Marcel Lajou est né le 21 mai 1902 à Saint-Martin-Lys (voir la photo de son acte de naissance dans les informations complémentaires). Il est le fils de l'instituteur du village. Sa mère Louise (née Delpech) décède le 27 juin 1908.
Marcel Lajou est breveté mécanicien d’aéronautique le 25 novembre 1923 et devient pilote en avril 1927. En 1929 un survol de Quillan à basse altitude lui vaudra huit jour d'arrêt pour s'être détourné de son vol. Officier de l’armée de l’air sorti du rang (lieutenant), il effectue des missions en Afrique du Nord. Il devient instructeur à Istres, Bordeaux Mérignac, Salon-de-Provence et Mont-de-Marsan où il forme de nombreux pilotes.
En 1940, après la défaite, replié en Afrique du Nord, quand il lui sera ordonné d'aller bombarder des bases alliés en Méditéranée, il refusera de voler et se mit en congé. Il reviendra à Quillan en 1941.
En disponibilté de l'armée, Marcel Lajou entre dans la résistance quelque temps après l’arrestation de Raoul de Volontat pour réorganiser le réseau à Quillan. Il prend le pseudonyme de "Bayard", la marque de son stylo... Ses instructions au réseau India (Quillan) sont transmis par l'intermédiaire de Jean Bourrel. Les équipes reconstituées sont beaucoup mieux cloisonnées. Il forme des dizaines de nouveaux partisans dont son fils André Lajou, agent de liaison du maquis de Picausel. Il participe à la libération de la Haute Vallée Quillan, Limoux et Carcassonne, se retrouve à la tête de l’aérodrome de Lézignan, puis prend un temps le commandement du 3e bataillon du 81e RI.
Après sa réintégration dans l’armée par le général de Gaulle, il est décoré de la Légion d’honneur. Il quitte son poste en 1948 et revient à Quillan où il ouvre un cabinet d’expert en automobiles. Il prend sa retraite à Quillan.
Avec son épouse, Andréa Germain, ils ont deux fils : André et Marc-Emile.
Marcel Lajou décède le 22 juillet 1998 et est inhumé à Quillan.
(sources : Lucien Maury "le Maquis de Picaussel" - photos transmises par Bernard Lajou et Marc Belli - article de l'indépendant) )
Réunion avec Lucien Maury et le commandant Lajou vers 1981
Le Commandant Lajou qui décore André Cutzach
Photos transmises par Marc Belli