sur Félix Armand

1901-09-23
La vérité française2
Chronique départementale
Aude. — Dimanche dernier ont eu lieu à Quillan de belles fêtes pour l’inauguration de la statue du modeste et bon curé de Saint-Martin-Lys, le regretté M. Félix Armand, dont le souvenir restera longtemps gravé aux cœurs de tous les habitants de la région.
Du discours prononcé par M. Courtade, président du comité chargé de préparer l’inauguration, nous extrayons les passages suivants qui font bien revivre la belle figure du héros de la fête : [le discourt complet de M Courtade et l'intervention de Boussioux peuvent être lu à la page sur la statue de Félix Armand extrait du Courrier de l'Aude du 17/08/1901] Humble curé du petit village de Saint-Martin-Lys qu'il ne voulut jamais quitter, quoique son mérite et ses talents lui donnassent le droit d'aspirer beaucoup plus baut. Félix-Armand, né à Quillan, le 29 août 1742, conçut le hardi projet de frayer un passage à travers les gorges de la Pierre-Lys, pour améliorer le sort des malheureux habitants de cette contrée qui trouvaient à peine de quoi vivre misérablement derrière ces gigantesques remparts de pierres qui les tenaient étroitement emprisonnés de toute part.
Idée grandiose, conception héroïque, si l'on se reporte à près de cent ans en arrière et si l'on pense aux modiques ressources et aux faibles moyens dont pouvait disposer Félix-Armand à cette époque où la science n'avait pas encore jeté les rayons éclatants qui ont illuminé la fin du siècle passé.
Mais, en face des difficultés presque insurmontables et sans cesse renaissantes qui s'opposent à la réalisation de son vaste projet, l'humble curé de Saint-Martin-Lys ne se découragera pas.
Entraîné par son immense dévouement pour les petits, pour les pauvres, pour les déshérités de ce monde ; n'écoutant que les élans de son cœur qui le porte à aimer ses semblables autant et plus que lui même, jusqu'au sacrifice de sa vie ; soutenu dans ses vastes pensées par une énergie indomptable, il affrontera le colosse de pierres, le roc maudit, ainsi que l'appelaient les habitants de la contrée, et plein de foi dans son œuvre, il sortira victorieux de cette lutte de géants.
Chaque jour on le voit, à la tête de sa petite armée de travailleurs dont il est l'ami et le père, ranimant les courages par son aimable familiarité, sympathisant avec ses chers paysans, prenant part lui-même aux travaux les plus rudes qu'il dirige avec intelligence, maniant le pic et la pioche, descendant au fond de l'abîme, suspendu à une corde, pour marquer la place où le rocher doit être attaqué, partageant avec les ouvriers son pain et son argent, ouvrant son cœur à toutes les misères et donnant ainsi le plus bel exemple de la vraie fraternité, du plus pur socialisme.
Enfin, après plusieurs années d'un travail opiniâtre souvent interrompu et toujours repris avec une nouvelle ardeur, le chemin est ouvert et Félix Armand, fier de son œuvre, peut contempler avec un légitime orgueil le succès presque inespéré de sa courageuse entreprise.
C'est ainsi que cet homme si petit en apparence s'est élevé à la hauteur du génie, et que son nom toujours béni et vénéré restera profondément gravé dans la mémoire du peuple des rangs duquel il est sorti et pour lequel il s'est largement sacrifié parce qu'il l'a aimé avec toute l'ardeur dont son âme était capable.
Du fond de ce petit village perdu dans les rochers, la renommée porta bientôt sur ses ailes rapides le nom du pauvre curé aux oreilles du grand Bonaparte, et ce génie incomparable ne crut pas indigne de lui d'écrire de sa propre main à Felix Armand une lettre de félicitations en l'accompagnent d'un bon sur sa cassette.
Lorsque la route devint départementale, les ingénieurs chargés de l'examiner déclarèrent qu'un homme de l'art des plus expérimentés n'aurait pas mieux conçu et exécuté ce remarquable travail. Le rapport si élogieux qui en fut fait alors éveilla l'attention de Louis XVIII qui accorda à Félix Armand la croix de la Légion d'honneur, ainsi que l'atteste une lettre de la chancellerie portant la date du 10 juillet 1823. Les fonds destinés par l'administration des ponts et chaussées à l'achèvement des travaux furent confiés au curé de Saint-Martin-Lys toute sa vie l'ingénieur de la route ; les cantonniers travaillaient sous ses ordres et étaient payés par ses mains. Félix Armand put ainsi continuer son œuvre, malgré son âge avancé, tant était grande la confiance de l'administration dans le génie de cet homme extraordinaire.
Les plus hautes distinctions lui furent proposées par ses supérieurs, mais, Félix Armand les refusa toujours parce qu'il voulait mourir dans son humble demeure de Saint-Martin où il avait passé les meilleures années de sa vie en faisant le bien, au milieu des pauvres qui formaient comme sa famille et qu'il regardait comme ses enfants.
C'est là qu'il s'éteignit doucement, le 17 Décembre 1823, à l'âge de 81 ans, en prononçant ces belles paroles : « Mes amis, c'est le crépuscule d'un jour et l'aurore d'un autre ».
Sans aucune défaillance, après une vie si dignement remplie, il regarda la mort comme une amie qui venait lui ouvrir les portes de sa prison mortelle, et son âme, dégagée de ses liens terrestres, s'envola confiante et radieuse vers les horizons infinis de l'Éternelle Lumière pour y recevoir la récompense de ses vertus.
La ville de Quillan reconnaissante a voulu honorer aussi la mémoire d'un de ses plus nobles enfants, et voilà pourquoi sur cette place, à côté de la maison qui l'a vu naître, elle élève aujourd'hui à ce héros de la charité le beau monument qui se dresse devant nos yeux et qui, dans la suite des âges, sera toujours là pour rappeler à nos descendants que l'homme n'est pas grand seulement par les richesses, par les honneurs, par son ambition, mais plutôt par ses vertus, par son dévouement et son amour pour ses semblables.
Encore une fois, merci à vous tous, Mesdames et Messieurs, qui, sans distinction de parti ou d'opinion, avez contribué à cette œuvre, et qui vous êtes fait un honneur de venir en si grand nombre rendre un solennel hommage au mérité, ou dévouement, à l'héroïsme, au génie d'un modeste curé de campagne que la ville de Quillan est fière de compter au nombre de ses enfants.
Et en terminant, permettez-moi de jeter ce cri qui, parti du fond de mon âme, trouvera, J'en suis sûr, un écho dans vos cœurs.
Gloire au grand Quillanais Félix Armand.

Ce discours a été fort applaudi, non moins que ceux du maire de Quillan, M. Nicoleau, et de M. Marcerou, ancien sous-préfet.
Mais cette fête à l’honneur d’un prêtre devait mette en fureur la racaille, qui a essayé de la troubler.
Voici comment le Courrier de l'Aude conte l’incident :
Une douzaine d'individus venus de Chalabre et d'Espéraza font entendre des coups de sifflets, d'abord timides et ensuite stridents. Ils ont comme chef de bande, un habitant de Quillan, - pas un quillannais - un nommé Boussioux, tailleur de profession et anarchiste de tempérament. Boussioux crie plus fort que les autres : « A bas la calotte! Vive la révolution sociale ! » Les gendarmes qui font le service d'ordre le prient de rester calme ; il ne veut rien entendre et continue au contraire à donner le signal du désordre. Le capitaine de gendarmerie l'arrête lui-même et le conduit à l'hôtel de ville où il ne reste que quelques instants. Deux ou trois arrestations de ce genre sont opérées, sans être maintenues.
Boussioux et ses camarades ont promis de rester sages jusqu'à la fin des fêtes. Ils ont compris qu'ils étaient que minorité infime et impuissante.
Mais pourquoi Boussioux, qui a la prétention d'être le chef du parti révolutionnaire dans sa contrée, s'est-il marié a l'église, a fait baptiser ses enfants et leur a fait faire la première communion ? N'est-ce pas un farceur, ce gaillard-là ! Il paraît qu'il lui faut un bureau de tabac, ou gare la bombe ! Avis à Waldeck.
Au vrai, il eût manqué un hommage à M. l’abbé Armand, s’il n’avait eu les insultes de ces gens-là.

1901
Dictionnaire des communes, administratif et militaire, France, Algérie, Tunisie : dressé en tableaux donnant pour chaque commune le rattachement au canton, à l'arrondissement, au département, à l'organisation militaire... (5e édition) / Ch. Lassalle,...2
Saint-Martin-Lys [correctement positionné par ordre alphabétique, population illisible]Région militaire XVI bureau de recrutement Narbonne, Télégraphe AXAT 4k

1901
La Situation financière des communes en 19012
Saint-Martin-Lys Population 448; superficie 1204 hectares; recette ordinaire 1953; dépenses ordinaires 1953; produit des centimes ordinaires et extraordinaire 1595; valeur du centiare 6.78 ; centimes par dépenses ordinaires et extraordinaire : total 255, extraordinaire 20 + 27 + 11, durée extraordinaire 1914 - 1919 - 1901; Montant de la dette en capital au 31 mars 1900 2967

1901
Bulletin de la Société d'études scientifiques de l'Aude - Contribution à l'étude géologique de l'Aude - J. Roussel2
Cette coupe passe à l'ouest de Lauzadel, au point où la Blanque, qui descend de Parahou, se coude en angle aigu pour se porter vers Bugarach. Elle nous montre du côté sud les couches de Sénonien butant contre les assises liasiques. Ces dernières couches font partie d'un grand pli dont les deux flancs se dégagent peu à peu quand on descend vers Saint Martin de Taissac où ils sont fracturés par l'Aude.

1902-01
Bulletin de la Société de géographie de l'Est2
(idem 1902 - Bulletin de la Société de géographie de Toulouse)

1902-05-04
Courrier de l'Aude1
LIMOUX - Voici les résultats des votes par commune, de l'arrondissement de Limoux :
Saint-Martin-Lys, Beaumetz 44. Lafont 6. Alard 1. Marsan 0.

1902-07-03
Courrier de l'Aude1
Arrondissement de Limoux
Le dénombrement de 1901 - St Martin-Lys, 212, diminution 238 — N-B Les diminutions constatées dans ce canton proviennent du départ pour Axat et Puylaurens des ouvriers du chemin de fer en construction, car la population normale a augmenté à Quillan, Belvianes, St-Martin Lys, etc.

1902-11-14
Courrier de l'Aude1
LA RECOLTE DES VINS DANS L'AUDE EN 1902
Arrondissement de Limoux
Canton de Quillan
Saint-Martin-Lys : 2o hectolitres récoltés en 1902 ; 12 hectolitres récoltés en 1901 ; 0,5 hectares plantés en vigne ( plus petite surface du canton hors les 4 villages qui ne produissent plus)

1902-12-09
Courrier de l'Aude1
St-MARTIN LYS — Vendredi dernier, le vent soufflant en tempête sur le village, a causé un grave accident. Sous les effets de la bourrasque, une tuile se détacha et, tombant par le tuyau de la cheminée, atteignit gravement à la tête un pauvre petit bébé, d'une famille de cheminaux, que la mère allaitait au coin du feu. Le docteur Bouichère, qui se trouvait sur les lieux, lui a prodigué ses soins. On a grand espoir de sauver la victime.

1902
Bulletin de la Société d'études scientifiques de l'Aude2
EXCURSION Du 23 Juin 1901
A la Pierre-Lys, Axat, les Gorges St-Georges, Usine hydro-électrique, Gesse
Par M. Ch. EVROT
Une collection de grandes vues photographiques, exposées par les soins de la Société d'Etudes dans la vitrine de notre sympathique collègue, M. Cluzon, libraire, avaient sans doute excité la curiosité des excursionnistes de notre bonne ville, car plus de cinquante voyageurs étaient réunis, dès 6 heures du matin, à la gare de Carcassonne.
Favorisés par un temps splendide, ils allaient voir, une fois de plus, la haute vallée de l'Aude, les gorges de la PierreLys, les gorges de Saint-Georges et, nouvel attrait, visiter en détail l'usine hydro-électrique de Gesse.
C'est dans un wagon réservé et toutes places occupées qu'est exécuté le trajet jusqu'à Quillan.
Après Limoux, le pays devient déjà accidenté. Les gorges d'Alet, bien que moins remarquables que celles de la haute vallée de l'Aude, sont cependant très curieuses. Les botanistes de notre Société y font, paraît-il, d'abondantes cueillettes de bonnes plantes. Alet, avec les ruines de son ancien évêché et ses établissements de bains, Couiza et son château dont l'Aude baigne les murs, les bains de Campagne, dans un bouquet d'arbres, défilent rapidement devant nous.
A 8 heures, nous arrivons à Quillan. Ce nom lui vient sans doute de quelques pics de forme conique ou quilles qui dominent la ville.
Dans la cour de la gare nous attendent de nombreuses voitures où on s'empresse de prendre place, et le départ s'effectue sans retard au milieu d'un tourbillon de poussière.
Jusque Axat, la route nationale côtoie la rive gauche de l'Aude. Le chemin de fer en construction qui doit relier Quillan à Perpignan passe plusieurs fois d'une rive à l'autre et coupe la route en de nombreux endroits ; aussi a-t-on dû exécuter de grands travaux d'art qui rendent le trajet très intéressant.
Nos véhicules parcourent les cinq premiers kilomètres au grand trot. Sur ce parcours, on remarque le souterrain de la Forge, qui prend son nom des anciennes forges catalanes qui y étaient installées. Aujourd'hui ces forges sont transfor mées en scieries. Bientôt apparaît, haut perché sur une éminence, le village de Belvianes dominé par son château.
L'horizon est borné au Sud par les montagnes des Fanges couvertes de forêts. Ce rideau de falaises. de calcaire blanc semble sans issue. Mais la rivière s'y est creusé son lit et lorsqu'on arrive enfin au pied de ces montagnes, on s'arrête instinctivement devant cette muraille de rochers abrupts haute de 6 à 700 mètres. L'œil inquiet y cherche un passage, qui se présente enfin sous la forme d'une coupure de quinze à vingt mètres de largeur d'où se précipite en grondant la rivière d'Aude. C'est l'entrée des gorges de la Pierre-Lys.
On descend de voiture pour admirer ce sauvage et grandiose paysage. On voit d'abord sourdre du rocher la fontaine de Fontmaure produite, paraît-il, par les eaux tombées sur le plateau de Quirbajou. Puis on remarque à gauche, sur larive droite, l'entrée du souterrain du chemin de fer, entrée architecturale flanquée de tours à couronnement crénelé avec arceau au niveau de la voie. A droite, on voit un autre arceau creusé dans le roc. C'est le trou du curé sous lequel passe la route.Avant la RévoJution, l'abbé Armand, curé de St-Martin, eut l'idée de percer cette roche sur une longueur de 12 à 15 mètres pour mettre en communication la haute vallée de l'Aude avec la plaine de Quillan, d'où le nom de Trou du Curé donné à ce petit tunnel.
Pour rappeler ce travail, gigantesque pour l'époque, une inscription a été gravée dans la pierre au-dessus de cette ouverture ; on y lit les vers suivants : Arrête, voyageur. Le maître des humains A fait descendre ici la force et la lumière.
Il a dit au Pasteur : accomplis mes desseins, Et le Pasteur des monts a brisé la barrière.
Pour glorifier la mémoire du curé ingénieur, une statue de bronze a été élevée à l'abbé Armand, le 15 novembre 1901, sur une des places de Quillan.
Nous pénétrons ensuite dans les gorges dites de la Pierre-Lys. C'est une grande brèche de plus de 700 mètres de hauteur sur 15oo mètres de longueur, ouverte dans le calcaire néocomien, qui sépare la montagne des Fanges du plateau de Sault. Dans le fond de cette énorme et étroite crevasse coule la rivière d'Aude. Pour livrer passage à la route on a dû tantôt entailler la roche en encorbellement, tantôt empiéter sur le lit de la rivière.

[voir l'extrait de texte concernant la voie ferrée en construction]
Il est 10 heures lorsque nous arrivons à Axat, qui est bâti sur le flanc d'un coteau escarpé ; c'est par des rues tortueuses, à pentes rapides, que nous nous rendons à l'hôtel où nous devons déjeuner ; mais avant de nous mettre à table, M. Roche, toujours aimable nous offre un apéritif réconfortant dans son jardin ombragé, situé au bord de l'Aude. Les excursionnistes visitent le village, l'église située au point culminant, les ruines du Château et les restes d'une ancienne forge.
Axat est un chef lieu de canton d'une population de 450 habitants, très fréquenté en été par les touristes qui vont visiter les gorges de la Pierre-Lys et celles de St-Georges.
Ce village, à 12 kilomètres de Quillan (altitude 400), est situé à l'entrée d'un cirque de 2 kilom. de longueur sur 700 à 800 mètres de largeur, limité au Nord par les petites Pyrénées, les Fanges et le plateau de Sault, dont les points les plus élevés varient entre 1.000 et 1.200 mètres: au Sud et à l'Ouest par les Pyrénées dont les sommets s'élèvent à 1.500 et 2.000 mètres. C'est dans ce cirque que se développe le chemin de fer de Quillan à Rivesaltes en formant une boucle presque fermée de 3 kilomètres.
Vers 11 heures on se met à table et c'est avec un formidable appétit que l'on dévore un succulent repas: les truites de l'Aude figurent au menu et on leur fait honneur avec le plus grand entrain. Mais le temps passe. Il faut se hâter, car nous n'avons accompli que la moitié de notre excursion.
Vers une heure et demie nous reprenons les voitures pour continuer notre excursion en remontant le cours de l'Aude jusqu'au barrage de Gesse.
A 1200 mètres d'Axat nous passons sous le viaduc de Saint-Georges que nous avons traversé supérieurement le matin; 300 mètres plus loin la route passe sur la rive droite de l'Aude.
[voir l'extrait de texte concernant les gorges de Saint-Georges]
A la sortie de ce sauvage défilé, où le soleil pénètre difficilement, on croit revivre : la vallée s'élargit, mais le flanc des coteaux reste nu sur une certaine longueur. Dans cette partie les bois et les charbons, provenant de l'exploitation des forêts qui couvrent les plateaux supérieurs, sont abandonnés sur les pentes, d'où ils descendent naturellement jusqu'à la route. Là, les bois sont chargés et transportés sur des chariots traînés par des bœufs dans les scieries de Quillan.
A 4 kilomètres d'Axat, la route revient sur la rive gauche en passant le pont de Bayra. A partir de ce moment la vallée est très resserrée, son aspect. change, les coteaux jusqu'à leurs sommets sont boisés, principalement ceux de la rive droite, qui font partie de la belle forêt particulière de Navarre, laquelle se développe ensuite sur le plateau, dont l'altitude est à 1500 et 1600 mètres.
On remarque à un certain point de grands câbles en fil de fer partant du sommet et aboutissant au pied des coteaux contre la route après avoir franchi la rivière. Ces câbles, munis de treuils à leur extrémité, servent à l'exploitation de cette forêt. Les bois sont descendus, portés par eux et déposés sur le sol au lieu d'être abandonnés sur des pentes rapides comme, cela se fait généralement.
Les coteaux opposés sont moins boisés, mais ils sont couverts çà et là de beaux tapis de verdure et de prairies que l'on voit dans des échappées de rochers ou de bois. On se trouve au centre d'un pittoresque et féerique tableau qui se continue jusqu'au barrage et au dèlà.
De temps en temps, émergent à une grande hauteur, au-dessus des noirs sapins, de grands pics dont quelques uns ont des silhouettes plus ou moins humaines ; c'est ainsi que dans l'un d'eux on croit reconnaître la tète de Louis XVI. Par une belle nuit, ces rochers se profilant sur un ciel pur, éclairés par la lune, ressemblent à des fantômes : alors le décor est vraiment merveilleux.
[voir l'extrait de texte concernant l'usine de Saint-Georges]
Une autre œuvre est a l'étude : il est question d'utiliser par la même Société de Transport de Force la chute des anciennes forges d'Axat dont les restes et le parc ont été visitée le matin par un certain nombre d'excursionnistes.
La force de 300 chevaux produite par cette chute serait employée à des usines à bois et à la fabrication de pâte à papier ; elle pourra être augmentée pendant le jour par de l'énergie envoyée de l'usine de Saint-Georges, laquelle, pendant la nuit, recevra celle des usines à bois.
Cette excursion, outre le pittoresque qu'elle a présenté, a été des plus intéressantes et surtout des plus instructives.
Aussi c'est avec la satisfaction d'une journée bien remplie que l'on a quitté l'usine hydro-électrique de Saint-Georges pour rentrer à Quillan, puis à Carcassonne.
CH. EVROT.

1902
Bulletin de la Société de géographie de Toulouse2
Le petit fleuve côtier l'Aude, l'ancien Atax des Romains, prend sa source dans un étang du pic de Carlitte, à 900 mètres de Montlouis (Pyrénées-Orientales) ; il entre dans le département de l'Ariège par une dépression située à l'est du col des Ares, puis il décrit une courbe immense, traverse la forêt de Carcaniéres, dans le canton de Quérigut, et suit enfin une gorge profonde qui sert de limite entre Carcanières et Escouloubre, entre l'Ariège et l'Aude, jusqu'à ce qu'il pénètre clans ce département, à l'est de Campagua-de-Sault. Les défilés de Carcanières semblent prodigieux, même à ceux qui ont l'habitude des montagnes. «, Quand on dévale de tournant en tournant, du plateau de Capsir aux bains de Carcanières et d'Escouloubre, blottis sous les roches en surplomb, dans l'étroite et sombre fissure de l'Aude, écrit Elysée Reclus, on croirait descendre au fond d'un puits; on est entré dans les entrailles de la terre, et le ciel n'est plus qu'une faible bande bleue entre les deux lèvres de l'abîme. »
Dans le département de l'Aude, de Carcanières à Belvianes, le fleuve traverse une succession d'autres gorges, non moins âpres d'aspect, sauvages, grandioses et dépassent ce que l'imagination peut concevoir. Une vallée, de place en place, égayé la monotonie du paysage, et l'oeil, fatigué d'un éternel horizon rocheux, se repose sur la verdure.
Pendant ce parcours, on voit rouler les ondes limpides de l'Aude, gémissant nuit et jour sur un lit hérissé de mille débris que le temps a détaché du fond des roches abruptes ou des flancs des hautes montagnes; on les voit disparaître dans des gouffres ou des cavités immenses d'où elles ressortent plus écumantes, pour se reposer un instant sur un banc de sable étincelant d'or.
Les plus imposantes et les plus pittoresques des gorges de l'Aude sont celles de Saint-Georges et de la Pierre-Lys, que l'on place au premier rang des curiosités naturelles du département. Dans ces défilés, l'admiration qu'on éprouve n'est pas exempte d'un certain malaise. Dans les gorges de Saint-Georges, dont les parois sont comme de gigantesques murailles de 300 à 400 mètres, faites de mains d'hommes, on est écrasé sous le poids de ces masses formidables; devant les roches convulsées de la Pierre-Lys, fendues du haut en bas, déchiquetées ou arrondies par les intempéries, tapissées de ronces enchevêtrées, on est saisi par leur horrible beauté. On se sent transporté loin des villes et de leur civilisation, loin des hommes, loin des temps présents.
En commençant cet article, nous avions l'intention de relater une excursion dans ces merveilleux défilés, mais nous avions trop présumé de nos forces. Tout récit serait pâle et incolore auprès de la réalité, et nous conseillerons à nos lecteurs de faire et de refaire cette traversée dont nous nous sentons impuissants à aborder la description.
A quel agent attribuer la formation de ces vastes échancrures? Probablement à l'érosion par décollement. A l'époque quaternaire, durant la période des glaciers, l'Aude était sans doute une rivière souterraine qui, peu à peu, a rongé les parois de la voûte sous laquelle elle passait. Les parois shisteuses et argilo-calcaires se sont effondrées sous le poids énorme des couches qui se trouvaient au-dessus d'elles, et l'Aude, avec le temps, a charrié jusqu'à son embouchure ces barrages accidentels qui ont formé, depuis, les alluvions qu'on y voit aujourd'hui.
A la sortie des Gorges de Saint-Georges, on a construit une usine hydraulique qui utilisera une chute de cent mètres, obtenue en dérivant les eaux de l'Aude, à cinq kilomètres en amont. Cette chute pourra développer, suivant le débit de la rivière, une force motrice de 4.000 à 6 000 chevaux vapeur qui sera utilisée pour produire de l'énergie électrique destinée à alimenter un réseau dont les deux branches principales aboutiront à Carcassonne et à Béziers et dont les ramifications couvriront foute la plaine des environs de Narbonne.
Un peu en aval de l'usine, on rencontre le bourg d'Axat, dans la courbe que décrit la ligne en construction du chemin de fer de Quillan à Rivesaltes. Axat est l'anagramme du mot Atax, nom primitif de l'Aude. Cela semblerait indiquer que ce bourgest un ancien oppidum qui fut habité par les Gaulois atacins. L'histoire ne mentionne rien d'intéressant concernant Axat. On y remarque cependant les ruines d'un ancien château el il esl à présumer qu'Axat était, au moyen-âge, l'annexe ou la dépendance de quelque seigneurie de la contrée.
En dessous d'Axat, en aval du confluent du Rébenty avec l'Aude, se trouve le petit village de Saint-Martin-Lys, qui mérite de retenir notre attention. L'archéologue peut y consacrer une journée intéressante. A une centaine de mètres, au nord du village, on remarque quelques maçonneries émergeant du sol. C'est là tout ce qui reste de l'abbaye de Saint Martin dont l'église avait le titre de basilique et était dominée par une tour au clocher d'une hauteur remarquable. En présence de ces lambeaux de ruines d'un édifice religieux datant de douze siècles, l'esprit se porte vers ces temps reculés où des hommes, mus par une foi vive, n'hésitaient pas à fixer leur demeure dans cette gorge étranglée par des montagnes, presque inaccessibles. Il est regrettable que l'on ne connaisse pas le nom du premier prieur de l'abbaye de Saint-Martin-Lys, qui a commencé l'oeuvre de civilisation dans ce coin de terre; on pourrait l'associer dans la reconnaissance de la génération présente au nom du vénérable Félix Armand, l'humble desservant de Saint-Martin-Lys dont nous allons raconter l'histoire. L'un et l'autre ont été les bienfaiteurs de cette contrée.
Il y a environ cent vingt ans, le défilé de Pierre Lys était encore réputé comme infranchissable : il emmurait en quelque sorte le village de Saint-Martin. Le curé de Saint-Martin, l'abbé Armand, conçut le projet de percer cette barrière qui séparait la haute vallée de l'Aude du reste du département. Il enflamma le courage de ses paroissiens et réussit à ouvrir dans la montagne un petit chemin praticable seulement à dos de mulet ou d'âne, mais qui constituait une oeuvre vraiment prodigieuse si l'on songe à ce qu'il a fallu de volonté el de vaillance à ceux qu'il l'ont réalisée, étant donné le petit nombre de travailleurs, et la faiblesse de leurs moyens. Pendant huit ans, l'abbé continua son travail opiniâtre, on dit même qu'il célébrait successivement et pour ainsi dire à la fois la messe et les vêpres, afin de partir ensuite avec ses ouailles, pour attaquer le roc au pic et à la pioche. La dernière difficulté qu'eut à vaincre ce prêtre génial fut le percement d'un des énormes blocs de roches, entre lesquels coule la rivière. A. force de persévérance, il y ouvrit un tunnel qui porte depuis le nom de trou,du curé et plaça au-dessus l'inscription suivante qui a été fidèlement conservée à l'endroit même où il l'avait gravée :
Arrête, voyageur, le Maître des humains
A fait descendre ici la force et la lumière,
lia dit au Pasteur : « Accomplis mes desseins, »
Et le Pasteur des monts a brisé la barrière.
Félix Armand était né à Quillan en 1742. Sa ville natale, pour glorifier la mémoire de son enfant sorti des derniers rangs du peuple, lui a élevé une statue. Cette statue, oeuvre du sculpteur Bonnacieux, a été dressée sur une des places de Quillan, en septembre 1901.
Aujourd'hui, on monte de Quillan à Carcanières par une excellente route à lacets multipliés, car la pente est longue et rapide. Cette route est taillée à fleur de montagne, parfois en pleine roche ; pour soutenir le niveau de la chaussée, on a dû, sur certains points, combler des précipices, lancer des ponts hardis qui font l'admiration du passant. Une voie ferrée traverse la montagne et fait résonner dans le petit village de Saint-Martin-de-Lys, le sifflement strident de la vapeur qui semble saluer au passage les oeuvres des héroïques ouvriers de la première heure.
Chaque année, à la belle saison, les établissements balnéaires de la région : Alet, Campagne, Ginoles, Ussat, Escouloubre, et Carcanières, dont l'efficacité des eaux, aux indications multiples, est depuis longtemps reconnue par les personnalités médicales les plus en renom, reçoivent de nombreux malades, des touristes amis du confort, des habitués aussi qui s'y réunissent pour goûter le repos et la tranquillité. Où trouveraient ils ailleurs ce ciel éblouissant, cette intensité de lumière qui, à travers les chênes et les hêtres frissonnants, éclate sur les roches moussues des bois, s'exaspère au milieu des effondrements de ce sol convulsé, pénètre jusqu'au plus profond de l'être; ces grands bois de sapins noyés dans la brume de la montagne qui exhalent l'arôme de leurs bourgeons naissants, cette tumultueuse et limpide rivière aux bords enchanteurs, ces gorges imposantes taillées à vives arêtes, et tout ce qui constitue ce petit coin privilégié où la nature semble s'être plue à rassembler tout ce que son caprice a pu créer de plus majestueux, de plus sévère et de plus gracieux à la fois. Ou trouver ailleurs des excursions plus intéressantes, des promenades plus faciles et plus séduisantes aussi que celles qui s'offrent de tous côtés aux touristes ; les grottes merveilleuses de Laguzou, le beau lac énigmatique de Quérigut, les forêts ombreuses et sauvages du Carcanet, des Fanges, le Capsir, les gorges de Galamus, etc...
La description de ces merveilles ne pourrait trouver place ici. Nous dirons un mot seulement des gorges de Galamus. Elles sont creusées par l'Agly, lorsqu'il sort.de Saint-Paul-de-Fenouillet et font communiquer par un tunnel le département de l'Aude et celui des Pyrénées-Orientales. Le meilleur point de vue est à Saint-Antoine-de-Galamus. Là on n'est plus au fond de l'abîme, comme à Saint-Georges et à Pierre-Lys : on le domine et on peut jouir du spectacle grandiose qui s'étale aux yeux, sans cette impression de malaise ressentie dans les deux autres défilés.
Nous espérons que les lignes qui précèdent seront pour beaucoup une « révélation » et que le mouvement d'étrangers et de visiteurs ira toujours en s'accentuant dans cette belle vallée de l'Aude, qui égale en pittoresque les sites les plus vantés de la Suisse. A. PÉRÈS-COSMOS.
[Article paru aussi dans "Société de Géographie de l'Est / Volume 24" et en 1903 dans le Bulletin-Société languedocienne de géographie]

1902
La Situation financière des communes en 19022
Saint-Martin-Lys Population 212; superficie 1204 hectares; recette ordinaire 1933; dépenses ordinaires 1933; produit des centimes ordinaires et extraordinaire 1595; valeur du centiare 6.78 ; centimes par dépenses ordinaires et extraordinaire : total 255, extraordinaire 18 + 27 + 11, durée extraordinaire 1914 - 1919 - 1902; Montant de la dette en capital au 31 mars 1901 2795

1903-02-14
L'éclair1
[Je ne suis pas certain du lien entre le suicide et l'enterrement du 22...]
Suicide dans un café
Montpellier, le 13 février.
Cet après-midi, vers 4 h., les habitants du Quartier Rondelet ont été mis en émoi par un dramatique suicide, qui venait de se produire dans le café connu sous le nom du bar du Lybée, tenu par les époux Régis et faisant l'angle de la rue Bonier et chemin de Saint-Martin-de-Prunet.
Hier, vers 11 h. du matin, au moment où les époux Régis étaient à table dans la salle du débit, un individu entrait dans leur établissement et demandait à diner.
Les époux Régis le firent asseoir avec eux. Le repas terminé, cet individu, que les époux Régis ne connaissaient pas autrement, régla sa dépense et resta à table pour prendre une tasse de café.
Vers 4 h. de l'aprè-midi, Mme Régis était
assise derrière la porte de son café, ayant sa fille auprès d'elle, lorsque cet individu, qui était assis eu face de Mme Régis et causait avec elle, sortit de sa poche un revolver et le lui fit voir.
Effrayée, Mme Régis lui recommanda de ne pas jouer avec cet arme.
« Voilà ce qu'on en fait », répondit-il, et il se brûla la cervelle.
Aux cris poussés par Mme Régis. des voisins accoururent. M. Estabes, commissaire de police, et le docteur Albigés, se rendirent sur tes lieux et constatèrent la mort du malheureux.
Fouillé, il fut trouvé porteur de 66 fr, d'une montre et de papiers pouvant servir à ètablir son identité.
L'enquête a fait connaître qu'il se nommait Albert Dumont, âgé de 28 ans, clerc d'avoué, né à Catellar (Pyrénées-Orientales), logeant, depuis un mois environ, en garni, rue de l'Arquebuse,11.
Dumont avait été obligé de se faire prêter, la veille, 1 fr. par sa propriétaire aussi pense-t-on que les 66 fr. trouvés après sa mort, ont dû lui être envoyés dans une lettre datée du 2 février et signée Fernande.
La patrone du garni ayant refusé de le recevoir, le cadavre a été transporté à la Morgue.

1903-02-22
L'éclair1
SAINT-MARTIN-LYS. L'enterrement du malheureux jeune homme dont nous avons relaté le suicide dans notre n° du 14 février, a eu lieu à St-Marlin-Lys le 16.
M. l'instituteur avait demandé, au nom de la famille des funérailles religieuses très solennelles; mais cette demande a dû être rejetée, par défaut de la moindre attestation que le jeune homme, au moment de commettre son crime, ne jouissait pas de la plénitude de ses facultés.
En conséquence, l'enterrement, comme l'annonçait hier la Dépêche. a été purement civil.

1903-03-13
Courrier de l'Aude1
SAINT-MARTIN SAINT-LYS. — Violent incendie — Mardi soir, vers 11 heures, un violent incendie dont les causes sont inconnues, s'est déclaré dans l'usine pour le sciage de bois de layetterie appartenant à M. Zéphirin Dumont, industriel et maire de cette commune.
L'usine est complètement détruite ; il ne reste debout que les murs.

1903-11-07
Courrier de l'Aude1
ARRONDISSEMENT DE LIMOUX
LIMOUX — Tribunal correctionnel
— Audience du jeudi 5 novembre.
— Pallas Ferdinand, terrassier, 48 ans à Saint-Martin-Lys, est condamné à 10 francs d'amende, pour ouverture d'un débit de boissons sans documents préalables.

1903-12-12
Le Petit journal2
La vallée supérieure de l'Aude, à elle seule, mériterait une visite, elle serait célèbre si elle n'était en France. C'est à la faire connaître que le syndicat de Carcassonne veut s'attacher. Lorsque l'on a dépassé Limoux, dont les vignes produisent la mousseuse blanquette, et la mignonne ville d'Alet qui possède, à côté de ses eaux thermales, les ruines précieuses d'une de nos plus anciennes cathédrales, on rencontre, un peu au delà de Quillan, les derniers oliviers et les dernières vignes. Les petites plaines et les bassins riants cessent pour faire place à des gorges où, pendant bien longtemps, le petit fleuve carcassonnais a seul réussi à passer. Son lit étroit emplissait tout l'espace entre deux formidables montagnes dressées en falaises. Pour gagner le pays supérieur, les habitants étaient obligés d'accomplir une escalade périlleuse, à peine pouvaient-ils faire passer des mulets; l'hiver, la circulation était impossible, les gens restaient prisonniers dans leur âpre pays. A une époque où l'on n'avait pas les ressources dont disposent aujourd'hui les ingénieurs, un homme, un simple prêtre de village, l'abbé Armand, curé de Saint-Martin-de-Teissac, eut pourtant l'idée, de frayer une route dans cette gorge formidable. Avec ses seules ressources, il entreprit cette tâche en apparence surhumaine, il dut faire comprendre à ses paroissiens quel intérêt énorme ils avaient à se relier au reste du monde. Et l'on vit le rocher tomber sous le pic du curé devenu ingénieur. Bientôt on pouvait pénétrer dans la gorge; le bruit de cette tentative se répandit. L'empereur Napoléon Ier envoya une somme sur sa cassette. Après lui, le gouvernement de la Restauration aida le vaillant abbé Armand. Enfin celui-ci triompha, le défilé de Pierre-Lis, jusqu'alors infranchissable, vit circuler les équipages sur la corniche entaillée, sous les tunnels creusés et toute une vaste contrée fut rendue à la vie. L'abbé Armand ne jouit pas longtemps de son succès, — il mourut peu après. — Sur son lit d'agonie, un envoyé du roi Louis XVIII vint lui remettre la croix de la Légion d'honneur. Notre démocratie, à son tour, a payé sa dette en érigeant à l'abbé Armand une statue sur la place publique de Quillan. Le vaillant curé est représenté en travailleur, la soutane relevée, la main appuyée sur le manche de sa pioche. La route, une des merveilles de la France, est maintenant doublée par un chemin de fer dont l'ouverture est prochaine, œuvre superbe elle aussi, mais qui, étant donnés les progrès de la science et les capitaux employés, est jeu d'enfants auprès de la voie ouverte par la volonté et la ténacité de l'homme. Le syndicat d'initiative de l'Aude va tenter de faire connaître à la grande masse des visiteurs cet admirable défilé de Pierre-Lis qui n'est, d'ailleurs, que le vestibule de paysages plus sublimes encore.
La gorge de Saint-Georges, en amont, est comparable, par son étroitesse et le rapprochement de ses parois, aux plus célèbres de la Suisse ; plus haut, pendant des lieues, l'Aude descend dans un défilé saisissant par la hauteur des monts qui l'enserrent, et, surtout, par la luxuriante végétation des pentes. Je ne crois pas que l'on trouve nulle part, sur une telle étendue, défilé si profond et verdure si intense. Et là-dedans saute, bondit, écume, un des plus admirables, torrents des Pyrénées.
1 . L'Aude n'a pas seulement cela à présenter à ses visiteurs ; elle leur réserve bien des surprises ; aussi faut-il souhaiter succès aux efforts des hommes dévoués qui ont constitué le syndicat de Carcassonne, comme il faut souhaiter bonne chance à toutes les œuvres semblables. Thomas Grimm.

1903
Annuaire du club alpin français2
[...]C'est alors, dans un amphithéâtre d'une beauté sévère et mélancolique, qu'apparaît Quillan, assise au fond de la vallée au milieu d'une ceinture de forêts, qui forme la base d'un cirque de montagnes dont l'échiné blanche entaille bizarrement le ciel.
Bien bâtie, plantée de larges avenues de platanes séculaires, cette bourgade de 2,000 habitants doit sa prospérité aux nombreuses scieries qui exploitent les sapins de Sault, venus du Sud de la grande cluse de l'Aude, « non les plus grands, mais les meilleurs du monde », disent les forestiers. Il existe à Quillan une autre industrie plus directement appréciée des touristes, celle de l'art culinaire : les conserves et les pâtés de foies, qui vont chaque année faire les délices des cours étrangères, et les menus succulents que sert l'hôtelier, sont dignes de partager la gloire des sapins de la région.
En amont de Quillan, la route pénètre dans la forêt, au long de l'Aude qui prend davantage des allures torrentielles ; c'est le passage sans transition de la vie à la solitude sauvage, avec la sensation d'un « bout du monde » où toute vie humaine cesse.
Bientôt, plus de végétation, et le roc nu, à pic, se dresse inaccessible. A droite, une arête déchirée se termine par une aiguille en surplomb ; à gauche, des pentes d'éboulis ravagées par les avalanches surgit une pyramide, suivie d'une crête dentelée aux parois verticales et blanches ; entre deux, une entaille d'où le torrent sort bouillonnant,
dissimulé par des touffes de saulaies, entaille tellement étroite qu'elle semble impénétrable. C'est avec une indicible surprise que le pèlerin voit la route continuer large et facile ; il se croit l'objet d'une hallucination provoquée par la magnificence du spectacle qui apparaît à ses yeux à l'instant où il croit que tout est barré devant lui.
Et il écoute avec une stupeur admirative l'histoire de cette percée du défilé de Pierre-Lis, œuvre de géants conçue et accomplie par un humble prêtre, que révèlent quatre vers inscrits à l'entrée d'un tunnel de 100 mètres de long :
Arrête, voyageur. Le Maître des humains A fait descendre ici la force et la lumière.
Il a dit au pasteur : « Accomplis mes desseins ! »
Et le pasteur des monts a brisé la barrière.
Le pasteur est l'abbé Armand, curé de la petite paroisse de Saint-Martin-Lis au commencement du dernier siècle. Il sacrifia tout, son énergie et ses ressources, pendant sa brève existence (1776-1814), pour rompre l'infranchissable barrière derrière laquelle étouffait isolée sa pauvre commune. Le succès a couronné ses efforts surhumains, et le modeste pionnier en soutane a vu avant de mourir cette merveilleuse percée qui pendant longtemps n'a servi d'issue qu'au sentier escarpé qui longeait le torrent pour accéder à Belvianes.
Quelle admirable application de la pensée du philosophe anglais : « Where there is a will there is a way ! »
Sa patrie n'a pas été ingrate pour le vaillant abbé Armand : l'empereur Napoléon Ier lui adressa des subsides pris sur sa cassette, il reçut à son lit de mort la croix de la Légion d'honneur, et en 1865, sur la place de Quillan, a été érigée une statue qui le représente la pioche à la main, la soutane relevée. Enfin, ses compatriotes ont donné au tunnel le nom trivial, mais bien expressif, de Trou du curé.
Le sentier escarpé est devenu une large et belle route,qu'il a fallu tailler en creux dans le roc. N'importe, c'est avec un profond serrement de cœur que l'on pénètre dans la prodigieuse tranchée qu'éclaire à peine une lumière de crépuscule, traversée comme dans une crypte par de rares rayons de soleil au travers des dentelures de la crête.
Les méandres du torrent dans la brèche barrent la gorge, une impression d'écrasement vous saisit, les yeux vont chercher la lumière tout en haut entre les parois étranglées qui découpent un étroit lambeau de ciel bleu. La sensation du précipice vu d'en bas, accompagnée du grondement furieux des eaux, produit à l'âme une terreur, un vertige qui attire vers le sommet, avec une force irrésistible, accrue de la fantastique horreur des escarpements déchirés.
Pendant 2 kilomètres, on suit la crevasse où se démène le torrent, parmi les blocs éboulés, à la base du roc en surplomb, tandis que, à l'opposé, la montagne abrupte se baisse pour surgir de nouveau en pyramide haute de plus de 700 mètres.
En face du Trou du curé, sur l'autie rive, se dresse un fortin nouvellement construit sous lequel s'engage la voie terrée pour suivre toute la gorge en souterrain. On la retrouve à l'issue du défilé, suspendue au flanc de la montagne qui s'ouvre autour du petit village de Saint-Martin-Lis, dominé par le Cap de Fer (1,044 mèt.) et par les massifs de la forêt des Fanges.
A 2 kilomètres en amont de Saint-Martin, le torrent du Rebenty se précipite, venant de l'Ouest, resserré entre les parois verticales que les eaux ont creusées dans les pentes de la Montagne de Callons.
Beaucoup moins grandiose et moins formidable que la haute vallée de l'Aude, mais plus verdoyante, plus gracieuse, petite merveille de charme agreste et solitaire, la vallée du Rebenty est placée là comme un intermède reposant entre les sensations poignantes que donnent les terrifiants défilés de l'Aude au Nord et au Sud. Le soleil l'éclaire toute et fait miroiter les eaux moirées du torrent, qui s'enfoncent dans les couloirs de roches au milieu de pentes gaufrées de différentes cultures, de vignes et de céréales s'élevant peu à peu et sans secousses jusqu'à un cercle de montagnes boisées de belles futaies. Dans cette oasis de verdure et de fraîcheur est assis le petit village de Marsa.

Gorge de Pierre-Lis : le Trou du curé ; photographie de M. Cabin.
https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k9699561z/f292
[...]Toute cette région méditerranéenne passe sans transition des extrêmes sécheresses aux averses diluviennes, aussi les torrents sont-ils prompts à la colère et furieux dès que les pluies durent ou que les orages versent des trombes.
Plus que tout autre, l'Aude a des soubresauts étonnants, tels que son débit varie de 5 mètres cubes à 3,000 mètres par seconde, et elle charrie dans l'année 1,700,000 mètres cubes de limon. En 1320, brisant toutes les digues de sa rive gauche, elle rejeta presque toute la masse de ses eaux au Nord de la montagne de la Clape. Cela explique comment à travers les siècles cette force colossale a pu fendre les montagnes, briser et ouvrir tout sur son passage, et creuser les gorges prodigieuses pour atteindre la plaine sans obstacles.
De nos jours, ces forces sont utilisées, et. le fougueux torrent, dompté par le génie humain, après avoir bouleversé et anéanti la région, lui donne la vie et la lumière.
Au-dessous des ruines d'Usson, au confluent du ruisseau de la Guette et au milieu de l'épaisse forêt de Gesse, un important barrage capte les eaux de l'Aude, puis une canalisation souterraine les conduit à 6 kilomètres de là, Près d'Axat, où elles alimentent, par une chute de 103 mètres, les turbines d'une usine électrique qui fournit la force motrice et l'éclairage à plus de cent villes et villages de l'Aude et de l'Hérault, jusqu'à Béziers.
Rien n'est plus impressionnant que la visite de l'usine. Le sol tremble, les grondements de la chute et les ronflements des dynamos vous assourdissent, produisant une force de 20,000 volts, que deux mécaniciens règlent et dirigent tranquillement vers les fils ténus qui s'en vont au long des routes.
Et, comme contraste absolu entre les perfectionnements du progrès et les splendeurs de la nature abrupte, l'usine est assise à la base d'une aiguille majestueuse, à pic, qui ferme la gorge de Saint-Georges, défilé étroit dont les parois resserrées, escarpées comme des falaises, enferment encore l'Aude dans le fond d'une brèche en zigzags que suit difficilement la route. On vient d'admirer la civilisation dans la fièvre intense d'une usine, et on se trouve quelques mètres plus loin perdu dans les profondeurs sauvages d'un abîme grandiose, encaissé de toutes parts par des escarpements de plus de 300 mètres, fendillés et lézardés du haut en bas, et tapissés de chênes verts qui enchevêtrent leurs ramures. En maints endroits, la route est entaillée dans le roc, et la paroi opposée qui surplombe donne la sensation terrifiante d'une caverne sombre, au fond de laquelle gronde la masse bouillonnante des eaux.
Entre les défilés de Pierre-Lis et de Saint-Georges, dans un évasement boisé de la montagne, le petit bourg d'Axat est un gîte d'étape enchanteur, assis coquettement sur les deux rives de l'Aude que relie un vieux pont en dos d'âne. A droite, sur les pentes escarpées d'un monticule boisé, s'étagent de vieilles habitations que dominent l'église et les ruines pittoresques du château. A gauche, la double file des maisons modernes s'aligne au bord de la route, et le tout est encadré par une boucle de la nouvelle voie ferrée dont les travaux d'art ont été multipliés pour desservir cette station. La ligne atteint Axat sur la rive gauche, soutenue en flanc de coteau par des assises voûtées contre la paroi de la montagne. Pour la tracer, il a fallu percer les toits. Puis elle franchit la vallée en amont, sur un superbe viaduc courbe, aux arches multiples, et grimpe vers le col de la Pradelle, derrière le monticule du château.
La situation exceptionnelle de cette bourgade et le confort de l'hôtel, tenu par la famille Labat, en feront, le jour prochain où la ligne ferrée sera mise en exploitation, un centre remarquable, d'où les touristes rayonneront pour battre avec délices le pays d'un bout à l'autre, du fond des rivières jusqu'aux crêtes des montagnes.
D'Axat à Saint-Paul-de-Fenouillet, la route suit le chemin de fer dont les magnifiques travaux d'art présentent dans l'échancrure boisée de la vallée une continuelle variété ; il semble que les ingénieurs ont eu à cœur de parfaire les séductions de la nature.
Une montée de 4 kilomètres aboutit au col de Compérié, entre les superbes forêts de Bac Estable et des Fanges, où commence la riante vallée de Gincla ou de la Boulzane, enjambée par le pittoresque viaduc de la Pradelle ; dont l'architecture élancée fait un cadre exquis à l'église et à son gracieux clocher. A droite du petit village de la Pradelle, au fond d'une gorge étranglée, se dresse superbe le château de Puilaurens, découpant en l'air sa fraise de créneaux déchiquetés à la crête d'une paroi verticale. Vieux débris de forteresse du XIIIe siècle, bâti en nid d'aigle, il est encore flanqué à chaque angle de tours qui commandent des défilés escarpés. Dans l'enceinte règnent des terrasses et une spacieuse esplanade. Sa position stratégique est incomparable, et ses moyens de défense étaient d'une importance capitale au temps où les Espagnols étaient maîtres du Roussillon ; une garnison de vétérans l'a longtemps occupée dans les derniers siècles. Lui-même, ce fier castel, est dominé par une crête de montagne aux aiguilles effilées, dentelée comme une forteresse.

1903
La Situation financière des communes en 19032
Saint-Martin-Lys Population 212; superficie 1204 hectares; recette ordinaire 1983; dépenses ordinaires 1983; produit des centimes ordinaires et extraordinaire 1611; valeur du centiare 6.23 ; centimes par dépenses ordinaires et extraordinaire : total 258, extraordinaire 6 + 20 + 12, durée extraordinaire 1903 - 1914 - 1903; Montant de la dette en capital au 31 mars 1902 2592?

1903>
Annuaire du club alpin français2
[index des Annuaires des années précédentes] Saint-Martin-Lis (Corbières) : 1903, p. 265, 267.

1903>
Du Nom de Narbonne et exemples d'interprétation des mots gaulois par les racines saxonnes et l'anglais - Henri Boudet
[Taxo ou de Taïx = ancien nom de Limoux] C'était une simple allusion au sol calcaire boueux par les habitants de Limoux, ou non il s'agit plutôt d'une désignation spécifique des conditions de la rivière Atax à ce point de son chemin? Pour en revenir à la source de l'Atax, la même forme de Taxo ou de Taïx existe toujours à Saint-Martin Lys, également connue sous le nom de Saint-Martin de Taissac. La présence de la préposition "de" avant Taissac est susceptible de se souvenir de ses anciens liens avec la ville de Limoux. [traduction de l'italien...]

1904-03-05
Le monde illustré n°2449 du 5 mars 19042
LES GORGES DE L’AUDE (Phot. de MM. Cabin, Evro, Jordy et Mlle Marie Prevotat) Le nom d’Aude n’éveille pas à l’imagination des paysages montagneux. Il lui présente des campagnes vineuses, la cité de Carcassonne, le miel de Narbonne, le gentil champagne connu sous le nom de blanquette de Limoux, un territoire plat et sec sous un ciel ardent. Et pourtant le département s’enfonce dans les Pyrénées avec une vigueur pittoresque brutale, en quelque sorte féroce. Le petit fleuve qui coule paisible et assagi aux pieds de la vieille cité, bouscule et pétrit dans son cours, aidé de ses affluents, comme une terre glaise, tout un massif énorme, du Capcir roussillonnais aux Corbières languedociennes. Il faut le remonter pour se rendre compte de son œuvre sculpturale puissante et admirer un morceau des Pyrénées méconnu qui mérite pourtant la visite des touristes par un caractère violemment à part dans « ce mur redoutable, austère, ininterrompu », suivant l’expression de Michelet, qui s’étend de l’Océan à la Méditerranée, séparant l’Europe de cette Afrique qu’est l’Espagne. Carcassonne est le point de départ coutumier de l’excursion, mais il est préférable de ne pas arriver dans cette ville par le chemin de fer qui met le voyageur en trop brusque contact avec une nature inconnue. Si l’on en a le loisir, il faut descendre vers l’Aude par les croupes de la Montagne Noire, derniers contreforts des Cévennes. Tandis que la descente s’opère par une route en larges lacets, les yeux se promènent en liberté sur un des plus beaux spectacles qu’offre notre France. Au milieu d’une plaine immense parsemée d’opulents villages se dresse la vieille cité moyenâgeuse, tandis que les Corbières d’un bleu sombre se tassent à l’horizon comme pour étayer les cimes aériennes et neigeuses des Pyrénées qui se découpent sur le ciel. Par l’effet de ce recul et de cette lente arrivée, la région est aperçue dans son ensemble. En outre du plaisir que prend le visiteur à cette promenade admirable, il se rend compte de l’obstacle formidable dans lequel il doit pénétrer et communie avec la nature chaude et lumineuse des Pyrénées méditerranéennes, moins grandiose, mais plus artiste que celle des Alpes. L’excursion que nous allons faire emprunte les territoires de l’Aude et des Pyrénées-Orientales. Elle est recommandée par deux hommes également épris des beautés pittoresques de leur pays et jaloux de les montrer : M. Gaston Combeléran, secrétaire général du Syndicat d’initiative de Carcassonne et M. Casimir Soullier, président de la section que possède le Club-Alpin à Perpignan. Possible depuis peu par l’ouverture de voies nouvelles, elle est pour ainsi dire neuve, mais savamment combinée pour dégager l’essence la plus concentrée de cette nature et produire sur l’esprit l’impression la plus forte, elle deviendra bientôt classique.
Quillan est le lieu qu’il faut d’abord gagner. De Carcassonne le chemin de fer y conduit en suivant la rive gauche de l’Aude. Les montagnes se rapprochent bientôt. Sur le trajet — heureux privilège de nos vieux pays — les souvenirs historiques abondent. C’est Saint-Hilaire dont l’abbaye mérovingienne fut célèbre. L’église, construction lourde du XIV e siècle, moitié romane, moitié gothique, renfermant le tombeau du saint, un cloître à colonnettes, la salle capitulaire, le réfectoire, l’habitation de l’abbé, quelques débris vagues représentent seuls le passé de cette demeure jadis souveraine ; puis Limoux avec son église Saint-Martin où se mêlent les XIIe , XIVe et XVe siècles, sa chapelle Notre-Dame-de-Marceille, du XIVe siècle, lieu de pèlerinage fréquenté, située admirablement sur une colline dominant l’Aude. Alexandre Guiraud est né ici. Le petit Savoyard qui a doucement ému nos aïeules est sorti des Pyrénées. Nous pénétrons alors dans la montagne vive, et s’offrent aussitôt les villes d’eaux. Voici Alet dont les sources font la richesse, et les ruines de sa cathédrale la gloire ; Couiza; Rennes-les-Bain d’où il est facile d'atteindre le pic de Bugarach (1.231 mètres), le sommet le plus élevé des Corbières. Après Esperaza, petit village qui s’enorgueillit de deux sources guérissantes, nous arrivons à Quillan. Là nous sommes en plein cœur de Corbières. Quillan, c’est un trou, mais un trou charmant. Des montagnes étagées avec grâce qui laissent tomber la lumière, des ombrages magnifiques, des eaux claires qui ne sont point médicinales, des vergers somptueux, l’Aude qui jabote sur des cailloux en décrivant des courbes à travers les prés, un air riant, coquet, prospère, une vie matérielle plantureuse, tout concourt à faire de cet endroit retiré, un de ces petits paradis terrestres qui vous retiennent captif comme sous un filet invisible, l’âme en joie et le corps satisfait. Un tel pays devait avoir une industrie appropriée. Il fabrique justement des foies gras, et quels foies gras! Les terrines Verdier s’en vont à la cour de Russie à moins qu’il n’en reste quelques-unes en France pour quelques gourmets précieux. Quillan possède une statue. Ce n’est pas une œuvre d’art, mais une œuvre de reconnaissance. Elle représente l'abbé Félix Armand, qui ouvrit vers 1810, en perçant une roche, la route hardie et merveilleuse que l’on suit aujourd’hui pour visiter les gorges de l’Aude. En faisant cadeau aux touristes de ces gorges inaccessibles il a fait du même coup la fortune du pays. Ce passage, arrangé maintenant en tunnel, s’appelle le Trou du Curé. Sur la pierre du sommet ces vers solennels ont été gravés : Arrête voyageur. Le maître des humains A fait descendre ici la force et la lumière. Il a dit au pasteur : accomplis mes desseins, Et le pasteur des monts a brisé la barrière. Pénétrons par le Trou du Curé dans cette première gorge qui porte le nom de défilé de la Pierre Lys et d’où l’Aude sort écumante, exaspérée. La fissure est terrifiante. Elle est haute de 700 mètres et large de 20 à peine sur une longueur qui dépasse un kilomètre. La route conquise sur l’Aude disparaît plusieurs fois sous des tunnels pratiqués dans les saillies de la paroi rocheuse. Un chemin de fer devant relier Quillan à Perpignan a été exécuté dans ce défilé ou plutôt dans la roche, car on ne l’aperçoit qu’à l’état de tronçon, sortant d’un tunnel pour entrer aussitôt dans un autre. Toutes ces roches sont crues, sans arbres, sans arbustes accrochés, à peine tachées par quelques touffes d’une herbe maladive, quelques plaques de mousse sèche. L’on se croirait dans une gorge de désert africain si l’on n’apprenait qu’une forêt magnifique, la forêt des Fanges, tapisse les sommets de ce massif calcaire. Un village, Saint-Martin-de-Lys, se présente, dominé par une hauteur appelée le Cap de Fer (1.044 mètres) ; puis s’ouvre la verdoyante vallée du Rébenty, affluent de l’Aude, qui apporte à l’esprit une sensation exquise de délivrance.
Une jolie légende s’attache à Rébenty : à l’époque de la domination romaine, les habitants, qui s’appelaient ataciens, honoraient des enchanteresses, sortes de nymphes qui fréquentaient ses bords et jouissaient du privilège de donner une nouvelle jeunesse à tout ce qu’elles trempaient dans la rivière. Le cadre est en effet mythologique et se prête à ces aimables croyances. Nous suivons le Rébenty. La vallée est étroite, mais fraîche et délicieuse. Sur les sommets pointent des clochers de villages, apparaissent des ruines de châteaux féodaux, éveillant à la pensée les fantastiques dessins de Gustave Doré. Plus loin nous traversons une gorge dite de Joucou, du style de la Pierre Lys, et peu à peu, toujours montant, nous atteignons le plateau d'Aunat (1.100 mètres). C’est la nature de la haute montagne. Aunat est un petit village situé au milieu d’un vaste cirque de montagnes nues dominées du côté de la France par les pics Carlitte, Madrés, Gorges de la Fou, près Saint-Paul de Fenouillet et Saint-Barthélemy couverts de neige éblouissante. Il y a de la beauté dans ce lieu triste et froid, la beauté qui résulte précisément de l’absence de tout élément pittoresque, uniquement due au sobre dessin des montagnes austères. Maintenant nous descendons rapidement le versant opposé d’où la vue s’étend sur la route de Montlouis, de la Cerdagne, de Puycerda, de l’Espagne. A gauche, quelques maisons qui semblent en train de dégringoler dans le précipice au fond duquel s’agite l’Aude, composent un village appelé Fontanès. Au bas de la descente se dressent, fermant l’entrée d’un défilé étroit, les ruines prestigieuses du château d’Usson. Ce château a joué un rôle historique si important que son histoire serait celle même du pays. L’abbé de Roquelaure, dans son livre intitulé "Les Tablettes des Ancêtres", nous raconte son passé glorieux et sa triste fin, à la Révolution. Nous retrouvons l’Aude profondément encaissée entre des murailles de verdure. Elle glisse en clapotant sous des berceaux de feuillage. C’est une rivière idyllique que nous côtoyons longtemps, charmés par les jeux capricieux de la lumière dans les feuilles et sur les eaux. Tout à coup la montagne se resserre, devient roc comme à Pierre Lys et à Joucou. C’est une gorge sépulcrale où s’enfonce avec l’Aude la route taillée dans la paroi rocheuse en demi-tunnel. En haut, le ciel apparaît comme une bande d’étoffe bleue entre les lèvres de l’abîme. Il n’est pas possible, à moins d'être enfermé vivant dans un caveau, d’être plus emmuré que dans la gorge de Saint-Georges. Au sortir de cette cluse extraordinaire, une usine hydroélectrique nous offre un spectacle d’un autre genre, mais non moins impressionnant. Dans la vaste salle, propre comme un salon, deux hommes suffisent pour diriger l’armée des appareils qui distribuent l’électricité à plus de cent communes. Espacées sur les murs, des affiches portent l’avis suivant: « Danger de mort ». Nous abrégeons notre visite et nous gagnons Axât, bourgade ancienne, si artistement édifiée au fond de la vallée qu’elle semble attendre des peintres ou des photographes. A Axât nous nous séparons de l’Aude pour suivre la grand’route de Perpignan jusqu’à Saint-Paul-de-Fenouillet. Nous traversons le col de la Pradelle dominé par les ruines romantiques de Puylaurens et nous pénétrons dans une large et majestueuse vallée qui semble une réplique de la vallée du Graisivaudan. Saint-Paul-de-Fenouillet, gros bourg, capitale des anciens comté et vicomté de Fenouillèdes, a eu une existence batailleuse, mais sa gloire moderne consiste à se trouver dans le voisinage des gorges de Saint-Antoine-de-Galamus. L’Agly, rival de l’Aude, a créé là une des curiosités les plus surprenantes de l’Europe. C’est une fissure taillée dans des roches d’une blancheur de craie, dont la profondeur est inestimable à l’œil qui n’aperçoit point de fond. La route dominante appliquée sur l’un des flancs produit l’effet d’un échafaudage audacieux, bien que large et sûre. Une maison plaquée contre des rochers ou à pic sur l’abîme a l’air d’un nid d’aigle. C’est l’ermitage de Saint-Antoine qui a joui durant des siècles d’un grand renom. Les habitants de Saint-Paul atteints de la suette y trouvèrent leur guérison et les femmes stériles désireuses d’être mères le fréquentèrent avec profit. Aujourd’hui, lorsqu’un visiteur est aperçu au loin, la cloche sonne à toute volée, mais ce n’est plus à un service religieux qu’elle le convie. L’ermite actuel exploite simplement la bizarrerie du lieu et vous offre un apéritif. L’Agly traverse la vallée et s’évade par la brèche "la Fou". Nous allons retrouver l’Aude à Quillan, notre point de départ. On ne peut songer sans mélancolie à la fin qui attend le petit fleuve. Descendre des hauteurs du Capcir et se terminer sous le nom de canal de la Robine, serviteur des chalands de Narbonne, n’est-ce pas un sort digne de pitié ?
Jean Bourgogne.

1904-03-09
L'éclair1
LE MONDE ILLUSTRE, 13, quai Voltaire, Paris.
Envoi gratis d'un numéro specimen contre toute demande affranchie.
Sommaire du numéro 2449 du 5 mars 1904.–
Gorges de l'Aude De Quillan à Axat. Le chemin de fer de Rivesaltes. Statue de l'abbé Félix Armand. Défilé de la Pierre Lys. Entrée du défilé Saint-Martin-de-Lys. Gorges de Saint-Georges. Saint-Paul-de-Fenouillet. Gorges de la Fou. Saint-Antoine-de-Galamus. Vue générale d'Axat. Château de Puylaurens.

1904-03-17
Courrier de l'Aude1
SAINT-MARTIN-LYS. — La grève.
- Les ouvriers employés par l'entreprise Mercier, chargée des travaux de balustrade de la voie ferrée de Quillan à Rivesaltes, viennent de se mettre en grève.
Ils demandaient une augmentation de salaire qui leur fut refusée.
La plupart des 150 personnes occupées appartiennent à la nationalité espagnole. Beaucoup d'entre elles après avoir reçu le montant qui leur était dû, ont quitté l'entreprise pour aller leurs bras à la propriété.
Tout s'est passé, jusqu'ici, dans le plus grand calme.

1904-04-20
Courrier de l'Aude1
ARRONDISSEMENT DE LIMOUX
LIMOUX. — Un fou. — Hier, à une heure du soir, trois forts gaillards conduisaient de vive force à l'hospice le nomme Valentin Lucain, âgé de 36 ans, de Saint Martin Lys, atteint d'aliénation mentale, pour être mis en observation. Le malheureux, n'ayant pas ses pièces en règle, a dû réintégrer son domicile.

1904-05-21
Courrier de l'Aude1
(ouverture voie ferrée)

1904-06-05
Journal officiel de la République française. Lois et décrets2
AVIS ET COMMUNICATIONS
Ministère des travaux publics.
Le ministre des travaux publics a autorisé la compagnie des chemins de fer du Midi à ouvrir à l'exploitation la section de la ligne de Quillan à Rivesaltes comprise entre Quillan et Saint-Paul-de-Fenouillet et a fixé au 22 mai dernier la date de cette ouverture.
Cette section, qui est à une seule voie, a une longueur de 35,768 m. 80, et comprend, indépendamment des deux gares extrêmes, les haltes et stations suivantes:
Halte de Belviames.
Station de Saint-Martin-Lys.
Station de Lapradelle-Puilaurens.
Station de Caudiès.

1904-06-18
Le Journal des transports : revue internationale des chemins de fer et de la navigation2
OUVERTURES DE LIGNES
Chemins de fer du Midi. — Le Ministre des Travaux publics a autorisé la Compagnie des chemins de fer du Midi à ouvrir à l'exploitation la section de la ligne de Quillan à Rivesaltes comprise entre Quillan et Saint-Paul-de-Fenouillet et a fixé au 22 mai dernier la date de cette ouverture.
Cette section, qui est à une seule voie, a une longueur de 35,768 m. 80, et comprend, indépendamment des deux gares extrêmes, les haltes et stations suivantes :
Halle de Belvianes. Stations de Saint-Martin-Lys, de Lapradelle-Puilaurens et de Caudiès.

1904-06-20
L'Écho des mines et de la métallurgie2
Aude - La Compagnie des Chemins de fer Au Midi a ouvert à l'exploitation la section de la ligne de Quillan à Rivesaltes comprise entre Quillan et Saint-Paul-de-Fenouillet.
Cette section, qui est à une seule voie, a une longueur de 35.768 m. 80, et comprend, indépendamment des deux gares extrêmes, les haltes et stations suivantes :
Halte de Belvianes.
Station de Saint-Martin-Lys.
Station de Lapradelle-Puilaurens.
Station de Caudiès.

1904-07-06
Courrier de l'Aude1
cf voie

1904-07-15
Courrier de l'Aude1
RENNES ET LA PIERRE-LYS En 1799
Grâce à la route tracée sur la rive de l'Aude par l'abbé Félix Armand, les voyageurs peuvent, depuis bientôt un siècle, contempler facilement la sauvage beauté du défilé de la Pierre-Lys, où les touristes accourront nombreux lorsque l'horaire des trains ne les obligera plus à des arrêts inutiles et gênants.
Mais à la fin du 18e siècle, cette voie n'était pas achevée, et c'est avec mille difficultés que les amateurs de pittoresque paysage pouvaient s'approcher de ces lieux inaccessibles. On les visitait pourtant, comme celui qui devait être plus tard le général Armand d'Hautpoul mais qui alors préparait ses examens à l'Ecole polytechnique dont l'Ecole centrale de Carcassonne le raconte dans ses Souvenirs.
« Au printemps de 1799, écrit il, ces promenades se renouvelaient plus souvent pendant les périodes d'examen où les cours de l'école étaient suspendus. C'est ainsi qu'un jour nous allâmes jusqu'à Limoux pour voir le marquis du Parc de Bellegarde, vieil ami de mon père; ses filles se lièrent avec mes sœurs.
« De Limoux nous nous rendîmes à Rennes, lieu célèbre par ses eaux minérales et un vieux château situé au sommet d'un pic fort élevé. Ce château était alors possédé par une vieille tante, ma demoiselle d'Hautpoul de Rennes, dernière héritière de la branche aînée de ma famille et le domaine en devait revenir à mes cousins Alexandre, Prosper et Charles. Pour aller visiter notre vieille parente, il nous fallut tourner dix fois autour de la montagne qui couronnait son logis. Nous vîmes une habitation fort délabrée et la châtelaine très originale nous reçut assez frugalement. Nous n'y restâmes qu'un jour et demi et jouîmes d'un beau spectacle : un orage s'était formé au-dessous de nous et il pleuvait à torrents au pied de la montagne tandis que nous étions inondés de soleil.
« Un peu plus tard, avec quelques jeunes gens de Carcassonne, j'entrepris une autre voyage très intéressant. Aux environs de la petite ville de Quillan je trouve un magnifique établissement de forges que nous visitâmes en détail; là je m'initiai avec curiosité aux divers secrets de la fabrication du fer.
« A l'entrée des Pyrénées nous vîmes un site très extraordinaire, qu'on appelle la Pierre-Lisse ; c'est un endroit où la rivière est resserrée pendant environ une heure entre deux énormes rochers entièrement à pic et paraissant formés d'un seul bloc de pierre. On avait pratiqué d'un côté un étroit sentier, en partie taillée dans le roc qui n'était fréquenté que par les montagnards; je le franchis avec un seul de mes compagnons de voyage - les autres n'osèrent s'y engager, et ils firent bien, car arrivé à une certaine hauteur je me sentis pris d'une espèce de vertige et fort mal à l'aise. Ce passage était d'autant plus effrayant qu'au sommet de la montagne pointait une forêt de sapins ; cette forêt n'ayant d'autre débouché que la rivière, les bois y étaient entraînés par le torrent et ils frappaient le roc avec un bruit épouvantable. »

1904-11
Bulletin pyrénéen : publié avec le concours de la Section de Pau du Club alpin français (CAF) et de la Société des excursionnistes du Béarn (SEB)2
LES GORGES DE L AUDE A PIERRE-LIS ET A ST-GEORGES
(AOUT)
— Les gorges de l'Aude? Voyons, là, franchement, cela vaut-il la peine... — Bon! toujours la plaisanterie courante chez maint pyrénéiste ! A l'Est des montagnes de la Haute-Garonne, il n'y a plus de Pyrénées ; entendez par là que l'Ariège, l'Aude et les Pyrénées-Orientales sont traitées comme de pauvres cousines Cendrillon par les admirateurs de la chaîne centrale. Et les étrangers de tenir cette gasconnade pour véridique ; et l'extrait du Joanne « routes les plus fréquentées », de commencer à Bayonne et de s'arrêter à Luchon... — Alors, sérieusement, c'est à visiter ? — Mais oui ; dix fois plutôt qu'une ; il n'existe point dans toutes les Pyrénées françaises de sites comme Pierre-Lis et St-Georges !
Donc nous sommes partis, la ligne ferrée de Carcassonne à Quillan qui vient d'être récemment raccordée, par Axat, au tronçon St-Paul de Fenouillet-Rivesaltes donnant d'ailleurs toute commodité pour l'excursion.
— Mais c'est un chameau ! — Où donc? — Dans la prairie, au bord de l'eau ; il broute. — Il n'y a pas à dire, c'en est un, bien vivant. Ah çà! Tartarin serait-il dans ces parages?
Obligeamment, un paysan nous renseigne : l'animal a été, le mois dernier, envoyé d'Algérie à un propriétaire de scierie à Quillan ; même on l'a amené de la gare en retraite aux flambeaux !
La vallée est verte et riante, l'ombre des frondaisons délicieuse et l'odeur résineuse des sapins, qu'on débite en planches, exquise à respirer. Tout d'un coup, à une lieue en amont de Quillan, au tournant de Belvianes (altitude 321m) se dresse très près de nous une longue et haute montagne qui rompt l'harmonie du paysage.
Orientée Est-Ouest, elle élève brusquement à 700 ou 800m au-dessus de la plaine ses escarpements de calcaire gris, mouchetés de vert noirâtre par les sapins de la forêt des Fanges (Tuc d'en Faouret, 1044m, et roc coté 1052m à l'Est, Sucquès de la Serro, 1145m et Picoulet de Quirhaut, 1292m à l'Ouest).
On avance, ayant le fleuve Aude à sa gauche, mais sûrement on va buter tout à l'heure contre la barrière rocheuse qui se hausse de plus en plus proche ; la vallée n'est pas de ce côté et on ne passera pas.
Cependant, route et chemin de fer encadrant maintenant l'Aude continuent droit au Sud, vers un abaissement du profil de la muraille où se montrent des pointes déchiquetées ; et bientôt se découvre l'ébrèchement, vraiment formidable, de Pierre-Lis.
Le chemin de fer, venu le dernier, n'a pas trouvé de place ; il disparaît sous roc, rive droite, en tunnel d'au moins 2 kilom. jusqu'à St-Martin de Taissac, avec seulement, de ci, de là, quelque évent latéral où s'infiltre un jour terni par la fumée. La route de voitures taillée en corniche, avec trois souterrains forés à la mine, reste seule à disputer au fleuve le fond exigu de la cassure.
Pierre-Lis, traduisez Roche-Lisse, entaille colossale, est facile à décrire dans sa grandiose simplicité : Longueur, 2 kilom. 3/4; profondeur, mesurée aux parois immédiatement dominantes, de 200 à 400 mètres ; largeur dans le bas, une quarantaine de mètres, souvent moins ; largeur dans le haut, on ne peut dire, le surplomb des rochers rétrécissant parfois le champ visuel à tel point que la bande bleu-clair du ciel qu'on aperçoit n'est guère alors plus large que le ruban bleu-sombre de l'Aude qui coule à vos pieds ; couleur des rochers gris blanchâtre ; route sensiblement en palier.
Mais cela s'imagine-t-il si on n'a pas vu ? Certes, on peut comparer Pierre-Lis au Gouffre de l'Echelle à St-Sauveur, au Hourat des Eaux-Chaudes, avec route au bas de l'abîme et torrent moins fougueux, avec parements comme passés à la chaux et, surtout, dimensions amplifiées, le triple en hauteur, le sextuple en longueur. Mais ce ne sont là que des mots sans valeur ; la photographie elle-même n'en donne pas idée, car on est trop acculé pour reproduire fidèlement le site.
En tout cas, ce qu'il est impossible de rendre pour qui n'a point parcouru la Gorge, c'est la sensation intense et violente d'enserrement, alors que l'on chemine tout petit au fond de l'écrasant couloir des masses haut montées ! Impression spéciale et rare où n'entre pas le vertige ! Ce n'est pas en bas qu'on s'inquiète, car la route est solide et jamais très dominante au-dessus de l'Aude ; la menace est en haut dans ces parois de marbre brut dont les dimensions confondent. Et malgré le soleil, malgré la lumière que réfléchissent à outrance les à-pic de calcaire clair, quelque chose comme du froid noir vous enveloppe jusqu'au cœur, lorsqu'on marche au fond de cette fracture d'un autre monde.
De St-Martin de Taissac à Axat, pendant 4 kilomètres, la Gorge devient moins étroite et déroule tristement les courbes lentes de son tracé où les ouvrages d'art du chemin de fer donnent la note moderne.
Vers Axat (altitude 400m environ) mélancolique et pittoresque village, la vallée s'évase un moment ; mais à 2 kilomètres plus au Sud, voici que se dresse une nouvelle muraille. Et cette muraille, on s'étonne de la trouver, en tout, semblable à celle qu'on vient de traverser, peut-être plus imposante (Rocher de Lauzieret, 1323m à l'Est, Rocher des Mirailles, 1178m à l'Ouest).
Le chemin de fer lâche pied, s'incurvant vers l'Est et son svelte viaduc, vu par le travers, forme un premier plan qui met le paysage en valeur. Aussi bien, cette fois par exemple, la montagne qui barre l'horizon sud-est continue, d'une seule pièce, et on n'ira pas plus loin.
Eh bien, si, on va plus loin. Immédiatement en amont de l'usine électrique de Gesse, l'Aude et la route, celle-ci rainurée à même le roc, profitent pour passer d'une nouvelle entaille absolument stupéfiante.
Plus nettement encore que le paladin Roland à Gavarnie, le chevalier St-Georges a tranché ici la montagne; sur un demi-kilomètre de longueur, deux cents mètres de profondeur, et vingt-cinq mètres de largeur, l'épée de la légende a fracturé le roc, et l'étroite blessure demeure à jamais béante avec ses lèvres verticales !
A St-Georges, vous empoigne la même impression d'enserrement qu'à Pierre-Lis, plus courte mais plus angoissante aussi. A travers ces escarpements se rejoignant presque, le jour s'atténue blafard et l'on se croirait entre les mâchoires d'un étau géant qui va se serrer à refus. C'est d'une beauté trop dure et trop violente, et l'on a hâte de quitter ces lieux; pour tout dire, on est à court d'admiration.
C'est assez pour aujourd'hui ; demain, on aura le choix ou de poursuivre par l'Aude supérieure, ou de se jeter à l'Est vers l'Agly qui, aux environs de St-Paul de Fenouillet, tailla Galamus et la Fou, dignes pendants aux merveilles de ce jour. Et l'on s'avouera ravi d'avoir fait connaissance avec ce rude pays où les cours d'eau sont des pourfendeurs de montagnes.
Capitaine R.

1904
La Situation financière des communes en 19042
Saint-Martin-Lys Population 212; superficie 1204 hectares; recette ordinaire 1879; dépenses ordinaires 1879; produit des centimes ordinaires et extraordinaire 1625; valeur du centiare 6.19 ; centimes par dépenses ordinaires et extraordinaire : total 262, extraordinaire 20 + 12, durée extraordinaire 1914 - 1904; Montant de la dette en capital au 31 mars 1903 2445

1904
Bulletin de la Société botanique de France, Volume 512
XLVIII SESSION EXTRAORDINAIRE A PARIS, AOUT 1904.
Groupe EUCERINTHEA. Arv.-Touv.
II. MUCRONATUM Arv.-T. et G. Gaut. — Hieraciotheca gallica, n° 37, 38, 160, 379, 380.
H. Gymnocerinthe A.-T. el G. Gaut. var. mucronatum ?
Phyllopodum et subgymnopodum ; caulis 1-3 decim. altus, glaberrimus et laevigatus, monocephalus vel furcato-oligocephalus, cum pedunculis elongatis et involucro ± glanduloso-pilosus; involucrum ovoideum, cenlimetrale el amplius, squamis allenuato-suboblusis; ligulae dentibus subciliolatœ styloque luleo; folia glauca vel glaucescentia, mucronato et subsinuato-denticulata, margine sublus que in nervo subpilosa, cœlerum glabra vel glabresccntia ; rosularia sat numerosa, spalhnlalo-velelliptico-obovala, apice obtusissimo mucronata vel subito breviterque acuminata, interne in peliolum ± marginatum pilosumque attenuata; caulina bracteiformia vel 1-3 evoluta basi subvaginantia vel subamplexicaulia, apice subito mucronata vel acuminata.
Hab. Corbières de l'Aude : fentes des rochers calcaires sur la route de Sainte-Colombe-sur-l'Aiguette, au confluent de l'Aude et de l'Aiguette, alt. 500 mètres environ; pentes humides et argilo-calcaires entre Saint-Martin de Teissac et Axat, alt. 450 mètres environ; forêt de Salvanière, alt. 1750 mètres, à la Couillade de Mandras; rochers de Loubach, près Campagna de Sault.
Pyrénées de l'Ariège : rochers calcaires humides près du château d'Usson, alt. 500 mètres environ; massif du Laurenti, route d'Usson à Mijanès et à Fontanes (Timbal in herb, et massif du Laurenti, sub H. Pseudocerinthe aucl. pyren. non L.!); Usson (Timbal in herb. sp. nov. = H. Hussoni Timb.).
Pyrénées-Orientales : escarpements des rochers calcaires près du pont de la Fou, traverse de Vira, près Saint-Paul de Fenouillet, alt. 450 mètres environ.

1904
Statistique des grèves et des recours à la conciliation et à l'arbitrage survenus pendant l'année ... / Ministère du commerce, de l'industrie, des postes et des télégraphes, Office du travail2
Etat détaillé des grèves, classées d'après la profession des grévistes? (lieux, dates, durée, causes et résultats de chaque grève)
805 | Terrassiers (Voie ferrée) | Saint-Martin-Lys | Aude | 14-19 mars ||Nombre d'ouvriers occupés dans les établissements atteints: 150 | nombre moyen des grévistes : 100 | Nombre maximum : 140 | hommes : 140 | Demande d'augmentation de salaire | résultat général de la grève : T.

1904
Voyage en France, Volume 38 (Haut-Languedoc)/ par Victor-Eugène Ardouin-Dumazet
L'homme ainsi représenté est l'abbé Félix Armand, curé de Saint-Martin-de-Teissac, à qui l'on doit l'admirable route de Pierre-Lis conduisant de Quillan dans le Roquefortès, le Donézan et le Capcir. Avant la Révolution, il fallait franchir de hautes montagnes pour parvenir dans le bassin supérieur de l'Aude, les gorges étaient impénétrables. Les pentes raides, en tout temps difficiles, étaient d'accès impossible l'hiver, les petits pays de Sault et de Roquefortès étaient donc séparés du reste du monde. L'abbé Armand voulut ouvrir un chemin ; bien qu'il n'eût pas de ressources et ne connut pas l'art de l'ingénieur, il entreprit cette œuvre qui serait considérable encore avec nos ressources modernes. Aidé par la charité publique, il commença à entailler un chemin dans la roche ; un moment la Terreur arrêta l'entreprise l'abbé la reprit dès que le calme se fit. Un tel travail attira l'attention ; Napoléon écrivit de sa main au vaillant prêtre en lui envoyant un don comme concours personnel, Louis XVIII imita « l'usurpateur ». En 1814, les gorges de l'Aude étaient vaincues et une belle route, une des merveilles de la France, faisait communiquer les Corbières et les Pyrénées.
Quand, en 1820, l'abbé Armand, alors âgé de soixante-dix-huit ans, allait mourir, le roi lui envoya la croix de la Légion d'honneur ; elle lui fut remise peu avant sa fin. L'ouverture de cette voie a été pour Quillan le commencement de ...

1905 ?
Guide pratique du baigneur dans les stations thermales de l'Aude, Alet, Rennes-les-Bains, Campagne, Ginole, Escouloubre-Carcanières-Usson, par J.-L. Lagarde2
SAINT-MARTIN LYS, commune de 185 habitants, canton de Quillan ; viaduc et défilé de Pierre Lys.
Après ces quelques excursions, qui toutes peuvent se faire en voiture en moins d'une journée, il y a les beaux sites plus éloignés de la haute vallée de l'Aude proprement dite, encore inconnue, ignorée, presque inexplorée et merveilleusement pittoresque. On ne peut pas ici faire de classification, tant ils sont nombreux et avec des beautés différentes ; mais, au hasard des circonstances, on doit visiter tour à tour :
Le viaduc de la Pradelle, près Quillan ; la forêt des Fanges avec sa clairière où s'élève la coquette maison des gardes ; le Col de Saint-Louis ; l'entrée du défilé de la Pierre Lys, désignée sous le nom de Trou du Curé ; le défilé de la Pierre Lys avec ses souterrains ; l'Aude, à sa sortie du défilé de là Pierre Lys ; Axat avec son château, son viaduc et son importante usine électrique; les gorges de Saint-Georges ; le château de Puylaurens, à la Pradelle, les forêts de Navarre, de Gesse, etc., etc.
On peut trouver à l'Etablissement des voitures pour faire ces excursions; mais comme il arrive parfois que l'administration se trouve débordée de demandes, il est préférable de s'adresser à Quillan (voir annonce Ducos). Le prix de location de ces voitures dépend de la longueur de l'excursion, du nombre de touristes, du genre de voiture. Le cocher de l'Etablissement, qui fait le service régulier de la gare aux bains, se met à la disposition des baigneurs pour leur louer ces voitures et traiter du prix.

1905-01
Revue mensuelle / Touring-club de France2
Deuxième journée. - Ax-les-Thermes à Quillan (61 kil.). —
Montée du col de Chioula (736 à 1,435 m. en 9 kil. 5oo). Déjeuner : Hôtel Limouzy à Espezel. — Gorges d'Able et de Pierre-Lys, bords du Rebenty.
Itinéraire : Sorgeat, col de Chioula, col de Marmare, Prades, Camurac, col des Sept Frères, Belcaire, Espezel, Belfort, gorges dit Rebenty, Joucou, Marsa, Cailla, carrefour de Rebenty, St-Martin-Lys, Gorges, Belvianes, Quillan. — Trajet des plus intéressants.
Troisième journée. — Quillan à Axat (77 kil.).
Il vaudrait mieux exécuter cette magnifique excursion en deux jours.
Itinéraire : Quillan, Laval, St-Louis et Parahou à 800 lit.
sur la gauche, col de St-Louis. — Monter à droite de la route à la forêt des Fanges et suivre le chemin forestier jusqu'à la maison du garde (Prat del Rey). — Déjeuner sommaire. Retour par le même chemin au col de St-Louis, St-Louis et Parahou, Bugarach, Camps, Cubières, gorges de Galamus, St-Paul-de-Fenouillet (hôtel St-Pierre), 54 kilo — Caudiès, La Pradelle, col de Campérié, Axat, 23 kil. — Repos demi-journée.
Quatrième journée. — Axat à Montlouis (58 kil., dont rH) de montée). — Axat, altitude 4oo à 1,7^6 ni. au col de Castetloll.
Itinéraire : Axat, gorges de St-Georges, carrefour de l'Aiguette, Gesse, Usson, Carcanières-Escouloubre, Puyvalador, Formiguères, col de Casteillou, La Llagone, Mont-Louis.
On pourrait faire la route en deux jours. - Coucher à Formiguères (42 kil.), pour éviter les hôtels de Mont-Louis.

1905-04-21
Courrier de l'Aude1
POSTES ET TELEGRAPHES. —
Adjudication d' une entreprise de manutention de poteaux télégraphiques dans les gares de St-Martin-Lys, Quillan et Espéraza.
Le 21 avril 1905, à 9 heures du matin, il sera procédé, à la Direction de l'Aude, route de Narbonce n°2, à Carcassonne, à l'agjudication d' une entreprise de manutention de poteaux télégraphique, à exécuter dans les gares de St-Martin-Lys, Quillan et Espéraza, pour l'empilement dans chacune de ces gares, à la réception dés la livraison, et les réexpéditions ultérieures dans les proportions suivantes :
St-Martin-Lys. — 2000 poteaux de 8 mètres.
Quillan. — 900 poteaux de 10 mètres.
Espéraza. — 2.600 de 6 m. 5o, 400 de 8 mètres, 80 de 12 mètres, 10 de 15 mètres.
Les personnes qui désirent prendre part à cette adjudication, doivent faire parvenir leur soumission au Directeur des Postes et des Teienraphes, à Carcassonne, avant le 24 avril courant, en indiquant, par poteau le taux auquel la manutention sera consentie pour chacune de ces trois gares ou pour les trois gares réunies.
Elles devront joindre à leur soumission un certificat du maire constatant leur nationalité et leur moralité.

1905-06-06
Courrier de l'Aude1
cf voie

1905-1907
Guide du voyageur en France2
Quillan *, 2,511 hab. (château ruiné; statue de l'abbé Armand, qui fit percer la route de Pierre-Lis; à 1,500 m. O., établissement de bains de Ginoles).
DE QUILLAN A MONTLOUIS (68 k.; admirable route de voit. suivant la haute vallée de l'Aude; voit. publ. jusqu'aux Bains de Carcanières-Escouloubre, 3 fr.). — Au-dessous de la grande forêt des Fanges l'Aude parcourt le grandiose défilé de Pierre-Lis, long de plus de 2 k. (tunnels; beaux travaux d'art du ch. de fer de Quillan à Perpignan). — 12 k. Axat (V. ci-dessous). — On passe sous un viaduc de la voie ferrée, puis la route franchit l'Aude pour s'engager dans l'admirable défilé de Saint-Georges, â une entrée duquel est une usine hydro-électrique considérable. — 32 k. Bains d'Usson, modeste établiss. (eaux sulfureuses et arsenicales) en aval des ruines du chateau d'Usson situées sur un piton rocheux dominant le confl. de l'Aude et de la Sonne ou Bruyante. — 36 k. Bains de Carcanières et d'Escouloubre, petite stat. thermale composée de 3 établiss.-hôtels, de quelques maisons et d'une chap. échelonnés au fond de la gorge, sur les deux rives de l'Aude. — La route s'élève au-dessus de la rivière, pour pénétrer dans le Capcir, sorte de haute plaine encerclée de montagnes et contenant le bassin supérieur de l'Aude; située tout entière au-dessus de 1,600 m. d'altit., cette région naturelle est l'une des contrées habitées les plus froides de France. — 50 k. Puyvalador. — 54 k. Formiguères, 612 h., ch.-l. du Capcir, à 1,480 m., sur la Lladure. — On traverse un coin de la forêt de la Matte. — 62 k. Col de la Quillane ou de Casteillou (1,746 m.), entre le Capcir et la Cerdagne. — 65 k. La Llagone, à 1,688 m. — On descend vers la Têt. — 68 k. Montlouis(V. p.225).
DE QUILLAN A PERPIGNAN (78 k. chemin de fer remarquable par ses travaux d'art; 3 h. 30 env.; 8 fr. 75, 5 fr. 90, 3 fr. 85). —On remonte la vallée de l'Aude. Tunnel de 300 m. - 3 k. Belvianes. — La rivière franchie, on pénètre dans le défilé de Pierre-Lis (V. ci-dessus) par un souterrain de 1,374 m. 3 tunnels. — 0 k. Saint-Martin-Lis. — 2 tunnels; 2 -ponts sur l'Aude. — 11 k. Axat *, 838 hab. (ruines d'un château). — Viaduc de 9 arches. Tournant à l'E., on s'éloigne de l'Aude pour passer dans le bassin de l'Agly. 3 tunnels. — 19 k. La Pradelle, ham. au confl. du ruisseau de Magnac et de la Boulzanne (château de 1255 sur un rocher escarpé, 693 m. d'altit.). — On suit la vallée de la Boulzanne. — 24 k. Caudiès-de-Fenouillèdes, â 328 m. [...]

1905
La Situation financière des communes en 19052
Saint-Martin-Lys Population 212; superficie 1204 hectares; recette ordinaire 1838; dépenses ordinaires 1838; produit des centimes ordinaires et extraordinaire 1830; valeur du centiare 6.06 ; centimes par dépenses ordinaires et extraordinaire : total 302, extraordinaire 20 + 13, durée extraordinaire 1914 - 1916; Montant de la dette en capital au 31 mars 1904 2266

1905
Mémoires de la Société des arts et des sciences de Carcassonne2
Liste des communes par ordre alphabétique
Saint-Martin-Lys. (Sant-Marti - nom patois de la commune au XXe siècle)
Sanctus Martinus de Taussaco, de Tissaco, de Petra Lesia. [???]

1905
Bulletin de la Société d'études scientifiques de l'Aude2
EXCURSION Du 7 Août 1904 DANS LA HAUTE VALLÉE DE L'AUDE Par M. Ch. EVROT
L'excursion du 7 août, qui avait été primitivement fixée au dimanche 24 juillet, fut remise à cette nouvelle date à cause des fêtes données à l'occasion de la venue à Carcassonne de M. E. Combes, Ministre de l'Intérieur, et de M. le général André, Ministre de la Guerre. Banquet, concours de musiques et d'orphéons, et finalement, le soir, embrasement général de la Cité, offraient trop d'attraction, on dut la retarder. Le but était d'explorer la vallée du Rebenty et le massif montagneux d'une largeur de 8 kilomètres qui sépare cette vallée de celle de l'Aude entre Belfort et Usson par Aunat, puis de rentrer à Quillan par la vallée de l'Aude.
Cette excursion demandant une grande journée, on partit la veille pour Quillan. Le départ, fixé à la gare de Carcassonne le 6 au soir, à 7 heures, ne s'effectua qu'à 8 heures et demie par suite d'un retard du train venant de Cette. Ce contre-temps désagréable nous faisait arriver une heure et demie plus tard à Quillan, soit à 10 heures et demie.
Sans perdre une minute on se rendit à l'hôtel des Pyrénées (Moulines) où des chambres étaient retenues, mais on ne pouvait clôturer la journée sans aller au café se désaltérer, après plus de trois heures de voyage ; c'est ce que l'on fit ; quelques excursionnistes allèrent même jusqu'à Ginoles.
Malgré l'heure tardive du coucher, le lendemain tout le monde était debout à 4 heures et demie et à 5 heures précises les voitures se mettaient en route ; à 5 heures et demie on pénétrait dans le défilé de la Pierre-Lys, gorges abruptes et resserrées que l'on revoit toujours avec enthousiasme ; comme elles ont été décrites maintes fois dans le Bulletin, nous n'en parlerons pas. A 5 h. 45, passant sous le viaduc de Rébuzo, construit sur l'Aude pour le chemin de fer, un strident coup de sifflet, dont l'écho se répercute dans la vallée, nous annonce le départ d'un train de la station de Saint-Martin et nous rappelle que la ligne de Quillan à Rivesaltes est ouverte à l'exploitation depuis le 12 mai dernier, jour de Pentecôte. Une minute après, la machine, avec son panache blanc, débouche d'un tunnel, traverse rapidement le viaduc et disparaît aussitôt dans un autre souterrain, spectacle curieux dans ce pays sauvage.
A 6 heures on arrive au confluent du Rebenty dans l'Aude, à l'altitude 382 mètres. Le Rebenty est un torrent qui sort du lac du même nom situé dans les montagnes des Pailhères, dont la crête est à 1998 mètres. Il coule sur toute sa longueur, qui est de 35 kilomètres environ, dans de profonds et pittoresques défilés. Une belle route très ombragée, passant tantôt d'une rive à l'autre, le côtoie sur tout son parcours jusqu'à un kilomètre de la source. Cette route relie Ax-les-Thermes à la route nationale de Quillan à Perpignan, au point où le Rebenty se jette dans l'Aude; elle quitte le Rebenty à la cote 1450, et franchit le col de Pradel à la limite des département de l'Aude et de l'Ariège, à la cote 1700.
A 6 heures donc on pénètre dans cette pittoresque vallée du Rebenty où la route se déroule sous les arbres formant berceau sur la plus grande partie de son parcours. Les coteaux qui la limitent sont très escarpés et bien boisés ; ils s'élèvent à 500 et 600 mètres de hauteur. Dès l'origine on remarque, sur le versant nord, un chemin tout récemment construit, décrivant de nombreux lacets ; il dessert le village de Quirbajou situé sur le plateau à la cote 806 mètres, après une montée de 424 mètres pour une longueur de 4 kilomètres à vol d'oiseau. Sur l'autre versant on aperçoit Cailha, de nombreux hameaux et des ruines d'anciens châteaux et d'abbayes dont il serait intéressant de connaître l'histoire.
A 7 h., on arrive à Marsa. Un arrêt de quelques minutes permet de visiter le village et de se réconforter un peu. A 6 kilomètres plus loin on traverse Joucou qui est déjà à l'altitude de 593 mètres. Puis, on franchit les gorges du même nom, taillées en encorbellement dans le roc ; un peu plus loin, on rencontre les gorges d'Able que l'on traverse en souterrain. Au sommet d'un roc, perché comme un nid d'aigle, on remarque l'ancien château d'Able.
A 8 h. 45, après un parcours de 17 kilomètres, on quitte la merveilleuse vallée du Rebenty pour entrer dans celle de Ramenis par le Pont du Roi (altitude 691 mètres), cette vallée est également très pittoresque ; d'abord assez large, avec un beau tapis de prairie et des coteaux boisés, elle ne tarde pas à se resserrer : la route s'élève rapidement par des lacets et bientôt on arrive aux gorges de Munes que l'on traverse partie en tranchée, partie en souterrain, à une grande hauteur au-dessus du fond du ravin : c'est un spectacle grandiose. Quelques instants après on passe près des sources du ruisseau, on est alors au sommet du plateau que l'on traverse par un col à l'altitude de 983 mètres. De là, on aperçoit d'abord la flèche d'un clocher, c'est Aunat où nous arrivons à midi.
Avant de se mettre à table, quelques amateurs vont à la recherche de plantes ou de roches, ils en rapportent divers spécimens spéciaux au pays. Le rappel sonne et bientôt autour d'une bonne table tout le monde se trouve réuni, faisant honneur aux mets succulents qui sont servis.
Le village d'Aunat est au centre du massif qui sépare les deux vallées du Rebenty et de l'Aude ; il est silué sur les parois d'une cuvette désignée sur les cartes d'état-major sous le nom de vallée sans issue ; c'est un cirque formé par des montagnes dont les sommets varient entre 1100 et 1200 mètres. La cuvette formerait un lac de 115 hectares avec 80 mètres de fond et 2 kilomètres de longueur, si les eaux qui descendent des versants intérieurs de ces montagnes, représentant un bassin de 4 kilomètres carrés, ne s'infiltraient dans le sol. Sur tout le plateau de Sault on trouve de nombreuses dépressions semblables.
Après le déjeûner on reprend les voitures pour aller rejoindre dans la vallée de l'Aude la route nationale d'Espagne.
Deux chemins en bon état y conduisent, l'un par Bessède aboutissant à Gesse, et l'autre par Fontanès tombant près l'établissement des Bains d'Usson ; c'est ce dernier que l'on suit comme le plus pittoresque. Il traverse le fond de la cuvette d'Aunat (915 mètres), puis s'élève en lacets à 1011 mètres jusqu'au col des Aychides. A ce point, on quitte les voitures, on escalade un piton à 1180 mètres pour admirer le panorama qui se déroule à l'horizon. D'abord au Sud on a devant soi, à 2 kilomètres, le pic de Laguzou en cône, complètement couvert jusqu'à son sommet (1382 mètres) d'une splendide forêt. Un peu à gauche, d'autres pics de 1491 et 1547 mètres, laissant entre eux et le précédent une immense coupure où s'engouffre le torrent de Laguzou, et par laquelle on distingue Escouloubre et au loin le pic de Madrés (2471 mètres). On peut observer parfaitement tout le plateau du Roquefortès couvert de belles et grandes forêts.
Au nord, ce sont les villages d'Aunat, Rodome, Espezel et autres, les forêts remarquables de Bélesta, Puivert, Callong, recouvrant des sommets qui dépassent 1100 mètres.
Passé le col des Aychides, on descend rapidement dans une nouvelle cuvette pour remonter ensuite et franchir le col des Clauzels (950 mètres); de ce point on a une vue merveilleuse par la trouée formée par la vallée de l'Aude. De là, on voit tout le plateau du Donézan dont Quérigut était la capitale ; tout en avant, comme une sentinelle, se dressent les ruines imposantes du château d'Usson, ancienne forteresse construite sur un promontoire au confluent de l'Aude et de la Bruyante ; elle protégeait aux temps féodaux la seigneurie de Donézan ; à l'horizon, le massif montagneux du Laurenti parsemé de lacs et dont les pics tels que le Roc Blanc (2543 mètres), de Camp Ra (2554 mètres), Ginévra (2382 mètres), très visibles, sont les points culminants de la ligne de faite qui sépare le bassin de l'Océan de celui de la Méditerranée ; la vue s'étend sur le Capsir, vallée longue et large séparant le Donézan de la Cerdagne.
A partir du col des Clauzels la descente est vertigineuse, la route se maintient presqu'à pic à flanc de coteau et forme de brusques contours. Nous voyons à nos pieds, d'une hauteur de plus de 200 mètres, la rivière d'Aude et la route nationale se dérouler au fond du précipice.
Après "avoir traversé diverses tranchées et plusieurs tunnels creusés dans le roc, on arrive à Fontanès, que l'on brûle, et bientôt on rejoint la route nationale près d'Usson, au confluent du ruisseau de Campagna, à l'altitude 742 mètres. Il est 3 h. 45, le temps presse ; aussi, c'est à une grande allure que l'on franchit la distance qui sépare Usson de Quillan, tout en admirant cette charmante vallée de l'Aude et ses gorges. A Gesse, un petit arrêt pour permettre de rafraîchir les chevaux. A l'usine hydro-électrique de Saint-Georges, nouvel arrêt; pendant la visite, quelques explications sont données par le chef d'usine. Enfin on repart, on traverse Axat au trot, ainsi que les gorges de la Pierre-Lys. On arrive à Quillan à 6 heures, ce qui permet de dîner avant de prendre à 7 heures le train pour Carcassonne, tous satisfaits de cette belle et pittoresque excursion.
Avant de terminer, je dois dire qu'un projet de chemin de fer électrique est à l'étude. Partant de Quillan, cette voie ferrée se dirigerait sur Nébias, Espezel, Rodome, Aunat, Rouze, Quérigut, traverserait le Capsir et irait se souder à Montlouis à celle de Villefranche à Bourg-Madame, Ce projet est même entre les mains de l'Administration supérieure en vue de sa déclaration d'utilité publique.
EYROT.

1906-01-05
Courrier de l'Aude1
LA RECOLTE DES VINS DANS L'AUDE EN 1905
Arrondissement de Limoux
Canton de Quillan
Saint-Martin-Lys : o hectolitres récoltés en 1905 ; 50 hectolitres récoltés en 1904-1905 ; 1 hectares plantés en vigne

1906-02-09
Courrier de l'Aude1
CONSEIL DE PREFECTURE.
Le conseil de préfecture se réunira le lundi 12 courant, sous la présidence de M. Bouisset
Une séance du conseil de préfecture sera tenue le lendemain mardi. Elle sera consacrée à l'examen des réclamations contre les contributions directes formées par MM ...Elie Delmas, de Saint-Martin-Lys ;...

1906-05-13
Courrier de l'Aude1
LIMOUX . — Voici les résultats par communes des élections du 6 mai - St-Marlin-Lys Inscrits : 61; Votants : 54; M. Beaumetz : 48

1906-06-26
Journal officiel de la République française. Lois et décrets2
Allocations attribuées en vertu de l'article 11, § 6.
Par arrêté du 25 juin 1906, le ministre de l'instruction publique, des beaux-arts et des cultes et le ministre des finances ont approuvé l'attribution d'allocations de huit ans aux ministres des cultes désignés ci-après : Delmas, desservant à Saint-Martin-Lys (Aude).

1906-07-01
Courrier de l'Aude1
cf voie

1906-10-19
Courrier de l'Aude1
Conseil Géréral
Séance du 18 octobre 1906
La Compagnie du Midi a rejeté le vœu de M. Fondi de Niort tendant à faire dénommer la gare de St-Martin-Lys, St-Martin-Lys-Rebeny.
M. Fondi de Niort proteste énergiquement contre cette décision prise à la suite de rapports d'ingenieurs qui ne se sont pas rendus sur les lieux et l'honorable représentant du canton de Belcaire demande au conseil de renouveler son vœu qui est adopté a l'unanimité.

1906-12-27
Courrier de l'Aude1
LA RECOLTE DES VINS DANS L'AUDE EN 1906
Arrondissement de Limoux
Canton de Quillan
Saint-Martin-Lys : o hectolitres récoltés en 1905 ; 0 hectolitres récoltés en 1905-1906 ; 0 hectares plantés en vigne

1906
Bulletin de la Commission archéologique de Narbonne2
Plus nombreux sont les vocables pris de la religion chrétienne, les noms de Saints, les Notre-Dame, s'associant à d'autres classes, forment une série considérable de dénominations. Ceci est t'oeuvre de tous les siècles, mais c'est particulièrement l'oeuvre des croisades, de la guerre des Albigeois et des autres circonstances qui ont favorisé l'épanouissement religieux. Les villages, les habitations se groupèrent autour des églises, autour du patron, et le nom du patron est resté au village et au hameau. Sans compter les lieux dits ruraux qui rappellent d'anciennes chapelles, d'anciens décimaires, des lieux de pèlerinage, d'anciens monastères on prieurés, et ils sont nombreux, on compte dans l'Aude trente-six communes désignées par le nom d'un saint, employé tantôt seul, tantôt avec un déterminatif. Ce sont : Saint-Amans, Saint-André de-Roquelongue (du nom de la montagne voisine), Saint-Benoît (prieuré bénédictin), Sainte Camelle, Saint-Couat d'Aude, Saint-Couat du Razès (S. Cucufas), Saint-Denis (bastide royale) Sainte-Eulalie, Saint-Ferriol, Saint-Frichoux (S. Fructuosus), Saint-Gaudéric, Saint-Hilaire, Saint-Jean-de-Barrou (sur le Berrou) Saint-Jean-de-Paracol (voisinage du col des Tougnets), Saint-Julia de Bec (Bec, ham. voisin), Saint-Julien de Briola, Saint-Just-de-Bélengard (Bélengard, ham. voisin), autrefois Saint-Just de-Forest, Saint Just et le Bézu (ham. voisin), Saint-Laurent de-la-Cabrerisse (nombreux troupeaux de chèvres), Saint-Louis de-Parahou (ham. voisin), Saint-Marcel, Saint-Martin-de-Villereglan (chat. voisin), Saint-Martin-des Puits (l'on devrait écrire du Puy, de Podio), Saint-Martin-la-Lande (nom de la plaine voisine), Saint-Martin-le-Vieil (allusion à la première cella dépendant de l'abbaye de Montolieu), Saint-Martin-Lys, (mieux Saint-Martin-de-la-Pierre), Saint-Michel-de-Lanès (mieux de Landes = plaine, de lane, lanne, celtique ; land, lande, landes, germanique) Saint-Nazaire, Saint-Papoul, Saint-Paulet (Saint Paul, ermite, pour le distinguer de Saint Paul, apôtre), Saint-Pierre-des-Champs (souvenir de plusieurs domaines distincts), Saint-Polycarpe, Saint-Sernin, Sainte-Valière.
Nous passons les noms de lieux sous le vocable de Notre-Dame avec ou sans épithète; on consultera à ce sujet notre Dictionnaire topographique.

1906
La Situation financière des communes en 19062
Saint-Martin-Lys Population 212; superficie 1204 hectares; recette ordinaire 2056; dépenses ordinaires 2056; produit des centimes ordinaires et extraordinaire 2095; valeur du centiare 6.85 ; centimes par dépenses ordinaires et extraordinaire : total 313, extraordinaire 20 + 38 + 13, durée extraordinaire 1914 - 1934- 1916; Montant de la dette en capital au 31 mars 1905 6091

1906-06
BULLETIN DE LA SOCIÉTÉ DE GÉOGRAPHIE DE LILLE (LILLE, ROUBAIX, TOURCOING) - Les excursions de la société de géographie de Lille en 1905 - voyage du 4 au 23 Août 1905. Lourdes, Cauterets, Carcassonne, Hautes valées de l'Aude et de l'ariège,... - H Beaufort et A. Crepy
DIMANCHE 13 Août. - Départ de Quillan en voiture, par la route d'Espagne vers 8 heures du matin. La route remonte la rive gauche de l'Aude. Au bout de 5 kilom, nous traversons Belvianes, assise sur un mamelon et qui possède de nombreuses scieries ; puis, 2 kilom. plus loin, nous arrivons au fameux défilé de Pierre-Lys. «Le torrent de l'Aude y a scié, pour ainsi dire, la montagne et s'y est enfoui au fond d'une véritable fissure, longue de « 1.500 m. environ, haute de 700 m. et lange à peine de 20 m.
« Pour y frayer un passage, il a fallu mordre d'un côté dans la roche en surplomb, empiéter de l'autre sur les eaux écumantes et percer trois tunnels dans les saillies de la paroi. Au front du premier tunnel, on lit ces quatre vers:
Arrête, voyageur, le maître des humains
A fait descendre ici la force et la lumière,
Il a dit au Pasteur : Accomplis mes dessins,
Et le Pasteur, des monts a brisé la barrière.
« C'est en effet, un ingénieur en soutane, un pauvre curé de la montagne, l'abbé Félix Armand (1776-1814) qui consacra sa vie et ses ressources à couvrir cette galerie, encore appelée le « Trou du Curé (Entre Pyrénées et Cévennes de Marcel Montmarché) >. qui fut l'amorce de la route actuelle.
Sa patrie n'a pas été ingrate pour le vaillant abbé Armand : Napoléon le lui adressa des subsides pris sur sa cassette, il reçoit à son lit de mort la croix de la Légion d'Honneur et en 1863, sur la place de Quillan, a été érigée la statue dont j'ai parlé, « qui le représente la pioche à la main, la soulane relevée (Bulletin de C.A.F.)
Pendant près de 2 kilom. c'est un défilé grandiose entre de hautes parois de montagnes blanchâtres. Nous admirons en même temps les travaux d'art du chemin de fer de Quillan à Rivesaltes, qui longe toute la Pierre Lys dans un tunnel en partie ajouré. Puis nous traversons St-Martin-de-Teissac on St-Martin-Lis, vieux village d’un aspect fort curieux situé sur la rive gauche de l'Aude au pied du Cap de Fer (1.044 m.). A 10 kilom. de la, nous voyons le confluent de l'Aude et du Rebenty : puis 2 kilom. plus loin, nous arrivons à Axat bourgade ancienne et pittoresque de 500 habitants avec son vieux pont en dos-d'âne sur l'Aude, et dominée par l'église et les restes d'un vieux château. Nous n'y faisons qu'une courte pause. Nous avons håle d'arriver à la gorge de St-Georges.
C'est encore une entaille, à peine assez large pour le torrent et démesurément haute, pourfendant de pied en cap un puissant massif calcaire, perpendiculaire à la vallée.
Au sortie des gorges, se trouve l'usine électrique de 6.000 chevaux (chute 103 m.) qui distribue la lumière et la force motrice dans plus de cent bourgs et villages de l'Aude et de l'Hérault, jusqu'à Narbonne et Béziers ».
A 3 kilom. d'Axat, s'ouvre la pittoresque vallée de l'Aiguette, 3 kilom. plus loin on traverse le village de Gesse, où se trouvent le barrage et la prise d'eau de l'usine St-Georges. Il y a aussi un établissement de pisciculture.

1907-04-12
L'éclair1
AUDE - CONSEIL GÉNÉRAL - Séance du 10 avril 1907
La séance est ouverte à 2 h. 56
M. Dujardin-Beaumetz préside.
M. le préfet assiste à la séance.
A propos du vœu reatif à la demande de changement de dénomination de la station de Saint-Martin-Lys, M. Fondi de Niort fait observer que le ministre n'a donné aucune raison qui motive son refus de donner satisfaction au conseiller général. Et c'est ce qu'un fait, ajoute M. Fondi de Niort, pour la plupart de ses vœux.
On sait que sur la proposition de l'honorable représentant du canton de Belcaire. ce vœu, qui tend a faire désigner la station de Saint-Martin-Lys sous le nom de St-Martin-Lys-Rebenti, a été renouvelé à la séance d'ouverture de cette session par le conseil général.
Acte est donné à M. le préfet de la communication de la suite donnée aux vœux.

1907-11-07
L'éclair1
AUDE - CONSEIL GENERAL - Une fausse direction prise hier par notre courrier de Carcassonne nous oblige à donner aujourd'hui seulement le comple rendu de la séance du 5 novembre du conseil général.
Séance du 5 novembre
M. Crembes demande que les chemins qui mènent aux gares de Lapradelle, St-Martin-Lys et Belvianes, soient classés comme chemins vicinaux.

1907
La Situation financière des communes en 19072
Saint-Martin-Lys Population 212; superficie 1204 hectares; recette ordinaire 2081; dépenses ordinaires 2081; produit des centimes ordinaires et extraordinaire 2078; valeur du centiare 6.99 ; centimes par dépenses ordinaires et extraordinaire : total 306, extraordinaire 21 + 38 + 11, durée extraordinaire 1914 - 1934- 1917; Montant de la dette en capital au 31 mars 1906 5852

1908-01-15
La Dépêche : journal quotidien2
Club-Alpin français
Section des Pyrénées centrales
Programme de l'excursion mensuelle de janvier 1908 à la forêt des Fanges et aux forges de Pierre-Lys, le samedi 18 et le dimanche 19 janvier :
Départ de Toulouse, le samedi soir, à 5 h. 5; Quillan, à 9 h. 11: dîner dans le train; coucher à Quillan. hôtel Verdier (chambres Touring-Club).
Dimanche réveil à sept heures; train à 8 h. 10 pour Axat et la Pradelle, 9 heures; col de Saint-Paul. 9 h. 30; on quitte la route départementale nour prendre la route forestière: à dix heures, entrée dans la forêt des Fanges (la plus belle sapinière des Pyrénées); à 11 h 00. maison des gardes, au centre de la forêt; déjeuner tiré des sacs; départ à une heure; traversée par des sentiers pittoresques de la plus belle partie de la forêt; sortie de la forêt vers trois heures; descente rapide sur le village de Saint-Martin-Lys (3 h. 30); traversée des gorges de Pierre-Lys; Belvianes à 4 h. 30; Quillan à 5 h. 30; dîner: à l'hôtel; départ par le train de 7 h. 18; Toulouse, à 11 h. 22.
Cette excursion — très intéressante et tout particulièrement recommandée aux admirateurs de beaux sites — sera dirigée par M. Lary, président de la société.
Prix approximatif : 15 francs pour les membres du C. A. F.; 20 francs pour les, invités. :
Se faire inscrire le plus tôt possible chez M. Félix Piegnault. libraire. 19, rue de la Trinité, où l'on trouvera la carte de l'excursion et tous les détails complémentaires. La liste d'inscriptions sera close le samedi, jour du départ, à trois heures après-midi.
On est instamment prié de se trouver à la gare trente minutes avant le départ du train, Souliers ferres, bâton de montagne.
N. B. — On pourra partir de Toulouse le dimanche, à 3 h. 45 du matin et rejoindre à Quillan à 7 h. 58 les excursionnistes partis la veille.
Si l'on voulait abréger la longueur de l'excursion, on pourrait aussi, au retour, prendre le train à Saint-Martin-Lys.

1908-06-03
L'Indépendant des Basses-Pyrénées2
C. A. F. - S. E. B.
Excursions des 6, 7 et 8 Juin 1908.
FÊTES DE PENTECOTE
La cité de Carcassonne. — Quillan, La Forêt des Fanges, Les Gorges de l'Aude (1)
Samedi 6 Juin. — Départ de Pau par l'express de 5 h. 30 du soir (diner dans le train). — Toulouse, 10 h. 27 (coucher).
Dimanche 7 Juin. — Réveil, 5 h. 30. Petit déjeuner, 6 h. — Départ pour Carcassonne, 6 h. 41. — Carcassonne, 9 h. 7. Visite de ia Cité et de la Ville. — Départ pour Quillan, 3 h. - Quillan, 5 h. - Dîner, 7 h. — Coucher.
Lundi 8 Juin. — Réveil, 5 h. — Petit déjeuner, 5 h. 30. — Départ des deux groupes par le train de 6 h. 8 (Billets individuels).
GROUPE A. — Halte de Belvianes, 6 h. 15. Départ à pied pour la forêt des Fanges par Prat dal Rey et retour à Quillan par St-Martin-Lys et les Gorges de Pierre-Lys (40 kilom. environ).
GROUPE B — Gare d’Axat-Aude, 6 h. 30. Visite du Château et des gorges de St-Georges- Retour à pied à Quillan par les gorges de Pierre-Lys (15 kilom. environ).
Réunion des deux groupes et retour à Quillan vers 4 heures. - Départ de Quillan, 7 h. 18. — Carcassonne, 9 h. 11 -9 h. 34. — Toulouse, 11 h. 22-minuit 32. - Pau, le mardi, express de 5 h. 49 du matin.
N. B. — Si les inscriptions permettaient de former deux groupes de cinq personnes au moins, le premier groupe rentrerait à Pau au comme il est dit ci-dessus. — Le deuxième pourrait recoucher à Quillan le lundi soir et rentrer à Pau dans la journée du mardi. — Horaire pour ce deuxième groupe : départ de Quillan, le mardi, 6 h. du matin. — Carcassonne, 8 h. 12-9 h 27 — Toulouse, 11 h. 46-1 h. 10. - Pau, express de 5 h. 49 du soir.
COÛT DE L’EXCURSION : 30 FRANCS
comprenant : le voyage de Pau à Quillan et retour ; le coucher et le petit déjeuner à Ioulouse; le diner du dimanche soir, le coucher et le petit déjeuner du lundi matin à Quillan. (Les hôtels seront indiqués en cours de route par le Commissaire de course.) - Le déjeuner de midi, à Carcassonne, le dimanche, et les deux repas du lundi, ad libitum, soit tirés des sacs en cours d’excursion, soit dans les buffets (repas à 1 fr. 50), soit au restaurant, et réglés individuellement.
Un crédit de cent francs ayant été voté les membres du C. A. F. et de la S. E. B. bénéficieront d’une réduction pouvant atteindre 10 fr. par membre. (Se munir de la carte de Sociétaire.)
Les chambres dans les hôtels devant être retenues à l'avance, on est prié de s’inscrire chez M. RIBAUT, libraire, avant vendredi soir, 5 Juin, 6 heures, terme de rigueur, en versant la somme de trente francs. (Un ticket numéroté sera remis contre ce versement.)
Canne ou bâton, fortes chaussures, châle ou pèlerine, vivres pour deux ou trois repas.
1. — Pour renseignements détaillés sur cette région on lira avec intérêt les articles de Boland et de Auscher insérés dans la “ Revue du Touring Club ” numéros des mois de Janvier et Février 1907 et Avril 1908.

1908-12-20
Journal officiel de la République française. Lois et décrets2
MINISTÈRE DE LA JUSTICE ET DES CULTES
LISTE DES BIENS ayant appartenu aux établissements publics du culte, qui avaient leur siège dans le département de l'Aude. Etablissement ecclésiastique Saint-Martin-Lys. Meubles et objets mobiliers garnissant l'église. 1 à 56| Mense succursale : Saint-Martin-Lys : Maison, Vigne, Terre prairie : Rente annuelle de 50 fr à distribuer aux pauvres de Saint-Martin-Lys, avec le concours de l'autorité locale.

1908
Bulletin de la Société d'études scientifiques de l'Aude2
Le département de l'Aude tire son nom du principal cours d'eau qui le traverse du Sud au Nord jusqu'à Carcassonne, de l'Ouest à l'Est jusqu'à la Méditerranée. L'Aude prend sa source dans les Pyrénées-Orientales, au pied du pic Carlitte, et sort d'un étang, en un point bien digne d'observation : à 3 kil. de là, en effet, prend naissance la Sègre qui coule vers le Sud et entre en Espagne par Puycerda ; à 8 kil., la Tet se dirige vers l'Est et passe à Perpignan; à 10 kil. se trouve la source de l'Ariège qui passe par Foix, entre dans la Garonne et par là dans l'Océan. Le cours supérieur de l'Aude dans les Pyrénées-Orientales est de 28 kil. : pénétrant dans notre département, cette rivière traverse des terrains granitiques, en des détours multipliés et en une course rapide; elle s'élargit au-dessous de Quillan jusqu'à Couiza ; à Alet, les bancs se rétrécissent, mais, après Alet, le lit de l'Aude s'élargit à nouveau, recevant jusqu'à Carcassonne l'apport de nombreux affluents qui descendent des Corbières et du chaînon de montagnes qui depuis Limoux se dirigé vers Saint-Benoît, Fanjeaux et le col de Naurouze. Au-delà de Carcassonne, l'Aude dévie presque à angle droit (direction O E.) et reçoit désormais les eaux du revers méridional de la Montane-Noire et du bassin des Corbières (l'Orbieu et ses affluents.). Rétrécie un instant jusqu'à Sérame, l'Aude entre désormais dans les plaines plus vastes de Canet, Cuxac-d'Aude, Coursan, devient moins rapide, changeant parfois de route, et, multipliant ses embouchures, se jette dans la mer à la limite des départements de l'Aude et de l'Hérault.
Son parcours total est de 208 kilom., dont 180 dans le département; flottable depuis Quillan, cette rivière servait, avant la création de la voie ferrée (ligne de Carcassonne à Quillan), au transport des bois des forêts supérieures. Très variable dans son régime, son volume d'eau varie, selon les saisons, de 5 mètres cubes à 3.000 mètres cubes par seconde, elle dépose sur le littoral, annuellement, 1.700.000 mètres cubes de limon.
L'Aude reçoit, à droite : la Guette (Aiguette), la Valette, le Couleurs, la Sals, la Valette d'Alet, le ruisseau de Saint-Polytcarpe, le Lauquet, le Basalac, le Merdeaux, la Bretonne, le Rieutort, l'Azagual, la Jourre d'Escales, la Jourre de Lézignan, l'Orbieu ; à gauche, le Rébenty, le ruisseau de Fa, la Corneilla, le Lagagnoux, le Cougain, le Sou, le ruisseau Grand, le ruisseau de Gaure ou de Villarzel, le ruisseau de Saint-Thomas, le ruisseau de Baudrigue ou de la Caune, le Taure, le ruisseau de Fontaine-Catuffe, le Fresquel, l'Orbiel, l'Aiguille ou rigole de vidange de l'étang de Marseillette, l'Argentdouble, l'Ognon, le Répudre, la Cesse, le Rec-Audier, et les ruisseaux de vidange de l'étang de Capestang. L'Aude baigne ou approche à sa droite : Escouloubre, Axat, Saint-Martin-Lys, Cavirac, Couiza, Luc, Alet, Vendémies, Pieusse, Pomas, Cornèze, Couffoulens, Cavanac, Carcassonne (Cité), Berriac, Fontiès-d'Aude, Floure, Barbaira, Capendu, Douzens, Saint-Couat, Roquecourbe, Castelnau, Tourouzelle, Canet, Marcorignan, Moussan, Narbonne, Coursan, Salles-d'Aude, Fleury ; à sa gauche : Campagna, Bessède, le Clat, Artigues, Cailla, Belvianes, Quillan, Campagne, Espéraza, Montazels, Cornanel, Limoux, Villemartin, cépie, Rouffiac, Preixan, Carcassonne, Villedubert, Trèbes, Maiseillette, Blomac, Puichéric, la Redorte, Azille, Homps, Argens, Roubia, Paraza, Ventenac-d'Aude, Saint-Nazaire, Saint-Marcel, Sallèles- d'Aude, Cuxac-d'Aude.
Au point de vue orographique, le département de l'Aude est formé par trois grandes rides parallèles : les Pyrénées, les Corbières et la Montagne-Noire. A la région Pyrénéenne, appartiennent les cantons de Belcaire, d'Axat, de Quillan, et une partie du canton de Chalabre ; aux Corbières, les cantons de Tuchan, Durban, Mouthoumet, Sigean, Lagrasse, Narbonne, Couiza, Limoux, Alaigne ; à la Montagne-Noire, les cantons de Saissac, du Mas-Cabardés, le canton de Castelnaudary-Nord et la partie supérieure des cantons d'Alzonne et de Peyriac-Minervois. Les autres cantons appartiennent à la région des plaines.
Les sommets les plus élevés des Pyrénées de l'Aude sont : le pic de Bernard Sauvage (2.437 m.), le Sarrat de Bellaire (3.029 m.), le Pic de la Fajole (2.027 m.), le pic de la Glèbe (2.024 m.), le Sarrat des Esclots (1.827 m.), le pic de l'Aguzou ou la Guzou (1.882 m.), la montagne Rase et le Tuc Dourmidou (1.845 m.), le Tuc d'Espenchens (1.567 m.), le roc d'Embrides (1.513 m.), le roc de Casteldos (143o m.), le pic de la Rouquette (1.390 m.).

1908
La Situation financière des communes en 19082
Saint-Martin-Lys Population 184; superficie 1204 hectares; recette ordinaire 2119; dépenses ordinaires 2119; produit des centimes ordinaires et extraordinaire 2152; valeur du centiare 7.35 ; centimes par dépenses ordinaires et extraordinaire : total 303, extraordinaire 21 + 38 + 11, durée extraordinaire 1914 - 1934- 1917; Montant de la dette en capital au 31 mars 1907 5587

1909-03-21
L'éclair1
Béziers - Etat civil - Décès - Marianne Ganet, ménagère, 76 ans, née à St-Martin-Lys (Aude), rue St-Jaeques, 29, veuve Castella.

1909-04-03
L'éclair1
LE DRAME D'AXAT
NOUVEAUX DETAILS
Limoux (Aude), 2 avril.
La vallée de la Pierre-Lys a été mercredi soir, comme nous l'avons dit hier, mire en émoi par un drame de famille dû à la Jalousie.
A 300 mètres environ de la gare de Saint-Martin-Lys vivaient en mauvaise intelligence les époux Chaîne.
Après être restés séparés pendant une quinzaine de mois, le mari et la femme étaient revenus ensemble depuis peu.
Mercredi dans la soirée, une scène plus violente que les autres eut lieu. Le mari, ivrogne et brutal, accabla d'injures sa femme, 33 ans, née Fondère. Cette dernière, n'y tenant plus, saisit un vieux fusil à piston, appendu à la muraille et qu'elle avait eu soin de charger au préalable. Le coup partit et une trentaine de grains de plomb criblèrent la figure du malheureux.
Prévenu télégraphiquemont dans la matinée de Jeudi, le parquet de Limoux s'est transporté sur les lieux, accompagné du docteur Rouzé, médecin-légiste.
Des constatations médicales, il résume que les jours de Chaîne ne sont pas en danger, mais le malheureux a irrémédiablement perdu la vue. La femme Chaîne, interrogée par le procureur de la République, a donné comme excuse de son crime que la vie était depuis longtemps un véritable enfer dans leur miserable demeure. Elle a ajouté que déjà plusieurs fois son mari l'avait menacée d'un revolver qu'elle a montré au juge d'instruction. Celui-ci n'a trouvé nulle part trace de balle.
La femme meurtrière a été conduite à la prison de Limoux, pour y être incarcérée. Quant à la victime, sitôt que son état le permettra, on le conduira à Carcassonne pour être soumis à la visite d'un médecin oculiste.
Les époux Chaine ont deux enfants, un garçon de 7 ans et une fillette de 5 ans.

1909-04-04
Courrier de l'Aude1
ARRONDISSEMENT DE LIMOUX
LIMOUX. — Audience correctionnelle du 1er avril 1909.
— Paul Marcerou, 57 ans, garde champêtre à Saint-Martin-Lys, est condamné par jugement rendu le 2 avril, pour deli forestier, à 14 amendes de 1 franc et 12 amendes de 2 francs.
SAINT-MARTIN-LYS. — Drame conjugal. — Voici des détails sur le drame que nous avons annoncé hier :
A une petite distance de la gare de Saint Martin Lys, dans l'une des trois maisons en bois formant le petit hameau de Rebenty, commune de Caillia, vivaient les époux Chaîne Fondère et leurs deux enfants. Le mari est âgé de 31 ans, la femme de 33.
Mariés depuis six ans environ, Chaine et sa femme s'étaient deja séparés trois fois. La dernière de ces séparations, qui avait duré seize mois, avait pris fin il y a dix jours environ.
Mercredi dans la soirée, une scène plus violente que les autres eut lieu. Le mari, ivrogne et brutal, accabla d'injures sa femme, 33 ans, née à Fondère. Cette dernière, n'y tenant plus, saisit un vieux fusil à piston, appendu à la muraille et qu'elle avait eu soin de charger au préalable.
Le coup partit et une trentaine de grains de plomb criblèrent la figure du malheureux.
Des constatations médicales, il résulte que les jours de Chaine ne sont pas en danger, mais le malheureux a irrémédiablement perdu la vue.
La femme Chaine, interrogée par le procureur de la République, a donné comme excuse de son crime que la vie etait depuis longtemps un véritable enfer dans leur misérable demeure. Elle a ajouté que déjà plusieurs fois son mari l'avait menacée d'un revolver qu'elle a montré au juge d'instruction. Celui-ci n'a trouvé nulle part trace de balle.
La femme meurtrière a été conduite vendredi à la prison de Limoux pour y être incarcéree.
La victime et ses deux jeunes enfants ont été admis à l'hospice.
Chaîne sera probablement dirigé sur l'hopital de Carcassonne pour être confié au medecin-occuliste de cet établissement.

1909-05-18
Courrier de l'Aude1
EXCURSION DES MARSEILLAIS
La Cité de Carcassonne,les Gorges de Pierre-Lys et de Galamus . — M. Rougé, délégué a Marseille du Syndicat d'initiative de Carcassonne et de l'Aude organise, pour les vacances de Pentecôte, une excursion dans l'Aude dont ci-dessous le programme et à laquelle il convoque les membres des Excursionnistes Marseillais, de l'Aude Prévoyante et d'autres Sociétés de Marseille.
Marseille, départ le samedi 20 mai, à 7 h. 45.
Carcassonne, arrivée le dimanche 30 mai, à 3 h. du matin.
7 h.30. — Rendez vous au Square Gambetta.
8 heures. — Visite de la Cité sous la conduite des délégués du Syndicat d'Initiative.
11 heures - Visite de Saint-Nazaire.
Midi. — Déjeunée.
1 h. — Visite du Musée.
3 h. — Départ pour Quillan.
4 h. 53. - Arrivée à Quillan.
5 h. 10 — Départ pour St-Martin-Lys.
5 heures 28. -Arrivée à Saint-Martin-Lys ; visite des Gorges de Pierre-Lys.
7 h. — Arrivée à Quillan ( dîner et coucher ).
Lundi 31 mai. — Matin 6 h. 22. — Départ pour Saint-Paul-de Fenoullet.
9 heures 26. - Arrivée à Saint-Paul-de Fenouillet ; visite des gorges de Galamus, de la grotte, des gorges de la Fou.
11 heures, - Déjeuner; visite de St-Paul
Soir. — 1 heure 17. — Départ pour Axat ; visite des gorges de Saint-Georges.
6 heures 15 . — Départ d'Axat pour Quillan.
9 h. 12. — Arrivée à Carcassonne, dîner au buffet de la gare, visite de la Cité la nuit ou repos.
Minuit. — Départ pour Marseille.
Arrivée à Marseille, le mardi 1er juin, à 7 heures du matin.

1909-07-15
Courrier de l'Aude1
Trafic des stations de l'Aude en 1908 - St-Martin-Lys - Voyageurs : 7772; tonnes de marchandises : 5566; Messageries : 409; Marchandises : 1074

1909-08-01
L'éclair1
CONSEIL D'ETAT
Paris, 31 juillet, 6 h. 25 soir.
Le conseil d'Etat a rendu les arrêts suivants :
Requête du sieur Ganet contre un arrêté du conseil de préfecture de l'Aude annulant son élection de conseiller municipal de la commune de Saint-Martin-Lys, Rejet.

1909-08-03
Courrier de l'Aude1
AU CONSEIL D'ÉTAT. - Le conseil d'État a rendu les arrêts suivants :
Requête du sieur Ganet contre un arrété du conseil de préfecture de l'Aude annulant son élection de conseiller municipal de la commune de Saint-Martin-Lys. Rejet.

1909-08-27
Journal officiel de la République française. Lois et décrets2
Le Président de la République française, Sur le rapport du président du conseil, ministre de l'intérieur et des cultes, Vu les propositions du préfet de l'Aude, tendant à l'attribution des biens ayant appartenu [...] aux menses de Saint-Martin-Lys, [...]Art. 18. — Sont attribués au bureau de bienfaisance de Saint-Martin-Lys (Aude) les biens ayant appartenu à la mense de l'église de Saint-Martin-Lys et actuellement placés sous séquestre, la présente attribution faite sous condition d'exécuter les charges maintenues par la liste ci-dessus visée.

1909
La Situation financière des communes en 1909
Saint-Martin-Lys Population 184; superficie 1204 hectares; recette ordinaire 2469; dépenses ordinaires 2469; produit des centimes ordinaires et extraordinaire 3030; valeur du centiare 7.56 ; centimes par dépenses ordinaires et extraordinaire : total 414, extraordinaire 21 + 38 + 11, durée extraordinaire 1914 - 1934- 1917; Montant de la dette en capital au 31 mars 1908 5316

1910-01-29
La bataille républicaine1
Déclaration des Récoltes de vins - St-Martin-Lys - 1908, 90 hectolitres ; 1909, 0

1910-05-01
Courrier de l'Aude1
ÉLECTIONS LEGISLATIVES DU 24 AVRIL 1910.
St-Martin-Lys : Bézard, 2 ; D.-Beaum ., 45 ; Valmigère, 6

1910-07
Bulletin / Club alpin français. Section du Sud-Ouest2
Axat est un bourg coquet qui sert de porte d'entrée aux gorges de Saint-Georges et à celles de Pierre-Lys ; à peine avons-nous traversé l'Aude et salué la belle usine hydro-électrique de 6.000 chevaux dont les turbines sont alimentées par une chute d'eau de 103 mètres, nous entrons dans les fameuses gorges de Saint-Georges où, pendant environ 1 kilomètre, nous sommes sur une route taillée dans le rocher et enserrée entre deux murailles terrifiantes par leur élévation ; la rivière semble, en suivant son cours, animée de pensées sombres et réfléchir à l'attitude qu'elle prendra en arrivant au grand jour.
Mais l'heure nous presse et il nous faut revenir sur nos pas pour traverser Axat et pénétrer dans les admirables gorges de Pierre-Lys dont la traversée fut certes un des plus beaux spectacles de notre excursion. C'est là, en effet, que nous voyons l'Aude, avec ses soubresauts successifs, justifier la percée pleine de déchirures qu'elle a faite; c'est là que les forces de la nature se sont manifestées avec toute leur intensité; c'est là qu'on s'explique comment, à travers les siècles, ces forces immenses ont pu fendre les montagnes, briser et ouvrir tout sur leur passage et creuser des gorges prodigieuses pour atteindre la plaine. Les sinuosités de la gorge se succèdent jusqu'au défilé d'Able formé de deux caps rocheux hauts de plus de 100 mètres et séparés seulement par un intervalle de 10 mètres. Nous passons sous le village de Joucou, siège autrefois d'une abbaye connue sous le nom de Jacobus Jocundensis; nos yeux se reposent devant une fraîche oasis où se trouve le petit village de Marsa. Puis vient nous rejoindre le torrent de Rebenty qui descend de la montagne de Calions. Peu après, nous croisons une voiture portant quatre chasseurs qui reviennent de la forêt des Fanges et rapportent une superbe laie frappée à la tête d'une balle meurtrière. Pendant 2 kilomètres, on suit la gorge toujours terrifiante et on arrive au défilé de Pierre-Lys, où la route a dû se continuer à travers un tunnel de 100 mètres appelé le Trou du curé. Cette traversée de la roche fut l'œuvre d'un humble prêtre, curé de la paroisse de Saint-Martin-Lys, l'abbé Armand, dont nous trouverons à Quillan la statue érigée en 1865 ; cette œuvre d'art représente le pasteur la pioche à la main, la soutane relevée à la militaire pour la liberté des mouvements. A sa sortie, ce tunnel porte les vers suivants :
Arrête, voyageur, le Maître des humains A fait descendre ici la force et la lumière.
Il a dit au pasteur : « Accomplis mes desseins » !
Et le pasteur des monts a brisé la barrière.
De la route, nous admirons les travaux de la voie ferrée établie par des hommes de génie et dont la grâce n'est dépassée que par la hardiesse de leur conception; puis nous pénétrons dans la forêt, le long de l'Aude dont les allures torrentielles diminuent peu à peu et nous arrivons à Quillan.

1910-08-04
Courrier de l'Aude1
Trafic des stations de l'Aude en 1909 - St-Martin-Lys - Voyageurs : 8216; tonnes de marchandises : 4487; Messageries : 462; Marchandises : 915

1910-08-05
L'éclair1
Liste par région de corps d'armés des communes sinistrées par les inondations du début de 1910 :
SEIZIEME REGION
Arrondissement de Limoux - ..., Chalabre, Sainte-Colombe-sur-l'Hers, Issel, Treziers, Sonnac, Saint-Martin-du-Lys, Belvianes, Campagne-sur-1'Aude, Esperaza,...

1910-08-06
Courrier de l'Aude1
DISPENSES AUX RESERVISTES.
L'Officiel publie la liste des communes du département de l'Aude qui ont été sinistrées par les inondations et où des dispenses sont accordées aux réservistes, la voici :
Arrondissement de Limoux. — Cepie, Pieusse, Gaja et Villedieu, Chalabre, Saint-Colombe-sur-l'Hers, Issel, Tréziers, Sonnac, Saint-Martin-Lys, Belvianes, Campagne-sur-Aude, Espéraza, Greffeil, Verzeille, Lauraguel, Malviès, Brugairolles, Cambieure, Belvèze, Joucou, Belfort, Roqatfeuil et Belcaire.

1910-08-07
L'éclair1
AUDE - LOCALITES SINISTRÉES Auxquelles il sera accordé des secours.
Voici, d'après l'« Officiel », la liste pour notre département des localités sinistrées par les dernières inondations de 1910, auxquelles il sera accordé des secours :
Arrondissement de Limoux. Cépie, Pieusse, Gaja et Villedieu, Chalabre, Sainte-Co]ombe-sur-l'Hers, Issel, Tréziers, Sonnac, Saint-Martin-Lys, Belvianes, Campagne-sur-l'Aude, Espéraza, Greffeil, Verzeille, Lauraguel, Malviès, Brugairolles, Cambieure, Belvèze, Joucou, Belfort, Roquefeuil et Belcaire.

1910-08-25
Courrier de l'Aude1
Conseil Général DE L'AUDE
Séance du 24 Août
La séance est ouverte à 2 heures 5o sous la présidence de M. Gauthier.
M. Durand signale quelques négligences de la Compagnie des chemins de fer du Midi au sujet de l'horaire des trains.
M. Castel se joint à la protestation de M. Durand et rappelle qu'il a été l'auteur d'un vœu tendant à établir une passerelle ; à Lézignan vœu qui comme d'ordinaire est resté sans suite.
M. Fondi de Niort signale que dans les cantons du Haut-Razès, notamment la station de St-Martin-Lys, sont dans le même cas. — Le vœu sera renouvelé.

1910-09-22
Le parisien2
Supplément à la liste des communes sinistrées par les inondations de 1910, faisant suite aux listes parues au Journal officiel, listes que nous avons publiés, Aude, Arrondissement de Limoux - Saint-Martin-Lys

1910
Bulletin de la Commission archéologique de Narbonne2
Inventaire des Archives de l'Archevéché - Tome 3 - Fol.370-Abbaye de Saint-Martin-Lys, 892-1687, 226 numéros, 4 mentions.

1910
La Situation financière des communes en 19102
Saint-Martin-Lys Population 184; superficie 1204 hectares; recette ordinaire 2890; dépenses ordinaires 2890; produit des centimes ordinaires et extraordinaire 2982; valeur du centiare 7.52 ; centimes par dépenses ordinaires et extraordinaire : total 408, extraordinaire 21 + 38 + 11, durée extraordinaire 1914 - 1934- 1917; Montant de la dette en capital au 31 mars 1909 5040

1911-03
Revue mensuelle / Touring-club de France2
VII.— De Quillan à Ussat (Ariège) Les gorges du Rébenty, Bélesta, la Fontestorbes Samedi, 29 juin 1907.
Les menaces du temps ne se sont pas réalisées, heureusement, car avec la poussière qui couvre la route d'Axat, en cas de pluie, elle fut devenue pour nous impraticable.
La brume cache le sommet des montagnes et nous prive de cette belle lumière à laquelle nous étions si bien habitués. Nous constatons encore avec peine qu'entre Quillan et Belvianes le nombre des scieries s'est considérablement accru. Les troncs des arbres abattus s'entassent de chaque côté de la route jusqu'à l'obstruer.
Un décor théâtral marque l'entrée des gorges de Pierre-Lys, les plus jolies de toutes celles que nous ayons vues jusque-là. La caractéristique des autres était un grandiose écrasant. Pierre-Lys charme par son étrangeté, par la fine sculpture de ses dômes et clochetons argentés. A l'entrée du tunnel une plaque commémorative glorifie l'humble prêtre qui ouvrit le premier cette issue aux habitants des hautes vallées de l'Aude. Nous y joignons le tribut de notre admiration reconnaissante pour celui qui, le premier, révéla ces merveilles. Il ne faudrait pas non plus oublier les ingénieurs qui osèrent entreprendre contre tous les défis de la nature cette ligne hardie dont les tunnels viennent par instants respirer à l'air libre. Saint-Martin-de-Lys est un bien pauvre village qui a trop longtemps étouffé dans l'ombre des hautes murailles.
Dès l'entrée de la vallée du Rébenty, le paysage change.
La nudité de la pierre disparaît sous l'épaisse fourrure des forêts. En pente douce, nous montons sous un bosquet continu. La route étroite et sinueuse longe la rivière qui court sur les cailloux. Parfois un vieux moulin perdu dans la verdure arrête le ruisseau et mire sa vieille roue à palettes dans l'eau claire.
Marsa apparaît haut perchée, puis au delà d'un sphynx de calcaire, dans un étroit bassin, Joucou groupe quelques maisons. Les champs s'espacent. La vallée semble fermée par un éboulement. Ce sont les défilés du moulin d'Able, site chaotique que la route traverse à force de tunnels, d'encorbellements et de voûtes et où le Rébenty, artiste patient, cascade avec nonchalance. Au delà d'un dernier porche, l'aspect du pays change encore.

1911-05-05
Courrier de l'Aude1
UNION CYCLISTE CARCASSONNAISE, siège social grand café du Nord. — Tourisme. — Ainsi qu'elle l'avait déjà dit en publiant son calendrier touriste, l'Union Cycliste communique aujourd'hui au public carcassonnais le programme de la 1re journée qui aura lieu le 18 mal et non le 14 comme il avait été dit précédemment.
Le départ de Carcassonae aura lieu à 6 heures du matin, gare, à 8 heures arrivée à Quillan, 8 h 15, petit déjeuner ; à 9 h. départ pour l'excursion dont voici l'itinéraire : Quillan-Belvianes, 3 kil. 4 entrée des Gorges de St-Georges, Trou du Curé, 4 kil. 4, St-Martin-Lys, 4 kil. 2, Carrefour du Rebenty, 3 kil. 7, Carrefour de la route de Perpignan, 10 kil. 8, Axat, arrivée à Midi. A midi 15, déjeuner et à 1 h. 45 départ pour le reste de l'excursion. Itinéraire suite : Gorges de St-Georges, 14 kil., entrée des Gorges, Pont de Bayra, Carrefour de l'Aiguette, si le temps le permet on arrivera à Gesse. Retour par St-Georges, 16 kil., Axat Arrivée à 3 h. 45, à 6 h, dîner et à 7 h. 20, départ de Quillan pour Carcassonne et dislocation de la caravane.
L'Union Cycliste espère que ce programme attirera bon nombre de touristes et permettra à ceux-ci de répondre nombreux à son appel.
Pour cette excursion dont le coût est de 9 francs, les inscriptions qui devront être adressées au nom du Président, sont reçues au siège de la Société, café du Nord. Seules seront valables et acceptées les demandes accompagnées de leur montant.

1911-05-13
Courrier de l'Aude1
Tourisme - A l'approche de la date de la première excursion l'Union Cycliste porte à nouveau à la connaissance des touristes Carcaisonnais et régionaux le programme et l'itinéraire de cette sortie.
Départ de Carcasonne à 6 h. du matin, 8 h., arrivée à Quillan, petit déjeuner ; 8 h. 1/2, départ pour Belvianes : les Gorges de la Pierre-Lys, le Trou du Curé, St-Martin-Lys, Rebenty, Axat arrivée à midi et déjeuner; à 1 h. 45 départ pour les Gorges de St Georges, Carrefour de l'Aiguette, Gesse et retour par Axat, St Martin-Lys, Belviannes et à 8 h. 45 arrivée à Quillan. Soit au total 3o kil., parcourues dans cette journee; à 6 h. dîner, à 7 h. 20 départ pour Carcassonne et dislocation de la caravane.
Devant l'importance de ce programme et afin de permettre aux retardataire d'envoyer leur adhésion, l'Union Cycliste a pris la décision de reporter au 21 courant inclus la date de clôture des inscriptions, celles-ci qui devront être adressées au nom du président, sont reçues au siège de la Société, Café du Nord.
+ cf voie

1911-05-31
L'Auto-vélo : automobilisme, cyclisme, athlétisme, yachting, aérostation, escrime, hippisme / dir. Henri Desgranges2
IX Tour de France-Organisé par l'Auto, du 2 au 30 juillet 1911
NEUVIEME ETAPE
PERPIGNAN-LUCHON (289 kilomètres)
18 juillet 1911 — Départ à 9 h. 1/2 du matin
La signature de la feuille de contrôle aura, lieu an Palmarium et le départ sera donné à 500 mètres de là, route d'Astinguen. Toutes les opérations du départ seront dirigées par M. Albert Trilles, correspondant de l'Auto, assisté de l'U.V.P. et de l'A.S.P.
Le Vernet (3), prendre à gauche, dans la direction de Quillan. Espéra-de-l'Agly (11), traverser le passage à niveau et tourner aussitôt à gauche, en longeant le chemin de fer. Estagel (22); on laisse à gauche la route de Arillas pour longer le Maury. Après le pont sur l'Agly, prendre à gauche.
Maury (32), correspondant de l'Auto, M. Fratx. Saint-Paul-de-Fenouillet (40), correspondant de l'Auto, M. Louis Sarda. A l'entrée du pays, descente dangereuse ; une rigole très profonde se trouve en plein virage. Caudiès-Saint-Paul (51), La Pradelle (57), Saint-Martin-de-Tussac (66), Pont-de-Saint-Martin-de-Lys (68) ; suivre à droite, en descendant le cours de l'Aude. Se méfier des charrois de bois, et, dans les gorges de la Pierre-Lys, attention à la route, qui est toujours détrempée.
Belvianes (70) ; avant Quillan, ne prendre aucune des petites routes à droite, mais suivre tout droit jusqu'a la bifurcation du Portat.
QUILLAN (74 kil.). — Contrôle volant au Grand Café de la Gare, route Nationale, sous la direction de M. Léon Delpech, correspondant de l'Auto, assisté de l'U.S.Q. Il faut traverser un petit pont, puis tourner à gauche pour prendre le chemin du col du Portat. A ce col et 7 kil. après Quillan, ne pas s'occuper d'une route de gauche qui conduirait à Condons.
Netbias (82) ; laisser le village à droite. Pinvert (89), col de Babourade; altitude 615 mètres (93), gardez la route de droite, col d'Elteil, altitude 695 mètres (97). Luborie (99), Belesta. (101), correspondant de l'Auto, M. Etienne Lambert ; en face la mairie, sur une petite place,- tourner à droite dans la direction de Foix.[...]

1911-08-23
Courrier de l'Aude1
Conseil Général de l'Aude
SESSION D'AOUT 1911
Séance du 22 août 1911
Voeux. - M. Fondi de Niort désire que la gare de St-Martin-Lys porte dorénavant le nom de St-Martin-Lys-Rebenty

1911-09-03
Courrier de l'Aude1
LA SITUATION FINANCIERE des COMMUNES de L'AUDE EN 191O
Le ministère de l'intérleur vient de publier la situation financière des communes en 1910. Nous allons considérer les principaux chifres concernant celles du département de l'Aude.
Sur les 439 communes que l'Aude comptait en 1910, 1 commune était imposée de nolns de 15 centimes, c'est celle de Saint-Denis qui n'a que 10 centimes ordinaires. [...] Les 4 communes, qui sont imposées au dessus de 400 centimes sont St-Martin-Lys, 408 ; [...]On objectera peut-être que le motif en est la faible valeur du centime ; c'est vral pour quelques-unes, mais absolument faux pour d'autres, telle Durban dont la valeur du centime est de 61,72. A Coursan qui est imposé de 229 centimes, la valeur est de 457.53.
Aussi la moyenne des impositions par commune était-elle dans l'Aude de 158 centimes, chiffre três élevé. Et l'on sait qu'à ces centimes communaux s'ajoutent pour le contribuable les centimes départementaux qui étaient, en 1910, de 81 c.784 et qui seront porté à en 1912 à 89 c.159.[...}]

1911-10
Revue mensuelle / Touring-club de France2
Premier jour. Traversé Limoux. A Alet, petit arrêt sur le pont pour voir l'ancien évêché, dont la terrasse borde l'Aude ; visite des ruines de l'ancienne abbaye, d'une vieille place et a.) certaines rues de la vieille ville, le tout fort curieux.
La route devient jolie et l'on traverse successivement Couiza avec son vieux château du duc de Joyeuse et Campagne-les-Bains. Plus loin, on aperçoit sur la droite les fabriques de chapeaux et le gros village d'Esperaza.
A signaler la couleur rouge du sol des montagnes environnantes, qui produit un effet original. On arrive ensuite à Quillan, petite ville de montagne, dans un joli cirque.
Après Belvianes, viennent les gorges de Pierre-Lys.
Une plaque surmonte le tunnel dit : « trou du Curé ».
Elle rappelle qu'un des curés de Saint-Martin-Lys, eut le premier l'idée d'ouvrir le passage qui devait rapprocher du reste des humains son petit village jusque là à peu près inaccessible.
La route, sortant de Pierre-Lys, laisse d'abord à droite la route de la vallée du Rébenty, puis, à gauche, celle de Perpignan par le col de la Pradelle. On débouche ensuite sur le beau et seyant village d'Axat. Pour moi, c'est le début de l'enchantement.
Les gorges de Saint-Georges ; l'étroite et sinueuse vallée de l'Aude, avec la rivière qui bouillonne; les prairies verdoyantes et les flancs de la vallée tantôt couverts de hêtres et de sapins, tantôt hérissés de beaux rochers; les cascades qui dégringolent parmi les grands arbres ; la silhouette grandiose du château d'Usson, préposé jadis à la garde de la vallée et de cette partie de la frontière ; plus loin, enfin, la montée du Carcanet, dans une des forêts les plus riantes qui se puissent imaginer — tout cela constitue une succession de paysages, de sites absolument uniques.
A citer, en passant, les bains d'Usson, de Carcanières et d'Escouloubre. On y trouve des sources thermales de propriétés variées. Arrêt pour déjeuner à Carcanières, à l'hôtel de Roquelaure. Cuisine assez bonne.

1911-12-19
La bataille républicaine1
Élections sénatoriales du 07 janvier 1912
LISTE DES DÉLÉGUÉS SÉNATORIAUX
Arrondissement de Limoux
Saint-Martin-Lys - Marcerou, suppléant Canel.

1911
Abbayes et prieurés de l'ancienne France/ par le R. P. Dom J.-M. Besse2
Prieurés
CAILLA(Canton d'Axat, Dictionnaire topographique du département de l'Aude, par SABARTHÈS 101), Notre-Dame des Corondes, de Coronulis, uni au prieuré de Saint-Martin-Lys.
Escouloubre (canton d'Axat, arrondissement de Limoux.-LASSERRE, 343.-FEDIE, 337.), Saint-Pierre-en-Croix, Sanctus Petrus ad Crucem, uni à Saint-Martin-Lys.
Saint-Martin-Lys ( Canton Quillan, ibid. FEDIE, 325-330. LASSERRE, 234. Histoire Générale du Languedoc V, 722-723.-SABARTHèS, 13, 406), ancienne abbaye, dont la fondation est antérieure à 898, soumise par le compte de Bésalu à Saint-Pons-de Thomières(1070), qui en fit un prieuré. Saint Michel d'Artozouls, de Artosolo, soumis au précédent.
Artosolum, Artozouls. V. S.Martin-Lys

1911
La Situation financière des communes en 19112
Saint-Martin-Lys Population 184; superficie 1204 hectares; recette ordinaire 2585; dépenses ordinaires 2585; produit des centimes ordinaires et extraordinaire 2451; valeur du centiare 7.19 ; centimes par dépenses ordinaires et extraordinaire : total 350, extraordinaire 21 + 38 + 11, durée extraordinaire 1914 - 1934- 1917; Montant de la dette en capital au 31 mars 1910 4760

1911
Mémoires de la Société des arts et des sciences de Carcassonne2
Séance du 6 février 1910
M. le Chanoine Charpentier offre a la Société un cahier cartonné de notes manuscrites qu'on peut considérer comme un aperçu des recherches archéologiques faites dans la région du Razès (Aude) par l'abbé Alexandre Coste, ancien curé de Cailhavel. Cet ecclésiastique fut autrefois membre correspondant de la Sociélé des Arts et Sciences de Carcassonne.
Le cahier en question contient différents articles publiés en 1833, dans l'Echo de l'Aude, sur la découverte de monnaies consulaires faite dans les environs de Ferrand et de Gramazie, ainsi que sur plusieurs objets en bronze et en fer de l'époque gallo-romaine, recueillis eu 1857, à Brézilhac et à La Force.
On trouve aussi dans ce cahier des notes historiques sur les anciennes abbayes de Rieunette et de St-Martin de Lez (aujourd'hui St-Martin-Lys) ces notes ne sont que des extraits de l'Histoire du Languedoc, du Gallia Chrisliana et du Cartulaire Mahul.

DISCOURS DE M. GEORGES SOUM (AVOCAT)
Président de la Société des Arts et Sciences
[Discours sur J.-P. Cros-Mayrevieille...]La même année, 1837, il publiait la Vie de Félix Armand, curé de Saint-Martin, autre esprit pratique et généreux qui a ouvert la magnifique voie de la Pierre-Lys et la Haute Vallée de l'Aude.[...]

1911
Rapports et délibérations / Département des Pyrénées-Orientales, Conseil général2
131 - Voir rapport sur le service d'autobus de Quillan à Mont-Louis, paye 122.
DÉPARTEMENTS DE L'AUDE, DE L'ARIÈGE ET DES PYRÉNÉES-ORIENTALES
SERVICE PUBLIC DE TRANSPORTS AUTOMOBILES
Demande de concession pour un service public de transports automobiles pour voyageurs, entre Quillan (Aude) et Mont-Louis (Pyr.-Or.).
CAHIER DES CHARGES
Itinéraire.
Article premier. — La ligne qui fait l'objet du présent cahier des charges aura son origine à Quillan (Aude); elle suivra la route natiotionale n° 118 qu'elle empruntera jusqu'à Mont-Louis (Pyr.-Or.), en traversant ou desservant les localités suivantes : Quillan, Bélvianes, Saint-Martin, Axât, Gesse, Usson, Escouloubre (Aude), Carcanières (Àriège), Puyvalador, Formiguères, Mont-Louis (Pyr.-Or.).
Composition du matériel.
Art. 2. — Le matériel comprendra de cars automobiles pour voyageurs et bagages. Le poids sur l'essieu le plus chargé ne dépassera en aucun cas 125 kilos par centimètre de largeur de jante.
Ces cars comporteront 14 places assises au moins. Leur puissance sera de 25 à 30 HP. La vitesse maximum est de 30 kilom. La vitesse commerciale, calculée sur tout le parcours, ne devra pas être inférieure à 18 kilomètres.
Les bagages pourront être placés dans un surciel disposé sur la voiture et dans un porte-bagages pouvant supporter 250 kilog.
Personnel des voitures.
Art. 3. — Le personnel de chaque voiture automobile se composera, d'un mécanicien et d'un receveur.
Le mécanicien est exclusivement affecté à la conduite du moteur. Son attention doit toujours être portée sur la voie en avant de la voiture. Il doit notamment régler la marche suivant les difficultés du parcours, en se conformant aux prescriptions des décrets en vigueur portant règlement pour la circulation des automobiles.
Le receveur est chargé de percevoir le prix dé transport des voyageurs et des marchandises; toute somme perçue par lui doit donner lieu à la remise d'un bulletin extrait d'un registre à souches et portant l'indication de cette somme. Il donne le signal des départs et dirige toutes les manoeuvres des voitures. Il doit être en mesure de porter aide et assistance au mécanicien dans le cas d'une avarie au moteur ou au matériel.

1911
Ministère des travaux publics. Recueil des lois et conventions relatives aux chemins de fer du Nord, de l'Est, d'Orléans, de Paris-Lyon-Méditerranée et du Midi... 1883 à 19102
MIDI(1).
LOI DU 20 NOVEMBRE 1883
qui approuve la convention passée, le 9 juin 1883, entre le Minisfre des travaux publics et la compagnie des chemins de fer du Midi. (Publiée au Journal officiel du 21 novembre 1883.)
ART. 1er. Est approuvée la convention provisoire passée le 9 juin i883, entre le Ministre des travaux publics et la compagnie des chemins de fer du Midi et du canal latéral à la Garonne.
ART. 2. Le montant des travaux complémentaires que le Ministre des travaux publics pourra autoriser sera fixé, chaque année, par un article de la loi de finances.
Tout nouveau traité engageant le concours financier de la compagnie du Midi dans la construction et l'exploitation des lignes ferrées ne pourra;être exécuté qu'après avoir été approuvé par une loi (2).
ART. 3. L'enregistrement de ladite convention ne donnera lieu qu'à la perception du droit fixe de trois francs (3 fr.).
Fait à Paris, le 20 novembre 1883.
JULES GRÉVY.
Le Ministre des travaux publics, D. RAYNAL.
(1) Décret du 21 juillet 1898, art. 1". — La compagnie des chemins de fer du Midi et du canal latéral à ta Garonne est autorisée à prendre la dénomination de «compagnie des chemins de fer du Midi».
(2) Voir la loi du 7 août 1885, p. 743.
Midi. 640 Convention. - 1883.
CONVENTION.
L'an mil huit cent quatre-vingt-trois et le neuf juin,
Entre le Ministre des travaux publics, agissant au nom de l'État et sous la réserve de l'approbation des présentes par une loi,
D'une part;
Et la société anonyme établie à Paris sous la dénomination de compagnie des chemins de fer du Midi et du canal latéral à la Garonne, ladite compagnie représentée par M. Adolphe d'Eichtal, président du conseil d'administration, élisant domicile au siège de ladite société, à Paris, boulevard Haussmann, n° 54, et agissant en vertu des pouvoirs qui lui ont été conférés par délibération du conseil d'administration, en date du 8 juin. 1883, et sous la réserve de l'approbation des . présentes par l'assemblée générale. des actionnaires, dans le délai de trois mois, au plus tard, à dater de l'approbation des présentes par une loi,
D'autre part;
Il a été dit et convenu ce qui suit :
ART. 1er. Le Ministre des travaux publics, au nom. de l'État,, concède à la compagnie des chemins de fer du Midi et du. canal latéral à la Garonne, qui accepte, les chemins de fer ci-après :
§ 1er. A titre définitif.
[...]Quillan à Rivesaltes[...]

1911
Dictionnaire des domaines, par Édouard Maguéro,... avec la collaboration d'agents de la Direction générale des domaines. 2e édition2
3° Convention avec la Cie du Midi. —BULL. 834, N° 14.213. LOI QUI APPROUVE LA CONVENTION PASSÉE, LE 9 JUIN 1883, ENTRE LE MINISTRE DES TRAVAUX PUBLICS ET LA COMPAGNIE DES CHEMINS DE FER DU MIDI. — LOI DU 20 NOVEMBRE 1883 (PROMULGUÉE AU J.O. DU 21 NOV. 1883).
[texte de loi en convention idem article précédent

1911
Annuaire du commerce et de l'industrie photographiques2
BELCAIRE (Aude), 900 hab. poste, télégraphe, gare Quillan et St-Martin-Lys (à 27 km.).
FP. 27 sept. - F. 6 mai, 28 sept.; A Mairie, 500. Ecole libre, 500.; E. 125 v

1912-01-06
La bataille républicaine1
idem 1911-12-19

1912-01
Touring-club de France2
Nous traversons le Rébenty à Marsa, et pénétrons dans une gorge boisée, très sauvage, jusqu'au confluent du pittoresque ruisseau avec l'Aude, au moulin du Rébenty.
Laissant à gauche la direction de Quillan, nous filons maintenant le long de l'Aude et remontons sa vallée jusqu'à Axat, une charmante station que nous connaissons déjà et que nous traversons sans nous arrêter. Nous atteignons un pont sur l'Aude et pénétrons enfin dans le défilé de Saint-Georges, resserré entre deux parois à pic pendant 1 kilomètre. Notre course est gênée par la couche épaisse de poussière dans laquelle nos roues enfoncent profondément ; nous manquons déraper à chaque minute ; en outre, la route qui surplombe le précipice est envahie par des charrettes à bœufs traînant de longs troncs d'arbres coupés dans la montagne. Ce n'est pas commode de manœuvrer là-dedans, et pour éviter à la fois un loqueteux à moitié sourd et un tronc plus long que les autres, je dégringole de ma bicyclette, du côté opposé au précipice, fort heureusement.
Retraversons Axat, atteignons le moulin du Rébenty et pénétrons dans les belles gorges de Pierre-Lys, longues de 5 kilomètres. Nouvelle charrette à troncs d'arbres, nouvel écart de ma machine, nouvelle esquisse de chute. Allons ! ce n'est pas encore aujourd'hui que je mourrai !

1912-02-27
L'Auto-vélo : automobilisme, cyclisme, athlétisme, yachting, aérostation, escrime, hippisme / dir. Henri Desgranges2
Les Coupes de France de PEUGEOT
Organisées par notre grande marque nationale PEUGEOT, avec le concours de l'« AUTO » et sous le patronage des grands quotidiens de province. — Indépendants. — Février à août 1912.
LA COUPE DU LANGUEDOC
Ainsi que nous l'avons déjà annoncé, la seconde des Coupes de France organisées par notre grande marque nationale Peugeot, se disputera les 14 et. 17 mars prochain et intéressera tous les champions indépendants du Languedoc et des provinces avoisinantes.
La Coupe du Languedoc, tel est son nom, comportera, comme la Coupe de Provence, qui s'est disputée récemment avec un si triomphal succès, deux étapes : Toulouse-Perpignan, par Pamiers et Quillan, et Perpignan-Toulouse, par Narbonne, Béziers et Carcassonne.
Voici l'itinéraire détaille des deux étapes:
PREMIERE ETAPE
Toulouse (0 kil.), Pinsaguel (12), Le Vernet (21), Dussède (24), Moles (29), Bordeneuve (37,8), Saverdun (48,1), Salvaire (58,1), Pamiers (63,8), Millet (70,8), Coutens, Besset (84,3), Mirepoix (87,8), Caudeval, Peyrefite du R. (103), Loupia, Malras (114,3), Limoux (119,6), Alet (129,1), Couza (136,3), Quillan (146,9), Belvianes (151), Saint-Martin-Lys (155,5), La Pradelle (164,7), Caudiès-de-Fenouillet (170,7), Saint-Paul-de-Fenouillet (181,7), Maury (190,6), Estagel (200,9). Cases-de-Pènes (209,9), Le Vernet (221,4), Perpignan. (225).
DEUXIEME ETAPE
Perpignan (0 kil.), Le Vernet (2), Mas-de-la-Garrigues (8,6), Salses (11,6), Cabannes (33,1), Sigean (48,1), Le Lac (52,1), Narbonne (72,6), Coursan (80,1), Nisean (90,1), Les Breigines, Béziers (100.1), Montady, Capestang (114,7), Cabezac (130,2), Homps (143,6), Puicheric (153,4), Marseillette (161), Trèbes (170,5). Carcassonne (177,5), Pézens, Alzonné (193,4), Villepinte (201,8), Lasbordes, Saint-Martin, Castelnaudary (213,8), Labastide-d'Anjou (223,3), Avignonnet (228,9), Villefranche-de-Lauraguais (236), Villenouvelle (242), Baziège (246,5), Montgiscard (250,7), Donneville, Pechabou, Castanet (261,7), Ramonville (267,2), Toulouse (273,2).

1912-03-01
La Dépêche : journal quotidien2
Cyclisme
LA COUPE DU LANGUEDOC ORGANISEE PAR LA MAISON PEUGEOT
Itinéraire et Contrôles
La Coupe se courra en deux étapes : Toulouse-Perpignan, Perpignan-Toulouse.
La première comprend un parcours de 225 kilomètres sur l'itinéraire suivant : Toulouse, Pinsaguel, le Verpet, Dussède, Moles, Bordeneuve, Saverdun, Salvaire, Pamiers, Mîllet, Coutens, Besset, Mirepoix, Caudeval, Peyrefite, Loupia, Malras, Limoux, Alet, Couiza, Quillan, Belvianes, Saint-Martin-Lys, la Pradelle, Caudies, Saint-Paul, Maury, Estagel, Cases-de-Pènes, le Vernet, Perpignan.

1912-03-02
La Bataille républicaine1
Production, stock et sorties des vins par communes
Stock, déclaration er soties en 1910 en 1911 - Saint-Martin-Lys : rien

1912-03-05
Courrier de l'Aude1
Arrondissement de Limoux
Le dénombrement de 1911.
Canton de Quillan
St-Martin-Lys, 166 ; diminution de 18.

1912-03-14
L'Action2
Les Coupes de France de Peugeot. — La Coupe du Languedoc
Aujourd’hui et dimanche, les sportives populations du Midi de notre pays vont être tout à la joie : notre grande marque nationale Peugeot a organisé à leur intention une épreuve sportive imposante qui leur rappellera les merveilleux Tour de France et Circuit Français mis sur pied les années précédentes par le Lion de Valentigney.
11 s’agit de la Coupe de France du Languedoc, épreuve d’une importance considérable, réunissant les plus fines pédales de la région, comportant deux étapes, touchant à Perpignan, se terminant à Toulouse la Rose, la ville enthousiaste par excellence et depuis longtemps conquise par Peugeot.
Il suffit de se reporter au mois dernier, et de songer au succès remporté par la première des Coupes de France, la Coupe de Provence, pour comprendre le triomphe auquel est vouée la Coupe du Languedoc.
Ceci dit, voici l'itinéraire : Toulouse (0 kil., Pinsaguel (12), Le Vernel (21), Dussède (24), Moles (29), Bordeneuve (37,8), Saverdun (48,1), Salvaire (58,1), Pamiers (63,8), Millet (70,8), Coutens, Besset 84,3), Mirepoix (87,8), Caudevat, Peyrefite du R. (103), Loupia, Malras (114,3), Limoux (119,6), Alet (129,1), Couiza (136,3), Quillan (146,9), Belvianes (151), Saint-Martin-Lys (155,5), La Pradelle (164,7), Caudiès-de-Fenouillet (170,7), Saint-Paul-de-Fenouillet (181,7), Maury (190,6), Estagel (200,9), Rivesaltes Perpignan (225).

1912-03-14
La Libre parole2
CYCLISME La Coupe du Languedoc
Aujourd'hui et dimanche se disputera la Coupe du Languedoc, qu'organise la maison Peugeot.
Le contrôle du départ sera fermé à sept heures Les concurrents partiront de l'octroi de la route de Muret, à huit heures. Voici l'itinéraire : Toulouse, Pinsaguel, Le Vernet, Dussede, Moles, Bordeneuve, Saverdun, Salvaire, Pamiers, Mullet, Mirepoix, Limoux, Couiza, Quillan. Saint-Martin-Lys, Saint-Paul de Fenouillet, Maury, Rivesaltes, Perpignan, soit un parcours de 225 kilomètres. L’arrivée s'effectuera au lieu-dit Le Haut-Vernet.

1912-03-14
Paris-midi : seul journal quotidien paraissant à midi / dir. Maurice de Waleffe2
Les Coupes de France de Peugeot. — La Coupe du Languedoc
Aujourd'hui et dimanche, les sportives populations du Midi de notre pays vont être tout à la joie : notre grande marque nationale Peugeot a organisé à leur intention une épreuve sportive imposante qui leur rappellera les merveilleux Tour de France et Circuit Français mis sur pied les années précédentes par le Lion de Valentigney.
Il s'agit de la Coupe de France du Languedoc, épreuve d'une importance considérable, réunissant les plus fines pédales de la région, comportant deux étapes, touchant à Perpignan se terminant à Toulouse la Rose, ville enthousiaste par excellence et depuis longtemps conquise par Peugeot.
Il suffit de se reporter au mois dernier, et de songer au succès remporté par la première des Coupes de France, la Coupe de Provence, pour; comprendre le triomphe auquel est vouée la Coupe du Languedoc.
Ceci dit, voici l'itinéraire :
Toulouse (0 km.), Pinsaguel (12). Le Vernet (21), Dussède (24), Moles (29), Bordeneuve (37,8), Saverdun (48,1), Salvaire (58,1), Pamiers (63,8), Millet (70,8), Coutens, Besset (84,3), Mirepoix (87,8), Caudevat, Peyrefite du R. (103), Loupia, Malras (114,3), Limoux (119,6), Alet (129,1), Couiza. (136,3), Quillan (146,9), Belvianes (151), Saint-Martin-Lys (155,5), La Pradelle (164,7), Caudiès-de-Fenouillet (170,7), Saint-Paul-de-Fenouillet (181,7), Maury (190,6), Estagel (200,9), Rivesaltes Perpignan (225).

1912-03-20
Courrier de l'Aude1
Election de Limoux - Canton de Quillan - St-Martin-de-Taissac, Védrines, 11 ; Bonnail, 35

1912-04-12
Courrier de l'Aude1
Vœux relatifs aux voies ferrées. — Chaque année, le Conseil général émet des vœux conformes aux intérêts du département ; mais ces vœux sont rarement pris en considération.
Le ministère rejète encore le vœu tendant à dénommer la station de St-Martin-Lys « St-Martin-Lys-Rébenty ».

1912-06-09 et 1912-07-14
L'Auto-vélo : automobilisme, cyclisme, athlétisme, yachting, aérostation, escrime, hippisme / dir. Henri Desgranges2
X Tour de France-Organisé par l'Auto, du 30 juin au 28 juillet 1912
NEUVIEME ETAPE
PERPIGNAN-LUCHON (289 kil.)
(16 juillet 1912. — Départ à 8 h. du matin)
PERPIGNAN (0 kil.). — Contrôle de départ. — La signature de la feuille de contrôle aura lieu et le départ sera, donné route Nationale, un kilomètre après l'octroi. Toutes les opérations du départ seront dirigées par M. Albert Trilles, correspondant de l'Auto, assisté des mêmes sociétés qu'à l'arrivée.
Le Vernet (3), prendre à gauche, dans la direction de Quillan. Espéra-de-l'Agly (11), traverser le passage à niveau et tourner aussitôt à gauche, en longeant le chemin de fer. Estagel (22) ; on laisse à gauche la route de Arillas pour longer le- Maury. Après le pont sur l'Agly, prendre à gauche.
Maury (32), correspondant de l'Auto, M. Pratx;Saint-Paul-de-Fenouillet (40), correspondant de l'Auto, M. Louis Sarda. A l'entrée du pays, descente dangereuse ; une rigole se trouve en plein virage. Caudiès-Saint-Paul (51), La Pradelle (57), Saint-Martin-de-Tussac (66), Pont-de-Saint-Martin-de-Lys (68) ; suivre à droite, en descendant, le cours de l'Aude. Se méfier des charrois de bois, et, dans les gorges de la Pierre-Lys, attention à la route qui est toujours détrempée.
Belvianes (70), avant Quillan, ne prendre aucune des petites routes à droite, mais suivre tout droit jusqu'a la bifurcation du Portet.
QUILLAN (74 kil.). — Contrôle volant au Grand Café de la Gare, route Nationale, sous la direction de M. Léon Delpech, correspondant de l'Auto, assisté de l'U.S.Q. Il faut traverser un petit pont, puis tourner à gauche pour prendre le chemin du col du Portet. A ce col et 7 kil. après Quillan, ne pas s'occuper d'une route de gauche qui conduirait à Condons.
Nébias (83) ; laisser le village à droite. Puivert (89), col de Babourade; altitude 615 mètres (93), gardez la route de droite, col d'Elteil, altitude 695 mètres (97). Laborie (99), Belesta. (101), correspondant de l'Auto, M. Etienne Lambert ; en face la mairie, sur une petite place, tourner à droite dans la direction de Foix.[...]

1912-07-15
L'Aéro : organe hebdomadaire de la locomotion aérienne2
10° tour de France
(16 juillet 1912. — Départ à 8 h. du matin) PERPIGNAN (0 kil.). —, Contrôle le départ. - La signature de la feuille de contrôle aura lieu et le départ sera donné roule Nationale, un kilomètre après l'octroi. Toutes les opérations du départ seront dirigées par M. Albert Trilles, assisté des mêmes sociétés qu'à l'arrivée.
Le Vernet (3), Espéra-de-1'Agly (11), Estagel (22), Maury (32), Saint-Paul-de-Fenouillet (40), Caudiès-Saint-Paul (51), La Pradelle (57), Saint-Martin-de-Tussac (66), Pont-de-Saint-Martin-de-Lys (68), Belvianes (70).
QUILLAN (74 kil.). — Contrôle volant au Grand Café de la Gare, route Nationale sous la direction de M. Léon Delpech, assisté de l'U.V.Q.
Nébias (82), Puivert (89), Col de Babourade altitude de 615 mètres (93), col d'Elteil, altitude 695 mètres (97), Laborie (99), Belesla (101)[...]

1912-07
Bulletin / Club alpin français. Section du Sud-Ouest2
Arriver à Quillan par le chemin de fer devait être, il y a trente ans, une entreprise assez malaisée dont on ne se doute guère aujourd'hui. Des difficultés bien plus sérieuses ont été vaincues pour prolonger cette ligne jusqu'à Rivesaltes.
A Quillan, je prends possession de ma bicyclette qui, dans son voyage, a subi quelques avaries. Leur réparation me prend un temps précieux. Je revois Pierre-Lys sous un jour peu avantageux, car le ciel lourd de pluie n'est pas prodigue de lumière. Cependant je crois parcourir pour la première fois cette crevasse dont les lèvres semblent aspirer les nuées. La demi- obscurité de la gorge s'achève dans le noir d'un dernier tunnel. Au delà, dans une éclaircie, quelques champs précèdent le désordre misérable de Saint-Martin-Lys. Plus loin, le Rébenty, échappé d'un berceau de verdure, conflue avec l'Aude, mais sans parvenir à forcer l'étreinte de la cluse. Un kilomètre de mauvais chemin aboulit à la jonction des routes de Mont-Louis et de Perpignan. Je monte vers un mur sombre de nuages derrière lequel il se passe certainement quelque chose. La courte vallée qui mène au col de Comparié apparaît comme un prolongement naturel de celle du Rébenty coupée en deux tronçons inégaux par la faille de l'Aude. La forêt a grande allure et sombre parure. Près du col, je rejoins le chemin de fer qui revient d'Axat et nous ne nous quitterons guère plus.
Triste journée! La Méditerranée crache ses vapeurs à la face des nuées océaniques et la Pradelle est le champ de ce conflit humide. Ici, la pluie ruisselle; Puilaurens lave ses murailles brunes et son rocher gris, tandis que la forêt des Fanges se désaltère largement. Je fuis en toute hâte vers un horizon moins noir.
...
De Saint-Martin-Lys à Ax-les-Thermes par le col de Pradel.[En vélo]
29 mai 1911.
Dès 4 heures du matin, au moment où le train quitte Saint- Paul-de-Fenouillet, la pluie se met à tomber fine et serrée, noyant le paysage. Les nuées n'ont pu contenir plus longtemps l'humidité qui les gonflait et toujours, de l'Ouest, des masses plus denses viennent se heurter aux vapeurs méditerranéennes. Cet incident étant prévu, je ne songe pas un instant à reculer, mais, débarqué vers 5 heures à Saint-Martin-Lys, je fais dans la gare de sérieux préparatifs de lutte. Pendant que je graisse à fond ma machine et revêts des vêtements cirés, au dehors l'averse crépite et l'eau roule sur le chemin lavé.

1912
Bulletin de la Commission archéologique de Narbonne2
2429. Abbaye de Saint-Martin-Lys. Gallia christ nova (1739), col. 289-291). - Hist. Lang, édit Privat, IV, 723
2997. LUGAN. Nouvelle. (Le noble rôle du curé de Saint-Martin-Lis). Revue de Paris, 1er mai 1836 - Cf. TROUVE, Descript. générale de l'Aude. II, liv. III, ch. V § 7.
2998. CROIX (J. P. de la) = Cros-MAYREVIEILLE. Vie de Félix Armand, curé de Saint-Martin-Lis, près de Quillan (Aude). Paris, Adrien Leclère éditeur ; (Toulouse, Manavit, impr.), 1837, XXIII-119 p. in-8°, portrait.
Avait paru en feuilleton, dans la France Méridionale, 1836
2999. AMIEL (L.). Armand Félix. – S.ind., in-8°, 21 p., portrait.
Extr. de l'Almanach de France pour 1850. - Autre édition: Félix Armand, sa vie et son œuvre – Paris, Lacoffre, 1859, in-8°, 71 p.
3000. LA BOUILLERIE (Mgr de). Circulaire aux curés du diocèse de Carcassonne, relative à l'érection d'une statue en l'honneur de Félix Armand, curé de Saint-Martin-Lys. Carcassonne, Pomiès, 1858, in-4°, 11 p.
C'est seulement le 15 septembre 1901 qu'une statue en bronze a été érigée, sur l'une des places de Quillan, à la gloire de cet ecclésiastique.

1912
Dictionnaire topographique de la France. 5, Dictionnaire topographique du département de l'Aude : comprenant les noms de lieu anciens et modernes / réd. par l'abbé Sabarthès2
L'archevêque de Narbonne possédait la seigneurie, justice et directe entière à Alaigne, Albières, Auriac (avec les Mage); à Brenac, Lasserre, Pratx et Fauruc; à Bize, en paréage aven les Montredon; à Canet; à Coudons, où il possédait les forêts de l'Agre, de Mirailles, de Montmigea, des Échards et de la Sérayrède: à Cruscades, Cubières, Fontjoncouse, Fourtou, Galinagues, Gruissan et Sainte-Lucie, Joucou, les Egues, la Fajolle et Gébetz, Menai, Peyriac-de-Mer, Pieusse, Quillan, Saint-Martin, Boulude, Ginoles, Rodome; à Routier, en paréage avec les Madaillan; à Saint-Marcel: à Salles d'Aude, en parcage avec les Bénévent; [...]
Voici la nomenclature des localités dépendant de la sénéchaussée de Limoux:
[...]Saint-Martin-Lys[...]
Diocèse D'ALET : A cette époque, Escouloubre et le Bousquet, Axat et Saint-Martin-Lys, Gébets, Mérial et la Fajolle ne faisaient respectivement qu'un seul consulat.
26-11-1791-projet-Département de l'Aude : District de Quillan (11 canton, 78 communes): les communes d'Axat et de Saint-Martin-Lys passérenl du canton de Puilaurens à celui de Marsa.
Canton de Quillan. Quillan, Belvianes-et-Cavirac, Brenac, Campagne-sur-Aude, Coudons, Espéraza, Fa, Ginoles, Granès, Marsa, Nébias, Quirbajou, Rouvenac, Saint-Ferriol, Saint Julia-deBec, Saint-Just-et-le-Bézu, Saint-Louis-de-Parahou, Saint-Martin-Lys.

[Les autres mentions de St Martin sont listées en détail à la page vrac]

p.XX|Saint-Martin-des-Puits, Saint-Martin-Lys, Sainl-Paul-de-Fenouillet (Pyrénées-Orientales), Saint-Pierre(...)
p.101|prieuré sons le vocable de N.-D., dépendant de l'abbaye de Saint-Martin-Lys(...)C'est par erreur que celte carte marque deux localités de ce nom, l'une à Saint-Martin-Lys, l'autre à Cailla
p.517|Villeneuve, c"e; de Saint-Martin-Lys
p.9|Abboius, fief de l'abbaye de Saint-Martin-Lys, c°c de Cailla(...)ARBOUIS, f., c1"e; de Saint-Martin-Lys
p.LVII|les communes d'Axat et de Saint-Martin-Lys passérenl du canton de Puilaurens
p.XXVI|A cette époque, Escouloubre et le Bousquet, Axat et Saint-Martin-Lys, Gébets, Mérial et la Fajolle ne faisaient respectivement qu'un seul consulat
p.13|Artozouls, f., c"e;° de Saint-Martin-Lys(...)Martin-Lys
p.111|(Iroix-de-Peyres-Blanques (La), orat., à la limite des c°"e; de Quirbajou et de Saint-Martin-Lys
p.LXVIII|Quillan, Belvianes-et-Cavirac, Brenac, Campagne-sur-Aude, Coudons, Espéraza, Fa, Ginoles, Granès, Marsa, Nébias, Quirbajou, Rouvenac, Saint-Ferriol, Saint Julia-deBec, Saint-Just-et-le-Bézu, Saint-Louis-de-Parahou, Saint-Martin-Lys
p.21|Babbefire mont entre Quirbajou et Saint-Martin-Lys
p.570|Saint-Martin-Lys(...)Martin-Lys
p.315|Pu (Le), anc. fief de l'abbaye de Saint-Martin-Lys, c"e; d'Axat(...)
p.477|Villeneuve, f. ruinée, cD de Saint-Martin-Lys
p.29|Belvianes (COUILLADE DE), col légèrement infléchi entre Cap-de-Fer et le Pech-de-Laxet, c"e;"e; il-Sainl-Martin-Lys et de Puilaurens
p.98|CONGOÛST (LE), anc. fief de l'abbaye de Saint-MartinLys, c°° de Saint-Martin-Lys
p.516|Saint-Martin-Lys
p.455|Tuilerie (LA), f., c°° de Saint-Martin-Lys
p.424|Saline (LA), lieu dit, c"e; de Saint-Martin-Lys
p.41|l'église dédiée à saint Étienne dépendait de l'abbaye de Saint-Martin-Lys
p.74|Martin-Lys
p.142|Fox-oe-la-Fage, mont. (815"e;), entre Quirbajou et Saint-Martin-Lys
p.212|Soula de Linas (cad. de Saint-Martin-Lys, sect. A(...)
p.436|Sougrens, lieu dit, c°° de Saint-Martin-Lys
p.343|Rébenty (Moulin DE), m' au confluent du Rébenty et de l'Aude, c°° de Saint-Martin-Lys
p.120|Il est mentionné dans la notice d'une donation faite, au x' siècle, au monastère de Saint-Martin-Lys
p.408|Saint-Michel, anc. chapelle rurale et cimetière, c"e;' de Saint-Martin-Lys, sans date (Lasserre, Rech. hist. Alet, p. 353, note(...)
p.409|Saint-Oulet, lieu dit, c°' de Saint-Martin-Lys
p.508|Saint-Martin-Lys
p.284|Oliviers (LES), lieu dit, c°° de Saint-Martin-Lys
p.126|Espezel, Gef, c"e;° de Quillan, mentionaé comme confront dans une donation faite à l'abbaye de Saint-Martin-Lys, en 934, d'une pièce de terre sise à Lavail de Notre Dame, confrontant d'auta avec la terre de Saint Paul
p.312|Pierre-Lis (La), défilé et gores sauvages, donnant passage à l'Aude et à la route nationale, c1"e; de Saint-Martin-Lys
p.304|Pébié (LE), f., c"e; de Saint-Martin-Lys
p.48|Brosse (PIC d'en), mont. (700°), sur la rive gauche de l'Aude, point de contact des c°"e; d'Artigues, d'Axat et de Saint-Martin-Lys - In ipsa Erola, 1045 (H.L.V. pr. 224). - Pech de la Brousse, 1594 (arch. Aude, C, rech. dioc. Alet, p 115). - Embrosse (cadastre).

1912
La Situation financière des communes en 19122
Saint-Martin-Lys Population 184; superficie 1204 hectares; recette ordinaire 2722; dépenses ordinaires 2722; produit des centimes ordinaires et extraordinaire 2658; valeur du centiare 7.17 ; centimes par dépenses ordinaires et extraordinaire : total 380, extraordinaire 21 + 38 + 11, durée extraordinaire 1914 - 1934- 1917; Montant de la dette en capital au 31 mars 1911 4471

1913
La Situation financière des communes en 19132
Saint-Martin-Lys Population 166; superficie 1046 hectares; recette ordinaire 2772; dépenses ordinaires 2772; produit des centimes ordinaires et extraordinaire 2712; valeur du centiare 7.28 ; centimes par dépenses ordinaires et extraordinaire : total 373, extraordinaire 21 + 38 + 11, durée extraordinaire 1914 - 1934- 1917; Montant de la dette en capital au 31 mars 1912 4177

1913
Mémoires de la Société des arts et des sciences de Carcassonne2
Notes et Renseignements sur le clergé de l'Aude de 1790 à l'an 7 :[...]Armand (Félix), curé de Saint-Martin-Lys, ne prêta pas serment à la constitution civile du clergé. Il possédait des biens à Quillan où il se retira d'abord en 1792; il quitta la France étant déporté en vertu de la loi du 26 août. On ignore s'il fut porté sur la liste imprimée des émigrés. (District de Carcassonne, 20 floréal, an 6).
En note on lit: Le curé Félix Armand fit aux pauvres, en 1824, une donation de 2800 francs.

1913
Catalogue de la flore des Corbières / par Gaston Gautier, Léonce Marty4
[10 pages contenant saint-martin-de-teissac dans ce livre - mais pas d'accès au pdf..., mentionne Pierre-Lisse]

1914-01
Revue catalane : organe de la Société d'études catalanes2
[...]Dans la sacristie de Cavirac nous avons trouvé, parmi les vieux registres qu'a bien voulu nous montrer M. l'abbé Delmas, un livre de comptes de la paroisse, commencé le 5 juillet 1761 ; il est vise, à la date du 3i juillet 1774, par l'abbé « Armand, ptr-vic. » ; cette signature est à retenir, et nous y reviendrons.[...]
[Belvianes]Nous allons, d'un coup de pied, voir le Castellas ; dans un rocher à pic, sur le bord de la route, il y a une sorte de tranchée, avec un pan de vieux mur, très épais, fait d'énormes pierres. Il devait y avoir là, autrefois, non une chapelle, comme le croit le populaire, mais plutôt un fortin, qui surveillait à la fois le débouché de la Pierre-Lys et le défilé vers Quillan.
Mme Doumergue nous accompagna, aussi, dans un grenier, au premier étage d'une maison, dans le mur de laquelle il reste scellé, la partie plate d'un bénitier en porcelaine ; sur ce « plat », se voit un christ en relief. La coquille du bénitier a dû être brisée.
Saint- Martin-de-Lys De Belvianes, nous allons au village de Saint-Martin-de-la-Pierre-Lys (Saint-Martin de Lenis, ou de Lez, ou de Lys). La route continue à serpenter sur la rive gauche de l'Aude ; elle ne tarde pas à s'engager dans les majestueux défilés de la Pierre-Lys ; les deux parois de l'étroit passage s'élèvent à pic, à une centaine de mètres de hauteur, et il semble, à chaque détour, que les quartiers de roche, audacieusement perchés en l'air, vont se détacher sous leur propre poids, et rouler à nos pieds. La vallée s'élargit enfin, et nous arrivons devant Saint-Martin.
Mais autrefois le chemin était pénible et périlleux ; il n'y avait qu'un petit sentier, qui grimpait sur la crête de la montagne, en suivait les sinuosités et toutes les pentes, et finissait par aboutir au-dessus de Belvianes. Era de s'hi trencar lo coll.
Le premier qui conçut le projet, et qui l'exécuta, d'un chemin plus facile, creusé sur le flanc des rochers, pour franchir les défilés presque de plain-pied, fut l'abbé Félix Armand, curé de Saint-Martin, précédemment vîcaire à Quillan, dont nous avons trouvé la signature sur le livre de Cavirac. Ce fut là un travail de Romain, qui a d'ailleurs assuré la célébrité à « Félix Armand ».
Voici les états de services, les brillants états de services, faut-il dire, de cet humble prêtre : Né à Quillan le 20 août 1742, de parents pauvres, mais sincèrement religieux ; ordonné prêtre en 1768 et nommé vicaire de Quillan, où il se fit remarquer par ses talents oratoires ; en 1775, il est nommé, sur sa demande expresse, curé de Saint-Martin ; en 1777, il commence le nouveau chemin à travers la Pierre-Lys ; il donne l'exemple à ses paroissiens, en maniant lui-même, journellement, le pic et la mine ; en 1781, le chemin est enfin ouvert pour les piétons ou pour une monture ; en 1791, pour ne pas prêter le fameux serment constitutionnel, il se réfugie, à la suite de son évêque, à Sabadell, en Catalogne; en mai 1797, une délégation de ses paroissiens va le prendre à Sabadell, et le ramène de force, sous leur sauvegarde, à Saint-Martin ; les jours où l'on craignait le passage ou la visite d'un « constitutionnel », Félix Armand se cachait dans une grotte, dans le flanc de la montagne, et les habitants, à tour de rôle, le ravitaillaient et le protégeaint ; en 1800, il se distingua lors d'un incendie qui détruisit 35 hectares de la forêt des Fanges ; il reçut, à cette occasion, une lettre de félicitations du Préfet de l'Aude, et un secours pour continuer la route ; plus tard, Napoléon I° lui écrivit aussi, de sa propre main, et lui remit un bon sur sa cassette ; en 1814, le chemin était sensiblement élargi, après une lettre de félicitations et un nouveau secours envoyé par Louis XVIII ;
quelques années plus tard, il refuse sa nomination de chanoine à Carcassonne, pour ne pas quitter « son » Saint-Martin ; il reçoit la croix de la Légion d'honneur sur son lit de mort, en 1823 ; une statue lui a été élevée, à Quillan, il y a une dizaine d'années.
Ne croirait-on pas lire, là, le canevas d'une légende dorée?
On nous signale, à quelques kilomètres de là, le village de Sant-Juliâ, dont la fête locale se fait pour la Saint-Julien et Sainte-Basilisse, tout comme dans de nombreuses paroisses du Roussillon, Jujols, Ralleu, Mosset, le Soler, etc.
Nous allons encore à Quirbajou, petit village pittoresquement juché sur un petit plateau, et dont le retour sur Saint-Martin-de-Lys nous donne l'occasion d'une descente vertigineuse sur la paroi rocheuse de la Pierre-Lys.
Les comtes de Besalu intervenaient dans l'administration de ces territoires, qui se trouvaient être, dès lors, bien catalans.
C'est ainsi qu'à Saint-Martin-de-Lys il fut créé, vers l'an 898, une abbaye de bénédictins ; des chartes la concernant, de 966, 1020 et 1102, mentionnent les comtes de Besalu et les vicomtes de Fenouillet. En 1045, eut lieu la consécration de l'église paroissiale de Saint-Martin.
L'abbaye, devenue ensuite un prieuré, fut détruite par les huguenots, lors des guerres de religion, vers 1573 ; le temps, et la Révolution de 1793 aidant, il ne reste plus de ce « conbent de San-Benouet », comme on l'appelle encore à Saint Martin, que des ruines, des traces de cimetière et des pans de murs, qui s'élèvent mélancoliquement, dans un petit jardin, sur les bords de l'Aude.
Joucou
A 15 kilomètres de Saint-Martin, en remontant la vallée du Rebenty, se trouve le village de Joucou, où était aussi, dès 873, une abbaye bénédictine.
Nous allons donc à Joucou ; mais de cette abbaye nous n'en voyons plus, là aussi, que des ruines ; des pans de murs épais, construits avec de larges pierres plates, servent maintenant de greniers à foin.
L'historien du comté de Besalu, don Francisco Monsalvatje (de Gerona), a reconstitué la liste des abbés de Joucou, de 863 à 1459.
Cubières
Nous revenons à Saint-Martin-de-Lys, et y prenons le train pour rentrer à Perpignan, par la ligne de Quillan à Rivesaltes.
Le temps nous a manqué pour nous arrêter à Saint-Paul-de-Fenouillet et, de là, aller à Camps-et-Cubières, dans le territoire de Pierra-Pertusa, vers les sources de la Gly. 11 y avait, là, l'abbaye de « Santa-Maria de Cubières », déjà mentionnée en 817 ; dans son testament de l'an 1020, le comte de Besalu, Bernard Taillefer, léguait à ce monastère cinq onces d'or pour l'achat d'une croix.
Et il résulte d'un acte de l'an 1001, qu'à cette date « Sainte-Marie de Cubières » était propriétaire d'une vigne à Malloles, près Perpignan.

1914-05-07
Courrier de l'Aude1
ARRONDISSEMENT DE LIMOUX
Élections législatives du 26 Avril 1911
Canton de Quillan
St-Martin-Lys, inscrits, 99 - Bonnail, 40 ; Védrines, 39.
Total dit canton : inscrits. 3238
Bonnail, 1.039 ; Védrines, 1393

1914-08-31
Courrier de l'Aude1
Marcérou Marie Madeleine, épouse Jean . laitière à St-Martin-Lys, a additionné d'eau le lait qu'elle mettait en Vente . Coût : 30 fr. d'amende.

1914
Bulletin de la Commission archéologique de Narbonne2

1914
Dictionnaire d'histoire et de géographie ecclésiastiques. Tome deuxième. fasc. 7-12, Alcaini-Aneurin / sous la dir. de Mgr Alfred Baudrillart,... P. Richard, U. Rouziès et A. Vogt2
Les considérations auxquelles obéit le pape en modifiant son premier projet de délimination furent cause que l'archevêque de Narbonne continua à avoir juridiction sur une bande de territoire assez étroite, entre les diocèses d'Alet et de Carcassonne. Par cet appendice bizarre il poussait sa pointe jusqu'aux confins du diocèse de Mirepoix. Voir Carte du diocèse d'Alet, XVIIIe siècle. Le diocèse ainsi constitué territorialement comprenait environ quatre-vingts églises paroissiales, sans compter les chapelles de secours. Rôles des décimes et des procurations de la province de Narbonne, dans Archives du Vatican, Collectoriac, t.150, fol. 113114; t. 157, fol. 85-87, 89-90. Des quatre abbayes que le territoire du nouveau diocèse avait vues fleurir jadis, il ne subsistait, au XIVe siècle, que celle de SaintJacques de Joucou, O. S. B., au pays de Sault. Les trois autres, Saint-Paul-de-Fenouillet, Saint-Pierrede-Fenouillet, Saint-Martin-Lys, n'existaient plus qu'à l'état de prieurés ou d'églises paroissiales, ou même à l'état de ruines. J'ai déjà dit que Jean XXII institua, en 1318, dans la capitale du Fenouillèdes, un chapitre séculier, lequel se composa de douze chanoines et d'un certain nombre de bénéficiers moindres. Gallia christ., t. VI, col. 289-292; Histoire de Languedoc, t. IV, p. 722-723. II. HISTOIRE SOMMAIRE. — L'histoire de l'évêché d'Alet n'offre aucun événement saillant durant les XIVe et XVe siècles. La ville d'Alet ne paraît pas, du fait de son élévation au rang de ville épiscopale et royale, avoir acquis plus de population et d'importance.
En 1762 elle ne comptait que 178 feux et 1000 âmes.

1914
Dictionnaire national des communes de France et d'Algérie, colonies françaises et pays de protectorat : postes, télégraphes, téléphones, chemins de fer et colis postaux / par J2
[plusieurs ville font référence à la gare de ST martin (Belcaire, Rodome, Marsa, Niort, la Fajole, Espezel, Joucou, Galinagues, Belfort, Mazuby par exemple), p723 pour St Martin Lys 166 h Poste à Quillan, télégraphe à Axat, gare : Midi, C.P.G ?]

1914
La Situation financière des communes en 19142
Saint-Martin-Lys Population 166; superficie 1046 hectares; recette ordinaire 2943; dépenses ordinaires 2943; produit des centimes ordinaires et extraordinaire 2667; valeur du centiare 8.08 ; centimes par dépenses ordinaires et extraordinaire : total 345, extraordinaire 21 + 38 + 10, durée extraordinaire 1914 - 1934- 1917; Montant de la dette en capital au 31 mars 1913 3877

1915-06-10
Bulletin meusien : organe du Groupement fraternel des réfugiés et évacués meusiens2
Rapatriés - Quatrième dascicule communiqué par le Ministre de l'intérieur - Rouvres - WILLEMEZ, Louise, St-Martin-Lys (Aude)

1917
Thomas Antoine. Le nom de fleuve Aude, communication lue à la séance du 31 août 1917 - Comptes rendus des séances de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, 61ᵉ année, N. 5, 1917. pp. 314-3243 et Annales du Midi : revue archéologique, historique et philologique de la France méridionale, Tome 29, N°115-116, 1917. pp. 232-242;3
LE NOM DE FLEUVE « AUDE »
Le Dictionnaire topographique de l'Aude ne donne aucun texte indigène entre 737 et 914 (Il en existe cependant au moins deux pour le IX° siècle, que je note ici pour mémoire : super fluviam qui vocatur Atax, 814 (diplôme de l'empereur Louis pour Lagrasse, H. L., II, pr. 29) ; super fluvium Atacio... in fluvio Atace, 844 environ (H. L., II, pr. 124). — La forme Edas, relevée par le Dict. topogr. dans l'Anonyme de Ravenne, est trop altérée pour mériter considération). Pour le X° siècle, il n'en donne que deux : In fluvium Ataze, 914 (H. L., V, pr. 41) ; In flumine Azate, 978 (Doat, 57, fol. 20). Ce dernier texte figure aussi dans l'édition Privât de l'Histoire de Languedoc, V, pr. 129, col. 283-4, où A. Molinier l'a publié d'après la copie de Doat visée par l'abbé Sabarthès ; l'édition et la copie portent : Azati et non Azate, mais ce menu détail est sans importance. Il existe d'autres textes pour le X° siècle ; il est bon de les enregistrer, par ordre chronologique : super fluvium Atax, 908 (diplôme de Charles le Simple pour Lagrasse, H. L., V, pr. 34) ; super fluvium Azate, 925 (donation du vicomte Vulveradus à Saint-Paul de Narbonne, H. L., V, pr. 51) (Le texte imprimé porte : Ataze ; mais la copie de Doat, seule source connue, porte réellement, comme je m'en suis assuré, Azate) ; super fluvium Atace, 926 (donation de Teudericus à la cathédrale de Narbonne, H. L., V, pr. 52) ; in ripa de flumine Atace 954 (bulle du pape Agapet pour Saint-Martin de Lez, aujourd'hui Saint-Martin-Lys, H, L., V, pr. 96). Au Xe siècle apparaissent donc pour la première fois, à côté des formes classiques Atax et Atace, trois formes qui attestent la sonorisation et l'assibilation du c primitif en z (Ataze, Azate, Azati), phénomène bien connu, qui s'est produit en Gaule au moins dès le VII° siècle.
Deux de ces formes (Azate, Azati) nous montrent une métathèse entre le t et le z ; cette métathèse est la pierre angulaire de l'évolution qui a abouti à la forme moderne Aude. [...]

1918-09-03
L'éclair1
Béziers - Etat civil du 2 septembre Décès : Justin Castella, cultivateur, 62 ans, né à Saint-Martin-Lys (Aude), rue des Arènes, 2, épox Jeanne Thomas.

1920/1926/1927/1931/1933/1935
Annuaire des châteaux et des départements : 40.000 noms & adresses de l'aristocratie, du high life, de la colonie étrangère, du monde politique, de la magistrature, de l'armée, du clergé, des sciences, lettres et beaux-arts, de tous les propriétaires des châteaux de France, etc. etc., avec notices descriptives, anecdotiques & illustrations
PEYRALADE(Louis LAZEU de) [et Mme née Amélie FONDI de NIORT] chateau de Niort, Poste Niort-Aude- Télégraphe Espezel
2
gare Saint-Martin-Lys (Aude) - et avenue Mozart, 101, à Paris

1920
La Situation financière des communes en 19202
Saint-Martin-Lys Population 166; superficie 1046 hectares; total des recettes ordinaires et extraordinaires 9474; reste à recouvrer à la clôture de l'exercice 319 ; total des dépenses ordinaires et extraordinaires 4355; reste à payer à la cloture de l'exercices 5754; valeur du centiare 7.98 ; centimes par dépenses ordinaires et extraordinaire : total 390, extraordinaire 28, durée extraordinaire 1934; Montant de la dette en capital au 31 mars 1921 2489

1921-07-26
L'éclair1
INSPECTION ACADEMIQUE DE L'AUDE
Par suite du 1er mouvement du personnel de l'enseitgnement primaire qui vient d'être signé sont déclarés postes vacants ou susceptibles de le devenir :
4. Ecoles mixtes Saint-Martin Lys, St-Louis et Parahou, Laprade, Campagna-de~Sault,...

1921
Les routes de France / par Jean Bonnerot2
voir pierre lys annexe

1922-04-27
L'éclair1
CONSEL GÉNÉRAL Séance du 26 avril
La séance est, ouverte à 2 h. 30, sous la présidence de M. Durand, vice-président en l'absence de M. Albert Sarraut, président, ministre des Colonies obligé de se rendre à Paris où les devoirs de sa charge l'ont appelé.
M. Farineau, emet le vœu que la gare de St-Martin-Lys, reste ouverte toute la journée, pour les besoins du commerce. Il demande encore que la Cie des chemins de fer établisse une gare à Espezel ; que le chemin de Belcaire à Axat soit élargi.
Tous ces vœux sont adoptés.

1922-05-20
Journal officiel de la République française. Lois et décrets2
CAHIER DES CHARGES
TITRE PREMIER
DÉFINITION ET DURÉE DE L'ENTREPRISE
Objet de l'entreprise.
Art. 1er. — Le service régulier de transports automobiles qui fait l'objet du présent cahier des charges aura son origine à Quillan (Aude) et son terminus à la gare de Montlouis-la-Cabanasse (Pyrénées-Orientales).
L'itinéraire suivi empruntera la route nationale n° 117 entre Quillan (19 kilomètres 500) et le point 8,300, carrefour des deux routes 117 et 118, soit sur une longueur de 11 kilomètres 200; la route nationale n° 118 du point 88,400 (Aude) carrefour des deux routes 117 et 118 jusqu'au carrefour des deux routes 118 et 116 (point 21,783) dans les Pyrénées-Orientales, soit sur une longueur de 56 kilomètres 500; la route nationale n° 116 entre les points 78 kilomètres 525 et 77 kilomètres 860; et enfin le chemin de grande communication n° 10 entre Montlouis et la gare de Montlouis-la-Cabanasse sur une longueur de 905 mètres.
Il traversera ou desservira les localités suivantes: Quillan, Belvianes, Saint-Martin-Lys, Axat, Gesse (hameau), [Escouloubre (Aude), Carcanières (Ariège)], Puyvalador, Fourmiguères-la-Llagonne et Montlouis-la-Cabanasse (Pyrénées-Orientales)
Le service commencera chaque année à fonctionner au plus tard le 1er juillet et prendra fin au plus tôt le 30 septembre.[...]
Bureaux et arrêts
Art. 9.—Les bureaux de l'exploitation seront installés à Quillan (Aude).
Des arrêts seront établis à Axat, Usson (Carcanières-Escouloubre), Fourmiguères et Montlouis.
L'entrepreneur sera tenu d'avoir à ces arrêts des correspondances pour le service des voyageurs et pour celui des messageries. Celles-ci pourront être déposées dans un local clos et couvert.
Des arrêts sans correspondants seront établis à Belvianes, Saint-Martin-Lys, Gesse, Puyvalador, la Llagonne.
En cours d'entreprise le préfet pourra fixer de nouveaux arrêts sans correspondants, l'entrepreneur entendu[...]
TITRE III TARIFS
Voyageurs et bagages.
Art. 12. — Les prix applicables aux diverses sections seront établis d'après les tarifs maxima suivants: voyageurs, 25 centimes par kilomètre, ce qui donne :
De Quillan à Belvianes, 4 kilomètres, 1 fr.
De Quillan à Saint-Martin-Lys, 8 kilomètres, 2 fr.
De Quillan à Axat, 12 kilomètres, 3 fr.
De Quillan à Gesse, 22 kilomètres, 5 fr. 50.
De Quillan à Uson, 31 kilomètres, 7 fr. 75.
De Quillan à Carcanières-Escouloubre (moyenne), 35 kilomètres, 8 fr. 75.
(Même prix pour les trois établissements thermaux.)
De Quillan à Puyvalador, 49 kilomètres, 12 fr. 25.
De Quillan à Fourmiguères, 51 kilomètres, 13 fr. 50.
De Quillan a la Llagone, 65 kilomètres, 16 fr. 25.
De Quillan à la gare Montlouis-la-Cabanasse, 69 kilomètres, 17 fr. 25.
Les enfants au-dessous de cinq ans ne payeront rien à condition d'être tenus sur les genoux. Au-dessus de cinq ans les enfants payeront place entière.
Les petits colis à main qui peuvent trouver place dans les filets seront admis en franchise.
Bagages.-Les bagages seront transportés en franchise jusqu'à 10 kilogr.; au delà, le surplus sera taxé au tarif des messageries, sans que le poids total des colis présentés comme bagages par un voyageur puisse dépasser 50 kilogr. :
Les manutentions seront faites gratuitement par l'entrepreneur.
Aux différents arrêts avec correspondants il pourra être retenu des places moyennant un supplément de 25 centimes par place.
Le prix de la place et le supplément seront payés au moment où la place sera retenue.
Au cas où une place ne serait pas occupée à l'heure du départ, elle pourra être mise à la disposition du public sans que l'entrepreneur puisse être tenu au remboursement envers le locataire de la place si celle-ci ne trouve pas preneur.
Les voyageurs avant retenu leur place auront ta priorité sur les autres voyageurs se présentant au même arrêt. Ils exerceront leur droit dans l'ordre de leur inscription.

1922-09-04
L'éclair1
SYNDICAT D'INITIATIVE DE CARCASSOMME ET DE L'AUDE
Rechargements des routes du 3 au 9 septembre.
Route nationale n.117 du (9 k. au 18 K) 1800 m. Territoire de St-Martin-Lys

1922
Bulletin de la Société académique des Hautes-Pyrénées2
CONTENANCE DES FORÊTS DE LA ZONE MONTAGNEUSE
Bois communaux soumis et non soumis au régime forestier et bois particuliers dans la zone montagneuse de la chaîne pyrénéenne.
Le Rebenty.
La superficie du bassin du Rebenty est de 24.070 hectares. Les bois de l'Etat occupent 4.851 hectares, y compris 56 hectares de vacants.
La surface réellement boisée de 9.207 hectares comprend les 38 centièmes du territoire total.
Dans les taillis généralement très clairs, les cépées sont rabougries par suite d'abus de pâturages et d'exploitations faites souvent hors de saison. Les futaies mélangées de hêtres et de sapins sont en train d'être ruinées. La plus grande partie provient d'anciennes forêts domaniales vendues en 1830; elles ont été partagées en très grande partie par petits lots, entre de nombreux propriétaires qui les exploitent sans ordre ni méthode.

L'Aude
La superficie totale du bassin de l'Aude est de 70.010 hectares, les forêts de l'Etat occupent 20.439 hectares, dont 10.292 à l'état de vacants. La surface réellement boisée de 28.131 hectares occupe les 40 centièmes du territoire total.
Les bois et principalement les taillis sont généralement très clairs, avec de nombreux vides. Par suite de l'abus du pâturage, les cépées sont rabougries. Les bois communaux abandonnés à la libre jouissance des habitants ne donnent aucun revenu.

St-Martin Lys :
BOIS COMMUNAUX en hectares.-Soumis au régime forestier, 102 ; Non soumis au régime forestier, » ; Surfaces inproductives, rochers, marais, tourbières, etc., » | BOIS PARTICULIERS en hectares. 107 ; Surfaces improductives, rochers, marais, tourbières, etc. »

1922
Recueil de l'Académie des jeux floraux2
[...]Nous détournant de cette littérature impie, qui méconnaît sciemment l'admirable dignité de nos supérieurs de séminaire et l'évidence des vertus épiscopales - dont l'Académie s'honore de posséder dans son sein un auguste, très aimé et très vivant exemple (S. G. Monseigneur Germain, présent à la séance.) - nous apercevons la longue série des abbés Birotteau nés, chez nos auteurs, de la manie commune de l'imitation. Cet abbé de Balzac revit notamment dans le prêtre bon, mais ignorant de Sibylle, d'Octave Feuillet, dans l'Abbé Constantin, ce débonnaire et niais bénisseur, même dans Mon Oncle et non curé de Jean de la Brète, où la souriante figure du tendre et vieux curé trahit un défaut d'envergure et de caractère.
Plus conforme, d'intention et de fait, à la réalité vivante, le Curé de Village avère la seconde méthode et les vraies idées de Balzac sur l'action morale du rôle sacerdotal. Par les mérites de son abnégation et ses travaux évangéliques, par l'amour apostolique de son peuple, l'abbé Bonnet transforme le repaire de mauvais sujets qu'était Montignac en une commune d'honnêtes gens exemplaires. Il convertit l'impénitent Tascheron et, prédicateur de la doctrine du rachat, il relève jusqu'à héroïsme la criminelle Véronique. Ce saint est un savant utile à sa contrée, en suggérant une énorme entreprise on capte les eaux voisines, on construit des digues et un immense bassin, comme à Saint-Ferréol. La plaine est fertilisée, la richesse est acquise au pays; et l'heureux curé, nous dit Balzac, contemple « avec la naïveté d'un poète la prospérité de son cher village ».
Quelques inexactitudes se glissent bien à travers la trame du récit. L'auteur oppose le haut et le bas clergé; il tonsure son héros après le diaconat; il administre, par les mains de l'Archevêque Dutheil, l'extrême-onction à Véronique mourante avec un apparat théâtral qu'omettent les rubriques du Pontifical romain. Mais l'œuvre est émouvante, sérieuse et témoigne, en particulier, de l'estime en laquelle Balzac tenait les opinions professées de son temps par Joseph de Maistre, de Bonald et même Auguste Comte sur la vertu sociale du christianisme.
L'allusion à l'ouvrage de Riquet m'engagerait presque à croire que, les choses du Midi ne lui étant pas étrangères, il avait eu connaissance du colossal travail d'un humble prêtre pyrénéen. L'abbé Félix Armand, curé de Saint-Martin du Lis, s'improvisant architecte et ingénieur avait réussi, au bout de trente années d'efforts, à percer la montagne dont une effrayante crevasse séparait son village de la vallée inférieure de l'Aude. Napoléon le félicita. Louis XVIII le promut chevalier de la Légion d'honneur. Sa statue, sculptée par le ciseau d'un artiste toulousain, Prosper Bénézech, se dresse sur la place de Quillan.
Trop flatteur pour le catholicisme au gré de nos romanciers mondains, le portrait de l'abbé Bonnet n'a pas déterminé des répliques aussi fréquentes que celles du chanoine Troubert. Cependant, un écrivain savoureux et impartial des moeurs cléricales, Jules Pravieux, sait replacer les ecclésiastiques dans leur atmosphère avec leurs qualités, leurs manies et leurs défauts. Dans un siècle de vieillards, ces prêtres de campagne « d'une irréprochable dignité de vie, nous dit-il, me plaisent pour leur jeunesse d'âme qu'il importe de ne point confondre avec la naïveté, la bravoure de leurs idées, leurs simples vertus, leur gaieté c'est le bon sens et la bonne humeur dans un sac de six aunes de drap noir Ils ont plus d'esprit et de verve que n'imagine un frivole public. A la table délicate et succulente d'un châtelain, l'abbé Chanvallon murmure « un peu plus, je me croirais à un banquet socialiste.

1923-04-19
L'éclair1
Le circuit cycliste du Languedoc organisé par l'éclair
3me étape, 29 avril Carcassonne, Maquens, Madame, Preixans, Rouffiac-d'Aude, Cépié, Limoux (C. V.), Alet, Luc-sur-Aude, Couiza, Campagne-les-Bains, Quillan, Belvianes, St-Martin-Lys, Oulliac[Duillac?], La-Pradelle, Caudiès-de-Fenouillèdes, Saint-Paul-de-Fenouillet, Maury, Estagel, Peyrestortes, Perpignan (C. F.), Salses, La-Palme, Sigean, Peyriac-de-Mer, Narbonne (C. V.), Coursan, Nissan, Béziers (C. F.), Valros. Pèzenas (C. V.), Montagnac, Mèze, Bouzigues, Gigean, Fabrègues, Saint-Jean-de-Vedas, Montpellier (286 kil.).

1923-04-24
L'éclair1
Le circuit cycliste du Languedoc organisé par l'éclair
Avant l'épreuve
DIMAMCHE 29 AVRIL, ETAPE Carcassonne-Montpellier
Le départ sera donné à 5 h. 30 du matin, au contrôle établi au café des Colonnes, boulevard de la Préfecture. Ori sort de la ville par la route de Limoux, où on parvient par Preixan et Cépié.
De Limoux, le Circuit se dirige sur Perpignan, par Alet, Couiza, Campagne-les-Bains, Quillan, Belvianes, Saint-Martin-Lys, La Pradelle, Caudiès-de-Fenouillèdes, Saint-Paul-de-Fenouillet, Maury, Estagel, Montner, Millas, Saint-Feliu-d'Amont. Saint-Féliu-d'Aval et Le Soler.

1923-04-29
L'éclair1
Le circuit cycliste du Languedoc organisé par l'éclair
Avant l'étape finale - Horaire probable de la dernière étape - St-Martin-Lys (62 km) 7 h 30

1923-04-30
L'éclair1
Le circuit cycliste du Languedoc organisé par l'éclair
DE QUILLAN A PERPIGNAN
Jacquinot, qui avait crevé, revient magistralement sur le peloton près de Quillan. Nous y sommes grandement acclamés par une foule sympathique. A nouveau, l'allure faiblit mais, une excuse peut être invoquée par les routiers, nous entrons dans les splendides gorges de l'Aude, et quel passant pourrait ne point fixer ses yeux sur elles et contempler ces sites majestueux. Nous les imitons tous, d'ailleurs, et perdons quelques minutes à contempler le travail gigantesque accompli par les éléments au cours des siècles.
Nous traversons successivement Belvianes et St-Martin-Lys. Apres ce dernier village, se présente une côte qui désagrège fortement le groupe. Une nouvelle chute a lieu dans laquelle Gerbaud et Dulac encaissent.
En tête, Pelletier, Hillarion et Bellenger piquent des crises, mais sans aucun résultat puisque la team arrive à la Pradelle au grand complet.

1923-08-29
Memorial de la Loire et de la Haute-Loire2
(Saint-Etienne)-Déclarations du 28 août 1923 DECES Bicharel Marie, 83 ans, née à Saint-Martin-Lys (Aude), sans profession, rue Grange-de-l'Œuvre, 31, veuve de Charles Jeannet.

1923-12-18
La Pédale : revue hebdomadaire de la bicyclette et de ses accessoires : sport, industrie, tourisme2
Alet, 7 h. station balnéaire réputée, les baigneurs sont encore au repos et la petite ville semble morte, déjeuner, nous goûtons à la limonade justement réputée et non aux eaux car nos estomacs ne craignent que la « noire fringale » que nous contentons copieusement. En route pour Quillan traversé en vitesse, jolie petite ville, propre et coquette, plus que quelques kilomètres pour arriver au but de notre voyage...
Voici la montagne ; la voie ferrée qui longe la route retient l'attention par son ingénieuse conception.
Le pied à terre est sonné non seulement pour se dérouiller les jambes, mais aussi pour admirer tout à notre aise le site merveilleux qui va se dérouler a nos yeux.
Quelques pas encore et le chaos apparaît.
Les regards ne savent sur quoi s'arrêter : à nos pieds l'Aude coule impétueusement, à travers d'énormes roches arrachées par elle aux flancs de la montagne ; l'eau bouillonne, saute frangée d'écume en changeant constamment de couleur au soleil qui l'éclaire magnifiquement. Au-dessus de nous la montagne se hérisse de cimes enveloppée encore dans des écharpes de brouillard blanc, des blocs de rocher posés là par la main d'un titan, rendent inviolable la farouche montagne recouverte de bois rabougris.
Le spectacle est saisissant. Nous rencontrons un groupe de touristes émus eux aussi de cette débauche de grandeur et de force dépensés par la nature comme pour montrer aux hommes sa puissances et ses oeuvres. La route passe sous un tunnel dit « Trou du Curé » et à l'entrée duquel est apposée une plaque où sont gravés ces vers :
Arrête voyageur, le maître des humains
A fait descendre ici la force et la lumière,
Il a dit au Pasteur accomplis mes desseins
Et le Pasteur des Monts a brisé la barrière.

Jamais vers ne furent, si justes. Nous remontons en selle et jetons un dernier regard sur ce site merveilleux.
L'astre solaire nous réchauffe et chasse le mauvais souvenir laissé par la pluie. « L'air est pur la route est large » (air connu) nous montons vers Axat en passant par Saint-Martin-Lys, Axat est laissé à droite car l'itinéraire est modifié, les Gorges de Saint-Georges et de Galamus sont laissées (à regret évidemment) pour la prochaine fois, car la pluie nous a fatigués.

1923
La Situation financière des communes en 19232
Saint-Martin-Lys Population 110; superficie 1046 hectares; total des recettes ordinaires et extraordinaires 6259; reste à recouvrer à la clôture de l'exercice 481 ; total des dépenses ordinaires et extraordinaires 7325; reste à payer à la cloture de l'exercices 3269; valeur du centiare 8.49 ; centimes par dépenses ordinaires et extraordinaire : total 487, extraordinaire 28, durée extraordinaire 1934; Montant de la dette en capital au 31 mars 1921 2051

1923
Bulletin de la Société d'études scientifiques de l'Aude2
ESCOULOUBRE (Carcanières)
En partant de Quillan, directement vers le S., après avoir traversé les Forges, Belvianes, la Pierre-Lys, Saint-Martin, Axât, les gorges de Saint-Georges, Gesse et Usson-les-Bains qui se trouve dans l'Ariége, en suivant la magnifique route nationale n° 118, d'Albi en Espagne par Mont-Louis, tout récemment construite, le long de la rivière d'Aude, et qui est, sans contredit, l'une des plus pittoresques des Pyrénées, on arrive à la station thermale d'Escouloubre-les-Bains située à 910 mètres d'altitude au-dessus du niveau de la mer, à 13 kilomètres du village du même nom, dans le canton d'Axat, et à 88 kilomètres de Carcassonne.
Par suite de l'éloignement de tout grand centre, et surtout du défaut de communications, l'établissement est resté longtemps dans un état rudimentaire ; fréquentés seulement par les gens du pays, les bains consistaient simplement, peu avant, la Révolution, en des trous creusés dans les prairies, au fond de chacun desquels jaillissait l'eau chaude, à côté d'un vestiaire tout primitif, fait de troncs et de branches d'arbres ; ce n'est qu'en 1792, que le propriétaire y construisit une bâtisse, couverte de planches où il fit placer des baignoires également de bois, dont nous nous rappelons encore avoir vu des spécimens jusques dans ces derniers temps.
La transformation s'est opérée peu à peu : grâce d'abord une première fois à la route n° 17 départementale, qui, d'Axat, et par des pentes excessivement raides, gagne Escouloubre, par Sainte-Colombe et Roquefort, mais grâce surtout à la construction toute récente de la route nationale n° 118, d'Albi en Espagne, par Montlouis.

1925-01
Bulletin de la Société de topographie2
M. le chanoine Sabarthès, membre honoraire du comité, communique sur : « Saint-Martin-Lys (Aude) » une note répondant à la quatrième question de la section de géographie.
Après avoir relevé les formes anciennes de ce vocable, l'auteur a compulsé les registres de l'état civil ancien et moderne, étudié les cartes géographiques depuis 1739 jusqu'à nos jours, comparé les formes adoptées dans les divers dictionnaires des postes depuis l'an XI jusqu'en 1913 : ce qui lui a permis d'établir les déformations successives de ce vocable.
Il signale notamment l'erreur commise par le Bulletin des lois qui donna à cette commune le nom de « Saint-Martin-de-Taissac », alors que les administrateurs du département, en 1790, l'avaient appelée « Saint-Martin-de-la-Pierre-Lis ». Cette, erreur dura jusqu'en 1876, dans le dictionnaires des postes ; jusqu'en 1884, dans les imprimés liturgiques ; jusqu'à la revision de 1900, dans les cartes de l'état-major.
M. Sabarthès compare ensuite les vocables de communes et de rivières dont les formes sont similaires et voisines. Puis, sans vouloir trancher la difficulté que présente l'évolution philologique « Lenis, Lesia, Lys ou Lis », il admet que la forme officielle ne pourrait être que Saint-Martin-du-Lez, Saint-Martin-Lez, car les vocables employés en France pour désigner des communes ou des rivières sous la forme ont tous un substratum « Lisium ».

1925-04-13
Journal officiel de la République française. Lois et décrets2
59° CONGRES DES SOCIETES SAVANTES DE PARIS ET DES DEPARTEMENTS .A. LA SORBONNE
SECTION DE GEOGRAPHIE Séance du mardi 14 avril 1925.
M. le chanoine Sabarthès, membre honoraire du comité, communique sur : Saint-Martin-Lys, (Aude) » une note répondant à la quatrième question de la section de géographie.
Après avoir relevé les formes anciennes de ce vocable, l'auteur a compulsé Les registres de l'état civil ancien et moderne, étudié les cartes géographiques depuis 1739 jusqu'à nos jours, comparé les formes adoptées dans les divers dictionnaires des postes depuis l'an XI jusqu'en 1913: ce qui lui a permis d'établir les déformations successives de ce vocable.
Il signale notamment l'erreur commise par le Bulletin des lois qui donna à cette commune le nom de « Saint-Martin-de-Taissac », alors que les administrateurs du département, en 1790, l'avaient appelée « Saint-Martin-de-la-Pierre-Lis ». Cette erreur dura jusqu'en 1876, dans le dictionnaire des postes; jusqu'en 1884, dans les imprimés liturgiques; jusqu'à la revision de 1900, dans les cartes de l'état-major.
M. Sabarthès compare ensuite les vocables de communes et de rivières dont les formes sont similaires et voisines. Puis, sans vouloir trancher la difficulté que présente l'évolution philologique « Lenis, -Lesia, Lys ou Lis », il admet que la forme officielle ne pourrait être que Saint-Martin-du-Lez, Saint-Martin-Lez, car les vocables employés en France pour désigner des communes ou des rivières sous la forme ont tous un substralum « Lisium ».

1925-06
La Géographie : bulletin de la Société de géographie / publié par le baron Hulot et Charles Rabot2
M. le chanoine A. Sabarthès, membre honoraire du Comité des Travaux historiques et scientifiques, communique une étude onomastique sur Saint-Martin Lys (Aude). Il suit les déformations de ce vocable depuis 1739 jusqu'à nos jours. [Dans la table des matières on peut lire "Saint-Martin-Lis"...]

1925
Annuaire industriel. Répertoire général de la production française2
Bernou (Léon), Axat (Aude). T. Axat 4. Usine à Axat-Rébenty et Monfort-Aude. Gares expéditrices : Axat, Lapradelle, Puylaurens et Saint-Martin-Lys.
Exploitation forestière, Scieries, Bois de construction et bois de grumes. Parquets, voliges, lattes et liteaux, caisses, charpentes. (9-38362).

1925
Bulletin de la Section de géographie / Comité des travaux historiques et scientifiques 19252
p 125 Historique nom de St Martin cf page temps

p.166|SAINT-MARTIN-LYS (Aude), p. 125

1925
Revue des études historiques / publiée par la Société des études historiques2
SECTION DE Géographie.
Chanoine Sabarthès, Note sur le nom de Saint-Martin-Lys (Aude).

1925
Anglade J. Chronique Annales du Midi : revue archéologique, historique et philologique de la France méridionale, Tome 37, N°147-148, 1925. pp. 245-251;3
Le 58° congrès des Sociétés savantes de Paris s'est réuni à Paris du 14 au 18 avril 1925. Voici les communications qui intéressent notre région : [...]Section de géographie. — Chanoine Sabarthès. Saint-Martin-Lys (Aude), note sur ses divers noms.

1926-06-24
Journal officiel de la République française. Lois et décrets2
CONVENTION Entre M. Renard, préfet de l'Aude, chevalier de la légion d'honneur, agissant au nom du département de l'Aude en vertu de la délibération du conseil général du 23 août 1923 et de la délibération de la commission départementale du 27 juin 1925, d'une part; et M. Fages (Pierre), entrepreneur de transports à Rodome, d'autre part, sous réserve de l'obtention par le départment de l'Aude de la subvention de l'Etat prévue par la loi du 21 août 1923, il a été convenu ce qui Suit:
Art. 1° - M. Fages (Pierre), entrepreneur de transports à Rodome s'engage à établir un service public de transports par voitures automobiles entre la gare de Saint-Martin-Lys et Rodome avec embranchement du Pont-du-Roy à Mérialconformément aux conditions du cahier des charges annexé à la présente convention.
M. Fages (Pierre) se réserve le droit de rétrocéder l'entreprise à un tiers ou à une société de son choix. En ce cas, le rétrocessionnaire sera purement et simplement substitué à M. Fages (Pierre) dans tous ses droits et obligations, mais cette substitution devra agréée par le conseil général.
Art 2. - Pendant toute la durée de l'entreprise, le département, avec le concours de l'Etat et des intéressés, subventionnera l'entreprise dans les conditions fixées par les articles ci-après, à l'exclusion de toute entreprise concurrente de transports publics sur les routes et chemins suivant le même parcours.
Le département ne garantit d'ailleurs l'entrepreneur contre aucune autre concurrence.
Tous les frais d'organisation et de fonctionnement du service, toutes les dépenses entraînées par l'exécution des règlements intervenus ou à intervenir, toutes les indemnités, quelle qu'en soit la cause, tous les impôts spéciaux établis par l'Etat sur les transports, seront supportés par l'entrepreneur, sans aucun recours contre le département.
Art. 3. — L'entrepreneur aura droit à la résiliation dans le cas où, pour l'année commençant le 1° janvier qui suivra la mise en exploitation, ia recette brute pour l'ensemble de la ligne n'atteindrait pas 68.000 fr.
Dans ce cas il devra continuer le service pendant un mois à dater de sa demande au préfet, sans avoir droit à aucune indemnité de ce chef.
Art. 4. — La subvention totale annuelle à verser par le département de l'Aude avec le concours de l'Etat et des intéressés est fixée à 23.506 fr.
Cette subvention maximum ne sera acquise à l'entreprise que dans l'un ou l'autre des deux cas ci-après:
1° Le service normal prévu à l'article 10 du cahier des charges aura été complètement fait;
2° Le service en question n'ayant été que partiellement exécuté, les réductions dont il aura été l'objet se trouveront compensées dans les conditions stipulées à l'article 10 du cahier des charges.
Dans tout autre cas, la subvention sera réduite dans la proportion des services non faits au service normal prévu.
Pour le calcul de cette réduction, on admettra que la subvention totale se décompose comme suit :
Voyageurs, 17.865 fr.
Bagages et messageries, 5.641 fr.
A la fin de chaque année, d'après le registre à souches de l'entreprise, on recherchera, pour chaque catégorie de trafic séparément, si les services régulièrement faits ou compensés ont bien offert les capacités prévues pour le service normal, et on déterminera, s'il y a lieu, l'insuffisance des capacités offertes; puis on calculera, proportionnellement aux chiffres ainsi établis, la réduction applicable à la partie correspondante de la subvention. La somme de ces réductions devra être retranchée de la subvention totale annuelle.
Quand pour une année d'exploitation la recette brute (R) dépassera 90.000 fr., la subvention sera réduite de moitié (R — 90.000), et les subventions affectées aux deux catégories seront réduites dans la même proportion.
Art. 5. — Pour déterminer la recette brute pouvant donner lieu à l'application de l'article 3 (et du dernier paragraphe de l'article 4 ci-dessus), on portera en compte toutes les recettes se rattachant directement au service publie et, notamment, celles qui proviennent :
1° Du transport des voyageurs, des tigages et des messageries, de la consigne;
2° De la publicité dans les voitures, aux arrêts, sur les billets, etc.;
3° Du transport des dépêches postales et des colis postaux, en tant qu'il est effectué dans le service subventionne.
Art. 6. — Conformément aux dispositions de l'article 11 du décret du 24 mars 1925, l'entrepreneur devra, du 1er au 5 de chaque mois, adresser au service du contrôle le relevé du parcours effectué pendant le mois précédent.
Art. 7. — Supprimé.
Art. 8. — Le département de l'Aude centralisera les subventions de l'Etat et des différents intéressés et restera seul chargé de verser la somme due à l'entrepreneur.
Le compte de la subvention sera arrêté conformément au règlement d'administration publique du 24 mars 1924.
L entrepreneur pourra demander trimestriellement au département de l'Aude des acomptes sur la subvention due, mais ces acomptes ne pourront jamais être supérieurs à 80 p. 100 de la subvention totale maximum correspondant à la période de temps écoulée.
Le solde de la subvention ne sera remis à l'entrepreneur qu'après le versement de la subvention de l'Etat dans la caisse du département de l'Aude.
Art. 9. — Les frais de timbre, d'enregistrement et d'insertion au Journal officiel de la présente convention et du cahier des charges y annexé seront supportés par l'entrepreneur.
Fait en double exemplaire, à Carcassonne, le 17 juillet 1925.
Lu et approuvé : Lu et approuvé : L'entrepreneur, Le préfet, Signé: FAGES. Signé: RENARD.
EXTRAIT DU CAHIER DES CHARGES
TITRE 1er
DEFINITION ET DUREE DE L'ENTREPRISE
Objet de l'entreprise.Art. 1er. - Le service régulier de transports automobiles qui fait l'objet du présent cahier des charges comprend les lignes définies ci-après :
ORIGINE : Saint-Martin-Lys | TERMINUS : Rodome | VOIES PUBLIQUES EMPRUNTÉES : Grande communation n° 107 : 1 hm, Route nationale n° 117 : 2hm, Grande communication n° 107 : 171 hm, Intérêt commun n°29 : 54 hm, Intérêt commun n°20 : 28 hm soit 256 hectomètres | LOCALITES DESSERVIES : Cailla, Marsa, Joucou, Aunat, Rodome | CATÉGORIES DE TRAFICS : Voyageurs, bagages et messageries
ORIGINE : Pont-du-Roy | TERMINUS : Mérial | VOIES PUBLIQUES EMPRUNTÉES : Grande communation n° 107 : 94 hectomètres | LOCALITES DESSERVIES : Belfort, Galinagues Mazuby, Niort, Mérial, Lafajole | CATÉGORIES DE TRAFICS : Voyageurs, bagages et messageries
Longueur totale 350 hectomètres
Longueur des voies, publiques empruntées et longueur des sections.
Art. 2. - La longueur totale des voies publiques empruntées par le service telle qu'elle résulte de l'article 1°. ci-dessus, est de 35 kilomètres.
(le reste conforme au cahier des charges type.)
Durée de l'entreprise
Art. 3 - L'entreprise aura une durée de cinq années consécutives à partir de la date du décret aprobatif, si le début de l'exploitation est antérieur à cette date ou, dans le cas contraire, à partir de la mise en exploitation.
TITRE II OBLIGATIONS GÉNÉRALES DE L 'ENTREPRENEUR
Composition du matériel.
Art. 4. — Le matériel comprendra au moins :
1° Une voiture pouvant, porter 16 voyageurs, 300 kilogr. de bagages et messageries.
2° Une voiture pouvant porter 16 voyageurs, 300 kilogr. de bagages et messageries;
3° Une voiture de réserve pouvant porter 16 voyageurs, 300 kilogr. de bagages et messageries.
(Le reste conforme au cahier des charges type.)
Moteurs et freins.
Art. 5. — (Conforme au cahier des charges type.) Leur puissance permettra de faire circuler sur une chaussée à l'état d'entretien les divers véhicules de l'entreprise aux vitesses indiquées ci-après:
DÉSIGNATION DES VÉHICULES : voitures | VITESSES DE MARCHE : effective en palier : 25 kilomètres. ; moyennes sur l'ensemble du parcours. : 25 kilomètres. 20 kilomètres. ; minima : 15 kilomètres.
(Conforme au cahier des charges type.)
Chacun des deux freins prévus à l'article 23 du décret du 31 décembre 1922 sera assez puissant pour permettre d'arrêter, sur une distance de 20 mètres, la voiture marchant sur la plus forte pente du parcours à la vitesse de 25 kilomètres à l'heure.
Voitures.
Art. 6. — (Conforme au cahier des Chartres type.)
Camions.
Art. 7. - Supprimé.
Essais et réception du matériel.
Art. 8. - (Conforme au cahier des charges type.)
Bureaux et arrêts.
Art. 9: - Les bureaux de l'exploitation seront installés à Rodome.
Des arrêts seront établis à Marsa, Pont-du-Roy et Mérial.
(Conforme au cahier des charges type.)
Des arrêts sans correspondants seront établis à Joucou, Aunat, Belfort et Niort.
(Le reste conforme au cahier des type.)
Définition du service.
Art. 10. — Le nombre des voyages qui devront normalement être faits au cours de chaque semaine est fixé ainsi qu'il suit pour les diverses périodes de l'année:
PÉRIODES ANNUELLES : toute l'année. | DÉSIGNATION de la ligne : De la gare de Saint-Martin-Lys à Rodome. | JOURS DE SERVICE par semaine. : Tous les jours. | TYPE DES VOITURES et camions définis à l'article 4. : Camionnette Ford. - 1 t 5, P. M. 1.200 kilogrammes, C. V. 14. | CAPACITÉ OFFERTE par catégorie de trafic. : 16 voyageurs, 300 kilogrammes de bagages et messageries. | NOMRRE DE VOYAGES Aller : 2 ; Retour : 2
PÉRIODES ANNUELLES : toute l'année. | DÉSIGNATION de la ligne : Embranchement du Pont-du-Roy à Mérial. | JOURS DE SERVICE par semaine. : Tous les jours. | TYPE DES VOITURES et camions définis à l'article 4. : Camionnette Ford. - 1 t 5, P. M. 1.200 kilogrammes, C. V. 14. | CAPACITÉ OFFERTE par catégorie de trafic. : 16 voyageurs, 300 kilogrammes de bagages et messageries. | NOMRRE DE VOYAGES Aller : 2 ; Retour : 2
(Le reste conforme au cahier des charges type.)
Marche des voitures.
Art. 11. — (Conforme au cahier des charges type.)
TITRE III
TARIFS
Voyageurs et bagages.
Art. 12. — Les prix applicables aux diverses sections seront établis d'après les tarifs maxima suivants:
Voyageurs:
23 centimes par kilomètre avec minimum de perception de 1 fr.
Les enfants au-dessous de cinq ans ne payeront rien à condition d'être tenus sur les genoux. Au-dessus de cinq ans, les enfants payeront place entière.
Les petits colis à main qui peuvent trouver place dans les filets seront admis en franchise.
Bagages. — Les bagages seront transportés en franchise jusqu'à 10 kilogr.; au delà, le surplus sera taxé au tarif des messageries, sans que le poids total des colis présentés comme bagages par un voyageur puisse dépasser 50 kilogrammes.
Les manutentions seront faites gratuitement par l'entrepreneur.
Aux différents arrêts avec correspondants, Il pourra être retenu des places moyennant un supplément de 25 centimes par place.
Le prix de la place et le supplément seront payés au moment où la place sera retenue.
Au cas où une place retenue ne serait pas occupée à l'heure du départ, elle pourra être mise à la disposition du public, sans que l'entrepreneur puisse être tenu au remboursement envers le locataire de la place, si celle-ci ne trouve pas preneur.
Les voyageurs ayant retenu leur place auront la priorité sur les autres voyageurs se présentant au même arrêt. Ils exerceront ce droit dans l'ordre de leur inscription.
Messageries.
Art. 13. - Sont considérés comme messageries les colis pesant au plus 50 kilogr. dont les expéditeurs demanderont le transport par les voitures à voyageurs.
Pour la perception des taxes, la ligne est divisée en uuaire sections :
1ere section, de la gare de Saint-Martin-Lys à Marsa.
2° section, de Marsa au Pont-du-Roy.
3° section, du Pont-du-Roy à Rodome.
4° section, du Pont-du-Roy à Mérial.
Les prix maxima seront: Par colis ne pesant pas plus de 10 kilogr., sur toute la longueur de la ligne et quelle que soit la distance réellement parcourue, 1 fr.
Par colis de 10 à 25 kilogr. inclus, pour chaque section ou fraction de section, 70 centimes.
Par colis au delà de 25 kilogr. et jusqu'à 50 kilor. inclus, pour chaque section ou fraction de section, 1 fr. 10.
Ces tarifs ne comprennent pas le droit de timbre sur les bulletins de bagages et sur les récépissés de messageries qui fera l'objet d'une perception supplémentaire.
L'entrepreneur pourra se refuser à transporter tout colis dont les dimensions excéderaient celles du matériel en service.
Un droit ne d'enregistrement fixé à 50 centimes sera perçu pour chaque expédition.
Aux arrêts avec correspondants, les colis devront être remis à l'entrepreneur au moins une heure avant l'heure réglementaire du départ de la voiture.
Aux arrêts sans correspondants. ils devront être présentés au conducteur de la voiture dès son arrivée, si l'expéditeur n'a pas été informé, ainsi qu'il est dit à l'article 15 ci-après, que l'entrepreneur se trouve dans l'impossibilité d'en prendre livraison.
Ils seront mis à la disposition des destinataires aux arrêts avec correspondants, dans les deux heures qui suivront l'arrivée de la voiture. Aux arrêts sans correspondants, les destinataires devront se trouver sur place pour les recevoir, à l'arrivée même de la voiture.
Marchandises.
Art. 14. — (Supprimé.) Dispositions communes aux messageries.
Art. 15. — (Conforme au cahier des charges type.) Révision éventuelle des tarifs.
Art. 16. — (Supprimé.)
Dispositions générales.
Art. 17. - (Conforme au cahier des charge type.)
Les titres IV et V sont conformes au texte du modèle type, dûment complété.
Fait en double exemplaire, à Carcassonne, le 17 juillet 1925.
Lu et approuvé: Lu et approuvé
L'entrepreneur, Signé FACES. La préfet de l'Aude, Signé RENARD

1926
Annales de géographie2
Bibliographie 1925 - 1007.-SABARTHÉS (Chanoine A.). Saint-Martin-Lys (Aude). (Ministère Instruction Publique, B. Section de G., XL, 1925, p. 125-133.)-Voir XXII° Bibl. 1912, n° 306.
Communication au 58° CONGRES DÈS SOCIÉTÉS SAVANTES (Paris, 1925). «La forme réelle de cette localité devrait être Saint-Martin-du Lez (c'est-à-dire dans la vallée du Lez), ou plus simplement Saint-Martin-Lez. (P. 132.) L. RAVENEAU.

1926
Jullian Camille. Chronique gallo-romaine. - Revue des Études Anciennes. Tome 28, 1926, n°3. pp. 257-2653
Lez. — Dans un excellent article, d'une méthode impeccable, M. le chanoine Sabarthès [Saint-Martin- Lys, Aude: dans le Bulletin de la section de Géographie de 1925) a reconstitué toutes les formes de ce radical de Lis-Lez-Lecius-Lidius, etc., qui est très certainement un important vocable d'eau courante préromain.

1927-01-10
La Muse française : revue du mouvement poétique / directeur : A.-P. Garnier ; secrétaire de la rédaction : Maurice Allem2
Poèmes-Pays d'Aude-Jean Lebrau
IV. — HAUTE-VALLÉE DE L'AUDE
Saint-Martin Lys et Belvianes,
Onde rapide en sauts de truite,
Souvenir de mauves lianes
Fleurissant une tour détruite.

1927-06-18
Journal officiel de la République française. Lois et décrets2

ORIGINE : Gare de Quillan (Aude) | TERMINUS : Gare de Montlouis-la-Cabanasse(Pyrénées-Orientales) | VOIES PUBLIQUES EMPRUNTÉES : Route nationale n° 117 : 11 k. 2, Route nationale n° 118 : 56 k. 5, Route nationale n° 116 : 0 k.6 Chemin de grande communication n°10 (Pyrénées-Orientales) : 0 k. 9, soit 69 k. 2 | LOCALITES DESSERVIES : Quillan (Aude), Belvianes (Aude), Saint-Martin-Lys (Aude), Axat (Aude), Gesse (hameau) (Aude), Usson (hameau) (Ariège), Escouloubre (Aude), Carcanières (Ariège), Puyvalador(Pyrénées-Orientales), Formiguères(Pyrénées-Orientales), Montlouis-la-Cabanasse (Pyrénées-Orientales) | CATÉGORIES DE TRAFICS : Voyageurs, bagages et messageries[...]
Bureaux et arrêts
Art. 9.—Les bureaux de l'exploitation seront installés à Quillan (Aude).
Des arrêts seront établis à Axat, bains de Carcanières, Escouloubre), Formiguères et Montlouis-la-Cabanasse.
L'entrepreneur sera tenu d'avoir à ces arrêts des correspondants pour le service des voyageurs et pour celui des messageries. il devra y organiser un local clos et couvert pour le dépôt des messageries.
Des arrêts sans correspondants seront établis à Belvianes, Saint-Martin-Lys, hameau de Gesse, Usson, Puyvalador et Llagonne.[...]

1927
Bulletin de la Société d'études scientifiques de l'Aude2
Voici ce que, sur ma demande, me fait savoir mon éminent et savant collègue, M. l'abbé Sabarthés, qui est actuellement aumônier à la Salpétrière à Paris et auquel nous devons tant d'ouvrages précieux sur le département de l'Aude :
« 1° Il n'y a jamais eu aucune abbaye à Puilaurens, aucun texte, ni positif, ni secondaire n'y fait allusion. Aucune carte ancienne (Cassini diocèse d'Alet, carte liminaire du Tome VI du Gallia), ne mentionne même à l'état de ruine un ancien monastère. Aucune liste d'abbés n'a été établie, alors que pour d'autres cloîtres ruinés de bonne heure (Joucou, St-Marlin-du-Lys) on en connaît quelques-uns. Dans les abbayes et prieurés de l'ancienne France (T. IV 148-152) Don Besse ne fait aucune mention de Puilaurens, ou de St-Laurent tout court, dans la nomenclature des abbayes et des prieurés d'Alet.
« 2° D'après cela, ce serait, semble-t-il, une erreur d'admettre un essaimage des religieux de St-Martin-du-Lys ou de Taïssac. Il aurait fallu dans ce cas, unir en même temps que les personnes, les biens fonds de l'abbaye de St-Martin à ceux de l'abbaye de St-Laurent. Or, nous savons qu'aucune abbaye n'exista ici, et que d'ailleurs St-Martin-du-Lys fut en 1070, uni à l'abbaye de St-Pons-de-Thomières, qui en fit un prieuré.
« 3° Mais voici qui est bien connu ; l'abbaye de St-Michel de Cuxa (Pyr.-Orles) jouissait à Puilaurens de droits fonciers, peut-être de droits seigneuriaux. A l'occasion de la Croisade des Albigeois et de la lutte contre Olivier de Termes, ces droits furent, enlevés à St-Michel de Cuxa par le chevalier faidit Chabert de Barbaira, vers 1255, d'où ils vinrent aux mains du roi en 1263. Après enquête royale, un revenu de 50 livres tournois, fut en compensation assigné à l'abbé du monastère de St-Michel de Cuxa.»
[...]Puilaurens a été rejoint administrativement à Lapradelle depuis longtemps. Le siège de la mairie a été, mais rarement, à Puilaurens et à Salvezines les registres suivirent. Lapradelle est l'ancienne Petralatalta qui était une ancienne dépendance de l'abbaye de St-Martin de Taïssac (St-Martin du Lys), et devint plus tard Prieuré de l'abbaye de Lagrasse : (Bul. de la Soc. d'Et., t. IX p. 21).

1927
Le Moyen âge : bulletin mensuel d'histoire et de philologie / direction MM. A. Marignan, G. Platon, M. Wilmotte2
1331. Comité des travaux historiques et scientifiques. Bulletin de la Section de Géographie, t. XL (1925) (Paris, Imprimerie nationale, 1925, cxii-168 p.). Marcel Grosdidier de Matons : La Woëvre. Étude de géographie humaine, p. 87-100. Chanoine A. Sabarthès Saint-Martin-Lys (Aude). Étude onomastique, p. 125-133. Henri Mettrier Étude d'un nom de village savoyard, p. 135-161.

1927
Revue des périodiques - Revue d'histoire de l'Église de France, tome 13, n°61, 1927. pp. 536-5423
Bulletin de la Section de géographie du Comité des travaux historiques. Tome XL, année 1925. Paris, È. Leroux, 1925. In-8°. A. Sabarthès: Saint-Martin-Lys (Aude), étude onomastique, p. 125-133. Forme primitive : Saint-Martin-du-Lez. En l'an X, l'administration ecclésiastique, par confusion avec une localité de l'ancien diocèse d'Alet, adopte la forme Saint-Martin de Taissac qui persista jusqu'en 1883.
B.-A. Pocquet du Haut Jussé.

1928-07-13
L'Auto-vélo : automobilisme, cyclisme, athlétisme, yachting, aérostation, escrime, hippisme / dir. Henri Desgranges2
LE CRITERIUM CYCLISTE DU MIDI
(14 et 15 juillet)
La classique épreuve méridionale de la Dépêche de Toulouse commencera demain et sera disputée en deux étapes : de 256 km. le 14 juillet; l'autre, de 221 km., le 15 juillet.
Plus de 200 engagés ont été enregistrés.
TOULOUSE. — Départ à 7 h. 30, route nationale 112, Montrabé: Verfeil.
Lavaur (57 km.), St-Paul-Cap-de-Joux, Lalbarède, Castres (75 km.), Valdurenque, Mazamet, (91 km., contrôle fixe et de ravitaillement), Les Martyrs, Cuxac-Cabardès, Carcassonne (138 km., contrôle fixe et de ravitaillement), Preixan, Rouffiac-d'Aude, Cépié, Limoux (163 km.), Alet, Couiza, Campagne-sur-Aude, Quillan (191 km.), Saint-Martin-Lys, Axat, Caudiès-de-Fenouillède, Saint-Paul-de-Fenouillède (226 km.), Estagel, Millas, Perpignan (266 km.). Le contrôle d arrivée sera installé aux Platanes.

1928-07-22
Journal des débats politiques et littéraires2
De Carcassonne à Puy-Valador
Avant l'auto présidentielle
Selon la méthode que nous avons adoptée l'autre jour pour décrire à l'avance les pays que doit traverser, dans ses déplacements d'été, le Président de la République, essayons, à l'aide de bons auteurs, de nous représenter ce que M. Doumergue, accompagné de six ministres, verra lundi prochain, en se rendant de Carcassonne à Puy-Valador.[...]Le Capcir est dominé, à 2.021 mètres d'altitude, par le pic Carlitte. Tout le sol du haut plateau capcirois est formé de débris arrachés à ses flancs par les glaciers plus ou moins travaillés par la Têt et par l'Aude, qui y entaillent leurs terrasses. Ses pâturages et ses bois sont une ressource indispensable pour les habitants du pourtour. C'est un rude pays, avec des hivers rigoureux et longs. Le vent du Nord, qui s'appelle ici le Carcanet, y soucie sans obstacle, et les villages, d'aspect sévère, se disposent au pied des pentes, en adaptant leurs maisons aux nécessités d'une réclusion qui peut durer des semaines.
Or, avant la Révolution, il fallait franchir de hautes montagnes pour parvenir dans le bassin supérieur de l'Aude, car les gorges étaient impénétrables. Mais un jour, l'abbé Félix Armand, curé de Saint-Martin-deTeissac, décida d'ouvrir un chemin qui mènerait de Quillan dans le Roquefortès, le Donézan et le Capcir. Bien qu'il n'eût pas de ressources et ne connût pas l'art de l'ingénieur, dit Ardouin-Dumazet, il entreprit cette œuvre, qui serait considérable encore avec nos ressources modernes. Aidé par la charité publique, il commença à entailler un chemin dans la roche; un moment, la Terreur arrêta l'entreprise l'abbé la reprit dès que le calme se fit. Un tel travail attira l'attention Napoléon écrivit de sa main au vaillant prêtre en lui envoyant un don comme concours personnel. Louis XVIII imita l' « usurpateur ». En 1814, les gorges de l'Aude étaient vaincues et une belle route, une des merveilles de la France, faisait communiquer les Corbières et les Pyrénées. Quand, en 1820, l'abbé Armand, alors âgé de soixante-dix-huit ans, allait mourir, le roi lui envoya la croix de la Légion-d'Honneur; elle lui fut remise peu avant sa fin. » L'abbé Armand mourut en 1823; parmi tant de « centenaires », on aurait pu songer à célébrer celui-là. Du moins, une plaque commémorative est-elle placée au défilé de Pierre-Lys, long de plus de deux kilomètres, qu'on appelle dans le pays le « trou du curé » contre l'échancrure, taillée entre des murailles à pic, qui livre passage à la rivière, à la corniche et à la voie ferrée. De plus, l'abbé a sa statue à Quillan, sur la place de la Michance, où il apparaît en posture de travail, la soutane retroussée et la pioche à la main. Et cet hommage était bien dû à un homme qui a non seulement appris, mais encore pratiqué d'une manière si admirable et si exceptionnelle, la « géographie humaine ».
Après avoir déjeuné à Quillan et écouté un discours du ministre de l'intérieur, les membres du cortège présidentiel s'engagent dans le défilé de Pierre-Lys et remontent pendant cinq lieues la haute vallée de l'Aude, succession de gorges et de défilés recouverts par de superbes forêts de chênes, de hêtres et de sapins. Ils passent à Axat, chef-lieu de canton riant et animé, suivent l'étroit et sauvage défilé de Saint-Georges, parviennent aux Bains d'Usson, que dominent les ruines romantiques d'un vieux château, traversent les Bains de Carcanières et d'Escouloubre, et, par une route en lacets, s'élèvent au niveau du bassin supérieur de l'Aude. Les voilà en plein Capcir. Ils s'arrêtent à Puy-Valador, qui se trouve à 1.648 mètres d'altitude, et, pour se rafraîchir après cette rude montée, ils écoutent un discours du président du Conseil général des Pyrénées-Orientales, un discours du président de la Chambre de commerce de l'Aude, un discours de M. Maurice Sarraut, sénateur de l'Aude; enfin, un discours du ministre des travaux publics. Après quoi, ils repartent de Puy-Valador, en auto, pour retrouver à la gare d'Axat le train présidentiel, qui les ramènera à Paris mardi matin.

1928-07-24
Le Journal2
M. Gaston Doumergue inaugure le barrage de Puy-Valador
A 14 heures, on quitte Quillan. La roule devient de plus en plus pittoresque ; elle s'engage dans les curieuses gorges de l'Aude, parcourt d'abord le défilé de Pierre-Lys. Après avoir traversé les villages de Belvianes et de Saint-Martin, on arrive à Axat où les maires de la région viennent saluer, le chef de l'Etat.
Le cortège présidentiel se rend alors à Puy-Valador où M. Doumergue inaugure le barrage qui, une fois achevé, fera connaître, au département de l'Aude une utilisation plus large de sa force hydraulique, un fertile essor de ses irrigations, une importance économie de charbon.

1928-07-24
Le Journal2
M. Gaston Doumergue inaugure le barrage de Puy-Valador

1928-07-24
L'Homme libre2
Le voyage de M. Doumergue
[même article que celui de "Le Journal"]

1928-07-25
L'Indépendant des Basses-Pyrénées2
La voyage du Président de la République dans l’Aude et les Pyrénées-Orientales
On quitta Quillan. La route devient de plus en plus pittoresque ; eMe s’engage dans les curieuses gorges de l’Aude, parcourt d’abord le défilé de Pierre-Lys. Creusée dans le roc, elle contourne pendant plus d’une demi-lieue de hautes pointes rocheuses, passe dans plusieurs tunnels dont l’un porte le nom de « Trou du Curé » en l’honneur de l’abbé Armand qui le fit percer.
Après avoir traversé les villages de Belvianes et de Saint-Martin, on arrive à Axât où les maires de la région viennent saluer le chef de l’Etat.
A Usson ce sont les représentants de la république d’Andorre qui lui présentent leurs hommages.
Le cortège présidentiel se rend alors à Puyvalador où M. Doumergue inaugure le barrage qui, une fois achevé, fera connaître au département de l’Aude une utilisation plus large de sa force hydraulique, un fertile essor de ses irrigations, une importante économie de charbon.

1928-07-25
Le Petit Méridional2
LA VISITE DE M. DOUMERGUE AUX AUDOIS LABORIEUX
Une œuvre gigantesque dans un site merveilleux
Le barrage de Puy-Valador
Carcassonne, 24 juillet.
Lorsque le voyageur s'engage dans l'étroite vallée rocheuse de l'Aude, aux abords de St-Martin-Lys, il ne peut qu'être émerveillé, tant le pittoresque du site, la majesté des cimes, la dentellure des rochers donnent un aspect grandiose.
L'Aude court en écumant entre ce granit percé un jour par un prêtre, l'abbé Armand, qui, ainsi qu'il est écrit au sommet d'un tunnel audacieux, acheva d'un seul coup la belle œuvre de Dieu.

1928-09-13
La Dépêche2
CYCLOTOURISME - Club Touriste Toulousain. — L'excursion dans la vallée des Gorges de l Aude et du Rébenty fut particulièrement réussie, et restera une des plus belles de la saison.
Les sites, très nombreux dans cette région, sont très intéressants et surtout impressionnants.
Le parcours, des mieux choisis fut suivi par : Quillan. Axat par les gorges de Pierre-Lys. Usson-les-Bains par le défilé de Saint-Georges, Fontanès par le col des Alchides, Aunat, Joucou, défilé du Rébenty Marsa, Saint-Martin, Belvianes, Quillan.
Cette sortie laisse une bonne impression aux cyclotouristes qui y participèrent et montre la facilité et la commodité avec laquelle les excursions les plus intéressantes peuvent se faire, avec le minimum de frais et sans la moindre fatigue

1928-10-14
Le Temps2
Une tornade dans l'Aude. Notre correspondant de Carcassonne nous télégraphie :
Un ouragan d'une grande violence, accompagné de pluie et de grêle, s'est abattu sur la région de Limoux (Aude). Dans de nombreuses propriétés où la vendange n'était pas terminée, tout ce qui restait sur souche est perdu.
A Esperaza et Quillan, la tornade a fait rage, arrachant des arbres, abattant des murs, enlevant des toitures. L'école de Saint-Martin-Lys s'est effondrée dix minutes après la sortie des élèves.

1928
Bulletin de la Société d'études scientifiques de l'Aude2
Monsieur Esparseil offre au Musée de la Société une nouvelle série de minéraux:
Mica des Indes; — Galène de Lacombe; — Minerai de fer de Carniou; — Baryte de Hermitat de Redoulade; — Spath fluor de Canillou; — Feldspath de Saint-Martin-Lys; — Galène de Padern; — Antimoine d'Amélie-les-Bains; — Barytine du Carcanet; — Mica de Labou (Basses-Pyrénées); — Manganèse des Indes.

1929-08-23
L'éclair1
Nos circuits touristiques- Du Kerkorbez à la Cerdagne
[...]puis dans le défilé de Joucou, et les défilés en amont comme en aval de Marsa. Viennent plus bas les Gorges au dessous et au-dessous de Cailla ; nefinl'mouchure du torrent, dans le non moins pittoresque Aude, au moulin du Rébenty, à 2 kilomètre en aval du bourg d'Axat, par environ 375 mètres au dessus des mers.[...]

1930-12-14
Le Publicateur de béziers1
LA MORT DE MADELEINE ROCH
La mort, de Mme Madeleine Roch, la grande sociétaire de la Comédie Française a beaucoup peiné les Méridionaux. Madeleine Roch était très aimée dans notre ville et elle y comptait de nombreux admirateurs et de sincères amis. Elle réunissait toujours dans nos théâtre l'élite des spectateurs conquis par une voix incomparable par un véritable génie de la diction et par une plastique sculpturale.
Nous avions eu l'occasion, lors d'un des derniers séjours de l'artiste à Perpignan, de nous entretenir quelques instants avec elle. C'était au Nouveau-Théatre, pendant un entr'acte de 1 '« Arlésienne » dans laquelle elle faisait une si poignante Rose Mamaî. Sortie frémissante du plateau elle attendait que le calme fut revenu dans cette poitrine admirable d'où montait la voix d'orgue la plus émouvante du Théàtre-Français. Peu à peu elle prit part à la conversation. Comme si elle sentait obscurément le désir de se reposer après avoir prodigué son talent à travers les épuisantes représentations de plein air de tout le Midi, elle nous annonça son intention de s'installer dans la vallée de l'Aude, près des gorges de Saint-Martin Lys, dans les environs de Belvianes, où l'air est si doux, l'herbe si verte et le ciel si tendrement lumineux.

1931-02
Archives de zoologie expérimentale et générale : histoire naturelle, morphologie, histologie, évolution des animaux...2
ARAIGNÉES CAVERNICOLES
GROTTE DES GORGES DE PIERRE-LYS, com. de Saint-Martin-Lys, id. : Nesticus cellulanus

1931
Mémoires de la Société des arts et des sciences de Carcassonne2
Séance du 11 Octobre 1926 - Le secrétaire dépose sur le Bureau, trois plaquettes offertes par M. le chanoine Sabarthés et qui ont pour titre : 1° Boutenac — Gasparets — Saint-Martin des Puits (Au- de) — Etude onomastique.
2° Saint-Martin-Lys (Aude).
3° L'Albigéisme à Limoux. et le prétendu déplacement de cette ville.

1932-06-23
Journal officiel de la République française. Lois et décrets2

MINISTÈRE DES TRAVAUX PUBLICS
Transports automobiles (Aude et Pyrénées-Orientales).
Le Président de la République française, Sur le rapport du ministre des travaux publics,
Vu, avec les actes y annexés, le décret du 11 juin 1927 concernant l'organisation et l'exploitation d'un service public de transports par automobiles entre Quillan (Aude) et Montlouis-la-Cabanasse (Pyrénées-Orientales), par Usson (Ariège) ; Vu les délibérations du conseil général de l'Aude, en date des 30 septembre 1930 et 30 octobre 1931, du conseil général de l'Ariège, en date du 7 mai 1931, des commissions départementales de l'Aude, en date du 25 novembre 1931, de l'Ariège, en date du 25 septembre 1931, et des Pyrénées-Orientales, en date des 4 juin et 1er octobre 1931, concernant la réorganisation dudit service; Vu les conventions intervenues, le 10 avril 1932, entre les départements de l'Aude et des Pyrénées-Orientales d'une part, entre les départements de l'Aude et de l'Ariège, d'autre part; Vu la convention passée, le 11 avril 1932, entre le préfet de l'Aude, agissant au nom de ce département et au nom des départements de l'Ariège et des Pyrénées-Orientales en vertu des conventions interdépartementales susvisées, d'une part, et M. Moulines (Louis), demeurant à Quillan, d'autre part; Vu l'avis du comité permanent des services automobiles, en date du 23 décembre 1931; Vu l'avis du ministre des finances, en date du 26 janvier 1932; Vu l'avis du ministre de l'intérieur, en date du 10 février 1932; Vu la loi du 21 août 1923 et Ve décret portant règlement d'administration publique du 24 mars 1924, modifié par les decrets des 23 juillet 1925, 14 février 1927 et 20 septembre 1929; La section des travaux publics, de l'agriculture, du commerce, de l'industrie, des postes, des télégraphes et des téléphones, du travail, de la prévoyance sociale et de la marine marchande du conseil d'Etat entendue, Décrète:
Art. 1er. Est approuvée la convention passée, le 11 avril 1932, entre le préfet de l'Aude, agissant au nom de ce département et au nom des départements de l'Ariège et des Pyrénées-Orientales en vertu des conventions interdépartementales susvisées, d'une part, et M. Moulines (Louis), demeurant à Quillan, d'autre part, pour la réorganisation et l'exploitation conformément aux clauses et conditions du cahier des charges joint à ladite convention, du service public régulier de transports par automobiles de Quillan (Aude) à Montlouis-la-Cabanasse (Pyrénées-Orientales) , par Usson (Ariège).
ORIGINE : Gare de Quillan (Aude) | TERMINUS : Gare de Montlouis-la-Cabanasse(Pyrénées-Orientales) | VOIES PUBLIQUES EMPRUNTÉES : Aude: Route nationale n° 117 : 11 k. 2, Route nationale n° 118 : 26 k. 8, (soit 38 k 00); Ariège: Route nationale n° 118 : 7 k. 90; Pyrénées_Orientales: Route nationale n° 118 : 22 k. 4, Chemin de grande communication n°10 : 0 k. 9, (soit 23 k. 30); Longuer totale 69 k. 20 | LOCALITES DESSERVIES : Quillan, Belvianes, Saint-Martin-Lys, Axat, Gesse, Bains-Usson, Bains-Carcanières, Puyvalador, Formiguères, Matemale, la Llagonne, Montlouis-la-Cabanasse | CATÉGORIES DE TRAFICS : Voyageurs, bagages et messageries[...]
Bureaux et arrêts
Art. 9.—Les bureaux de l'exploitation seront installés à Quillan.
Des arrêts seront établis à Quillan.
L'entrepreneur sera tenu d'avoir à ces arrêts des correspondants pour le service des voyageurs et pour celui des messageries. il devra y organiser un local clos et couvert pour le dépôt des messageries.
Des arrêts sans correspondants seront établis à Belvianes, Saint-Martin-Lys, Axat, Gesse, Bains-d'Usson, Bains-de-Carcanières, Puyvalador, Formiguères, la Llagonne, Montlouis-la-Cabanasse.[...]

1932
Pasquier Félix, Dognon Paul, Faucher D. Revue des périodiques français non méridionaux - Annales du Midi : revue archéologique, historique et philologique de la France méridionale, Tome 44, N°175, 1932. pp. 370-3763
Bulletin monumental - Tome XL, 1925.
P. 125-33. Chanoine A. Sabarthès. Saint-Martin-Lys (Aude). Étude onomastique. (Démontre que la forme réelle du nom de cette localité devrait être Saint-Martin-du-Lez.)

1933-06-30
Journal officiel de la République française. Lois et décrets2
Ministère des travaux public
Décret approuvant la réorganisation du service public de transports automobile de Saint-Martin-Lys à Mérial (Aude) (p 6760).

MINISTÈRE DES TRAVAUX PUBLICS
Transports automobiles.
Le Président de la République française,
Sur le rapport du ministre des travaux publics,
Vu, avec les actes y annexés, le décret du 15 juin 1926, concernant l'organisation et l'exploitation d'un service public régulier de transports par automobiles entre Saint-Martin-Lys, Rodome et Mérial; Vu les délibérations du conseil général de l'Aude, en date des 31 octobre 1931 et 18 mai 1932 et de la commission départementale, en date du 4 juin 1932, concernant la réorganisation dudit service; Vu la convention passée, le 1er juin 1933, entre le préfet de l'Aude, agissant au nom du département, et M. Fages (Pierre), entrepreneur de transports à Rodome; Vu l'avis du comité permanent des services automobiles, en date du 6 juillet 1932; Vu l'avis du ministre de l'intérieur, en date du 12 octobre 1932; Vu l'avis du ministre des finances, en date du 17 février 1933; Vu la loi du 21 août 1923 et le décret portant règlement d'administration publique du 24 mars 1924, modifié par les décrets des 23 juillet 1925, 14 février 1927 et 20 septembre 1929; La section des travaux publics, de l'agriculture, du commerce, de l'industrie, des postes, des télégraphes et des téléphones, du travail, de la prévoyance sociale et de la marine marchande du conseil d'Etat entendue,
Décrète :
Art. 1er.-Est approuvée la convention passée, le 1er juin 1933, entre le préfet de l'Aude, agissant au nom du département, et M. Fages (Pierre), entrepreneur de transports à Rodome, pour la réorganisation et l'exploitation, conformément aux clauses et conditions du cahier des charges joint à la dite convention, du service public régulier de transports par automobiles de Saint-Martin-Lys à Mérial.
La convention et le cahier des charges susvisés resteront annexés au présent décret.
Art. 2.-Il est alloué au département de l'Aude, sur les fonds du Trésor, pour l'entreprise précitée, une subvention qui, dans la limite d'un maximum annuel de 11.540 fr., sera égale à 50 p. 100 de la subvention globale payée par ce département en exécution de l'article 4 de la convention visée ci-dessus.
Cette subvention sera versée pendant une durée de cinq années concécutives à partir du 15 juin 1931, date d'expiration du contrat initial, le service n'ayant pas cessé d'être exploité depuis ce date.
Art. 3.-le ministre des travaux publics est chargé de l'éxécution du présent décret qui sera publié au Journal officiel de la République française.
Fait à Paris, le 23 juin 1933.
ALBERT LEBRUN.
Par le Président de la République: Le ministre des travaux publics,
JOSEPH PAGANON.

CONVENTION
Entre M. Bougouin, préfet de L'Aude, chevalier de la Légion d'honneur, agissant au nom du département de l'Aude en vertu de la délibération de la commission départementale en date du 4 juin 1932 ayant reçu délégation du conseil général,
D'une part;
Et M. Fages (Pierre). entrepreneur de transports, domicilié à Rodome (Aude),
D'autre part,
Sous réserve de l'obtention par le département de l'Aude de la subventin de l'Etat prévue par la loi du 21 août 1923, il a été convenu ce qui suit:
Art. 1er.-M. Fages (Pierre) s'engage à établir un service public de transports par voitures automobiles entre la gare de Saint-Martin-Lys et Mérial conformément aux conditions du cahier des charges annexé à la présente convention.
M. Fages (Pierre) se réserve le droit de rétrocéder l'entreprise à un tiers ou à une société de son choix. En ce cas le rétrocessionnaire sera purement et simplement substitué à M. Fages (Pierre) dans tous ces droits et obligations; mais cette substitution devra être agréée par le conseil général.
Art. 2.-Pendant toute la durée de l'entreprise, le département, avec le concours de l'Etat et des intéressés, subventionnera l'entreprise dans les conditions fixées par les articles ci-après, à l'exclusion de toute entreprise concurrente de transport public sur les routes et chemins suivant le même parcours.
Le département ne garantit d'ailleurs l'entrepreneur contre aucune autre concurrence.
Tous les frais d'organisation et de fonctionnement du service, toutes les dépenses entraînées par l'exécution des règlements intervenus ou à intervenir, toutes les indemnités quelle qu'en soit la cause, tous les impôts spéciaux établis par l'Etat sur les transports, seront supportés par l'entrepreneur, sans aucun recours contre le département.
Art. 3.-L'entrepreneur aura droit à la résiliation dans le cas, où au cours d'une année quelconque postérieure au 1er janvier qui suivra la mise en exploitation, la recette brute pour l'ensemble de la ligne n'atteindrait pas 62.000 fr.
Dans ce cas, il devra continuer le service pendant un mois à dater de sa demande au préfet, sans avoir droit aucune indemnité de ce chef.
Art. 4.-La subvention totale annuelle à verser par le département de l'Aude, avec le concours de l'Etat et des interessé, est fixée à 23.080 fr.
Cette subvention maximum ne sera acquise à l'entreprise que dans l'un ou l'autre des deux cas ci-après:
1° Le service normal prévu à l'article 16 du cahier des charges aura été complètement fait;
2° Le service en question n'ayant été que partiellement exécuté, les rédustions dont il aura été l'objet se trouveront compensés dans les conditions stipulées à l'article 10 du cahier des charges.
Dans tout autre cas, la subvention sera réduite dans la proportion des services non faits au service normal prévu.
Pour le calcul de cette réduction, on admettra que la subvention totale se décompose comme suit:
voyageurs 15.925 fr.
Bagages et messageries 7.155 fr.
Total 23.080 fr.
A la fin de chaque année, d'après le regsitre à souches de l'entreprise, on recherchera, pour chaque catégorie de trafic séparément, si les services régulièrement faits ou compensés ont bien offert les capacités prévues pour le service normal et on détera s'il y a lieu, l'insuffisance des capacités offertes ; puis on calculera, proporortionnellement aux chiffres ainsi établis, la réduction applicable à la partie correspondante de la subvention. La somme de ces réductions devra être retranchée de la subvetion totale annuelle.
Quand pour une année d'exploitation, la recette brute (R) dépassera 85.000 fr., la subvention sera réduite des quatre cinquièmes (R-85.000) et les subventions affectées aux deux catégories seront réduites dans la même proportion.
Art. 5.-Pour déterminer la recette brute pouvant donner lieu à l'application de l'article 3 (et du dernier paragraphe de l'article 4 ci-dessus), on portera en compte toutes les recettes se rattachant directement au service public, notamment celles qui proviennent:
1° Du transport des voyageurs, des bagages et des messageries, de la consigne, du camionnage;
2° De la publicité dans les voitures, aux arrêts, sur les billets;
3° Du transport des dépêches postales et des colis postaux en tant qu'il est effectué dans le service subventionné.
Art. 6.-Lorsque, au cours du contrat, les tarifs seront revisés par application de l'article 16 du cahier des charges, les chiffres fixés par les articles 3 et 4 ci-dessus pour les recettes-limites pouvant entraîner la résiliation de l'entreprise ou la réduction de la subvention, seront modifiés dans la même proportion et dans le même sens par arrêté préfectoral.
Art. 7.-Supprimé.
Art. 8.-Le département de l'Aude centralisera les subventions de l'Etat et des différents intéressés et restera seul chargé de verser la somme due à l'entrepreneur.
Le compte de la subvention sera arrêté conformément au règlement d'administration publique du 24 mars 1924.
L'entrepreneur pourra demander trimestriellement au département de l'Aude des acomptes sur la subvention due, mais ces acomptes ne pourront jamais être supérieurs à 80 p. 100 de la subvention totale maximum correspondant à la période de temps écoulée.
Le solde de la subvention ne sera remis à l'entrepreneur qu'après le versement de la subvention de l'Etat dans la caisse du département de l'Aude.
Art. 9.-Les frais de timbre et d'enregistrement, ainsi que les frais d'insertion au Journal officiel de la présente convention et du cahier des charges y annexé seront supportés par l'entrepreneur.
Fait en double exemplaire à Carcassonne, le 1er juin 1933.
Lu et approuvé: Lu et approuvé
Signé: E. Fages fils. Signé: BOUGOUIN.
EXTRAIT DU CAHIER DES CHARGES
Objet de l'entreprise
Art. 1er.-Le service régulier de transports automobiles qui fait l'objet du présent cahier des charges comprend la ligne définie ci-après:
ORIGINE : Gare de Saint-Martin-Lys | TERMINUS : Mérial | VOIES PUBLIQUES EMPRUNTÉES : Grande communation n° 107 embranchement : 0 k. 1, Route nationale n° 117 : 0 k. 2, Grande communication n° 107 : 26 k. 5, soit 26 k. 8 | LOCALITES DESSERVIES : Cailla, Marsa, Joucou, Belfort, Niort, Mérial. | CATÉGORIES DE TRAFICS : Voyageurs, bagages et messageries
Art. 2.-...................
Art. 3.-L'entreprise aura une durée de cinq années consécutives à partir de la date du 15 juin 1931.
Composition du matériel.
Art. 4.-Le matériel comprendra au moins:
1° Deux voitures pouvant porter 15 voyageurs et 25 kilogr. de bagages et messageries.
(Le reste conforme au cahier des charges type.)
Moteurs et freins
Art. 5.-...................
Voitures.
Art. 6.-...................
Art. 7.-Supprimé.
Essais et réception du mntériel. - Visite annuelle, Art. 8.-...................
Bureaux et arrêts.
Art. 9.-Les bureaux de l'exploitation seront installés à Rodome.
Des arrêts seront établis à Mérial.
L'entrepreneur sera tenu d'avoir à ces arrêts des correspondants pour le service des voyageurs et pour celui des messageries. Il devra y organiser un local clos et couvert pour le dépôt des messageries.
Des arrêts sans correspondants seront établis à la gare de Saint-Martin-Lys à l'embranchement du chemin de Cailla, à l'embranchement du chemin de Quirbajou, Marsa, Joucou, pont du Roy, Belfort, à l'embranchement des chemins de Galinagues et de Mazubis, Niort.
En cours d'entreprise, le prélet pourra fixer de nouveaux arrêts sans correspondants, 1'entrepeneur entendu.
Définition du service.
Art 10. Le nombre de voyages qui devront être faits au cours de chaque semaine est fixé ainsi qu'il suit pour les diverses périodes de l'année :
PÉRIODES ANNUELLES : toute l'année. | DÉSIGNATION de la ligne : Gare de Saint-Martin-Lys à Mérial. | JOURS DE SERVICE par semaine. : 7 | TYPE DES VOITURES et camions définis à l'article 4. : 15 places et 250 kilogr. de bagages et messageries. | CAPACITÉ OFFERTE par catégorie de trafic. : 15 places et 250 kilogr. de bagages et messageries. | NOMRRE DE VOYAGES Aller : 14 ; Retour : 14
(Le reste conforme au cahier des charges type.)
Marche des voitures.
Art. 11.-Conforme au cahier des charges type.
Voyageurs et bagages.
Art. 12.-Les prix applicables aux diverses sections seront établis d'après les tarifs maxima suivants :
Voyageurs : 33 centimes par kilomètre, avec minimum de perception de 1 fr. 40.
Aux différents arrêts avec correspondants, il pourra être retenu des places moyennant un supplément de 25 centimes par place.
(Le reste conforme au cahier des charges type.)
Messageries.
Art. 13.-Sont considérés comme messageries les colis pesant au plus 50 kilogr. dont les expéditeurs demanderont le transport par les voitures à voyageurs.
Pour la perception des taxes, la ligne est divisée en 3 sections :
1re section de la gare de Saint-Martin-Lys à Marsa.
2e section de Marsa à Pont-du-Roy.
3e section du Pont-du-Roy à Mérial.
Les prix maxima seront:
Par colis ne pesant pas plus de 10 kilogr. pour chaque section ou fraction de section, 1 fr.
Par colis de 10 à 25 kilogr. Inclus, pour chaque section ou fraction de section, 1 fr. 50.
Par colis au delà de 25 kilogr. et jusqu'à 50 kilogr. inclus, pour chaque section ou fraction de section, 2 fr. 50.
Ces prix seront doublés pour les bicyclettes et les voitures d'enfants.
L'entrepreneur pourra se refuser à transporter tout colis dont les dimensions excéderaient celles du matériel en service.
Un droit fixe d'enregistrement fixé à 50 centimes sera perçu pour chaque expédition.
(Le reste conforme au cahier des charges type.)
Art. 14.-Supprimé.
Dispositions relatives aux messageries.
Art. 15. Conforme au cahier des charges type.
Révision éventuelle des tarifs.
Art. 16. Les maxima indiqués par les articles 12 et 13 ci-dessus pour les divers tarifs et la rétribution postale prévue à l'article 22, paragraphe c, pourront être revisés en cours d'entreprise à la demande du préfet ou de l'entrepreneur, si le demandeur établit que les prix de l'essence et des bandages ont subi une fluctuation telle que les tarifs modifiés conformément à la règle ci-dessous subissent une variation de 10 p. 100 au moins.
Pour opérer cette revision, il sera établi un index économique représentant la dépense kilométrique d'une voiture en matières premières essentielles, carburant et bandages.
La valeur initiale ayant servi à déterminer les tarifs minima est de 94 centimes suivant détail ci-après:
Essence, poids lourd (prix commercial à Axat) ; 28 centilitres à 2 fr. : 0 56
Bandages (prix commercial à Axat) ; Avant: 2 pneus avec chambre 34x6 valant 1.050 fr. l'un, usés en 12.000 kilomètres : 0 18
Arrière : 2 pneus avec chambre 34 x 7 valant 1.250 fr. l'un, usés en 12.000 kilomètres : 0 20
Total : 0 94
Le prix du carburant et des bandages servant à la détermination de l'index seront arrêtés par le préfet, d'accord avec l'entrepreneur et, à défaut d'entente, par un expert désigné par le conseil de préfecture; ces prix seront les valeurs moyennes des cours commerciaux en vigueur pendant le mois qui précède la demande de revision.
Cette revision devra être effectuée dans un délai maximum de 15 jours à dater de la demande. Les frais de l'expertise seront supportés par moitié par le département et par l'entrepreneur. Toute variation de 1 p. 100 de l'index entraînera une variation de 0,5 p. 100 des tarifs maxima voyageurs et messageries. Les nouveaux tarifs seront arrondis au centime le plus voisin.
Les nouveaux tarifs seront approuvés par le préfet dans les 5 jours qui suivront l'achèvement des opérations de revision, notifiés immédiatement à l'entrepreneur et entreront en vigueur dans le délai de 5 jours à compter de l'approbation préfectorale. La durée pendant laquelle ils seront appliqués ne pourra être inférieure à six mois.
La rétribution postale variera dans le même sens et suivant le même pourcentage que le tarif voyageurs.
Dispositions générales.
Art. 17.-......................La perception des taxes de transports pour voyageurs s'effectuera d'après le nombre de kilomètres de parcours. Tout kilomètre entamé sera considéré comme parcouru en entier. Pour les messageries, on appliquera les prix par section de l'article 13.
(Le reste conforme au cahier des charges type.)
Pénalités en cas d'irrégularités dans le service.
Art. 18. En cas d'irrégularités dans le service, l'entrepreneur, outre les réductions normales de subventions qui résultent des parcours non effectués et non compensés, sera passible des retenues ci-après à imputer sur les sommes à lui dues:
30 fr. par voyage supprimé ;
20 fr. par voyage incomplètement exécuté; 15 fr. pour départ d'un arrêt avant l'heure fixes par l'horaire approuvé;
15 fr. pour retard de plus d'une demi-heure à l'arrivée au terminus; 5 fr. pour tout colis de messageries non transporté ou non remis dans le délai prescrit.
Le tout sous réserve des cas de force majeure dûment constatés.
Ne pourra être considérée comme cas de force majeure la nécessité de réparer la voiture par suite d'usure ou d'avarie quelconque.
L'entrepreneur devra prendre à ses frais, risques et périls, les dispositions pour éviter toute interruption dans le service tel qu'il est prévu à l'article 10, interruption qui entraînerait les pénalités prévues au présent article.
Cautionnement.
Art. 19.-...............
Résiliation.
Art. 20.-.............
Contrôle et surveillance.
Art. 21.-.................
Service des postes.
Art. 22.-.....................
Art. 23. Supprimé.
Art. 24, 25, 26 et 27. Conformes au cahier des charges type.
Carcassonne, le 1er juin 1933.
Lu et approuvé: Lu et approuvé:
L'entrepreneur, Le préfet,
Signé: E. FAGES. Signé: E. BOURGOUIN.

1933-11-24
L'Ouest-Éclair : journal quotidien d'informations, politique, littéraire, commercial2
Les inondations causent un déraillement dans l'Aude Le chauffeur est blessé
Montpellier, 23 novembre. Les crues des cours d'eau persistent dans la région.
Dans l'Aude, entre Saint-Aix et Saint-Martin-Lys, un arbre déraciné par les eaux est tombé sur la voie ferrée, provoquant le déraillement d'un train de marchandises. Le chauffeur a été blessé.
Dans l'Hérault, le pont de Canet s'est effondré sous la poussée des eaux.

1933-11-24
Lyon republicain2
Montpellier, 23 novembre. — Les crues des cours d’eau persistent dans la région.
Dans l'Aude. Entre St-Aix et St-Martin-Lys, un arbre déraciné par les eaux est tombé sur la voie ferrée, provoquant le déraillement d'un train de marchandises. Le chauffeur a été blessé.

1933
Table annuelle du Journal officiel de la République française Lois et décrets2
Décret approuvant la réorganisation du service public de transports automobiles de Saint-Martin-Lys à Mériat (Aude), p. 6760.

1934-05-25
La Dépêche : journal quotidien2
Les Accidents de la Route
Moto contre auto : Un mort, un blessé
Saint-Martin-Lys (Aude), 24 mai. — Hier, vers 19 heures, sur la route nationale de Quillan à Perpignan, une collision s'est produite, à la limite des cantons de Quillan et d'Axat, entre une auto conduite par M. Rousset, boucher à la Tour-de-France, et une moto pilotée par M. Marius Arthozoul, de Saint-Ferréol, sur le tan-side de laquelle avait pris place un Italien, M. Louis Colletti.
M. Marius Arthozoul a été tué sur le coup. Quant à M. Coletti, il a été assez sérieusement blessé. Ses jours ne paraissent cependant pas en danger.

1934-05-25
L'éclair1
Grave collision entre deux motocyclistes et une camionnette
UN MORT - UN BLESSE
Axat, 24 mai.
Mercredi, à 19 heures, au lieu dit la « Gamasse » territoire de Saint-Martin-Lys, sur la route nationale n. 117. une collision a eu lieu entre une camionnette chargée de bétail, se dirigeant vers Perpignan, et une moto montée par MM. Marius Arthozouls et Louis Coletti, travaillant au chantier du Château d'Eau à Axat, et rentrant chez eux à Quillan.
Les deux motocyclistes gravement blessés ont été transportes à Quillan. après avoir reçu à la pharmacie d'Axat. les premiers soins de MM. les docteurs Beille et Odier.
Sur la camionnette se trouvaient MM. Rousset, propriétaire ; Camole, chauffeur, et Balotte, qui n'ont eu aucun mal.
La moto est complètement abimée, et le radiateur de l'auto défoncé.
Au moment du départ de notre courrier, nous apprenons que M. Arthozouls est décédé à la suite de ses blessures.

1934-06-28
L'éclair1
SAINT MARTIN-LYS. On réclame. Le voyageur qui s'engage en auto ou en moto ou a bicyclette sur la route de Quirbajou, pour la première fois, est loin de se douter qu'avant d'atteindre ce village il y a un dangereux cassis à franchir. Nous connaissons tel et tel voyageur qui ont failli être victime d'un accident sur cette route. Nous espérons que pour le bien de tous, l'autorité compétente supprimera ce danger.

1935-07-19
Archives commerciales de la France : journal hebdomadaire2
TROISIEME PARTIE
Maisons qui changent de propriétaire
Ces indications n'ayant rien d'officiel, l'Administration en interdit formellement la reproduction sans son autorisation expresse
Adresses : Saint-Martin-Lys (Aude) | Noms : Muniz | Professions : Poste de Ravitaillement d'essence | Prédécesseurs : Fauquet

1935-1938
Répertoire topo-bibliographique des abbayes et prieurés. T. I, A-L / par Dom L.-H. Cottineau,2
Lez-sur-1'Aude, Lenense, de Lenis, St-Martin, monastère de Bénédictins, mentionné en 966 dans le testament de Seniofredus, comte de Barcelone, diocèse d'Alet, auj. Carcassone, cant. Quillan, arrond. Limoux, Aude.
BEAUNIER-BESSE, IV, 152, St-Martin-Lys.— Gallia christ., VI, 289, II, Lys. — MABILLON, Ann., III, 541 ; IV, 256. — Marca Hisp., 886.

1935
Titre : Répertoire topo-bibliographique des abbayes et prieurés. T. I et II / par Dom L.-H. Cottineau,...Auteur : Cottineau, Laurent-Henri2
St-Martin-Lys, ancienne abbaye, avant 898, prieuré, soumis aux Bénédictins de St-Pons-de-Thomières en 1070 par le comte de Bésalu, diocèse d'Alet, cant. Quillan, arrond. Limoux, Aude.
BEAUNIER-BESSE, IV, 152. — FEDIE, Razès, 325-30. — Hist, gén. Languedoc, IV, 722-3.
LASSERRE, Recherches, 234. SABARTHÈS, Dict., 13, 406.

St-Pierre-en-Croix, S. Petrus ad Crucem, prieuré bénédictin, uni à St-Martin-Lys, diocèse d'Alet, comm. Escouloubre, cant. Axat, arrond. Limoux, Aude.
BEAUNIER-BESSE, IV, 151. - FEDIE, 337. - LASSERRE, 343.
Lez-sur-l'Aude, Lenense, de Lenis, St-Martin, monastère de Bénédictins, mentionné en 966 dans le testament de Seniofredus, comte de Barcelone, diocèse d'Alet, auj. Carcassonne, cant. Quillan, arrond. Limoux, Aude.
BEAUNIER-BESSE, IV, 152, St-Martin-Lys.- Gallia christ., VI, 289, 11, Lys. — MABILLON, Ann., III, 541; IV, 256. — Marca

Hisp., 886. les Corondes, de Coronulis, N.-D., prieuré bénédictin uni à St-Martin-Lys, diocèse d'Alet, auj. de Carcassonne, comm. Cailla, cant. Axat, arrond. Limoux, Aude.
BEAUNIER-BESSE, IV, 151. — SABARTHÈS, 101.

1936-05-28
L'éclair1
Etudes de Mes TEISSEIRE et CONSTATS, avoués à Limoux
A VENDRE
à l'audience du Tribunal civil de Limoux du 8 juin 1936, à 14 heures
PREMIER LOT
Poste de ravitaillement d'essence, huiles, etc..., commune de Saint-Martin-Lys (Aude) au Pont-d'Allies, croisement des routes nationales numéros 117 et 118 de Bayonne à Perpignan et d'Albi en Espagne, mise à prix 5.000 fr.

1936-05-29
L'éclair1
idem 1936-05-28 - L'éclair

1936
Bulletin de la Société d'études scientifiques de l'Aude2
A partir du bourg de Marsa, la route suivra la rive droite du Rebenty dans une très étroite vallée complantée de forêts, au pied du village de Cailla (79 hab.) (Armoiries : « Burelé d'argent et de sable ». (D'Hozier 1696), canton d'Axat, bâti à 550 mètres d'altitude, et atteindra la vallée de l'Aude au niveau de la gare de Saint-Martin-Lys (On pourra lire dans le Mss. 9551 au folio 42, des dénombrements du lieu de Cailla (Caillau). Saint-Louis et Artigues, par noble Ramond de Chasteau, après avoir fait hommage suivant droit écrit (censive annuelle au Roy de 4 sols et de 49-3 deniers. (Voir aussi aux folios 91 et 161)).
Plusieurs fois, la Société a excursionné dans la haute vallée de l'Aude et il n'a jamais été fait mention, dans les comptes rendus, de l'abbaye de Saint-Martin de Lez ou de Lys qui comprenait dans ses possessions : le Bousquet, Perles, Cassagnes, Vira, le Caunil, Sainte-Marie de Puylaurens, la Gardiole, Cambretto près Escouloubre, Lapradelle, Belvianes.
A une centaine de mètres de Saint-Martin de Lys, le touriste attentif constate la présence de vestiges de vieux locaux, restes bien informes de l'abbaye de Saint-Martin, dont il est fait mention en l'an 780 dans un dénombrement des biens de l'abbaye de Lagrasse.
En 898, par une charte de Charles-le-Simple, plusieurs villages et terres voisins sont donnés à l'abbaye de Saint-Martin de Lez ou de Lenez.
Une bulle du pape AGAPET (954), confirma SÉGARIUS comme abbé de Saint-Martin, en la possession des terres et communautés citées plus haut.
En 1045, GUIFRED, évêque de Carcassonne, vint consacrer en grande pompe l'église nouvellement restaurée de l'abbaye de Saint-Martin.
Treize abbés gouvernèrent, à Saint-Martin, de 780 à 1070. L'abbaye fut unie à cette dernière date par Bernard, comte de Bésalu, et de Fenouillèdes, à celle de Saint-Pons de Thaumières et transformée en prieuré.
Les calvinistes vainqueurs à Quillan en 1573, remontèrent la vallée de l'Aude et détruisirent le couvent et l'église, après avoir massacré les religieux.
On a découvert autour des ruines, des tombeaux monolithes, recouverts d'une feuille de plomb. Ce sont sans doute les sépultures des moines (V. Fédié. — Histoire du Razès. / Dom Vaissète. — Histoire Générale du Languedoc).
La randonnée effectuée avec le Syndicat d'Initiative de Carcassonne, a pleinement réussi. Je termine de compte rendu en affirmant combien il serait utile et agréable de projeter dorénavant avec les Sociétés touristiques et scientifiques de nouvelles excursions communes, dans le but de mieux connaître et apprécier les beautés et les richesses de notre département si varié dans ses aspects touristiques, dans les témoins et les souvenirs si nombreux de sa vieille histoire.
BIBLIOGRAPHIE
1° DEVIC et dom VAISSÈTE. — Histoire Générale du Languedoc. — Ed. Privât.
2° MAHUL. — Cartulaire du diocèse de Carcassonne.
3° FÉDIÉ. — Histoire du Comté du Razès.
4" Abbé SABARTHÈS. — Dictionnaire topographique du département de l'Aude.
5° Abbé DE ROQUELAURE. — Histoire de la Haute Vallée de l'Aude.
6° CROS-MAYREVIEILLE. — Histoire du Comté et de la Vicomte de Carcassonne.
7° L.-A. BUZAIRIES. — Notice historique sur les châteaux de l'arrondissement de Limoux.
8° Michel JORDY. — Cartes postales illustrées du département de l'Aude.
9° Abbé MOULIS. — Le Pays de Sault (Aude). Recherches historiques.
Gallia christiana, T. VI.
Ch. NICOLAS et U. LUCAS. — Notice historique et généalogique concernant une ancienne famille de Languedoc.

1937-04-18
La Croix2
Chanoine GRANIER-L'Abbaye de Saint-Pons de Thomières
...M. le chanoine Granier décrit son [abbaye de Saint Pons] action dans le midi de la France et au nord de l'Espagne où son monastère fonda une Congrégation de couvents réformés dont il était le chef elle comprenait, en Catalogne et en Aragon, les abbayes de Roda, Bagès, Saint-Laurent de Matedepura et Saint-Laurent del Munt, et, dans la province de Narbonne, celles de Montolieu dans le diocèse de Carcassonne, et de Saint-Martin de Lez (1), Saint-Chinian et Caunes, dans celui de Narbonne.[...](1) M. Granier place Saint-Martin-de-Lez dans le diocèse de Carcassonne en réalité ce monastère, comme le dit le texte même du don qu'en faisait à Saint-Pons Bernard comte de Besalu, était non pas dans une vallée du Lez, qui n'existe pas, mais sur la rive droite de l'Aude, dont le cours séparait le Razès (français) du Fenouillèdes (catalan), qui était un archidiaconé du diocèse de Narbonne « Moi, Bernard, comte de Besalu, voyant au territoire de Fenouillèdes, sur le fleuve d'Aude, un monastère consacré à saint Martin, tantôt la proie des simoniaques, tantôt celle des usurpateurs laïques, privé de toute sainte règle, réduit à presque rien et transformé en désert, j'ai le pieux désir de le restaurer. Le monastère a disparu, il reste le village de Saint-Martin-Lys dont l'étymologie (Lez ou Lys) n'a pas encore été expliquée.

1937
Bulletin de la Société d'études scientifiques de l'Aude - Excursion Botanique dans la Haute Vallée de l'Aude2
Quillan (300 m. d'altitude), est la capitale économique de la région montagneuse des Corbières. C'est là où viennent s'approvisionner les habitants de la Haute Corbière et du pays de Sault (saltus : bois) dont les plateaux boisés, supportés par des rochers à pic, dominent de 400 à 500 m. le cirque riant au milieu duquel est posée la ville. Quillan est le centre d'une industrie importante. La vigne y est cultivée avec succès.
Avant de pénétrer dans les Gorges de Pierre-Lys, nous remarquons quelques pieds de Linum ténuifolium et de Trigonelle hybrida. Ce dernier, ainsi que le GEUM silvaticum sont caractéristiques de la région des Corbières, on les y rencontre à peu près partout. Sur les rochers, Globularia cordifolia abonde.
Aux endroits les plus escarpés, nous entrevoyons, Passerina dioïca, Lonicera pyrenaica L, Campanula speciosa, Arbutus Unedo. Phyllirea média, Acer monspessulanum, Pistacia Térebinthus, Rhamnus Alaternus, Jupinerus phenicea, Quercus Ilex et le bel Alyssum macrocarpum, très abondant. C'est la végétation des causses qui entourent la Cesse et la région de Minerve.
« Au trou du curé », tunel creusé sous la direction du desservant de Saint-Martin de Teissac pour relier sa paroisse avec Quillan, nous observons Laserpitium Gallicum, remarquable par ses larges folioles et Narcissus Pseudonarcissus.
Au dela, nous remarquons Linaria origanifolia, variété crassifolia, un Antirrhinum croissant dans les éboulis que nous croyons être A. latifolium D C et Onomis Natrix.
A l'extrémité des gorges dans les éboulis d'un petit ruisseau, nous remarquons Lysimachia Ephémérum.
La large trouée que l'on rencontre à gauche à la sortie des gorges de Pierre-Lys, est dominée au nord par le plateau des Fanges dont nous venons de longer les escarpements. Au sud se dresse la Pla d'Estable, entre les deux, l'Aude aurait pu suivre ce large sillon, puisque le col qui sépare « l'Atax » du bassin de l'Agly, n'est qu'à 132 m. au-dessus du pont d'Axat. Toute l'économie de la région de Carcassonne en eut été modifiée.
La Pla d'Estable atteint l'altitude de 1520 mètres. Elle forme comme une ride parallèle au plateau des Fanges qu'elle domine de près de 500 mètres. Les deux montagnes appartiennent à l'Albien. Autour du vieux château d'Axat, nous aurions pu récolter Sénébéria Coronopus, Chrysanthémum corymbosum, Cynoglossum pictum, plantes signalées, lors d'une excursion de la Société botanique de France.
A la base du Pla d'Estable, existent des marnes schistoïdes sur lesquelles aucune végétation ne peut s'établir.
Dans cette région, la vigne et l'olivier ont disparu. L'impressionnant défilé de Saint-Georges nous vaut quelques minutes d'arrêt, durant lesquelles nous ceuillons Saponaria occymoïdes en pleine, floraison.

1938-03-23
La Dépêche : journal quotidien2
Les Accidents de la Route
Une auto et un camion se heurtent : Un mort
Quillan, 22 mars. — Un tragique accident s'est produit sur la route de Quillan à Axat, au tournant du viaduc de Rébuso, près le village de Saint-Martin-Lys. Le camion de M. Jules Peille, négociant à Espéraza, rentrait, traînant sa remorque; en sens inverse, arrivait l'auto de M. Metge, entrepreneur de maçonnerie à Carcassonne, se dirigeant vers Axat
Par suite d'on ne sait quelles circonstances, camion et automobile se heurtèrent; le camion et la remorque, franchissant le parapet bardant la route, tombèrent dans la rivière de l'Aude.
Le chauffeur et son aide sortirent indemnes de ce mauvais pas; malheureusement M. Metge a. trouvé la mort 1 dans cet accident.

1938
Folklore : revue mensuelle publiée par le Centre de documentation et le Musée audois des arts et traditions populaires2
Tableau des Références à la Carte Folklorique de l'Aude dressé par les soins du Groupe Audois d'Études Folkloriques 302 376 St-Martin-Lys
...
Les noms de lieu en ôzouls (cf la page sur Artosoul)

1939-03-11
L'éclair1
Collision mortelle entre un camion et une automobile
Un camion conduit par M. Barthélemy Zannena. 26 ans, chauffeur au service de M. Jules Peilhe, et domicilié a Espéraza (Aude). entra en collision, le 21 mars 1938, près du viaduc de Saint-Martin-de-Lys, avec une automobile, qui arrivait en sens inverse. Le conducteur de cette voiture. M. Metche, 42 ans, entrepreneur à Carcassonne, fut projeté sur la route, happé par la remorque du camion et tué sur le coup. Mlle Odette Loubiès, qui avait pris place dans l'auto, fut grièvement blessée. Le chauffeur, M. Gaston Alard, fut également atteint de contusions.
Le Tribunal de Limoux. après avoir fixé la responsabilité de la victime à un quart et celle de Zannena aux trois-quarts, condamna ce dernier à 15 jours de prison et 50 francs d'amende. Mme veuve Metche, partie civile, obtint, pour elle et ses deux filles, 200.926 fr. 98, a titre de dommages-intérêts et pour le remboursement de frais divers. Le Tribunal alloua à Mlle Loubès 2.000 francs de provision et désigna le docteur Brun pour procéder à une expertise médicale.
Sur appel du prévenu, des deux parties civiles, du civilement responsable et du ministère public. la Cour infligea à Zannena, que défendait Me Zuccarelli, 15 jours de prison et 100 francs d'amende. Elle alloua à la veuve de la victime, pour qui plaidaient Me Castel et Me Milhaud, une somme de 13.426 fr 23 plus 120.000 francs de D. I. et à chacune de ses deux filles, une somme de 40.000 francs. Mlle Loubès obtint, après plaidoirie de Me Frontil, 3.000 francs de provision. La Cour confirma pour le surplus.

1939-03-11
Le Petit Méridional2
Les suites judicières d'un accident mortel d'automobile
Sur la route de Perpignan, à l'entrée du virage précédant le viaduc de Saint-Martin-de-Lys, le 21 mars 1939 [1938], le camion-remorque que conduisait le chauffeur Barthélémy Zannona, 36 ans, domicilié à Espéraza, entrait en collision avec l'auto de M. Metche, âgé de 42 ans, entrepreneur à Carcassonne, qui venait en sens inverse.
Sous le choc, M. Metche était projeté à l'extérieur, happé par la remorque et écrasé, tandis que Mlle Odette Loubiès, domiciliée a Carcassonne, qui l'accompagnait, était assez sérieusement blessée. Enfin, le chauffeur Gaston allard, assis aux cotés de Zannona, était également blessée, mais moins grièvement.
D'après l'enquéte de la gendarmerie, l'auto roulait à sa droite et le camion à sa gauche. Toutefois, le Tribunal de Limoux mettait la responsabilité de l'accident pour un quart sur le compte du conducteur de la voiture de tourisme et pour trois-quarts sur celui de Zannona.
Ce dernier était condamné a 15 jours de prison et 50 francs d'amende, sur l'action pénate. Mme Vve Metche, partie civile, obtenait, tant pour elle que pour ses deux filles mineures, une somme globale de 200.926 fr. 98. à titre de dommages-intérêts et Mlle Loubiès une provision de 2.000 fr., en attendant l'expertise médicale confiée au Dr Brun.
Cette affaire d'homicide et de bléssures involontaires venait devant la Cour sur appel du prévenu, du ministère public, des parties civiles et de M. Jules Peilhe, négociant à Espéraza, déclaré civilement responsable.
La Cour, après une brillante plaidoirie de Me Jean Zucarelli, réformant en partie, a condamné Zannona a 15 jours de prison et 100 francs d'amende.
Statuant sur les requêtes des parties civiles, la Cour a condamné Zannona à payer à Mme Metche, à titre de dommnges-intérêts, 13.426 fr. 28, plus 120.000 francs, ainsi que deux sommes de 40.000 francs pour chacune de ses filles ; enfin la Cour a élevé à 3.000 fr. la provision allouée à Mlle Loubiès et confirme pour le surplus.
Défenseurs pour les parties civiles : Mes Castel, Milhan et Frontil.

1939-06-15
La Dépêche : journal quotidien2
LES GRANDES ÉPREUVES SPORTIVES DE « LA DÉPÊCHE »
23e CRITERIUM CYCLISTE DU MIDI
4 étapes : 900 kilomètres
13 - 14 - 15 - 16 juillet
Et voici l'itinéraire...
Deuxième étape : 14 juillet
Perpignan, Peyrestortes, Espira-de-l'Agly, Cases-de-Pène, Estagel, Maury, Saint-Paul-de-Fenouillet, Caudiès-de-Fenouillet, Lapradelle-Puylaurens, St-Martin-Lys, Belvianes, Quillan, Espéraza, Couiza, Alet, Limoux, Cépie, Rouffiac, Vilalbe, Carcassonne, Trèbes, Barbaira, Capendu, Douzens, Moux, Conilhac-du-Plat-Pays, Lézignan, Ville-Lagarrigue, Castres, Vènes, Réalmont. Albi, Marssac, Gaillac. Montmiral, Larroque, Bruniquel, Montricoux, Négrepelisse, Montauban (arrivée sur vélodrome).

1939-07-14
La Dépêche : journal quotidien2
Itinéraire et Horaires de la 2° étape
Vendredi 14 Juillet
Perpignan- Béziers
203 kilomètres
[...]Saint-Martin-Lys 11h 40[...]

1939-08-16
L'éclair1
cf presse

1940-04
Folklore : revue mensuelle publiée par le Centre de documentation et le Musée audois des arts et traditions populaires2
De cet intérêt qu'a toujours pris l'Eglise aux œuvres de ce genre [construction de route] qui contribuaient au bien être des popuLations, la construction de la route et du pont des gorges d'Axat en est à notre époque et pour notre contrée, un témoignage éloquent. L'abbé Félix Armand curé de St Martin, dont la statue est sur la place de Quillan, a tracé cette route unique de la Pierre-Lys, reliant les régions isolées du Roquefortès, du Pays de Sault, du Dounazan, du Capcir à Quillan.
Sans ressources et sans connaissances spéciales d'ingénieur il entreprit cette œuvre avec ses paroissiens. La Terreur arrêta un moment cette entreprise. Plus tard, Napoléon s'intéressa à ce travail gigantesque et écrivit lui-même à l'abbé Armand. Le souvenir du 1er tracé de cette route audacieuse mérita d'être conservé et garda le nom de « Trou du Curé ».
Au pont du tunnel du défilé de la Pierre-Lys, un quatrain rappelle l'œuvre mémorable de l'abbé Félix Armand :
Arrête voyageur, le maître des humains
A fait descendre ici la force et la lumière.
Il a dit au pasteur : Accomplis mes desseins,
Et le pasteur, des montonts, a brisé la barrière.

1940-09-05
Liste officielle ... des prisonniers de guerre français : d'après les renseignements fournis par l'autorité militaire allemande : nom, date et lieu de naissance, unité / Centre national d'information sur les prisonniers de guerre2
Villalongue (Jean), 17-11-07, St-Martin-Lys (Aude), serg.-ch., 159° R.I.A

1940
Vies des personnages célèbres de l'Aude / Jean Girou2
Félix ARMAND (1742-1823) — Curé de Saint-Martin-Lys, Ingénieur de la route de la Pierre-Lys — Quillan Félix Armand est né le 20 août 1742 à Quillan. Son père remplissit les modestes fonctions de carillonneur. Félix Armand fit ses études théologiques au grand séminaire d'Alet. Ordonné prêtre le 28 mai 1768, il est nommé vicaire à Quillan, où il se fait remarquer par ses talents oratoires. Il dirigeait ses promenades de préférence vers l'entrée de la Pierre Lys, gorge infranchissable qui était considérée comme une des plus pittoresques de France. Ce défilé où l'Aude comme un torrent mugit entre deux remparts cyclopéens ne mesure que 2 km. 500 et cependant il fallait à cette époque presque une journée entière pour franchir la montagne du Quirbajou ; les régions du Roquefortes étaient privés de toute communication ; l'accès des hauts plateaux était impraticable ; mille périls masqués par la neige arrêtaient le voyageur. Monseigneur de Chantérac, évêque d'Alet, nomma Armand curé de Galinagues, mais la montagne de Quirbajou était toujours en colossal obstacle plus présent à sa vue ; ce qui éveillait dans l'âme du jeune prêtre le désir ardent de tracer sur [...] Enfin, après trois ans de séjour à Galinagues, l'abbé Armand est nommé sur sa demande curé de Saint-Martin-Lys. Il était à peine âgé de trente-cinq lorsqu'il commença à réaliser le gigantesque projet de la percée du mont de Quirbajou. [...]Toute la population de Saint-Martin : jeunes, vieux, femmes et enfants, suivent M. Armand, processionnellement; la croix en tête, vers le roc maudit appelé depuis par reconnaissance publique Tou du Curé. Là après une courte et [...] Le curé de Saint-Martin refuse le serment et suit en exil, en Espagne à Sabadeil, Mgr de Chantérac, son évêque et bienfaiteur. Mais ses ouailles ne l'entendent pas ainsi : elles délèguent auprès de M.Armand un ouvrier très connu de lui pour [...] Ce bon pasteur a voulu reposer au milieu de son troupeau dans le petit cimetière de Saint-Martin-Lys

Abbé Jean d'ESPEROUNAT-(1825-1874)-Ingénieur du Canal d'irrigation d'Escouloubre — Belcaire C'est un digne émule du curé de Saint-Martin-Lys ; celui-ci a tracé au flanc des monts infranchissables un chemin pour unir la plaine aux Pyrénées ; celui-là a doté ses ouailles des bienfaits d'un canal irrigant des terres à peu près incultes.

Jean-Pierre Cros-Mayrevieille (1810-1876)-Historien et Sauveteur de la Cité-Carcassonne-Jean-Pierre Cros-Mayrevieille né le 31 août 1810, d'une famille déjà ancienne dans la Cité et qui avait donné des consuls en 1459, 1465, 1473, 1482, 4639, 1782. Mayrevieille publie la vie de Félix Armand, curé de Saint-Martin, ouvrier héroïque et réaliste, qui a ouvert la magnifique voie de la Pierre-Lys qui fit communiquer la plaine avec la montagne, Quillan avec la haute vallée de l'Aude. En 1837, il est[...]
Henri Vié (1828-1870)-Ecrivain-Narbonne
Jacques, Marie, Henri Vié est né à Narbonne le 15 juillet 1828. Il débuta dans les Lettres en 1857 par un roman historique : Dernier Amour de Cinq Mars, dont les épisodes se passent à Narbonne. Collaborateur à la "Revue de Toulouse", il donna des nouvelles et des comptes qui obtinrent un vif succès ; l'Aveugle de Saint-Martin-Lys, la Furetière, la Muscadine. Jules Janin, le grand critique, cosacra une chronique élogieuse au nouvelliste Henri Vié.

1941-07
Revue des eaux et forêts : économie forestière, reboisement... / dir. : S. Frézard ; réd. en chef : A. Frézard2
Les arbres méditérannéens - voir village

1943
Géographie des Pyrénées françaises / Paul Arqué2
le curé de Saint-Martin-Lys, l'abbé ARMAND, détermina les habitants à frayer dans le roc un chemin en partie souterrain, d'où le nom de Trou-du-Curé que l'on donne au tunnel

1946
Bulletin philologique et historique jusqu'à 1715 du Comité des travaux historiques et scientifiques2
Dépôt : Me Baldy, notaire à Carcassonne, 104 registres de minutes ; — la commune de Mireval, 5 liasses concernant la cour consulaire de Mireval; — celle de Saint-Martin-Lys, registres paroissiaux (1644-1776).

1948-06-15
Cyclo magazine : revue bi-mensuelle du cyclotourisme / rédacteur en chef Lucien Clairet2
Nos Itinéraires - De Saint-Etienne à Collioure par des routes pittoresques
Quillan 27 km. N. 117 (défilé de Pierre Lys) St-Martin-Lys N. 117 - N. 118 Axat Usson-les-Bains 32 km Carcanlères Puyvalador

1949-03-19
Journal officiel de la République française. Lois et décrets2
MINISTÈRE DU TRAVAIL ET DE LA SÉCURITÉ SOCIALE
Classement de certaines communes dans les zones territoriales pour la détermination des salaires.
Abattement de 20 p. 100,
Aude
[...]Saint-Martin-Lys[...]

1956-06
Sur quelques toponymes catalano-occitans de l’Aude de Alibert Louis - Revue Internationale d'Onomastique, 8e année N°2, juin 1956. pp. 136-143;3
Congoust désigne un passage resserré dans les montagnes, une gorge, un défilé aussi bien dans l’Aude qu’en Catalogne. : Congoust (Le), fief, commune de Saint-Martin-Lys.
LEN- En catalan : llena, pierre de l’âtre ; llinat, llinau, toiture ; llenasca, dalle, pierre du foyer, rocher ; en Aragon : Liena, toponyme ; en Gascogne : Heia, lia, lies, lio, leat, liât, lias (toponymes pyrénéens) (v. J. Coromines).
L’Aude présente un seul exemple de cette base :
Saint-Martin-Lys, cne du canton de Quillan : Monasterium Sancti Martini quod vocatur Alenis en 955 ; Cœnobium Sancti Martini de Lenis en 1038 ; de Petra Lesia en 1360 ; de Lez en 1639.
La forme audoise répond à une variante de lena en lenus.

1956 ?
Régions géographiques de la France / [préface de F. Louis Closon,...] [St Martin fait partie du plateau de Sault et pas du Razès, ni des Corbières]2
Délimitation - 1. Plateau de Sault - Département de l'Aude - Canton de Quillan : Coudons, Quirbajou, Marsa, Saint-Martin-Lys.
a. Razès - Département de l'Aude - Canton de Quillan : en entier sauf Saint-Martin-Lys, Quirbajou, Marsa [...]

1957- Annales de la Société entomologique de France
BIOGÉOGRAPHIE ET FORMES ARIÉGÉOISES DU CHRYSOCARABUS PUNCTATOAURATUS GERMAR par R. BARTHE,2
[Note de bas de page] Le Quérigut partie du Donézan est tributaire du bassin de l'Aude. Il a été rattaché à l'Ariège de par sa vieille appartenance au Comté de Foix, datant de la fin de la Croisade des Albigeois. D'ailleurs, les difficultés de terrain permettaient à ses habitants de gagner les vallées de l'Ariège avec moins de danger qu'il n'en fallait pour atteindre le bassin de Quillan.
Le passage de l'Aude n'a été ouvert qu'en 1814, après quarante ans d'efforts dans les Gorges de Saint-Gorges et de la Pierre Lys; l'abbé ARMAND de Saint-Martin Lys, promoteur et animateur de la percée héroïque en est resté célèbre.

1957
Découvrir l'Aude / Jean-Louis Gasc2
Au XVIIIe siècle, le curé de Saint-Martin Lys, Félix Armand (1742-1823), décida de creuser, avec l'aide de ses paroissiens, une route à flanc de falaise [... non disponible]

1957
Lizop Raymond. Un peuple gaulois inconnu dans la haute vallée de l'Aude. Annales du Midi : revue archéologique, historique et philologique de la France méridionale, Tome 69, N°38, 1957. pp. 159-1673
[...]Le nom ancien d'Axat, d'après les textes du Moyen âge : Adesate (In vico Adesate, 954 : H. L., V, pr. 96), est également celtique. Cette localité commandait un important carrefour de routes et de vallées, la haute vallée de l'Aude et le passage vers la Cerdagne et la vallée de Prades par le col de la Quillane, la vallée de Caudiès, et le passage vers Saint-Paul-de-Fenouillet et le Roussillon, la vallée du Rebenty, et l'accès vers le pays de Sault et l'Ariège.
Sur le territoire du pagus Redensis, nous trouvons un certain nombre d'autres noms de localités auxquelles on peut attribuer des origines celtiques : Limoux, nom qui dériverait de Lemos (orme) (Dr. Lemoine, op. cit., pp. 7-11), localité qui devait, au Moyen âge, supplanter Redae comme métropole du Razès, au débouché de la vallée du Cougaing, près de celui de la vallée de Saint-Polycarpe. Le mot celtique Cassanos (chêne) se retrouverait dans les noms de Cassignoles, lieu de la commune de Tourreilles, Cassagnoles (commune de Castelreng), Cassaniae, ancien nom de Villelongue (canton de Limoux). Le mot soli (lieu sacré) se trouverait dans Artozouls (Artosolium, de artos, ours) (commune de Saint-Martin-Lys), dans Counozouls (commune du canton d'Axat), Limozouls (Limosolium), lieu-dit du canton de Belcaire. Une étude très détaillée des noms de lieux du bassin supérieur de l'Aude permettrait certainement de relever d'autres etymologies celtiques.

1959
Le Château de Lordat au comté de Foix, notice historique et descriptive... / Jacques Ferlus2
p.13 -Martin de Lez (aujourd'hui Saint-Martin Lis) par son testament de l'an 1020

1960-12-12
Midi-Libre - L'ancienne ligne Saint-Martin-Lys - Axat - Perpignan fait l'objet d'une remise en l'état

1960-12-26
Midi-Libre - L'argument économique ne devrait plus faire obstacle au rétablissement d'un trafic ferroviaire Axat-Carcassonne

1960
Inventaire sommaire des Archives départementales: Art C 4668 à C 6890, rédigé par M. Gouron, directeur des Services d'archives du département / Archives départementales de l'Hérault et Inventaire-sommaire des Archives départementales antérieures à 1790, Seine-et-Marne, Volume 5
(page 64) 1757-1788 - Diocèse d'ALET. - Biens nobles. - Communautés de Belfort, Belbiannes, Saint-Martin-Lys et Bolude, Belesta, Bugarach et Sougraigne, Campourel, Cassagnes, Caudiès, Cuchouz, Espéraza ou Caderonne, Conslanssa, Fesles-Saint-André et Tournedouis, Lus, Montazels, Montalba, Montfort et Auzières, Puilaurens, Rodome. - Forges de Gincla et de Puilaurens.- Déclarations de biens nobles par M. de Montesquieu de Poitiers, marquis de Roquefort. (C. 4973.(Portefeuille.) - 119 pièces, papier : 1 imprimé.)
1757-1788. - Communautés de Rabouillet, Rennes-les-Bains, Roquefeuil, Roquefort et BuillacRoquetaillade et Couilhac, Serres, Saint-Couat, La Serpent, Boucouges, Saint-Ferriol et Sainte-Eugénie, Saint Paul de Fenouillet, Saint-Sernin, Saint-Julia, Saint-Just, Saint-Louis, Sournia, Saint-Martin de Teissac, Tournebouis, Villapoumeng, Vira et Camponey. (C. 4974.(Portefeuille.) - 483 pièces, papier)

1961-01
Bulletin de littérature ecclésiastique / publié par l'Institut catholique de Toulouse2
L’organisation de l’Eglise constitutionnelle de l’Aude (Ces pages constituent la première partie du chap. VII de l’Histoire du Clergé de l’Aude de 1789 à 1803, par le chanoine A. Sabarthès (décédé en 1944), ouvrage dont le manuscrit se trouve à l’Evêché de Carcassonne (Archives diocésaines))
Après Castelnaudary, Fabre eut à s’occuper du district de Limoux. Le 8 mars, il donnait à Madaillan, administrateur de ce district, les indications suivantes : « Il n’y a aucune différence à faire entre les fonctionnaires publics qui n’ont pas prêté le serment et ceux qui l’ont prêté avec des préambules ou des restrictions : les uns et les autres doivent être remplacés. Le 13 de ce mois, je vous enverrai, par le courrier de dimanche au plus tard, une liste de sujets que l’assemblée électorale pourra nommer à une partie des cures vacantes. Vous ne manquerez pas de vicaires, dans votre district, qui sont prêtres depuis cinq ans, et qui accepteront volontiers un meilleur emploi. Le remplacement des curés réfractaires doit être complet, parce que la loi, obligeant tous les ecclésiastiques fonctionnaires publics, doit être exécutée rigoureusement à l’égard de tous. Quant aux cures qui doivent être réunies à d’autres, il faudra énoncer, dans le procès-verbal de l’assemblée électorale, que, cette réunion paraissant inévitable, l’assemblée a cru qu’il était convenable aux intérêts de la nation de ne pas y pourvoir. » Le 10 mars, avec une pointe de satisfaction non déguisée, le procureur général syndic annonçait à Dupré, député de l’Aude à l’Assemblée Nationale : « Les curés qui ont refusé le serment ont été remplacés dans les districts de Carcassonne et de Narbonne... Il a fallu multiplier les actes de rigueur pour contenir les prêtres antirévolutionnaires et leurs nombreux partisans ». Puis, avec un sectarisme que rien ne motivait, dans l’Aude du moins : « La rébellion aux lois n’est jamais aussi redoutable que lorsqu’elle marche sous la bannière de la croix ». Dès ce jour, Fabre était assuré d’avancer dans la carrière politique.
Pour en finir ici avec les élections, notons que les électeurs du district de Quillan furent, le 4 mai 1792, convoqués pour le dimanche i3 courant. Treize cures étaient vacantes : Marsa, Saint-Martin, Belcaire, Camurac, Mérial, Bugarach, Fa, Vilhac (aujourd’hui, canton de Bélesta, Ariège), Niort, Roquefeuil, Saint-Ferréol, Saint-Julia, Saint-Louis, Campagne, Escoulou- bre, Sainte-Colombe. Le 16 mai, furent notifiées les élections suivantes : Benoît Bertrand, en vertu de la loi du 8 janvier 1792 qui ne l’autorisait pas, si jeune, à être directeur du Séminaire, fut élu curé de Belcaire ; Palencade, nouveau prêtre, vicaire de Bélesta, fut nommé curé de Vilhac ; Bardou, vicaire de Laguilhou, qui avait été précédemment élu curé de Belvèze (1791), fut élu curé de Camurac ; May fut élu curé de Marsa ; Crouzet, prêtre à Limoux, curé d’Escouloubre ; Cazaintre, curé de Foix, élu curé de Bugarach ; Sicre, curé de Rouvenac, élu curé de Saint-Louis ; François Audouy, curé de Counozouls, élu curé de Sainte-Colombe (sur-Guette).

1962
Dumas Bernard. Quelques glacis d'érosion en Fenouillèdes : essai de reconstitution génétique.Méditerranée, 3ᵉ année, n°3, 1962. pp. 21-453
La considération des formations superficielles autour de notre région est, en définitive, la seule méthode qui permette d'opter pour l'une ou l'autre de ces solutions :
— des grèzes litées réparties d'une manière particulièrement dense à l'ouest des Fenouillèdes, attestent une irréfutable période périglaciaire qui se décompose en deux temps : en effet, autour de Saint-Martin-Lys, dans les gorges de l'Aude, des éboulis lités à éléments homométriques et anguleux de calcaires urgoniens déterminent dans le paysage de grands pans inclinés dont la pente constante (20 à 25°) est inférieure à celle des éboulis actuels non colonisés par la végétation qui les couronnent en contrebas des corniches ; or, ces grèzes sont cimentées en brèches sur 10 à 20 centimètres vers le sommet et parfois 2 ou 3 horizons successifs sont ainsi consolidés. Elles témoignent d'une phase sèche périglaciaire succédant à une phase plus humide d'intense désagrégation par cryoclastie. Aucune altération pédologique ne semble avoir affecté ces grèzes. Elles sont donc vraisemblablement wurmiennes.
D'autres grèzes litées du même type ont été observées le long de l'Aude, en amont des gorges de Pierre-Lys, sur le versant nord de la forêt des Fanges, dominant la dépression de Quillan-Saint-Julia, vers le col Saint-Louis également. Très généralement des lits aux éléments de calibre moyen plus faible supportent des lits de matériel plus grossier. Cette disposition s'explique par l'intervention d'un climat périglaciaire de type islandais auquel aurait succédé une phase de type sibérien, ces deux épithètes n'ayant évidemment ici qu'une valeur relative et certainement atténuée étant donné la latitude méditerranéenne.
— Une autre série de formations wurmiennes fossilise les basses terrasses de l'Aude et de l'Agly. Ainsi en aval des gorges de Pierre-Lys, la basse terrasse de rive gauche de l'Aude est fossilisée par une formation périglaciaire à pendage exceptionnellement faible (20 à 25°), comportant la même alternance d'une base en moyenne plus fine que le reste du dépôt. Celui-ci se raccorde à l'aval, vers Cavirac, à un témoin dont le sommet est même contemporain du début du creusement postérieur car un galet urgonien bien roulé, prélevé nécessairement au sommet de la basse terrasse, est incorporé dans la formation litée qui recoupe la terrasse et les schistes sous-jacents en place.
La deuxième basse terrasse fossilisée d'une manière analogue est celle de l'Agly, sur sa rive gauche, en aval du croisement des routes d'Ansignan et de Saint-Martin: sur le versant taillé dans le granite de Lesquerde, une grèze litée essentiellement composée de calcaires liasiques ou urgoniens provenant de la corniche descend jusque sur le matériel bien roulé de la terrasse.

1963
La réforme monastique dans les pays audois (seconde moitié du XIe siècle) de Griffe Élie. Annales du Midi : revue archéologique, historique et philologique de la France méridionale, Tome 75, N°64, 1963. Actes du colloque international de Moissac (3-5 mai 1963) pp. 457-4693
voir annexes sur l'abbaye

1967
Bulletin officiel des annonces civiles et commerciales4
Acquiert par apport, au prix évalué à 85.005,72 F, un fonds de location, exploitation, réparation des wagons, réservoirs, négoce des carburants, lubrifiants et dérivés, à Saint-Martin-Lys, pont d'Aliès, exploité à dater du 22 avril 1967[...]

1968
Tissané Christiane. A. - Instruments de travail. - Annales du Midi : revue archéologique, historique et philologique de la France méridionale, Tome 80, N°90, 1968. Bibliographie de la France méridionale. pp. 627-635;3
Les civilisations de la France méridionale
Instruments de travail
Monographies communales. (Par départements.)
73. Mazières (Abbé). Compte rendu d'une recherche à Saint-Martin-Lys (Aude). Mém. Soc. 4° série, t. IV (1960-1961-1962) [publ. 1966], pp. 89-100.

1968
Périodiques régionaux - Revue d'histoire de l'Église de France, tome 54, n°152, 1968. pp. 185-2463
AUDE
Mémoires de la Société des arts et des sciences de Carcassonne.
4e série, tome IV, 1960-1962.
Abbé M.-R. Mazières : Compte rendu d'une recherche historique à SaintMartin-Lys, p. 89-100. Notes sur un registre de la paroisse, qui commence en 1644 et contient la relation des visites pastorales, notamment de celles de Nicolas Pavillon. Vie de l'abbé Félix Armand, curé de 1774 à 1823

1972-01
Bulletin de la Société d'histoire naturelle de Toulouse2
Gymnosporangium gracile PAT., « balais de sorcière » avec téleutosores sur Juniperus oxycedrus, Montagne de La Clape à l'Est de l'Hespitalet, près Narbonne (Aude), 22 mars 1969; Gorges de Pierre-Lys, près Saint-Martin-Lys (Aude), 3 avril 1969.
Gymnosporangium juniperinum (L.) FR. f. sp. amelanchieris [= G. amelanchieris ED. FISCH.], I sur Amelanchier ovalis : Gorges de Pierre-Lys, près Saint-Martin-Lys (Aude), 5 juin 1969; Orgnac-l'Aven (Ardèche), 12 juin 1969.

1973-01
Bulletin de la Société d'histoire naturelle de Toulouse2
Coupe des Gorges de Pierre-Lys dans la vallée de l'Aude.
Nécomien des corbières et du pays de Sault
Entre Quillan et Axat, l'excellente coupe naturelle des Gorges de Pierre-Lys montre qu'à ce niveau le chaînon de Galamus correspond à une structure anticlinale à cœur néocomien. C'est ainsi qu'immédiatement au Nord de Saint-Martin-de-Lys, là où la route passe sous des surplombs rocheux, peuvent s'identifier malgré les nombreuses failles et étirements tectoniques : — la formation N 1 : calcaires noirs à « Algues encroûtantes » blanches, T. alpina-elongata, Thaumatoporella et Clypeina jurassica; — la formation N 3 : calcaires graveleux à Valdanchella miliani et Pfenderina neocomiensis.

1973
Identification des deux châteaux et de l'abbaye de Fenouillet (Pyrénées-Orientales) - Soutou André - Annales du Midi : revue archéologique, historique et philologique de la France méridionale, Tome 85, N°114, pp. 435-4423
[Carte] : le pays de Fenouillet ( voir Artosoul)
Le monastère de Saint-Pierre n'est pas le plus ancien du pays de Fenouillet. Il a été précédé en effet par un autre monastère qui est mentionné dès la fin du IX° siècle, mais qui a perdu son autonomie au XI° siècle, pour devenir par la suite un simple prieuré. Il s'agit de l'abbaye de Saint-Martin-Lys dont les ruines sont situées sur la rive gauche de l'Aude; à 500 mètres environ au nord du village actuel. Cet établissement monastique, connu dès l'an 898 (domum sancti Martini cujus basilica sita est in territorio Fenioletense in locum ubi dicitur Bolicarnea( H.G.L., V, c. 95)), a fait l'objet en 954 d'une bulle papale, qui, après avoir précisé son nom et sa situation géographique (monasterium sancti Martini que vocatur Lenis qui est in ripa de flumine Atace in voile Bolicarnea (H.G.L., V, c. 218-219), donne la liste de ses possessions, elles mêmes confirmées par un texte de 1045 concernant la consécration de la nouvelle église (ad dedicandam basilicam) qui remplaça à cette date l'ancien édifice du IX° siècle. Depuis le milieu du X° siècle cinq paroisses dépendaient aussi du monastère de Saint-Martin-Lys : (ecclesias) sancti Petri de Petralata, sancti Johannis de Combrito, sanctae Mariae de Coronulis, sancti Stephani de Valuta, sancti Michaelis de Artosolo. A en juger par les noms de lieu et par les vestiges que j'ai pu identifier, cette liste concerne les églises suivantes :
a) Saint-Michel d'Artosoul, dont l'emplacement est indiqué sur la carte du Ministère de l'Intérieur, à 2 km au sud-est de Saint-Martin-Lys.
b) Saint-Etienne-de-Boulude, dans la commune de Marsa (Aude), non loin du col de Nadieu, sur la rive gauche du ruisseau qui se jette dans le Rébenty en amont du village, c'est-à-dire à 6 km au sud-ouest de Saint-Martin-Lys.
c) Saint-Pierre-de-Peyrelade, dont les ruines sont encore visibles à 500 mètres au sud de la route nationale 117, à 5 km à l'ouest de Saint-Paul-de-Fenouillet.
d) Quant aux deux églises de Combrito et de Coronulis, il est possible que selon la tradition locale8 elles se soient trouvées sur la rive gauche de l'Aude, à 500 mètres à peine de Saint-Martin-Lys, au lieu-dit Camp de la Gleyso.
Comme le montre la situation géographique de Saint-Pierre-de-Peyrelade, l'abbaye de Saint-Martin-Lys s'étendait jusqu'au voisinage de Fenouillet et c'est dans les actes de cette abbaye que M. Fr. Fabre a retrouvé une quinzaine de mentions, toutes du X° siècle, concernant l'église de Notre-Dame-de-Laval, dont l'existence est attestée dès l'an 935. Cette dernière église, qui dépendait elle aussi primitivement de l'abbaye de Saint-Martin-Lys, était devenue en 1011, comme nous l'avons vu plus haut, la propriété de la nouvelle abbaye de Saint-Pierre-de-Fenouillet. L'ancienne abbaye déclina alors rapidement. En 1070 elle fut unie au monastère de Saint-Pons-de-Thomières, pour devenir finalement, en 1207, un simple prieuré du monastère de Prouille, que venait de fonder saint Dominique en 1206.
[...] - Comme à Saint-Pierre-de-Fenouillet, de Fenouillet, Il serait, intéressant, à Saint-Martin-Lys, de déblayer les ruines du monastère, qui présentent encore par endroits près de 3 mètres d'élévation. De même, les vestiges des églises d'Artosoul, de Boulude et de Peyrelade mériteraient d'être examinés, puisque leur structure date probablement au plus tard de la première moitié du XI° siècle.

1977
Le Midi pyrénéen touristique2
[...]Après avoir traversé Axat et reçu le Rébenty, elle aborde le défilé de Pierre-Lys, long de plus de 2 km, dans les parois verticales duquel la route doit percer trois tunnels pour la suivre. Le dernier de ceux-ci est appelé «trou du Curé» en l'honneur de l'abbé Armand, qui, au début du XIXe siècle, creusa cette galerie à la pioche avec ses paroissiens de Saint-Martin-Lys, ouvrant ainsi une des plus belles routes de France

1977
Folklore - Volume 30 - Groupe audois d'études folkloriques4
Un biographe de l'abbé Félix Armand ( 6 ) relate de quelle manière les habitants de Saint-Martin-Lys procédaient pour couper les arbres et les acheminer jusqu'à Quillan. En ces lieux inhospitaliers, aux pentes raides et caillouteuses...

1978
Deux canyons des Corbières Méridionales : Galamus et Pierre-Lys - de P. Ambert - Journées d'étude des phénomènes karstiques, Grenoble, 6 et 7 mai 1977 - Revue de géographie alpine3
tome 66, n°3, pp. 281-289;
Résumé. — L'étude comparée des deux plus célèbres « canyons » des Corbières méridionales, Galamus (Agly) et Pierre-Lys (Aude) permet d'aborder le problème de la genèse et de l'évolution des gorges. L'explication classique d'une néotectonique ne reçoit ici aucune confirmation, et le fait que les rivières s'écoulent sur une même structure, en sens contraire n'en facilite pas l'utilisation. Par contre, l'on peut en déduire que le creusement vertical de ces formes reste lié à l'évidement des structures d'aval, tandis que leur calibrage revient en premier chef au débit des cours d'eau. Le jeu de ces divers paramètres confère aux deux « canyons » une personnalité marquée.
La réputation des deux plus célèbres « canyons » des Corbieres méridionales, Galamus (Agly) et Pierre-Lys (Aude) n'est pas usurpée. S'ils n'ont pas l'ampleur de leurs illustres semblables (Ardèche, Verdon...), ils n'en sont pas moins des copies conformes de l'archétype : vallées profondément encaissées offrant des parois verticales dans les calcaires durs et des pentes plus faibles dans les faciès plus tendres. Très connus, ils n'ont pourtant pas fait l'objet de l'étude détaillée qu'ils semblent mériter. Notre but n'est pas de réparer cette lacune, mais de rechercher les facteurs susceptibles de contribuer à une meilleure compréhension des canyons.

I. Caractères généraux de la morphogenèse des gorges.
Une cartographie géomorphologique au 1/25 000 permet d'éviter la description par le détail des paysages régionaux.

Gorges de l'Aude et de l'Agly - croquis Gorges de l'Agly - croquis Gorges de la pierre-lys - croquis

Il nous apparaît opportun de faire ressortir les traits communs et divergents de ces canyons. On peut avancer :
— Leur inadaptation sur une même structure que l'Aude et l'Agly recoupent à peu près symétriquement de part et d'autre du Pech de Bugarach, point remarquable du chevauchement nord pyrénéen. Les deux rivières ont une même orientation méridienne à travers une écaille essentiellement calcaire mais dont la composition stratigraphique diffère considérablement. A l'О., l'Aude tranche une structure, certes complexe dans le détail, mais réduite aux seuls faciès de l'Aptien (calcaires durs à passées marnocalcaires). A l'Е. au contraire, l'Agly recoupe une série stratigraphique de calcaires massifs allant du Lias à l'Aptien inclus, à partir d'une surface d'érosion d'âge post-Zartonienne (âge du chevauchement), qu'on peut retrouver au-dessus de la Pierre-Lys ou de Galamus.
— A cette première disparité s'en ajoute une seconde tout aussi primordiale. Les deux rivières coulent très exactement en sens inverse l'Aude du S. au N., l'Agly du N. au S. Cet état de fait n'aurait aucune incidence sur notre propos (alors qu'il a une résonance extrêmement importante dans la reconstitution paléogéographique régionale) si l'Aude à l'entrée de la Pierre-Lys n'était déjà une puissante rivière. Grossie de plusieurs affluents importants (Rebenty, etc..) et fortement alimentée par un haut bassin versant encore assez enneigé de nos jours, elle se distingue de l'Agly, qui à Galamus n'est qu'à 10 km de sa source (contre 50 à l'Aude) et partage un bassin d'alimentation, bas (900 m) et faiblement enneigé avec la Sais et l'Orbieu. Cette disparité devait être plus grande encore, lors des phases froides du Quaternaire.
— On peut s'attendre, dès lors, à une forte disproportion dans l'ampleur du modelé des gorges. S'il n'en est rien au chapitre de la profondeur des entailles dans la portion aval des défilés (de l'ordre de 500 m à partir du plan initial), le trait de scie de l'Ermitage de Galamus et le profil en marches d'escalier de l'Agly à l'amont diffèrent notablement du profil régularisé et du calibrage plus ample de la vallée de l'Aude à Pierre-Lys, héritage direct de la dynamique fluviale.
— Cette disparité émarge enfin, des facilités lithologiques que confèrent au déblaiement les intercalations marneuses de Saint-Martin-Lys où la vallée de l'Aude prend une ampleur inusitée, minimisée en partie par de puissants éboulis. De la même façon, les marnes albiennes de l'alvéole quillanais et du synclinal de Saint-Paul-de-Fenouillet seront aisément déblayées et avec l'appoint des réseaux karstiques faciliteront l'abaissement du niveau de base local à l'aval des gorges et en commanderont le creusement vertical.

II. Le rôle du karst dans le creusement.
L'aptitude à la karstification des terrains calcaires traversés par les deux canyons est remarquable. Celle de l'Urgonien surtout, qui, dans la Forêt des Fanges, abrite, sous un dense couvert forestier, une profusion de dolines en entonnoir, paysage qui n'est pas sans évoquer ceux du karst croate.
Au contact des schistes et marno-calcaires aptiens, des formes fluviokarstiques plus amples se développent. Formes encore modestes comme le « poljé » de la Maison des Gardes (Forêt des Franges) ou la dépression curieusement nommée Planèzes (Saint-Martin-Lys) ; formes beaucoup plus vastes, qui évoquent encore la Yougoslavie, avec le plateau de Sault et ses annexes, paléo-poljé bien connu depuis les travaux de P. Birot (1937) et J.-J. Lagasquie (1963).
A la surface des plateaux, excepté sur les schistes aptiens, aucun écoulement n'est visible ; l'eau se concentre en profondeur pour réapparaître en de puissantes sources fixées à l'aval des canyons (Font Maure à Pierre-Lys et la Tirounère à Galamus). Leur débit est considérable et les études spéléologiques ou colorimétriques montrent que les circulations hypogées sont perpendiculaires au cours aérien de l'Aude et de l'Agly.
Les preuves de cet assujettissement des écoulements souterrains aux structures géologiques est un fait confirmé par des galeries pénétrables, qui se développent dans la partie supérieure des strates calcaires, sans être pour autant des cavités « cutanées » (au sens de R. Ciry). Enfin, la localisation des résurgences à l'aval des structures géologiques qu'elles drainent, partant à l'aval des gorges, suggère, avec l'ancienneté du système, l'interdépendance du réseau subaérien et des circulations souterraines. Les grottes (Pierre-Lys), s'ouvrant au cœur des gorges, peuvent, avec des réserves, être considérées comme des paléo-résurgences, voire des sources temporaires, fonctionnelles seulement lors des plus fortes crues. Leur développement, parallèlement aux structures recoupées par les canyons va dans ce sens (Salvayre: 1977).
Enfin, il faut noter que les sources de la Foux, à l'aval de Saint-Paul, contrairement aux précédentes, montrent une nette indépendance par rapport au niveau de l'Agly. Ces sources sont chaudes (25°) et fortement ionisées (sulfatées calciques). Elles sont suspendues 15 m au-dessus du lit de l'Agly, de part et d'autre de la rivière et donnent naissance à deux importants dômes de tufs. Or, cette position des sources, si elle découle d'un artésianisme dont les conditions semblent assez constantes depuis le dernier périglaciaire (les cônes de tuf moulant des éboulis de gel), est aussi la conséquence de la reprise d'érosion récente, qui déchausse les mêmes dépôts au-dessus du dernier trait de scie visible dans le bed-rock.
La barre, de par son étroitesse, entre deux alvéoles largement déblayés par l'érosion, n'a pu servir de cloison capable d'entraver celle-ci.
Ainsi, s'il est permis d'attribuer aux eaux karstiques un rôle non négligeable dans l'activation de l'érosion à l'aval des sources, leur localisation dans la plupart des cas peut être considérée comme la conséquence du creusement mais jamais comme le niveau de base de celui-ci. Dès lors, il est permis de se demander quelles formes d'érosion prédominent dans les gorges en question.

III. Mécanismes et témoins de l'évolution.
a) L'évolution actuelle.
La forme la plus nette est la création de rapides qui entraîne avec la genèse des tourbillons, l'érosion des galets allochtones par leurs propres sables abrasifs, l'élimination des éboulis, la création de marmites de géants, voire de terrasses rocheuses.
D'après les observations que nous avons pu faire à Galamus (zone Ermitage) et à Pierre-Lys, terrasses rocheuses et liquidation des dépôts de pente sont liées à un sapement de la base des parois qui accusent un surplomb 2 ou 3 m au-dessus de la rivière. Dans ce cas, les terrasses rocheuses discontinues, visibles aussi dans le défilé de Saint-Georges, n'ont aucune valeur chronologique.
L'élimination des éboulis a une conséquence plus imprévue. A Pierre-Lys, ils se localisent de façon préférentielle dans les couloirs d'érosion liés à la présence des marno-calcaires au sein des calcaires durs. Ils développent au niveau de la rivière de puissants cônes sapés par la turbulence de l'Aude, ce qui entraîne la réactivation de l'éboulis non fixé. Ainsi ils forment des caps saillants sur les escarpements vifs de l'Urgonien qu'ils contribuent soit à protéger, soit à éroder par la création d'une turbulence en amont de la paroi.
A Galamus, les éboulis ou les alluvions sont rares surtout dans la partie supérieure des grandes gorges. La structure très redressée détermine de nombreux ressauts dans le lit, générateurs de remous et de dépôts de tufs (grands gours accrochés à la crête des barres, ou demi-dômes déposés en contrebas de celles-ci). L'étude de ces tufs est instructive en ce sens qu'ils paraissent occuper le seul lit d'étiage de la rivière, preuve à peu près certaine de l'actualité du phénomène (comme peuvent l'indiquer également les fortes teneurs en Na et So 4). Par contre, les masses considérables de tufs développées à l'aval des gorges ont une autre origine, ils sont tributaires de la Font Tirounère.
Au chapitre des mécanismes classiques d'évolution dans les gorges calcaires, nous avons noté :
— que dans les parois, joints, diaclases, fentes de décollement sont dans ce karst « vert » la zone d'ancrage de nombreux arbustes à caractère plus xérique que la flore locale (les genévriers, la « baouco » s'y taillent une bonne place, et activent le démantèlement des parois par pression et dissolution). La Pierre-Lys en offre une très belle illustration sur la paroi de rive droite, à l'amont du dernier méandre des gorges, dégagée par érosion différentielle à la faveur d'une faille ;
— qu'à ce déchaussement en partie biogène, s'ajoutent les effets de la simple gravité. Les parties hautes des parois de Galamus en amont de l'Ermitage montrent de belles fentes de décollement ; le recul s'effectuant plus vite au sommet, les gorges acquièrent un profil en marches d'escalier ;
— qu'au contraire lorsque le déchaussement des blocs fait appel au sapement de la rivière, dans les structures verticales régionales les escaliers sont renversés et de nombreux surplombs montrent à l'évidence la chute récente des blocs qui se superposent parfois à des éboulis périglaciaires (Saint-Martin-Lys).

b) Les témoins de l'enfoncement quaternaire.
L'étude de l'évolution au Quaternaire des deux gorges était l'un de nos objectifs. Mais à Galamus, aucune forme ancienne ne peut être inventoriée.
A la Pierre-Lys, la pénurie est moindre, mais les témoins quaternaires restent souvent isolés les uns des autres et ne permettent pas d'étayer un canevas de l'évolution. Bornons-nous à signaler l'abondance des grèzes et éboulis périglaciaires (Saint-Martin-Lys) qui descendent à proximité du lit actuel de l'Aude. Ces éboulis sont souvent indurés en brèche sans qu'il soit possible de les attribuer à une autre phase froide que le Wiirm.
Ces dépôts fossilisent en plusieurs points (Trou du Curé, Belvianes rive droite), une terrasse de l'Aude (5-6 m) qui peut marquer elle aussi le stade maximum de la même phase glaciaire. Terrasse et éboulis sont de toute façon postérieurs au dégagement par érosion différentielle dans les schistes des profondes entailles qui sont partout l'un des éléments essentiels du paysage. Des alluvions plus anciennes sont visibles au Sarrat (amont de Saint-Martin-Lys) à 50 m d'altitude relative. Nous n'en connaissons pas malheureusement d'équivalent exact dans l'alvéole quillanais, les seules corrélations possibles se faisant avec des témoins de glacis sans que les relations soient péremptoires.
De fait, les formes les plus anciennes des gorges paraissent être les versants réglés, fortement disséqués par l'érosion, sur la rive droite de l'Aude à l'aval de Saint-Martin-Lys. Ils ont été non seulement disséqués par les ravines qui lardent le versant, mais également tronqués violemment par le sapement de l'Aude responsable d'un escarpement d'une cinquantaine de mètres, dégagé en partie aujourd'hui des empâtements cryoclastiques wiirmiens.

CONCLUSION
Certes les formes étudiées ici sont d'extension longitudinale modeste, mais leur témoignage du fait de l'homogénéité relative des structures reste instructif par sa simplicité même.
La référence à la tectonique dans le schéma explicatif de la genèse des gorges est invoquée par bon nombre d'auteurs (Nicod J., 1975). Dans le cas présent, on imagine pourtant difficilement les rapports qui peuvent unir une néotectonique de la nappe des Corbières solidaire du socle, avec deux cours d'eau perpendiculaires à l'axe du soulèvement mais s'enfonçant en canyon en sens inverse l'un de l'autre. Dans les deux cas, c'est le déblaiement des alvéoles à l'aval des gorges qui commande leur approfondissement. Il n'est pas, loin s'en faut, synonyme certain de néotectonique.
Si le rôle du karst n'est pas négligeable, les sources à l'aval des canyons modifiant considérablement, avec leur débit, le potentiel érosif des rivières, on ne peut lui attribuer tout le modelé en creux : creusement des alvéoles de Quillan et Saint-Paul, érosion régressive à partir de celles-ci des deux canyons.
Dans le modelé de détail, les propriétés des calcaires fixent, suivant un schéma classique, la physionomie des gorges. C'est le débit des cours allochtones qui assure l'ampleur latérale et le calibrage de ce qui resterait sans lui, dans le cas le moins favorable, un trait de scie. La comparaison entre les débits de l'Aude et de l'Agly est en ce point instructive puisqu'elle rend compte en définitive des différences essentielles qui singularisent le défilé de Pierre-Lys des gorges de Galamus.

1980-07
Dr. Charles Boyer - Les anciens châteaux seigneuriaux du département de l'Aude
ARTIGUES Ce petit village dépendait autrefois de l'abbaye de Saint-Martin-de-Senis qui s'élevait à proximité du village de Saint-Martin-Lys. Il n'y avait pas de château seigneurial.
QUIRBAJOU Un important château-fort s'élevait en avant et au Sud du village, sur un rocher dominant la vallée du Rébenty. On voit encore sur son emplacement appelé "lé Roc d'al Castel", les restes des murs de l'angle Nord. Au Moyen Âge Quirbajou dépendait de l'abbaye de Saint-Martin-de-Lévis, près de Saint-Martin-Lys. [Hypothèse de Paul - Est ce le chateau du castel d'en Prat ? (serait alors le chateau dont parle le livre vert de l'archevéché de Narbonne ? et/ou le chateau de la donnation du seigneur de Marsa) - Autre hypothèse : le chateau de Quirhaut]
SALVEZINES Ce lieu a été érigé en commune le 24 juillet 1867. C'était un ancien hameau de Puilaurens. Le Counil, la partie la plus importante de la commune, était dans la possession de l'abbaye Saint-Martin-du-Lez ou Lys. L'abbé de Saint-Martin pouvait être considéré comme le seigneur. Il n'y avait pas de château.
SAINT-MARTIN-LYS Il n'y a jamais eu de château seigneurial à Saint-Martin-Lys. L'histoire de ce petit village se confond avec celle de l'abbaye dont les vestiges sont à peu près inexistants.

1980
L'ardoise et la craie : entretiens avec Maurice Chavardès / Gaston Bonheur2
Il y avait de l'autre côté du défilé de la Pierre-Lys un village, le premier quand on a traversé l'horreur des gorges : Saint-Martin-Lys. Les coupe-gorges, les...
Or, ma mère allait quelquefois rendre visite à sa collègue de Saint-Martin. L'école me faisait très peur parce qu'un maître s'y était pendu et en plus, la façade au nord était en ardoises et goudronnée pour que l'eau ne pénètre pas. C'était une maison noire au bord du torrent. On goûtait avec l'institutrice, une veuve elle aussi, avec sa petite fille, puis on rentrait.
Une fois, on fut surpris par un orage. On entendait la foudre pous tomber dessus, on ne savait pas s'il fallait courir ou rester à l'abri du Trou du Curé. On avait les cheveux dressés sur la tête.

1980
La douceur sur la terre / Tatiana Kletzky-Pradère2
Extrait 1 : Devant une brèche étroite et sauvage, «le trou du curé», un quatrain gravé sur une plaque fixée au roc, rappelle le souvenir de l'abbé Félix Armand qui relia son petit village de Saint-Martin-Lys à Quillan, en ouvrant un tunnel au pic et à la pioche

1984
Agriculture. Soumission au régime forestier des forêts non domaniales (1827-1965) Par M.-Th. Chabord et J. Le Pottier
Aude - référence : f/10/6052 - Saint-Martin-Lys, 1883-1910, 1964

1985
Sarret Jean-Pierre. Géographie historique du Pays de Sault au Moyen Age (Aude) - Archéologie du Midi médiéval. Tome 3, 1985. pp. 93-1023
Certaines communautés, ont effectué une migration, abandonnant le site d'origine pour se rapprocher des forêts, des ruines et surtout de l'eau pour utiliser sa force motrice (forges, moulins, scieries). Cette lente mutation contrariée pratiquement jusqu'au XVIIe siècle par les incursions espagnoles, a malgré tout été favorisée par l'expansion monastique, en particulier des abbayes de Saint-Martin Lys et de Joucou (L'étude de Jean Blanc "La colonisation monastique du Pays de Sault à partir des abbayes de Joucou et de Saint-Martin Lys" est à paraître dans l'ouvrage collectif "Sociétés et espaces du Pays de Sault").

SOURCES ET BIBLIOGRAPHIE
Manuscrit Fonds Doat. 9551. Copies Bibliothèque des registres Municipale d'inquisition de Carcassonne. de Jacques Ferrier, Bibliothèque Nationale, Paris.
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BAYROU (A.), Fenouillèdes, Diocèse d'Alet, fragments historiques et statistiques, Carcassonne, 1980.
BUZAIRIES (L. A.), Notices historiques sur les châteaux de l'arrondissement de Limoux, Limoux, Boute, 1867.
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DUVERNOY (J.), Le catharisme : 1) La religion des cathares, Privât, Toulouse, 1976, 2) l'histoire des cathares, Privât, Toulouse, 1979.
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GUIRAUD (J.), Histoire de l'Inquisition, Tome I et II, Paris, Picard, 1935-1938.
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LEROY LADURIE (E.), Montaillou village occitan, Gallimard, 1975.
LEROY XIVe LADURIE siècle, dans Ethnologie (E.), La française, "domus" nouvelle à Montaillou série, III, 1973, au 1-2, pp. 43-62.
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MOULIS (A.), Ariège et châteaux féodaux, pp. 65-66 (Prades, Montaillou).
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Dom VIC et Dom VAISSETTE, Histoire générale de Languedoc. Privât, Toulouse, 1872-1904, 16 vol.
VIGUERIE (P.), Annales ou histoire du Diocèse et de la ville de Carcassonne, T. 1 et 2, Carcassonne, 1805.

1986
Les Français et la France : 1859-1899 / par Jacques Valette et Alfred Wahl2
Extrait 1 : 4) Evalotion du rôle et de l'image du prêtre
[...]Dans la haute vallée de l'Aude par exemple, le curé d'Escouloubre fit construire un canal d'irrigation ; celui de Saint-Martin-Lys a œuvré en faveur du percement d'une route dans les gorges et l'abbé Moulis de Lafajolle entreprit lui-même des travaux divers et repeignit l'intérieur de l'église du village

1986
Raynaud Christian. Villages disparus dans les Pyrénées audoises : les mutations médiévales de l'habitat - Annales du Midi : revue archéologique, historique et philologique de la France méridionale, Tome 98, N°176, 1986. Villages disparus dans les Pyrénées audoises. pp. 433-4673
Dans la région étudiée, la disparition de six localités, dont quatre villares, une villa et une forteresse-paroisse, semble se dérouler dans un climat d'agitation sociale d'une extrême violence, atteignant son paroxysme au cours de la seconde moitié du XI° siècle. Les milites se livrent alors à toutes sortes de spoliations et de pillages au détriment des biens ecclésiastiques, en particulier du temporel foncier des monastères les moins aptes à leur résister (P. Bonnassie, La Catalogne du milieu du Xe siècle à la fin du XIe: croissance et mutations d'une société, Toulouse, 1975-1976, t. II, p. 550-55). L'abbaye de Saint-Martin-Lys ressort complètement-ruinée de la crise féodale et en 1070, au moment de son annexion à l'abbaye de Saint-Pons de Thomières, elle présente l'image d'un désert : « ...aliquando simoniache distractum, a pravis hominibus sua possessione privatum, (...) et pene ad nihilum perductum et omnibus modis desertum et ad heremum reductum... » (Devic et Vaissête. Histoire générale de Languedoc, Toulouse, Privât, 1874-1892, t. V, pr. 292, col. 571-572). Et de fait Courondes, Arthozouls, Cassagnes et Calabrus disparaissent de la documentation avant la fin du XI° siècle.

1988
Pays de Sault. Les Pyrénées audoises au XIXe siècle : les villages et l'État / Christian Thibon ; [publ. par le] Centre national de la recherche scientifique...2
Extrait 1 : St Martin Lys, 42, 47, 132
Extrait 2 : Cette série de victoires électorales accrut l'agressivité des partisans légitimistes de l'Ordre Moral. De 1870 à 1878, il y eut de leur part, une tentative d'instaurer un parti du château qui s'appropria les instruments administratifs légués par l'autoritarisme impérial.
Ainsi, dès le lendemain de l'élection législative de 1870, Léonce de Guiraud et son représentant local, M. Montpellier, gérant des forges du Baron de la Rochefoucauld, dénoncèrent au préfet les partisans péréiristes et exigèrent des « changements pressants. Si les légitimistes n'osèrent pas révoquer dans leurs fiefs les bonapartistes T. Pinet et A. Debosque, les hommes-clés des clientèles de ces derniers furent destitués de leurs postes et charges, le maire et l'instituteur de Sainte-Colombe-Sur-Guette, le chargé de la vicinalité, les percepteurs et le juge de paix d'Axat. Une deuxième vague de révocations suivit, elle s'attacha à punir les villages dont les suffrages s'étaient portés sur le candidat Pereire. Les maires de Saint-Martin Lys, Quirbajou, Merial et de Camurac firent les frais de cette expiation, seul le maître de Belcaire, Médus, conserva son poste, son éviction aurait profité à un républicain. A Quillan, T. Pinet démissionna mais aux élections municipales de 1871, il fut triomphalement réélu. A cette occasion, la côterie légitimiste dirigée par Jaubert (fils du juge de paix de la Restauration) et Canavy (notaire guiraudiste) s'allia avec les ex-péréiristes. Le choix de l'ex-juge de paix Destours comme candidat de l'Ordre Moral résume le compromis des notables quillanais et leur vocation « régimiste » En dehors du bassin de Quillan, les légitimistes renouèrent avec les pratiques impérialistes, la candidature officielle et les interventions directes lors des élections municipales. Cette investigation du « parti du château » eut lieu dans les communes où l'aristocratie (maisons de la Rochefoucauld et Mauléon) possédait des[...]
Extrait 3 : Aux initiatives personnelles de l'aristocratie, s'ajoutèrent les décisions d'une administration acquise aux idées des élus partisans de l'ordre. Des destitutions fondirent de nouveau sur les communes dont le comportement électoral était supposé hostile. Les maires de Camurac, Saint-Martin-Lys et Mérial furent destitués en 1872-73, les élus qui pouvaient présenter un danger en raison de leur passé furent invalidés, la préfecture découvrit à cette occasion(...)Il en fut de même à Saint-Martin-Lys, les gendarmes furent accueillis par la belle-fille du maire et ne trouvèrent aucune aide auprès de la population qui boycotta l(...)
Extrait 4 : Enfin jusqu'en 1829, le génie, le Ministère de la guerre refusèrent l'ouverture d'une route de la Pradelle à Quillan via Axat, pour des raisons stratégiques ! Les seules réalisations de cette période sont dues à l'initiative privée. Le curé de Saint Martin Lys, F. Armand, perça une route dans le défie de la Pierre Lys: en son honneur, le Conseil Général décida d'ériger une statue en 1826 et l'adjoint au maire de Quillan réitéra cette demande en 1849 : notables républicains et monarchistes (...) - Extrait 5 : en 1912 le candidat aviateur Védrines était annoncé par les comités villageois comme le «digne représentant des conquérants pacificateurs et civilisateurs ». Pareil stéréotype accouplé au symbole de « l'homme oiseau » reflétait un état d'esprit qui s'était déjà vérifié lors des grèves de 1904-1907: en effet à la suite des grèves des carriers de Nebias et des ouvriers du chantier ferroviaire, la troupe envoyée en renfort fut accueillie par les villages d'Axat, de Belvianes, de Lapradelle et de St Martin Lys par les vivats de « Vive la grève, vive l'armée »
Extrait 6 : « [...]Ils prêchaient la concorde, n'exigeaient pas l'obole et s'abstenaient d'injurier les maires... Ces écclésiastiques d'une génération presque éteinte, s'appelaient Armand, Mir, Uteza, noms vénérés. C'est avec ce cortège de dignes et saints prêtres que le curé Armand, d'impérissable mémoire, monte sur le piédestal élevé aujourd'hui au bienfaiteur de ces contrées ».
Les curés en question, Uteza ou Medus, réfugiés dans la montagne avaient poursuivi leurs tâches quels que soient les événements révolutionnaires et F. Armand, en perçant un tunnel dans les gorges de l'Aude, avait ouvert le [...]

1989
Pays de Sault. Espaces, peuplement, populations / [publ. par le] Centre national de la recherche scientifique, Centre régional de publication de Toulouse, Midi-Pyrénées2
Extrait 1 : Avec le Moyen Age la poussée anthropique et l'essaimage reprennent autour des communautés bénédictines comme Joucou ou St Martin-Lys. C'est bientôt l'ascension, à l'image de bien des contrées d'Occident. Au XIIIe siècle, 48 localités sont attestées en Pays de Sault. Cet essor sera pourtant de courte durée : entre le début du XIe siècle et la fin du XVIe siècle, près de la moitié de ces villages cessent d'exister. Ces processus de désertion touchent d'ailleurs toutes les terres de montagne de la haute vallée de l'Aude, aux prises avec des conflits politiques (ainsi la guerre franco-aragonaise de 1473 à 1560), les crises religieuses (plusieurs raids de calvinistes se manifestent) ou des problèmes économiques (l'épuisement de la forêt surexploitée). Les villages qui ont résisté constitueront pourtant les points d'ancrage de la reconquête. Peu à peu le calme du XVIIe siècle permet un rétablissement positif de la courbe démographique tandis que, parallèlement, l'historien dispose désormais de sources plus fiables. Alors se met en place, ici comme ailleurs, un rythme ascendant qui va conduire, à travers le XVIIIe siècle, à l'optimum démographique des espaces ruraux. Vers 1750, 7 300 personnes vivent en Pays de Sault ; en 1775, on en serait à environ 10 000. C'est en 1836 que le point maximum est atteint : 11 113 habitants. L'épidémie de choléra de 1854 (1 257 décès en 3 mois soit 11,4 % de la population) porte un premier choc à une collectivité solide. Jusque vers 1870 le pays résiste pourtant aux secousses mais la décrue s'amorce bientôt : l'exode puis la grande guerre et la baisse de la natalité font chuter en 50 ans la population de 40 %. En 1921 le Pays de Sault ne compte guère que 6 159 habitants. Le processus plus général de dépeuplement des campagnes, loi du XXe siècle, a ici également fait son cuvre (2 108 habitants en 1982). La modernisation de l'économie montagnarde devrait, on l'espère, favoriser sans tarder une revitalisation de ces contrées.
Extrait 2 : bénédictins eux-mêmes n'hésitant pas à édifier des abbayes, telles Saint-Jacques de Joucou ou bien St- Martin-Lys, édifications ayant aussi pour conséquence de fixer un peu plus les lieux d'habitat
Extrait 3 : Les seules agglomérations importantes sont celles de Quillan et d'Axat de part et d'autre des gorges de la Pierre Lys, les autres étant, à l'exception de Belvianes, des villages ou hameaux de faible importance : Saint Martin Lys, Usson, Escouloubre-les-Bains, dans la vallée de l'Aude, Marsa, Joucou, Belfort, Niort, Mérial, La Fajole dans la vallée du Rebenty, Counozouls, Sainte-Colombe dans la vallée de l'Ayguette
Extrait 4 : [...]le jour vers la fin du VIII siècle - début IXe siècle, dans un contexte historique précis : celui du réveil de la vie monastique au VIII° siècle. En effet, au cours de cette période, l’élan vers la vie monastique est si puissant que des colonies de moines s'installent dans le Haut-Razès. Ainsi, dans la vallée de l'Aude, au-delà d'Alet et des gorges de La Pierre-Lys, on trouve la modeste abbaye de Saint-Martin-Lys. A une quinzaine de kilomètres de Saint-Martin, d'autres[...]

1990
Thomas Jack. résumé de Les Audois célèbres : Cazals (Rémy) et Fabre (Daniel) (sous la direction de), Les Audois. Dictionnaire biographique, Carcassonne, Association des Amis des Archives de l'Aude, Fédération audoise des Œuvres laïques et Société d'Études scientifiques de l'Aude, 1990. In: Annales du Midi : revue archéologique, historique et philologique de la France méridionale, Tome 103, N°195, 1991. pp. 393-3963
La religion est aussi une pourvoyeuse d'hommes notoires, des grands archevêques de Narbonne aux plus humbles curés villageois parmi lesquels on retiendra Félix Armand, recteur à Saint-Martin-Lys, animateur des travaux routiers qui permirent de désenclaver la haute vallée de l'Aude à la fin de l'Ancien Régime.

1990
Magnou-Nortier Elisabeth. A l'origine de l'essor urbain et villageois : le râle de la fiscalité et de la paix (XIe-XIIe siècles)Actes des congrès de la Société des historiens médiévistes de l'enseignement supérieur public, 16ᵉ congrès, Rouen, 1985. Les origines des libertés urbaines. pp. 143-1623
En cette fin du XI° siècle, les croix sont devenues partout le signe très visible que le terroir ou la portion de terroir qu'elles délimitent jouit de ce régime d'exception : une salvetas est bien une monetas. Toutes les sauvetés pour lesquelles nous connaissons à cette haute époque le statut bénéficient d'avantages semblables. En 1045, l'archevêque de Narbonne, Guifred, place le petit monastère de Saint-Martin-Lys dans une salvatio (HL, V, 224), ita sub dominât ione abbatum eiustdem loci et monachorum... deservari instituit, ut in omnibus praediis alodium illorum, nulla sit persona potens vel inferior, quae vim alicuius servitii sibi audeat vindicar - [e in] hominibus illorum infra cunctos terminos eorum consistent ium. Sunt autem termini eiusdem quos omnium credimus esse salvationem (suit la description des limites qui paraît englober la commune de Saint-Martin-Lys aujourd'hui).

1990
Les Cahiers de Saint-Michel de Cuxa4
Il est donc difficile d'établir, à priori, une antériorité de la Catalogne sur le Languedoc, dans ce domaine. Du moins, examinons les monuments et les faits. Nous étudierons successivement, les abbatiales de Saint-Martin-Lys, Saint-Jacques de Joucou, Saint-Guilhem-le-Désert, Sainte-Marie de Quarante, Saint-Pierre et Saint-Paul de Caunes, Sainte-Marie de Lagrasse, Saint-Polycarte.

1990
Toponymie générale de la France - Ernest Nègre - Librairie Droz - volume 1 - Formations préceltiques, celtiques, romanes4
Lys (Saint Martin-), Aude, et Pierre-Lys, comm. Saint martin-Lys. Aude; monasterium Alenis. 955, de Lenis. 1038, alio nomine Lenis. 1045, de Petra Lesia. 1360, Sainct Martin del Lez... Sainct Martin de la Pierre. 1639, de Pierre Lis. 1781 (DT) ; = peut-être pl. de NP rom. Allienus (OTL), qui aurait donné *Le(n)s écrit Lez, attr. de occitan lis, lisa «lisse, poli, uni» ; autre expl. RIO 1956, 140.

1991
Mémoires de la Société archéologique du Midi de la France2
XVIIIe s. [Après le 20 juillet 1045]
Domnus Arnaldus Tolosanensis episcopus souscrit la notice relatant la dédicace de l'église du monastère Saint-Martin du Lez (Saint-Martin-Lys, cant. Quillan, 11 ; anc. dioc. Narbonne, puis Alet.), en Fenouillèdes.
In nomine sancte et indiuidue Trinitatis. Hec est notitia dotis que facta est ex consecratione cenobii almi confessoris et presulis Martini [...] Anno MXLV incarnationis Domini | dominice. Eihenrico autem regis Francie XV, iussu domni Guifredi sancte prime sedis Narbonensis archiepiscopi, uenit Guifredus Carcassonensis pontifex cum maxima multitudine populi ad dedicandam basilicam prescripti cenobii [...] Guifredus sancte prime sedis Narbonensis archiepiscopus hanc constitutionem uel consecrationem fieri mandans, omnibus presentibus uel futuris sue diocesis episcopis firmare decreuit et manu propria subscripsit [...]. + Oliue Ausonensis episcopi. + Bernardi Biterrensis Ecclesie presulis. + Domni Petri Ierundensis Ecclesie pontificis. + Domni Arnaldi Tolosanensis episcopi. + Domni Willelmi Vrgellensis Ecclesie antistitis. + Domni Berengarii Elenensis Ecclesie episcopi. + Domni Bernardi Cosoronensis Ecclesie presulis. + Matfredi archidiaconi. S. Pontii custodis ecclesie, qui hanc dotem situe consecrationem scripsit die et anno quo supra. — La 15e année du règne de Henri Ier, comptée à partir de la mort de son père, correspond à la période du 20 juillet 1045 au 19 juillet 1046. Les souscriptions de la plupart des évêques se retrouvent à la fin de la lettre notifiant la dédicace de l'église Saint-Michel de Fluvia, au diocèse de Gérone, cérémonie qui eut lieu le 26 juillet 1045 : Guifredus sancte Narbonensis Ecclesie archiepiscopus et Oliba episcopus Ausonensis [...] coepiscopos in quorum manus [hec carta] deuenerit confirmare rogamus. Factum est hoc anno incarnationis Domini MXLV., die iulii mensis XXVI. regnique regis Henrici anno XVI. Guifredus sancte prime sedis Narbonensis Ecclesie episcopus subscripsi. Bernardus gratia Dei episcopus Coseranensis. Poncius gratia Dei cornes (lmpuriensis). Petrus episcopus (Gerundensis). Gauzfredus Evatia Dei comes. Oliba episcopus (Ausonensis). Arnaldus episcopus Magalonensis. Froterius episcopus Nemausensis. Berengarius sancte Elenensis Ecclesie episcopus. Wifredus gratia Dei Episcopus [Carcassonensis]. Willelmus gratia Dei episcopus Ausonensis Ecclesie. Berengarius Dei gratia Gerundensis episcopus. Berengarius episcopus Barchinonensis. Ego Giraldus Dei gratia Hostiensis episcopus, sedis apostolice legatus, longo post tempore, uisa et perfecta canonice constituta laudaui et scripto corroboraui. (BALUZE CXVII, f° 143 — « Ex archivo monasterii Cuxanensis. » | MARCA, BALUZE 1688, Appendix n° CCXXVIII - LABBE, HARDOUIN 1714, c. 921-922 — H.G.L.1733, p. 186).
« Archives de l'église de Narbonne. » — « Ex archiv. eccl. Narb. » — A.C. Narbonne, Inventaire des archives de l'archevêché, III, f° 370/390 | H.G.L. 1733, n° CXC ; (p. 186) — G.C. 1739, Instr. Eccl. Electensis, n° V — (G.C. 1785, c. 12) — H.G.L. 1875, n° 224 ; (n° LIV, c. 1553).

1991
Tables et index généraux des "Cahiers" 1 à 25 / [des colloques de Fanjeaux] ; dressés par Jean-Louis Biget...2
Saint-Martin-Lys XIX, 28

1991
Périodiques régionaux - Revue d'histoire de l'Église de France, tome 77, n°199, 1991. pp. 425-5083
André Bonnery : Premières manifestations de l'architecture romane des églises abbatiales en Languedoc-Roussillon, p. 75-100. XIe siècle. Descriptions, comparaisons, influences. Saint-Martin-Lys, Saint-Jacques de Joucou, Saint-Guillem-le-Désert, Sainte-Marie de Quarante, Notre-Dame de La Grasse, Saint-Polycarpe du Razes.

1992
Les Pyrénées orientales dans la guerre : les années de plomb : 1939-1944 / Gérard Bonet2
l'abbé quillanais Félix Armand, curé de Saint-Martin-Lys, "créateur" du défilé de Pierre-Lys et le docteur Ferroul, maire de Narbonne lors des événements viticoles de 1907

1992
Périodiques régionaux - Revue d'histoire de l'Église de France, tome 78, n°201, 1992. pp. 385-4623
AUDE
Mémoires de l'Académie des arts et sciences de Carcassonne.
5e série, t. III, 1989-1990. Carcassonne, 1991.
André Bonnery : Deux églises abbatiales des Pyrénées audoises : Saint-Martin-Lys, Saint-Jacques de Joucou, p. 133-144. Étude historique et archéologique.

1993-03-28
Axat : chroniques du passé : haute vallée de l'Aude et ses environs par GRASSAUD François2
En aval des gorges de Saint-Georges, l'Aude arrose Axat, reçoit à droite le ruisseau d'Aliès, à gauche le Rébenty, qui mérite une mention spéciale, arrose Saint-Martin-Lys et s'engage dans les gorges de la Pierre-Lys

Artigues dépendait autrefois de l'abbaye de St-Martin-de-Lenis, qui s'élevait à proximité du village de Saint-Martin-Lys

Pendant le cycle Carolingien le Donnezan se peupla de quelques villages dont la création fut due, en grande partie aux moines des abbayes de Joucou et de Saint-Martin-Lys(...)Le comte de Razes et ceux de Barcelone pendant leur possession temporaire les prieurs des abbayes de Saint-Martin-Lys et de Joucou, qui avaient sous leur dépendance la plupart des villages du Donnezan, avaient tour à tour concédé aux habitants de cette contrée des droits et des immunités assez considérables, afin de rattacher à(...)

1994
L'image des départements : sources, évolution, enjeux : actes du colloque de Narbonne, 1991 [i.e. 1990] / [organisé par] le Fait départemental ; textes réunis par Agnès Guellec2
Extrait 1 : Image bénédictine de l'Aude Jean BLANC (*) Lagrasse, Caunes-Minervois, Montolieu, Saint-Polycarpe, Saint-Hilaire, Alet, Saint-Papoul, Saint-Martin-Lys, Joucou, sont autant de villages situés dans l'actuel département de l'Aude, dont les origines sont intimement liées à l'implantation en ces lieux d'abbayes bénédictines
Extrait 2 : Si Lagrasse ou bien Fontfroide, pour ne citer que ces deux exemples, ont laissé un patrimoine architectural remarquable, il n'en est pas de même pour Saint-Martin-Lys, Cubières ou bien Joucou, dont on peut cependant retrouver la présence des religieux dans les archives

1994
L'Aude autrefois / Laurent Gil3
Le trou du curé
Sur une plaque apposée à l'entrée du tunnel baptisé "le trou du curé" on peut lire le lyrique quatrain suivant :
Arrête voyageur, le Maître des Humains A fait descendre ici la force et la lumière. Il a dit au pasteur :"Accomplis mon dessein" Et le pasteur des monts a brisé la barrière.
Cette inscription rappelle l'oeuvre de Félix Armand, curé de Saint-Martin de Lys, qui à la fin du XVIIIe siècle entreprit de percer la montagne pour relier les régions isolées du Roquefortès, du pays de Sault et du Donnezan au Capcir et à Quillan. Auparavant, pour accéder à ces pays de montagne, il fallait emprunter des sentiers très escarpés ou descendre le cours tumultueux de l'Aude en radeau.
Désireux de désenclaver sa paroisse, ce curé bâtisseur étudia le tracé de la route avant de lancer ses ouailles à l'assaut du roc, lui-même n'hésitant pas à se placer en première ligne. Suspendu au-dessus du vide, il posa les mines destinées à dégager les blocs de rocher. Napoléon aurait dit de lui : “Dommage que cet homme soit un prêtre, j'en aurait fait un général d'armée." il ouvrit, en tout cas, l'une des plus belles routes de France.

1996
Balade en pays de Sault / Joseph Rouzaud2
Il passe à Joucou et Marsa, près de Cailla, puis se jette dans l'Aude entre Axat et Saint-Martin-Lys

1996
Recueil des chartes de l'Abbaye de La Grasse. T. I, 779-1119 / publ. par Élisabeth Magnou-Nortier,... et Anne-Marie Magnou,... ; dans le cadre... [du Centre national de la recherche scientifique], URA 247, Laboratoire d'études méridionales2
Arbonis, comm. Saint-Martin-Lys, cant. Quillan. Cf Arbuscello
Arbuscello, 28 Cf Arbuscello.

Acte 28
870, 20 juillet. — Ponthion.
Charles le Chauve «honore» le comte Oliba, pour qu'il les possède en toute propriété, de biens que le fisc détient en Carcassès, à savoir: l'église Sainte-Marie et le fisc de Fraissé-Cabardès, tout ce que le fisc possède entre Alzau, le Cabardès, Laprade et le cours du Fresquel, l'église Saint-Jean, ce que le roi possède dans le fisc du Viélaras, tout ce qui relève du fisc à Greffeil et Greffeillet, à Corneille, Rébenty, Aurencianus, Vinaussac, Saint-Martin, Clariac, Faviès, Saint-Etienne en Valde-Daigne; dans la viguerie d'Alzonne, l'église Saint-Martin, Villelongue, l'église Saint-Amand, Raissac-sur-Lampy ; dans le comté de Razès, ce qui revient au fisc à Festes, Bouisse, Fontes, Saint-Martin, Cailhau, le Solanel, Mazerolles-du-Razès, Arbouis et Brenac.
A. Original, Bibl. nat., ms lat. 8837, fol. 44V.
B. Coll. Doat, vol. 66, fol. 87, d'après A.
a. G. Tessier, Recueil des actes de Charles II le Chauve (840-877), t. II, Paris, 1952, n° 341, p.
260-262. (Nous renvoyons à cette édition pour l'étude critique de ce diplôme et les indications des autres sources et éditions le concernant.)
Texte repris de a.
(Chrismon) In nomine sanctae et individuae Trinitatis. Karolus gratia Dei rex. Regalis celsitudinis mos est fideles regni sui donis multiplicibus et honoribus ingentibus munerari atque sublimare. Proinde ergo morem parentum regum videlicet praedecessorum nostrorum sequentes, libuit celsitudini nostrae Olibam, dilectum nostrum comitem, de quibusdam nostrae proprietatis rebus honorare atque munerari. Cedimus ergo ei, in pago Carchasensi, eclesiam sanctae Mariae et Fraxinum fiscum nostrum, et de Helesau usque in Cabardense et de Prada usque in flumine Fiscovo quantum ibi nostrum indominicatum habebamus, eclesiam vero sancti Iohannis et quantum in Basara fisco habere visi sumus, Agrifolium vero et alterium Agrifolium hoc quod ad fiscum nostrum pertinebat, Corneliana vero et Rebentino et Aurenciano et Vinaciacum et Sanctum [Mart]inum quicquid ad nostrum indominicatum pertinere videbatur; Clariacum quoque et Favars, et in Valle Aquitanie Sanctum Stephanum, quantum in ius nostri indominicatus adtingere vel adherere videbatur; necnon et in vicaria Ausonensi eclesiam sancti Martini et Insulam longam et eclesiam sancti Amantii et Resciacum cum omnibus quae ad fiscum nostrum pertinent ; et in comitatu Ratensi, in Festam et Buscam et Fontes et Sanctum Martinum et Calau et Solonello et Mazirolas et Arbuscello et Bernacum cum omnibus quae ad nostrum indominicatum pertinebant. Unde et hoc magnitudinis nostrae praeceptum fieri illique dari iussimus, per quod memoratas res cum omni sua integritate quantum ad proprium nostri fisci pertinebat praenominato Olibe comiti aeternaliter ad ius proprium habendas concedimus et de nostro iure in ius ac dominationem illius solemni more transferimus, eo siquidem pacto ut quicquid ex praedictis rebus abhinc et deinceps pro sua oportunitate iam fatus fidelis noster Oliba agere voluerit, libero in omnibus potiatur arbitrio quemadmodum ex reliquis suae proprietatis rebus agendum deliberaverit.
Ut autem haec nostrae auctoritatis largitio maiorem in Dei nomine optineat firmitatis vigorem, manu propria earn subter firmavimus anulique nostri inpressione assignari iussimus.
Signum (Monogramma) Karoli gloriosissimi regis.
Gammo notarius ad vicem Gosleni recognovit et s. (Signum recognitionis cum notis inclusis: Bo-so frater regine am-bas-ci-a-vit).
Data XIII kalendas agustas, indictione III, anno XXXI regnante Karolo gloriosissimo rege. Actum Pontione palatio. In Dei nomine feliciter. (Nota). Amen. AMHN.

1996
Boudartchouk Jean-Luc. Bibliographie régionale - Archéologie du Midi médiéval. Tome 14, 1996. pp. 191-2023
LAUTIER (J.) - "Le monastère de St-Martin-Lys" in Bull, de la Société d'Etudes Scientifiques de l'Aude p. 73 sq.

1996
Périodiques régionaux - Revue d'histoire de l'Église de France, tome 82, n°209, 1996. pp. 405-4733
Bulletin de la Société d'études scientifiques de l'Aude
Tome XCV, 1995. Jean Lautier : Le monastère de Saint-Martin-Lys, p. 73-83

1999-03
Populations légales : recensement de la population de 1999 : communes, cantons, arrondissements. 11, Aude / Institut national de la statistique et des études économiques2
arrondissement 2, canton 26, commune 358, population totale : 47, municipale et sans doubles comptes : 46, - en 1990 dans les 3 catégories : 31 (5 St Martin dans l'Aude)

1999
Caucanas Sylvie. Chronique des archivess. Année 1997 - Annales du Midi : revue archéologique, historique et philologique de la France méridionale, Tome III, N°225, 1999. Les mouvements sociaux du XVIIe au XXe siècle : de l'émotion anti-fiscale à la grève. pp. 109-1273
Aude (S. Caucanas) Accroissement des fonds. - Acquisitions : Fonds de la famille de Nègre et des seigneuries d'Antugnac et du Clat (1320-1857) ; papiers de la famille Denille d'Alzonne et de Coursan (1648-1940). - Dons : Fonds du Conseil communal de la culture de Carcassonne (1977-1990, complément) ; listes des régiments des gardes d'honneur de l'Aude (1813) ; oeuvre musicale du compositeur Jacques Charpentier (1990). - Versements et dépôts : Fonds du service hydraulique de la DDAF de l'Aude (1815-1975) ; fonds de la justice de paix du canton du Mas-Cabardès (XXe siècle) ; minutes notariales de Me Estrade à Fanjeaux (1829-1900) ; de Me Pech de Laclause à Narbonne (1889-1910) ; archives communales d'Alaigne, de Blomac, de Boutenac, de Cazalrenoux, de Couiza, de Durban-Corbières, d'Escales, de Fabrezan, de Fanjeaux, de Lagrasse, des Martys, de Monthaut, de La Pomarède, de Pradelles-Cabardès, de Rodome, de Roquecourbe-Minervois, de Saint-Marcel, de Saint-Martin-des-Puits, de Saint-Martin-Lys, de Soulatgé, de Tréziers, de Villanière et de Villerouge-Termenès (XVI°-XX° siècles)

2000 ?
Histoire du Pays de Sault - Mathieu Mir
L'archevêque de Narbonne, jusqu'en 1317, époque où fut créé l'évêché d'Alet, eut juridiction sur cette abbaye [de Joucou] aussi importante que celle de Saint Martin de la Pierre-Lys.
[...]Gausserand de Marsa est mentionné en 1371 et Raymond de Marsa en 1410. Leurs droits s'étendent sur Assignan, Taissac (ou Saint Martin Lys) [Confusion ? car Taissac est à coté d'Ansignan...], Quirhaut, Cailla, Marsa, Quirbajou et Alclat.

2001-10
Pyrénées : organe officiel du Musée pyrénéen du Château-fort de Lourdes, de la Fédération franco-espagnole des sociétés pyrénéistes, du G.P.H.M. / Société des amis du Musée pyrénéen2
UN CHEMIN DE FER TOURISTIQUE EN PAYS CATHARE
Depuis 1992 l'association "Train du pays Cathare et du Fenouillèdes" travaille au projet d'une ouverture au tourisme de la ligne SNCF Rivesaltes (P.O.)- Saint Martin Lys (Aude), exploitée uniquement en service marchandises. Ses efforts ont abouti à un premier résultat la circulation d'un autorail rénové sur la portion très pittoresque de Lapradelle-Puilaurens à Axat- Saint Martin-Lys.
La phase suivante consistera à mettre en place des navettes entre Rivesaltes et Saint Martin Lys, permettant de prendre ou laisser, tout au long de la journée voyageurs et randonneurs ici ou là, selon une fréquence horaire étudiée.

2005
Aymard Robert. Hagiotoponymie de l'Aude - Nouvelle revue d'onomastique, n°45-46, 2005. pp. 5-423
La carte des monastères audois montre leur implantation dans les plaines de l'Aude et du Fresquel ou dans de proches vallées latérales ( Citou, Saint-Polycarpe, Saint-Hilaire notamment). Dans les villes de Narbonne et Carcassonne (et aussi Castelnaudary, Limoux, Quillan, Montréal, Fanjeaux, Belpech) s'établirent des couvents de divers Ordres : Capucins, Cordeliers, Dominicains, Mercédaires, Cisterciennes, Bénédictines, Clarisses, etc.) et une vingtaine d'hôpitaux et maladreries. Dans la moitié sud de l'Aude, plus accidentée et moins peuplée, à part Niort , Joucou, Axât, St-Martin-Lys, Cubières, les établissements sont plus rares.[...]
SAINT MARTIN (près de 5 %)
Martinus "de Mars" (Occ., gase.: apocope Marty). Évêque de Tours, mort vers 398. Premier Confesseur de l'Église honoré en Occident. Pour avoir évangélisé les Gaules, la liturgie le mit au rang des Apôtres. Sa fête (11 novembre) était partout chômée et rivalisait avec la Saint-Jean. Sa "messe" fut composée peu après sa mort. Son culte, de diffusion toponymique rapide et considérable, favorisé par ses propres fondations abbatiales de Ligugé (361) et de Marmoutier (372), fut intensifié d'abord par l'expansion carolingienne, plus tard par les pèlerins de Compostelle pour qui le saint au manteau partagé représentait un insigne protecteur.
Ce culte se propage de Gaule en Espagne dès 563 et y connaît un remarquable essor. Son patronage, du fait de son immense diffusion, est éclairant pour saisir l'évolution générale de l'hagiotoponymie.
Chronologiquement, dans la centaine de patronages audois de Martin, on peut distinguer trois phases :
- Martin fut certainement, comme en Catalogne, titulaire de sites monastiques et d'habitats wisigothiques dès le VI°s., bien que les attestations ne soient pas antérieures à 815 ;
- sa vénération s'épanouit considérablement sous les Carolingiens ;
- la dernière expansion se situe aux ХI-ХII° siècles, époque des Croisades et des pèlerinages.
L'Aude s'inscrit dans un front prépyrénéen à peu près continu de localités dédiées à Saint-Martin. Elle en détient six : St-Martin-le-Vieil (815 HL), anc. prieuré dont le qualificatif le distingue de son homonyme de Monestiès ; St-Martin-Lys, héritier d'une abbaye (878 HL) ; Saint-Martin-des-Puits (897 HL) issu de l'abbaye St-Martin-de-Montredon renforcée par le roi Eudes ; St-Martin de Monestiès (950 Mh) agrégée en 1756 à la communauté de Cennes ; St-Martin-de-Villeréglan (1119 HL) ; Saint-Martin-la-Lande (1197 Mlt).
Conclusion
Ainsi donc, le département de l'Aude jouit d'une abondance remarquable de toponymes religieux dans un contexte historique spécifique, dont les périodes marquantes furent celle de la souveraineté wisigothique du Ve au VIIIe siècles, puis celle des étroites relations Gothie-Catalogne aux trois siècles suivants.[...]
Au chapitre des français, figureraient : St-Paul -Serge de Narbonne (844 HL) aux nombreuses annexes dont, peut-être, St-Paul de Granières ( Villa Gragnanum, 782 HL) à Peyriac-de-Mer ; - une Sainte-Colombe qui, citée en 931 , devint écart de Ste-Eulalie ; - les anciens prieuré et village de St-Geniès à Rieux-Minervois (844 HL) et Montlaur (870 HL), et la paroisse de Ferrais (951 AD) ; - St-Sernin de Gluges ( Villla Glujanum, 866, disparue) ; - enfin les Saint-Martin : -le-Vieil (Mon., 815 HL), -Lys (abbaye, 878 HL), -des-Puits anciennement de Montredon (réorganisé par Eudes en 897, AD), de Cauquène (836 HL), prieurés de Villaudric ( Villa Alderici, 882) à Cavanac, de Benausse à Saint-Hilaire...

2007-06-19
Nomenclàtor toponímic de la Catalunya del Nord - Institut d’Estudis Catalans
Sant Martin de Les | |Fenolhedés
Sant Martin de Les| nucli |Saint-Martin-Lys
cat. Sant Martí de Les |[»samm´»tiD´»les]
Bòrda, la| indr. |La Borde
Cap de Fèr, lo| orogr. |Le Cap de Fer
Carbonièra, la| indr. |La Carbounière
Ilheta, l’| indr. |Lilette
Pèira Les, congost de la| orogr. |Défilé de la Pierre-Lys

2009
LE LIVRE VERT DE PIERRE DE LA JUGIE - Une image de la fortune des archevêques de Narbonne au XIV° siècle - De Marie-Laure Jalabert
52 v-53 v | Saint-Martin-Lys | « totus est domini » | Sequitur locus de Sancto Martino de Petra Lesia qui est totus domini archiepiscopi Narbonensis cum omnimoda jurisdictione alta et bassa et mero ac mixto imperio et primis appellationibus. Item habet dominus archiepiscopus in dicto loco quae sequntur per ordinem
Sequntur census annuales dicti loci debiti domino archiepiscopo Narbonensi

2009
L'Atles deis comtats de Rosselló, Conflent, VallesPir i Fenollet (759-991) - De Jordi Bolos, Víctor Hurtado
Monastères, cellules, religiosité et dotalitésDans les quatre comtés étudiés dans ce volume il y avait au moins huit monastères dont trois avaient plus d'un siège, suite à un transfert (Eixalada-Cuixa, Sureda et Arles) Certains de ces monastéres perdurèrent tout au long des siècles; en revanche nous avons très peu de notices sur les autres. Nous pourrons comprendre cette proliferation de monastères si nous tenons compte de l'importance qu'ils avaient dans le monde carolingien en tant qu'élements de christianisation et de contrôle du territoire. Cela explique, peut-être, le fait que plusíeurs d'entre eux (Eixalada, Arles, Fontanes, Sant Marti de la Vall (Suredal) et Les (Saint-Martin-Lys)) étaíent précisément situés sur des lieux de passage. Si nous ajoutons à ces abbayes celles qui se créerent dans les comtés voisins d'Empúries, de Besalú et d'Osona, nous réalisons l'importance que ces institutlons, religleuses au depart, parvinrent à avoir comme le prouve le fait qu'elles reçurent un ensemble de diplômes royaux où, non seulement leur était confirmée la possession de leurs terres, mais, où aussi, leur était concédée l'immunité (les juges publics qui relevaient du comte n'avaient pas le droit d'y entrer).
Nous ne savons pas exactement ce qu'étaient les cellules des monastères. On peut penser que c'etait des petites communautés monastiques (une sorte de prieuré) ou, parfois, des exploitations agricoles ou bien des élevages. Dans ces quatre comtés, on en trouve un grand nombre, aussi bien en relation avec les monastères de ces comtés qu'avec les abbayes situées hors des limites de la carte.

2011
Leseigneur Lucien. Athous subtruncatus Mulsant, Guillebeau et ses synonymes, et réhabilitation de Athous virgatus Reiche (Coleoptera, Elateridae, Athoinae) - Bulletin de la Société entomologique de France, volume 116 (3),2011. pp. 321-3263
L’étude de près d’une centaine d’exemplaires semble montrer une ségrégation très nette des deux espèces qui, si elles apparaissent dans un même département (Aude), ne se retrouvent pas dans les mêmes localités. Les lacunes, observées pour une même espèce entre certains départements montrent que, sauf erreur d’étiquetage, ces distributions sont à préciser par de nouvelles recherches sur le terrain ou dans les collections. Cartes de distribution : fig. 9-10.
Athous strictus Reiche : Pyrénées (lectotype). − Aude (11), Saint-Martin-Lys, forêt des Fanges : 3-20.VII.1951, 7 ex. (1 ♀), 7.VII.1962, 7 ex., R. de Boubers leg. ; Belvis, 20.VI.2002, J. Dalmon leg. ; Bessède-de-Sault, Gesse : 12-13.VII.1958, R. de Boubers leg. ; Axat, gorges de Saint-Georges : 22.VII.1962, 7 ex., R. de Boubers leg.

2016
Les Pyrénées inconnues: Le Capsir et le Donnezan / De Joseph Jougla3
[réédition du texte de 1879]

2019-10-04
Baudreu Dominique. Bibliographie régionale (Midi de la France) 2011-2012 - Archéologie du Midi médiéval. Tome 31, 2013. pp. 197-2363
BAUDREU (D.), Gruissan, Salles-d’Aude, Capestang, Poilhes, Montels, Nissan, Sigean, Peyriac-de-Mer, Fontjoncouse, Canet-d’Aude, Cruscades, Fontarèche, Saint-Marcel, Ventenac-Minervois, Villerouge-Termenès, Albières, Auriac, Paza, Alaigne, Pieusse, Quillan, Fa, Saint-Martin-Lys, Pia (Notices morphologiques), in : Palais et châteaux des archevêques de Narbonne, X°-XVIII° siècle, Lieux-dits Editions, 2012, p. 62-115.

2019-10-04
AU NOM DE TOUS LES AMIEL : amfpd11 - Louis Amiel
[...]On sait qu'il écrivit aussi en 1859 la 1ère biographie de son compatriote quillanais l'abbé "Félix Armand, curé de St Martin-Lys, sa vie, son oeuvre". Ces pauvres gens ne pouvaient accéder à Quillan qu'au prix de grands détours et efforts, les gorges de l'Aude étant en cet endroit alors encore infranchissables et personne ne pensait que cela pouvait être possible (cf. construction de la route impériale entre le Roussillon et le plateau de Sault via le col de St Louis par l'ingénieur Etienne Amiel). Ce curé osa percer la roche de ces gorges et réussit à y frayer un passage suffisant. Louis Amiel sera chargé, en 1853 par son ministère, des relations entre la ville de Quillan et le sculpteur Robinet lorsqu'il s'agira de dresser la statue du modeste curé. Toujours honoré à Quillan le brave curé a eu outre une nouvelle statue, une nouvelle biographie il y a peu de temps.[...][J'ai pris cet extrait bien qu'incohérent avec les informations connues par ailleurs, propose une thèse à explorer... Dès 1853 le projet de statue de Félix Armand serait lancé et le sculteur s'appelerait Robinet - à suivre ... ( La source cité ne donne pas cette information...)]


Site dont une page est consacrée à Saint-Martin-Lys

https://www.enciclopedia.cat/materia/art?title=&page=537

1835
Voyages pittoresques et romantiques dans l'ancienne France / Languedoc, planches, tome quatrième de Taylor, Justin


Références

Les articles de presse cités ci-dessus ont extrait de :

1Ressources Patrimoines de la région occitanie
2Bibliothèque Nationale de France - Gallica
3Persée
4Google book



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